‹ Traité de chimie élémentaire, théorique et pratiqueChapitre 15 sur 117 · I. Sixième Edition · texte numérisé non relu

I. Sixième Edition

des. 3** quarante-et-un métaux , savoir : raluminium ; l'antimolue^ PargciU:, rarséuic, le harlum ^ le bbniutli , le cadmium, le calcium, le cérium, le chrome, le cobalt, le colombium ou le 44l^taie , le cuivre , l'étaiji , le fer , le gluciuium , l'iridlimi , le lithium , le magucsium , le mangauj^s^y \ë .iQjercv^e , le iQoly)>dèiie , le mkel , l'or , Fosmima , le palladium, le platine^ le plomb, le potassium, le rhodium, le sodium, le strontium, le tellure, le titane, le thorinium , le t^if^gstcQe , l'ura^ , le vana.dium , l'y ttrium, le ^ir< çpuiuju , le ^inc» •

On ^pp^;Ue encore d'un nom commun , corp^ cpinbusti* blés ç\\ p^^énahlfis^ tous les corps simples «oUres que Toxigène , paxçp que tous peuvent se cQ^i}^^^ .4Lvec ce pjincipc , qa 4^nnJuU l^eu toujours à un dt^agemeAt de cnJori* que , et assez souvent à un dégagement de lun;iière , et que jce sojit U fl^s propriétés communes au charbon , au b^is,

aux buile^, çtc. , ^qui de tout temps ont été connue squ^ le nom de combustibles. Maïs cpmjD^ la chaleur ^t la livnj^r^ peuypal être le produit de bea^ooup d'a^i^res comt^ini^i^i^lMy il serait mieux d'appeler ceç sortes de corps simplement corps oxigénahlcSf . ."

Jiafigés de tçUe i^anière qu^ l'mi d'eux $oit positif k ^'ogard de ceux quf ,1e précèdent, et négatif A l'ég^rAjL d^ ceux qui le suivçxit, les corps simple ^ .pi^t^nt^ttl; »•« peu-près dai^ Tordre suivant :

Oxîgèoe.

Molyfodàoe.

Or.

Étaîn.

' Alaraiiiîwn.'

Fluor.

Tupgetm.

Osaiiun.

Piovib.

Ytlôim.

Clilore.

Bore.

Iridium.

jCadivinn.

Gluqru^,

Brome.

Carbone.

Pladne.

Cobalt.

Mapésiùo.

Iode.

Antimoine.

Rhodium.

Nickel.

Calcium.

Soufre.

Tellure.

Palladium.

Fer.

Slonlium.

Séténium.

Tantale.

Mercure.

Zine.

Barium.

Asote.

Titiuie.

Argent,

Manganèse.

Lithium.

Phosphore.

Silicium.

Cuivre.

Ccrium.

Sodium.

Arséuic.

Hydrogène.

Urane.

Thorium.

Potassium.

Qurôme.

Bismuth.

Zireottium*

Nqus avons dû exposer cet ordre dè3 à présent \ il va

DE Ul JROMENGU.Tn&E. lA

ttOttâ servir pour la foiinatioii des mmis à donner aux composés inorganiques : dans ces noms, le oorps négatif sera lioujoiiurs indiqué le premier.

Dénomination des composés inorganiques*

ao. Obserrons d*abord qae les composés inorganiques ou minéraux , sont loin d'être aussi nombreux qu'on pourrait se l'imaginer. £n effet , ils résultent pour la plupart , i^ de la combinaison de l'oxigène avec chacun des autres corps ^impies ; s® de la combinaison de deux métalloïdes entre eux , ou de deux métaux aussi entre eux , ou d'un métalloïde avec un métal \ y de la combinaison d'un métalloïde ou d'un métal uni à Toxigène, avecun métal également uni à l'oxigène; 4* quelquefois de la combinaison d'un métalloïde uni à un métal , avec le même métal oxigéné ; â** quelquefois enfin de la combinaison d'un métalloïde uni il un métal avec ce même métalloïde uni à un autre métal.

'21. Tous les composa formés d'oxigène et d'un autre tsorps simple prennent le nom générique diacides oU d^oxides ; diacides j sHls rougissent la couleur bleue du tournesol) etc. ; iPoxides^ s'ils ne la rougissent pas, etc. (t); Les oxides et les acides se désignent ensuite , cbacun en paiiiculier , comme il snit. Lorsqu'un corps simple , en se cx>inbinant avec l'oxigène ^ ne peut former qu'un oxide, on désigne celui-ci par le nom de ce corps même : ainsi, l'oxîdë composé d'oxigène et de caii^one porte le nom à^oxide de coiione. Mais si le corps simple peut se combineir en plusieurs proportions avec l'origène et former plusieurs oxides^ par exemple, deux ^ le premier s'appelle /?h7^(}x<V/i0 , et le second sesqui-oxide ou bi-^oxide , suivant qu'il contient une fois et demie ou deux fois autant d'oxigène que le prô^ •toxide pour la même quantité de métalloïde ou de métal , ce qui a ordinairement lieu : de là , pour désigner les deux

(i) Les autres propriétés caracléristicpies des acides et des oxides seront exjposées plus U^dU

M DE LÀ NOMEKCLâTU&C

oxides de mercure, et les deux oxides de fer, les exprès^ sions de protoxide^ hl-oxide de mercure; protoxide^ seequi^ oxide de fer. Ce n'est que dans le cas où les oxides ne sont point soumis à cette loi de composition , que les dénominations Ae protoxide^ deutoxidcy tritoxidcy peroxide^ «ont employées : ces dénominations équivalent à celles de 1^ oxide, 2* oxide, 3^ oxide, dernier oxide ou oxide le plus oxigéné.

Des règles aussi faciles à concevoir servent à la dénomi* nation des acides. Un corps simple oxigénable ne peut-il donner lieu qu'à un seul acide, le nom de^ce dernier se forme du mot générique acide ^ auquel on joint le nom français ou latin du corps simple même terminé en ique : nous citerons pour enemi^eV acide borique ^ qui est le seul acide que produit l'oxigène en s'unissant au bore. Le corps simple peut-il, au contraire, se combiner en plusieurs pro** portions avec l'oxigène et former deux acides , le plus oxigéné se désigne par la terminaison ique comme le précédent, et le moins oxigéné par la terminaison^i/j; ; exemple, acide arsénieuXj cupide arsénique. Les acides sont-ils au nombre de trois comme ceux de l'azote, ,ou de quatre $ comme ceux du soufre et du phosphore? Alors on se sert de la préposition grecque hypo (sous), et l'on dit : acide hyp^sulfureux^ acide sulfureux ^ ajcide hypo^svlfunque ^ acide suljurique. s

Quel que soit^ au resté , le nombre d'oxides et d'acides qu'un m/^me corps puisse produire en s'unissant à l'oxigène, il est à remarquer que le peroxide ou l'oxide le plus oxigéné contient toujours moins d'oxygène que l'acide le moins oxigéné. Ces sortes de composés ne diffèrent doxic dans leur composition que par la quantité d'oxigène : le métalloïde ou le métal en est en quelque sorte le radical; et l'oxigène, le principe acidifiant.

Tous les acides ne contlenrierrt pas de l'oxigène; il en est quelques-uns qui sont formés seulement de deux métalloïdes, et dont l'existence n'a été bien constatée que depuis 20

DE LA NOMENCLATtRE. Si

à a5 ans. On ne savait trop d'abord comment les nommer. Enfin on s'est décidé à composer leurs noms de ceux de leurs principes constituans , et à leur donner la même terminaison qu'aux autres acides. Celui que forment l'hydrogène et le cUore s'appellera donc acide chlorliydrique^ et celui que forment l'iode et l'hydrogène ^ acide iodhydrique. n faudrait d'après cela, dans un langage rigoureux , ajouter aux dénominations des acides oxigénés, l'expression oxij pour les rendre plus exactes , et dire : acide oxi-^ulfu^ riquBj acide oxin^arbonique. Nous ne le ferons que rarement : toutes les fois que le radical seul de l'acide sera in-« diqué, l'oxigène sera l'un des élémens de l'acide.

21 bis. Ce que nous venons de dire sur la dénomination des oxides et des acides suffit. Examinons maintenant celle des composés que les acides forment avec les oxides métalliques. Ces composés , qui sont très nombreux , portent le nom de sels , et se désignent en changeant et variant la terminaison de l'acide , et en faisant suivre le nouveau nom « dont on retranche quelquefois une syllabe, du nom de l'oxide qui entre dans la composition du sel. Si le nom de l'acide est terminé en eux^ il prend la terminaison ite; s'il est terminé en ique^ il prend la terminaison ate. Par conséquent les expressions de carbonate de protoxide de fer^ Ae sulfate^ àe. sulfite de protoxide de potassium j représenteront les combinaisons du protoxide de fer avec l'acide carbonique , et du protoxide de potassium avec les acides sulfcirique et sulfureux. Mais comme le même acide se combine quelquefois non-seulement avec les divers oxides d'un même métal , mais encore avec lé même oxide en diverses proportions , il faut distinguer assez bien les noms des variétés de sels qui en résultent, pour qu'il n'y ait pas confusion. Ces variétés de sels nous en donnent le moyen par leurs propriétés. Les uns sont neutres, c'est-à-dire, tek que les propriétés de l'acide et de l'oxide disparaissent j d'autres sont acides , et les autres avec excès d'oxides. • Or, on sait aujourd'hui (jue dans les sels acides et dans

29 DE LÀ ITOHIEIICLÂTUBK

les sels avec excès de base, la quantité d'acide cm ki qmiH tité de base se trouve être un multiple ou un sons-multiplir par 3 9^9 4 9 rarement par i~-, etc. de la quantité d'acides ou de base du sel neutre du même genre; en conséquence les mots biy trij quadrij sesqui, plaçai devant le nom générique pour leasels acides^ et après ce nom pour les? sekbtt-' siqnés, feront connaître précisément leur composition relative. Nous aurons donc, pour désigner les cinq sels qœ for-^ ment Tacide phosph<»rique et la chauv, \ts dénominations Aq phosphate neutre de chaux ^ sesqaiphosphate de chaux f bi^phosphaie de chaux , phosphate sesqm-basique de ckttBX et phosphate hi-èasique de chaux y qui indiquent : la première , que la cbaux et l'acide phosjdxorsqueae neutrafisent ; la seconde et la troisième que, pour la même quantité de base, les pbospliates acides contiennent r ~ fois et ^ fdb autant d'acide que le phosphate neutre ;. ht quatrième et la cinquième que , pour la même quantité d'acide »a ccft^ traire , les phosphates^ basiques contiennent r •* foir et 2» fois autant de base que le phosphate neutre^ auquel (m compare tous les autres*

22. Nous vencms de voir qu'un oxide mélâdUqUé , en s'unissant à un acide, formait un sel. Mdis il est queliques: autres substances qui, comme les oxides métalliques, s'unissent aux acides ,. les neutralisent ,. et forment des composés dont le» propriétés omt tant d'analogie avec les seh, qu'on doit les assimiler k ceux-ci. Ges substances, bien différentes des oxides métalliques , et dont on ne connaissait qu'une sede il y a quelques années , sont aujourd'hui en assez grand nombre. L'une, appelée ammonicupjte^ est composée d^hytfara» gène et d'azote; les autres, qui appartiennent aux corps organiques, le sont d'hydrogène, d'oxigène, de carbone et (Pa* zote. Chacune d'elles p(»rte un nom particulier qu'il est inu* tile de citer ici; toutes prennent celui de base saHfiabley et par suite les oxides métalliques qui peuvent faire partie de sels, reçoivent aussi ce dernier nont ; de sorte que ,. sous le V(9m d« bm^sali/kàie^Von comprend une substance (juel^

Bl là VOMENCLATtJK'fi. tS

conque capable de neutraliser plus ou moins complètement les propriétés des acides, et réciproquement, sous le nom èi acide j une substance qui neutralise plus ou moins \ti propriétés des bases.

22 bis. Beaucoup d'oxides métalliques forment ensemble dés composés binaires et s'imissent de telle manière, que Pun d'eux joue le rôle S! acide, et Pautre celui de base:t^\à sont, entre autres, Foxide d'aluminium, l'oxide de zinc, etc. relativement au protoxide de potassium et à celui de sodium, etc. Oh donne alors à ces sortes de composés, dés noms analogues à ceux des sels : ils s'appellent cUuminates, zincates de protoxide de potassium j de sodium ^ etc.

Mais si beaucoup d'oxîdes métalliques peUvent se combiner entre eu^t, il n'en est pas de même des oxidés métalloïdîques ou des divers acides, les uns avec les autres, ou' bien encore des oxides des métalloïdes avec les oxide^ métalliques ^ il n'y a guère que l'eau qui se combine avec ceux-ci : de là les hydrates.

23. Les règles dé nomenclature, relatives à la dénomination des composés, formés de deux métalloïdes OU de déu:t métaux , ou d'un métalloïde et d'un métal , sont très simples.

Le composé a-t-il des métaux pour élémens, il prend le nom d'alliage, et chaque alliage se distingue par les* ihétaux qui en font partie. Exemple : alliage de plomb et àiéeain. Quelquefois cependant l'alliage prend le nom' à! amalgame; mais ce n'est que dans le cas où le mercure' est un des métaux alliés : alors la dénomination S^âmat" gamed* argent^ d'or , etc. j remplace ceWe d'^ alliage de mercure et d'argent y de mercure et d'or, etc.

Le composé résulte-t-il de la combinaison d'un métal aVec un métalloïde , l'on donne à celui-ci qui est négatif, la terminaison i^r^, en le faisant suivre du nom du métal même : ainsi se forment les noms de phosphure deplomhy sulfure de cuiifréy chlorure de merctere, et par suite ceux de bi^ sulfure dfi cuivre y bi^cKlorufe de mercure.

Ûès' dâxbminations analogues s'appliquent également

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