‹ Traité de chimie élémentaire, théorique et pratiqueChapitre 29 sur 117 · I. Sixième édition · texte numérisé non relu

I. Sixième édition

ho métalloïdes.

d'oxigène; mais alors tout le carbone ne serait pas brûlé t si Ton voulait recueillir les produits , Vexpërience devrait être faite dans l'eudiomètre à mercure*

Quoique le bi-carbure gazeux d'bydrogène brûle facilement, il est impossible de l'enflammer à travers une toile métallique avec une bougie. ( 5* vol. art. Flamme. )

L'eau en dissout une très petite quantité*

Parmi tous les corps combustibles non métalliques , il n'en est que trois, le soufrp, l'iode et le cblore, dont l'action sur le bi-carbure d'bydrogène ait été bien étudiée. Le soufre en précipite le cbarbon à la cbaleur de la lampe , s'unit à rbydrogène, et forme du gaz suif hydrique. L'iode produit un composé cristallin qui paraît être uniodbydrate de quadri-carbure d'hydrogène, et que nous ne feions connaître qu'en parlant de l'acide iodbydrique(334)« ^ chlore a trois manières d'agir : lorsqu'on plonge une bougie allumée dans un mélange de 2 volumes de chlore et de i volume de bi-carbure gazeux d'hydrogène, ou qu'on l'expose à l'action directe des rayons solaires, il s'enflamme tout-â-ooup, et détone en donnant lieu à des vapeurs piquantes de gaz acide chlorhydrique et à un dépôt de charbon. Mais lorsque ce mélange est exposé à là lumière diffuse ou placé dans l'obscurité, à la température ordinaire, le bi-carbure d'hydrogène se combine avec une certaine quantité de chlore, et de là résulte un liquide qui se dépose sur les parois des vases , liquide que les chimistes hollandais ont observé lés premiers, et que l'on connaît sous le nom de chlorure de bt^arbiured hydrogène ou d\hydrO'hir^aibure de chlore ( i). Il est un moyen bien simple de rendre très sensible ce phénomène : c'est d'introduire; ^uocessivement , dans une cloche pleine d'e|iU,,Jle bi-çarbure d'hydrogène et le chlore : bientôt l'usai remontera très vbiblement, et le chlorure appa-

(i) Au Uêa de considérer ce composé comme du chlorure de bhcarbure d'hydrogène , il nudrait mieux, selon nous, le regarder comme du chlorhydrate de quadri-carbure d*hydroçène.

CARBURES D*HYDR.OGÈNE. SI

raitra à sa surface ou adhérera aux parois de la cloche sous forme de gouttes qui auront Taspect de l'huile. lia troisième manière d'agir du chlore a lieu lorsqu'il est en très-grand excès et soumis à l'influence solaire : alors il se produit du gaz chlorhydrique et du chlorure de carbone*

Pour se procurer une assez grande quantité de chlorure de bi-carbure d'hydrogène, le meilleur procédé est de faire rendre dans un grand ballon^ d'une part, un courant de bi- carbure d'hydrogène, et de l'autre un courant de chlore. Si le chlore es t , en volume , le double de l'autre gaz , le liquide sera très acide , et répandra des fumées blanches dues à de l'acide chlorhydrique qui se formera. H ne le sera jamais dans le cas contraire ; mais alors une portion du bi-carbure d'hydrogène restera libre. Enfin, si l'on fait arriver les gaz lentement et en volumes égaux dans le ballon , ils s'uniront etse convertiront presque entièrement enliquide oléagineux , sans donner lieu à d'autres produits , soit solides , soit gazeux. D'ailleurs , il faudra toujours , pour obtenir ce liquide pur, le laver avec une petite quantité d'eau, afin de le priver de l'acide Ubre ou de la matière colorante qu'il pourrait contenir. ( V. les propriétés de ce liquide qui est un véritable éther, 4* vol. art. Ether chlorhydrique.)

Etat naturel, préparation* — Le bi-carbure d'hydrogène n'existe point dans la nature; il s'obtient en soumettant à l'action d'une douce chaleur un mélange d'une partie en poids d'alcool, et de quatre parties d'acide sulfurique concentré; on met le mélange dans une cornue de verre; on adapte au col de cette cornue un tube qui s^engage sous des flacons pleins d'eau ; on chauffe peu-à-peu la cornue ; l'alcool se décompose, et le bi-carbure d'hydrogène j l'un des produits de cette décomposition , se dégage. Il se forme en outre un dépôt de charbon, du gaz sulfureux et du gaz carbonique : de là même la nécessité d'agiter le bi-carbure d'hydrc^ène avec une faible dissolution de potaase ou de soude caustique, afin d'être certain de sa pureté* Que se

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