NOTIONS
le feu , l'eau , l'air 6t; la terré. Cette opinion , émise pour la première fois par Aristote , et professée pendant sî longtemps , n'est plus soutenue que par ceux qui n'ont fait aucune étude des sciwces. D'une part, il est démontré que l'air , l'eau et là terre sont de véritables composes ; et de l'autre , îl paraft que les élémens ne sotot pas en si petit nombre qu'on se l'était imaginé d'abord : les chimistes en reconnaissent aujourd'huî dua^ante-quatre (i); mais comme il est possible qu'il en soit un jour de ceux-ci comme des élément admis anciennement | et qu'il est probable qu'on en découvrira de nouveaux parmi les corps qui n'ont point encore été examinés , il est évident qu'on ne sera jamais certain de connciitre le nombre des élémens rë^. Quoi qu'il en soit, ce sont les cinquante-quatre corps considérés actuellement comme élémentaires qui, seuls ou combinés detit à deux, trois à trois, etc., seront censés constituer pour nous tous les corps de la nature.
2. On dit que les corpîs se combinent, lorsqu'ils agissent les uns sur les autres , de manière à n'en plus former qu'un seul dont toutes les parties, même les plus ténues, contiennent une certaine -qnamtitl de ct^eun d'eux. C'est ainsi qu'en faisant fondre dans un creuset 80 parties de plomb et ao partîcs 4» soufre^ on gbtient un composé dansi les plus petits fragmem duquel on trouve du plomb et du soufre. C'est encore ainsi qu'en faisant fondre du sel dans l'eau , tIl en résulte une liqueur dont toutes les gouttes sont salées«
. 3« Lorsque les corps se combinent , ou n'aperçoit pas 9 même avec le microscope, les partiee entre lesquelles la t^ouf.binaison a Ueu, tant elles sont ténues j il en résulte de nouvelles parties moins petites que les [précédentes, puisqu'elles sont composées des premières , mais assez petites encore pour n'être pas sensibles à la vue. Quelquefois ces nouvelles parties restent isolées après leur formation et sont
(1) Vv/a M wmjpptiàà ^«iut dana c« nombre lo» fleidc&iinpwidrpt^e^
pRtramAiREs. s
tM^ms» iniàûUes comme l'âîr •, k plw toiittiit eHes ié rêihnÎMent et forment im seul cmrps 4p apparaît à Tëtat ligiiide oaaolide«
Dans tous les cas , quelle que soit leur nature <Mi lenr manière d'être, nous les désignerons par le nom à^ atomes ôa de mo&'evfar ; de Ué , des atonies ou moléculea simples, des atomes ou molécules composées.
n est esftetitiel de distinguéHr le^ atomes appartenant à chacun des corps qui s'unissent , des atomes qui y provenant de cette union, forment masse par leur rapprocbemeirt ou leur agrégation. Nous appelons les premiers atomes constî'tuons^eileê MtitB oiomBsintsgiwu* ' ■ •■• ■
Les atomes intégrana sont donc toni de la ménenatnfe que le oorps dont ils font partie^ œ aont, à proprement parler, les particules die oe corps c aussi leur donne^tKNi souvent ce nom, et cette dénomination est même préférable, en ce qu'elle évite la confusion dm langage : nous nous en servirons par la suite. • . ■
Les atomes constituan»soat, au contraire, de natÉre différente; ils se combîaent un à un ou deux à im, etc«^ eiifiti toujours en petit nombre^ ootnme nous le verrons bientôt, pour constituer des atomes . intëgrans on des particcdes. Tous les eorps composés eontiennent ocs dent geiilre» d'atomes, tandis qne les corps sini|^es n'en peuvent eimtenir que d'un genre, c'est-à^-dire d'intégrans*
Pour plus de clarté , supposons deux corps simples^ të^ présentons chaque atome dn premier par ji, et chaque atome du second par B^ admettons que, dans la eombinaison de ces deux corps, un atmbe de Ftm s'tmisie avec un atome de l'autre, il est évident que les atbmes eônstituans du ccsnposé seront les atomes tnénàe j^ , ^ , et qne chaque atome intégrant ou particule de ce composé sera formé d'un atome^tf, plus d'un atome/)*
Que si les atooties ^, JB, au lien d'être simples, étaient eux-mêmes d^à composés , s'ils étaient binaires , pe^r exemple , alors les «rtotaes intégrans du nouvef^u composî^ seraient
à KOTIONS
'd'un ordre plus compliqué^ chacun d'eux contiendrait quatre atomes unis primitiyement deux à deux , et conservant probablement encore cette sorte d'union dans la nouTelle ^sombinaison*
^^î \ îl^^ll"^"^ \ coMlitnent im atimie de protoxidcde neraire. et I atome a ûxigene 5
I atome de soufre î constiHienl un atome d'acide sulfurlque. et 3 atomes d'oufène > ^
ai \ *tZ!f ^i^'^M^ ï ««""«i^uen* ^ •^O"© <ï« ^^^^^ de protoxîde •I I aiomeoeprotoxioe > ^ mercure.
de mercure '
On concevra donc, qu'au moment de la combinaison entre deux corps ^ par exemple, entre l'acide sulfurique et le protoxide de mercure, les atomes d'acide s'unissent un k im aux atomes de protoxide, ot produisent autant d'atomes de sulfate qu'il y a d'atomes d'acide ou de protoxide; puis , que tous les atomes de sulfate de protoxide , invisibles comme les atomes élémentaires qui les constituent, qtiand ils sont isolés , se juxtaposent, s'agrègait en nombre infini, et forment par leur réunion im corps solide ; d'où i)suit que, dans le sulfate de protoxide de mercure, les atOiBues oonstituans sont composés: l'un est l'acide suUVirique, et l'autre le protoxide de mercure; et que dans ceux-ci ces sortes d'aVMnes sont simples : pour l'acide , c'est le soufre et l'oxigène; pour le protoxide, c'est l'oxigène et le mercure.
4* Tous les corps ne se combinent pas les uns avec les autres , parce que différentes causes dont nous parlerons bientôt s'y opposent; mais tous tendent à se combiner. Nous ne pouvons expliquer cette tendance générale à la combinaison qu'en admettant l'existence d'une force inhérente aux molécules ou atomes de la matière. Cette force, quelle qu'en soit la cause , car nous l'ignorons absolument , a été appelée attraclion moléculaire ou atomique; elle n'a lieu qu'à des distances inappréciables, ou près du point de contact : en effeti si la distance qui sépare deux corps est me*
PRÉLiBiniÀiaES. 5
siirable, si l'œil peut la saisir, leurs atomes ne s^ttireront points mais si les corps se touchent, on s'ils sont dans un contact apparent, leurs atomes pourront s'attirer et s'unir. Cette attraction parait donc être différente de l'attraction planétaire, puisque celle-ci s'exerce entre les masses et k des distances considérables, et qu'elle agit toujours en raison directe des masses et en raison inverse du carré des distances.
5. L'attraction moléculaire ou atomique prend différens noms , selon qu'elle a lieu entre des atomes de même nature ou des atomes de nature différente : elle s'appelle coké^ sion dans le premier cas , et affinité dans le second, Exami* nous les phénomènes qui dérivent de ces deux forces»