DE LA NOMENCLATURE
aux composes de deux mctalloïdes : on dira donc chloruré de soufre^ chlorure de phosphore^ pour les composa de chlore et de soufre , de chlore et de phosphore , et non sul-fure de chlore y phosphure de chlore y parce que le chlore est n^atif relativement au phosphore et au soufre.
23 bis. Elnfin, pour désigner les composés qui pourraient résulter d'un métalloïde uni à un métal avec le même métal oxigéné, par exemple du sulfure d'antimoine avec Foxide d'antimoine , du chlorure de mercure avec l'oxide de mercure, on aura les dénominations de oxi^sulfure d^ait' timoincj oxi-chlorure de mercure; et pour désigner les composés fonnés d'un métalloïde uni à un métal avec le même métalloïde uni à un métal différent, comme le sulfure d'antimoine et le sulfure de potassium, on aura l'expression de sulfure double d'antimoine et de potassium , en nommant le premier celui des deux métaux qui est nc^atif par rapport à l'autre.
24* On voit que tout l'artifice dont on s'est servi, consiste principalement à réunir les noms des élémens d'un composé, en variant la terminaison. Les terminaisons en ure rappellent des composés d'un métalloïde avec un autre métalloïde ou lin métal ^ les terminaisons en eux et en îqucy des acides; les terminaisons en ites et en aies, des sels.
Il est évident d'ailleurs que si de nouveaux composés venaient à être découverts, il serait facile, dPaprès ce qui précède , de les désigner par des noms qui indiqueraient leur nature.
Dénominations des composés organiques.
25. Ces composé» comprennent les iniUuNitvi végétales et les matières nnimalea. Les promîèros «oui fonni^csengénérai d'oxigène, d'hy^i^ogène et de ciirboiini ^\ Ira secondes, de ces trois principes et (Vuïote i elles ne diflWmit donc chacune dans leur ordre, que par U pin^purtitm de leurs principes constituans : d'où il suit qu'on utf «HUrtit adop-
DK tk NOBIENCLATURK. 95
ter) pour ce^ matières , des dénominations analogues k ceU les dont nous nous sommes servis pour les composés inorganiques. Aussi, les matières végétales et animales sont-elles désignées par .d^s noms qui n'ont aucun rapport avec Toxi"gène, l'hydrogène, le carbone et l'azote, qui les consti-> tuent. Toutefois celles qui rougissent le tournesol et neutralisent les bases , prennent le nom générique diacide , tout comme si elles appartenaient aux composés inorganiques : tels sont les acides citrique, oxalique, benzoïque, etc., ou les acides du citron, de l'oseille, du benjoin , etc.
a6. C'est à Guyton-de-Morveau qu'est due l'heureuse idée de la nouvelle nomenclature; ce fut lui qui en posa les premières bases vers l'année 1780, et qui, le premier, s'en servit dans ses cours publics à Dijon. Bientôt après, il la proposa à l'Académie des sciences, qui chargea Berthollet, Fourcroy et Lavoisier de la revoir avec l'auteur. Après l'avoir dbcutée dans un grand nombre de conférences, et y avoir fait divers changemens, ces chimistes réunis l'adoptèrent telle qu'elle est aujourd'hui , à quelques modifications près. Cette nomenclature est bien préférable i l'ancienne : en effet, autrefois le même corps recevait deux ou trois et même quatre noms différens. C'est ainsi qu'on appelait le composé formé par l'union de l'oxigène avec le zinc y Jkurs de zinc ^ pompholix ^ nihil album ^ lana philo^ sophicaj etc., noms qui, outre l'inconvénient d'être multipliés , avaient encore celui de ne donner aucune idée de la nature de ce composé; au lieu que le mot oxide de zinc y dont nous nous servons pour le désigner, est unique, et nous en fait connaître les élémens.
37. Quoique la nouvelle nomenclature, telle que nous venons de l'exposer, présente de grands avantages, elle est loin d'être parfaite. Les bases en sont excellentes , mais malheureusement on les perd trop souvent de vue , ou bien on les applique mal. Il serait bien à désirer que les principaux chimistes de tous les pays s'entendissent au sujet des modifications que les progrès de la science exigent dans
if dé: LA NOMENAATURE.
fer kngïtge et qtf ils se sérnssent surtotit des mèm^ démtbînations; sans cela 3 est à craindre que les mèùies txStt^ ne soient désignés par des noms dîfférens, et qa41 n'en rés\iïte bientôt confusion. M. Berzéliiis a senti vivement ton^ les îîlconvéniens qui pourraient résulter d*un seniblid)!é désordre ; il les a signalés dans son ouvrage éuf la Tkéorié des proportiGTÙf défîmes^ et dans son Traité de chimie' y éà même itîBpà (ji/îï a e^ayé de les prévenii' en feisîant , erf teiifgttè fetine , une nomeùdature fottdaittenlîaté qtrf ]^t ^€t^ vir de type à céHe de cliaque lar^^é en pài^iciidîéi*. TRoisà ifendàtïrorts sur cet impôrfenl! sujet, et nous lé di^ctïtdVéns èms le Ttaitê dé phïlùsùpkîe eMMqM (5' vol.).
De VùYdre suiçeini lequel nous étudierons' les corps.,
. 28 # D'après- k définiftion que nous avons donnée dié .k cliimie (12)^ nous devons considérer successivement tous lés corps , et faire une étude spéciale de tous lés phénomènes qui dépendent de leur action réciproque et atomiqueV Mais cette étude "ne doit point être arbitraire : auti'emeût elle offrirait de grands obstalcles à vaincre.
Noua exposerons d'abord les principales lois suivant les* quelles les corps se combinent, et nous suivrons dans Pétude de ces corps k marche que nous avons en quelque sorte tracée dans le chapitre précédent.
L'oxigène étant le corps simple dont l'action est la phis générale et la plus importante à connaître, nous l'étùdierona en premier lieu. Nous étudierons, en second lieu, les métalloïdes simples et composés , puis les oxides et ks acide» qu'ik peuvent produire eu s'unissant à Toxigène, et enfin les acides qu'iU forment en se cotnbinant entre eux. Vien* dront ensuite les bases saliliabks et des composés pou nombreux encore, qui ont Thydrogènc pour radical, et que n'obéissent point aux lois ordinaires de l'aflinité : après quoi nous exaihinerons les métaux et les sels.
lioxv^u^ nous' âwQii9^ 9ivm étudié les nnuéni^ ov lc$>
DE UL CLASSmCAlTÔN DES GOAl^ 2t
corps inorganiques, nous nous occuperons des matière^ Teg<$tales et animales , ou des composés organiques ; mai» nous ne traiterons des matières animales qu'après avoir traite des matières végétales, parce que celles-ci sont moins compliquées dans leur composition que celles-là.
Enfin nous ferons suivre l'exacoien des propriétés des^ corps par des considérationsgénérales son* le titre de Pkilo^ ^phie chimique, et par un trait» d'analyse sous le titre de Principes généraux de PanalpôiMmifae. {V. le tableau^ oi-joint*);
Nous étudierons^ aMnit qne *p088f3)Ie, les corps sous sept rapports. NçuS Cxamînei^nsr : i^ leurs principales propriétés physiques \ 2° cette» de Ictirs propriétés chimique» dépendant du rang qu'ils occuperont j ^^ les divers état# sous lesquels on les rencontre dans la nsftufe; 4° U manière de les obtenir purs; 5° leur composition; 6° leurs usages ; ^ l'histoire abrégée de leur découverte ou de la découverte die leurs propriétés les plus scdUtaotites.
DE hk CLASSinCATION DES GOEPS.
l'* rAETlM.
Élude des corps' inorganiques.
if PARTIS.
Étude des corps < d'origine organique.
i^ Notions sur la nature des corps et sur la force qui
unit leurs parties cobstituantes.
2* Noms des corps pondérables et exposé de la nomeo
clature.
30 Lois suivant lesquelles les corps se combinent. 4* Oxigène ;son extraction, ses
propriétés physiques et son
action générale sur les corps.
5** Métalloïdes simples et com
posés, non compris les acides.
6* Oxides, oxacides et acides
métalloîdiques. x • 7** Bases salifiables.
8" Composés binaires, qui ont /% p'T* ""*?"""
rhydrogèae pour radical et J. co^'c^itioi;.
qui n'obéissent point «"» Ifio TT^iri,
lois de l'affinité. \\ „?*,^^'
9» Métaux et leurs composés, Y "«*°"^"«-
considérés en général et en
particulier.
iJ" Sels.-
z z* Chimie végétale.
12^ Chimie animale.
ETUDB DE CBS €X>&M.
[ ^ Propriétés physiques, a* Propriétéschunique |3'' État naturel.
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