La thorine ou Poxide de thorinium est formé de
X at. de thorinittm = 744)9 *|- 1 at. d*oxigène. • . =: 100
Donc poids at. de Poxide Th O = 844,9
L'hydrate, pouir un atome d'oxide , contient tm atonie
^'eau.
Sels de thorinium*
490. Ces sortes de sels ont une saveur fortement astringente comme ceux de zirconium» Tous se décomposent à une température élevée, et laissent la thorine libre. Leurs solutions dans l'eau donnent un précipité blanc avec l'acide ossdiqne et le double cyanure de fer et de potassium ; le flcd&te de potasse qu'on y fait dissoudre les trouble peu-àpea en y produisant un double sulfate de potasse et de
BS4 THORINtCM.
thorine. Ces trois réactifs distinguent les sels de tlionitt^ de tous les autres sels , excepté ceux de protoxide de cérium; mab ceUx-ci avec la potasse et la soude donnent des précipités colorés ou du moins qui jaunissent à Tair, tandis que ceux des sels de thorine restent incolores.
491* Nous n'examinerons pas en particidier les sels de thorine : nous dirons seulement : i® que le sulfate peut être obtenu en traitant la thorine calcinée, par l'acide sulfuriqae étendu d'eau ; 2^ que , pour obtenir les autres sels , il faut employer la thorine à l'état d'hydrate ; 3° que le chlorure doit é tre préparé en mâlant la thorine avec un poids de sucre égal au sien , carbonisant le mélange dans un creuset it platine couvert, le chauffant ensuite fortenoient dans p tube de porcelaine, et exposant la matière à un courant de chlore anhydre : le carbone s'unit à l'oxigène de la thorine, et le chlore au thorinium; le chlorure peu volatil se dépose à l'endroit où le tube cesse d'être rouge , sous forme d'un anneau blanc, épais, demi fondu et cristallin. *
492. Le sulfate, l'azotate, le chlorure de thorinium sont solubles dans l'eau (i). Le fluorure, le phosphate, leborate, le carbonate, l'arséniate, le chromate, le molybdate, le tungstate, et la plupart des sels végétaux à base de thorine, sauf l'acétate , le formiate , y sont insolubles.
493. La potasse, la soude, l'ammoniaque, séparent la base des sels de thorine à l'état d'hydrate. Un excès d'alcali ne redissout pas l'hydrate ; les carbonates alcalins en opèrent au contraire la dissolution. Le cyanure jaune de fer et de potassiumy produit un précipité, blanc d'émail,lourd,
(i)Il existe deux sulfates hydratés. L*uQ,très peu soluble , contient deux at ornes d*eau ; Tautre très soluble , à la température ordinaire , en coatieBt cinq. Or » lorsqu'on fait bouillir une dissolution de sulfate hydraté» à cinq ato mes, il passe à Tétat de sulfate hydraté à deux atomes : Il soit donc de là que la dissolution même très étendue doit se troubler^ et c*est œ qui a liai. O n conçoit , d'après oeU, pourquoi , dans la préparation de la thorine, 1? sulfate d e cette base est lavée à Teau bouillaDte. . .
TRORmitJM. 58S
' que les acides peuvent dissoudre et les alcalis décomposer. ~ Le ferro-cyanure rouge n'y fait naître aucun nuage. ^ ' 494* L'ensemble de ces phénomènes doit faire admettre, ^ avecM.BerzeliuSy que le thorinium est réellement un corps
- distinct de tous les autres; et comme c'est à l'état d'oxide ou
- de Aorine qu'il se présente, que celle-ci a des propriétés qui la rapprochent de l'alumine, de la glucine, de l'yttria, de la zircône (i),duprotoxidedecérium, M. Berzelius s'estsurtout appliqué à faire ressortir les caractères qui permettent de la distinguer de ces diverses substances. Nous croyons 'devoir citçr textuellement ce qu'il dit à cet égard :
« La thorine se distingue de l'alumine et de la glucine « par son insolubilité dans la potasse caustique, dansla- « quelle ces deux dernières bases se dissolvent fort bien.
(( Elle diffère de l'yttria en ce qu'elle forme un sel double c< avec le sulfate de potasse ; ce qui donne un moyen de la « séparer assez exactement de l'yttria.
« Elle se distingue de la zircône en ce que celle-ci , étant « précipitée à chaud parle sulfate de potasse , reste presque « iïisoluble dans l'eau et dans les acides; elle se distingue « aussi par la propriété d'être précipitée par le ferro-cyanure « de potassium, qui ne peut troublerquelesselsde zircône.
« Elle se distingue du protoxide de cérium en ne prenant « pas la couleur de celui-ci , lorsqu'elle est séchée et cal- « cinée ; en ne formant pas au chalumeau un sel coloré, ni « avec le borax , ni avec le sel de phosphore , soit à froid , « soit à chaud, dans le cas où elle a été préalablement pri- « vée de fer.
« Elle diffère de l'acide titanique, etpar sa précipitation « avec le sulfi^te de potasse , et par le caractère particulier « qu'offre le sel titanique exposé à la flamme du chalumeau.
« La propriété de ne pas être précipitée par l'hydrogène a sulfuré la distingue des oxides métalliques , parmi les-
(t) CHtdcad*«ltMÙiiiiMi| de^aeiiiiuiiiy d*yUrioa^ de mcooiuk
S56 THORnaUM.
«(. quels on serait tente de la placer à cause de sa pesanteur.
« Les rapports que présente la tborine avec le sous-phos- « pbate d'yttria sont les suivans : ces sels ont une saveur « franehement astringente; le sulfate cristallisé, traité « par l'eau , devient louche et laisse un squelette blanc de « la forme des cristaux; quelques-uns des sels de tborine « sont précipités par l'ébullition , et alors ils se déposent « sur le verre ^ sous la forme d'une croûte d'un blanc d'c- (( mail ; l'by drate de la terre attire l'acide carbonique , pen- « dant qu'on le dessècbe; elle est soluble dans les alcalis a carbonates, mais elles ne l'est pas lorsqu'ils sont caus- « tiques; tous deux sont précipités par le ferro-cyanure depo- <( tassium , etc. ; mais la tborine se distingue facilement de « l'yttria par les propriétés indiquées plus baut , et par celle <( qu'a le cblorurc de tborinium de ne pas être précipité à « la cbaleur de l'ébuUition , comme cela arrive pour une « dissolution de sous-pbospbate d'yttria dans l'acide cblor- 4(bydrique. »
(Berzelius jinn. de Chim, etdePhjrs. , xliii, S. )
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