‹ Traité de chimie élémentaire, théorique et pratiqueChapitre 24 sur 117 · XXVII · texte numérisé non relu

XXVII

43. Établissons maintenant la théorie de ce qui se passe dans l'opération que nous venons de décrire. Pour cela, recherchons quelle est la nature des divers produits obte^ nus, et comparons-la à celle du zinc, de l'eau et de l'acide sulfurique, d'où ils proviennent.

Ces produits sont au nombre de trois : l'un est le gaz

HTDROGtRE. )»

hydrogène, dont il a d^à été (question; le second , dont on n'a point encore parlé , est un composé d'acide sulfurique et d'oxide de sine s ce composé, tenu en dissolution par Feau, constitue laliqueurqu'on trouve dans le flacon, et peut être obtenu sous forme d'une poudre blanclie cristalline , en faisant évaporer cette liqueur jusqu'à siccité dans une capsule de yerre ou de porcelaine^ le troisième produit est une quantité de calorique très sensible.

Quant à la nature du zinc, de l'eau, de l'acide sulfurique, nous l'avons déjà fait connaître : le zinc est un élé* ment; l'eau est formée d'hydrogène et d'oxigène , et l'acide sulfurique est formé de soufre et d'oxigène.

D'après cela, il est évident que le gaz hydrogène ne peut provenir ni d\i zinc ni de l'acide sulfurique , puisqu'ils n'en contiennent pas , et qu'il ne peut provenir que de l'eau : l'eau doit donc être décomposée. Mais si l'hydrogène de l'eau décomposée se dégage , que devient son oxigè^e? Il se combine avec le zinc et l'acide sulfurique, et forme le composé triple qui se trouve en dissolution dans l'eau. A la vérité, on pourrait dire quel'oxigène de ce composé triple provient en partie de l'acide sulfurique; mais cet oxigène est à l'hydrogène qui se dégage dans le même rapport que dans l'eau; et d'ailleurs on retrouve dans la liqueur tout l'acide qu'on emploie , ce qui sera prouvé par la suite : d'où il faut conclure que l'action simultanée du zinc et de l'acide sur l'oxîgène de l'eau, est plus grande que celle de l'hydrogène.

Le zinc seul ou l'acide seul n'opérerait pas la décomposition de l'eau; l'acide ne produirait avec l'eau que de la chaleur; le zinc n'aurait aucune action sur elle à la température ordinaire.

On vient de voir d'où proviennent les deux premiers produits de l'opération : il nous resterait à voir maintenant d'où provient le troisième , c'est-à-dire , le calorique dégagé. Nous examinerons cette question d'une manière générale. (5® vol., art. Philos, cMm.)

M WtTàVUW^^

X d'eau i"»47 x dliydrqgène xM7

I de zinc 4o3,a5 \ X d'oodde . • Soi^sS

ioi6»86 xps6|86 '

Formule atomique.

îPD+SO»-f Zn=H*+(ZnO,SO»).

Ifsages. -^Pms(fae l'hydrogène fait partie de Teiii et 1 de toutes les matières y4&étales et animales, il joue ungcand jnôle dans la nature, et il y remplit deê fonctions no»breuses et importantes : toutefois ses usâmes dans les artset dans les laboratoires sont tiès bcMiiés : on vè s'en a^rt qae pour faire l'analyse de l'air, obtenir une haute tenatpécutaff et ren^r les haUons Aâsostatûpie».

CUAPITBE IL

Bore. — - Silicium.

Le bore et le silicium composent ce groupe. Us sont caractérisés parleur solidité^ leur fixité, leur infusibilité, la propriété iju'ils ont, de former avec le fluor et le chlore ^ de$ acides gazeux, et avec l'oxigène des acides (pu sont fixes et (jui, en s'uni^sant aux bases , constituent des sels yitrifiables. Peut-être pourr^lt-on les regarder conune isomor" phes.

AETIGLE I*'.

Bore.

44* Le bore, découvert en 1809 par MM* Gay-Lossac et Thenard i^Reelierefies pkjrsicO'chimiques ^ 1. 1 , p<. 276), n'a encore été (pi'imparfaitement étudié t aussi l'histoire que nous çn aUgns faire lais5era-t-çlle beaucoup à désirer^

Parions d^àbord des pra^riétéf de ce jDôuTveiai eorp«. BwcffiàtU* T-^ U est floiâdar, sana'sâvéur^ «éns od^ur» inniHwreid&toe et MMé fcNmie. de pondre* Sa pesantelir. isp^ cifiqss-si'^t point oaninia: on àaîli seAletne Q< qii'^Ue ^t plnt grande ^iie celle de Peau* Son poids atouiiqii^ «st 4e 67,9^i . ^ ... .

Sôuinis à un feiatdéifoBge^ il.Bë dBabgemd^étftfinîii'afpect^ d'oK il soit qaHl estinfiasiUi^^ soa'actimisur. le g^ oxigène, à la tempénLtuffe'tndt&alre, est nulle-) jaaia ^u^ peu^fnt-idessoiis de la cà^eur range, îl s'y unit toutrirooiip- Ij^expënènoe • se faî^ facilèmenl; ^^su^ une petite- cloche de verre dont Testrémitë siqpéneuiîe est xxhirbe» Après avoir rempli la clodbe de mercuDB^ on j fait |>aaser dU ^^ oxigëiie avec Un petit entonneir^ juaqu'iee cpi^ellâenaMt aux deux tiers ipleine, jeton-jôntroduAlldu boie à travers le mercure^ avec uiie petitepince recourllyée et torminée par deux cuillers j^ppUcjuëesymie' /contre faotre;^ qui.a^^i^ loîgnent et «e rapprochent' ià volonté (PL- vu, £g. 5). jlie bore,' déposëde cette uiiaMère dans la partie OMirbe de la clodhe , n'a plus «besoin que d'être chauffe à la lampe d'esprit^e^via^ il s'enflamme, absorbe rapidement le gaz, et donne lieu à l'acide borique. Toutefois, oomme cet acide «e vitrifie aisément et cpifil recouvre les parties de bore [Jaeées au centre , celles^ ne peuvent brnler entièrement, -de sorte que la conlbustion est tdujours inooiliplète.

L'oxigèbe est pour iainsi dire le seul corps simple avec le- <piel le bore ait pu être combiné jusqu'à porésent : du moins ne l'a 4-on uni , pai*mi les métslUoïdes- qu'au (Adore etau âuK», et parmi les métaux qu'au fer et an platine*

État natureU -^ Le bore ne «e rencontre point à l'état de pureté dans la nature ; il est toi^ours engqgé dans quel«ques combinaisons. Lies composés naturels dont il fait partie, sont l'acide borique, le borate de soude et le borate de magnésie.

Préparation. — C'est de l'acide borique qu'on l'extrait au moyeu du potassium» Preuezj un tube de verre, large '

Page 1