HYDROGÈNE
une toiles ou gaze métallique très fine^ même lorsqu'il est mêlé k de Toxigèue. Remplissez une éprouvette. d'hydrogène, et tenez en l'orifice au-dessus de la bougie , à l'instant il prendra feu; niais si l'orifice est couvert de la gaze, la combustion n'aura pas lieu. Le fil métallique refroidira la matière de la flamme, i tel point que celle-ci ne pourra passer à travers la gaze et atteindre l'hydrogène. ( F'. 5* voL PAU. cAùn^arU Combustion.)
L'on conçoit, d'après cela, que, encore bien que le mélange d'hydrogène et d'oxigène s'embrase et détone tout-i-coup, dans un vase ouvert, par le contact d'un corps enflammé , il est possible de le brûler peu-à-peu sans explosion. H ne s'agira pour cela que de comprimer fortement le mélange, ^u moyen d'une pompe aspirante et foulante , dans un réservoir en cuivre , de donner issue au gaz par un tube d'un diamètre capillaire, lequel n'est pas perméable à la flamme, et d'allumer le jet qui en résultera. Aussi le docteur Glarke s'est-il servi avec succès de cet appareil , qui ressemble au chalumeau de Brook, pour obtenir, par la combustion de 2 volumes de gaz hydrogène et de i d'oxigène, une chaleur bien supérieure à celle que l'on connaissait, et qui fond en quelques secondes presque tous les corps que l'on expose à son action. Seulement, pour rendre le chalumeau plus sûr et moins sujet i 4^toner, il l'a disposé de manière que le gaz est forcé, avant de se rendre dans le tuyau capillaire , de traverser une couche d'huile et une toile métallique très fine. Depuis, on a conseillé avec raison d'augmenter le nombre des toiles et de le porter jusqu'à 100 et même à i5o. (J^oy. l'explication des planches , dernier volume , article Chalumeau. )
40. Nous avons annoncé précédemment que le gaz hydrogène, à la température de l'atmosphère, avait la propriété de s'unir à l'oxigène sous l'influence physique de certains ccfrps. Ce fait extraordinaire a été découvert par M. Dœberelner. Que l'on dirige à travers l'air un courant de gaz hydrogène sur un morceau de platine spongieux provenant de la réduction de l'hydtqphlorate ammoniacal de platine, il se
T. Sixième éJUioiK 4
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formera âe t-eaU; à l'instant même le métd) ^échAulléfiai M point de rongîr, et le gaz prendra feu. PlusieuTâ ûutrtê Corps possèdent des propi*î^të5 &nRlogHe$ à' celles du pk« tine : tels 5otit stutont le palladium ^ le thodium , Piridiora. Là eause d'un phénomène si remarquable n'e«t pas «ncora coxl^tte : de nouTeatnc réstiltats mettront sans doute les chimirtes dans le cas de la dt^ooutrir. Nous donnerons y k t» êujet, les détails les plus étendus dans les gënéralit^ar smr ks métau'x.
4o 6is. L'oxigène n'est pas le seul corps simple arec lequel Phydrogène peut s'unir : il s'unit encore à tous les métallmdes, moins le bore, et à trois métaux, qui sont le potassîum, Farsenîc et le tellure. Nous ne décrirons ces comlHnaisons qu'en parlant de ces divers corps.
De tous les corps combustibles, c'est l'hydrogène qtiîj en brûlant, produit le plus de chaleur : elle est telle que I gramme de gaz hydrogène fond 3i3 grammes de glace à zéro; et cependant la glace à zéro exige pour fondre, toute la quantité de chaleur nécessaire pour élever un poids d'eau égal au sien, de zéro à ^S**. (5'vol. art. Calorique.^)
4i. État naturel. — Jusqu'ici l'hydrogène ne s'est encore trouvé qu'en combinaison avec d'autres corps , et particulièrement avec l'oxigène , le carbone et Pazotc. Combiné avec Poxîgène, il forme Peau 5 combiné avec Poxigène et le ca^ bone, il forme la plupart des matières végétales 5 combiné avec Poxîgène , le carbone et l'azote , il forme la plupart des matières animales. C'est de Peau qu'on l'extrait , parce qu'il est plus facile de le retirer de ce liquide que de toute autre substfincc.
42. Préparation. — L'hydrogène s'extrait de Peau, en la mettant on contact avec de l'acide sulfurique et du zinc distillé et eu grenaille. Cette opération se fait dans un flacon de verre à deux tubulures : un flacon d'un litre suffit pour se procurer une vingtaine de li'res de gaz; on y met environ six décilitres d'eau et douze à quinze' décagrammel
de zinc; k Puuc de ses tubulures gA adapta uu tuhei d^
IITDftOOiEBIi: Il
irenre rccSDUT&u ^ qnt plonge dans nvte eitr« ^pnmpÊt pleiue d'eau sovs Fan des entonnoirs ^ la tablette, ou dans un vase pleÎB d'eau, sons wol tét troii^ dans son milieu; Faruti^ tidmhirere^it un tabe droit de Terre, dont le diamètre est de 3 millimètres au moins , et dont la hauteur an-denus dn fla«OB peut être d'un dÀrâaètre au jJos; ce seoond tnbe jiénètrede^elquesmiBtmètresdansleliqaide, et estsur- Inoii^ d'unpetit eutcmnoir» (La fig. S, pL xni, teprêsenîe ccî aj^veil^) L'appateâ ^tant ainsi disposé, on rersc pen-i* peu de Tacide suillîxriqae du ooramerce dans le flaecm par le tAe dtok^ k Faîde dn petit entonnoir; il en résulte toilt-à-coiqjrune effierrescenee produite par un d^agement de gaz hydrogène; ^uand dUe semble assez forte, on cesse d'ajouter de l'acide; on en ajoute de nouveau quand elle te rafientit trop, et ainsi de suite , jusqu'à ce que tout le zinc soit presque entièrement dissous. D'abord, le gaz qui se dëgage est utf mâange d'air et de gaz hydrogène ; on le rejette; S faut en rejeter ainsi deux à trois Ktres. Cehii qui passe ensuite doit ètrerecueilli* Â cet effet on dispose un flacon , ou une cloche , ou tout autre vase plein d'eau , au-dessus de Pentonnohr de h cuve (comme on le voit ph xtn, fig. 5 ) ; le gaz hydrogène étant insoluble dans Peau et phis léger qu'elle , la déplace , et ne tarde pas à rempKr le vase : lorsqu'il est plein, on en met un autre , etc.
A dé&ut de flacetos tubulés , on peut se servir d\m flacon à une seule tubuhire ou d'une fiole pour se procurer dn gaz hydrogène. Cet appareil est mâne employé dans les laboratoires, toutes ïes fois qu'on n'a besoin que de quelques portions de gaz. L'eau et le zinc sont mis dans la fiole , après quoi on y verse de l'acide , de manière à exciter promptement , à Faîde de Pagitatloif', une effervescence assez vive ; puis on adapte le tube recourbé qu'on engage , comme dans l'expérience précédente, sous des vases pleins d'eau.
On peut aussi remplacer, dans les deux expériences précédentes , la grenaille de zinc par de la tournure de fer, ou tfikaç pa:t du fil, dé U limaille , de« clous de fer j mai$ alor*
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il faut ajouter une plus grande quantité d'acide , parce que le' zinc est plus facile à attaquer que le fer. Gomme le zinc n'est pas aujourd'hui d'im prix plus élevë que le fer, on doit s'en servir de préférence pour remplir d'hydrogène les aérostats.
Quel que soit^ au reste ^ le procédé que l'on suive 9 que l'on se serve de zinc distillé ou de fer très doux , le gaz hydrogène que l'on obtient renferme toujours une huile volatile , qui le rend odorant , et qui provient de ce que ces métaux renferment des traces de charbon ; il en contient si peu, heureusement, qu'il est à peine possible d'en démontrer la présidence par les réactifs. Le meilleur moyen de le purifier consiste, d'après MM. Berzelius et Dulong, à mettre le gaz en contact avec une dissolution de potasse caustique. Par conséquent, lorsqu'on voudra se procurer de l'hydrogène parfaitement pur , il faudra , avant de le recevoir dans les vases pleins d'eau , le faire passer à travers cette sorte de dissolution , et mieux encore à travers un tube de verre plein de fragmeins de potasse humectée. Ainsi purifié, sa densité est moindre : au lieu d'être de 0,07321, elle est réduite à 0,0688 • (Berzelius et Dulong, Aim. de Chim. et de Phys.j t. xv, p. 386.)
Rien de plus facile, au reste, que de recueillir l'hutte volatile, cause de l'odeur du gaz hydrogène ordinaire : il sufEt de faire passer un courant de ce gaz dans de l'alcool pur, et de verser ensuite de l'eau dans la dissolution alcoolique. Celle-ci deviendra laiteuse , puis elle s'éclaircira par un repos de quelques jours, et en même temps l'huile s'en trouvera séparée. (Berzelius, Jnn. de Chim. et de Phys.^