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MÉTALLOÏDES

Plusieurs plantes ^ telles que les crucifères ^ en ipeafenneikt également des quantités très sensibles; il existe même dans quelques matières animales, et c'est à sa présence dans les œufs qu'est due la cause pour laquelle ceux-ci noircissentlei vases d'argent, et acquièrent en se putréfiant une odeur infecte. ^

71. Extraction. — Le soufre s'extrait ou des terr^ ii?ec lesquelles il se trouve mêlé aux environs des volcans et des solfatares , ou des composés qu'il forme avec le fer et fiyeck cuivre : de là deux procédés d'extraction. I^ premier s'^ cute à la solfatare de Puzzol, de la manière suivante ;

On place dix pots ou creusets de terre cuite, cixtq d'unoôlé et cinq de l'autre, d'environ un mètre de hauteur , de vingt litres de capacité, et renflés vers le milieu, dans un long fourneau appelé g^a/^re (i). Les creusets sont tellement disposés dans l'épaisseur même des parois de la galère, que lenr venti-e déborde en dedans et en dehors , et que leur partie supérieure sort à travers la surface du dôme. Après les avoir 1 remplis de morceaux de mine de la grosseur du poing, en les recouvre d'un couvercle en terre , et l'on adapte , à une ouverture pratiquée à leur partie supérieure et latérale, un tuyau d'environ quatre centimètres de diamètre , qui 3e rend en s'inclinant dans un autre pot couvert, percé par son fond, et situé au-dessus d'une tinette en bois pleine d'eau. Les choses étant ainsi disposées , l'on chauffe le fourneau;

(x) On appelé ^/éz-tf un fourneau long, ordinairement en briqnes, qnii la forme d'un prisme reclangulaire d'environ 3 à 4 mètres de longueur, 9! la décimètres de largeur, et 7 à 9 décimètres de hauteur , et qui esttenniirf lupérieurement par un demi-cylindre qu'on appelle dôme, A Tune de ms otrémités est une porte par laquelle on introduit le combustible ; à raulre «t une cheminée plus ou moins élevée. La galère dont il s'agit ici a 22 décimètres de long sur 7 décimètres et demi de haut, et 5 décimètres intérieurement d/uM paroi à l'autre.

Il existe aussi des galères qui ne sont que des fourneaux ronds à réverbère, d'un graud diamètre. Les vases contenant la malière que l'on veut cbauflei ae mettent tout autour ^ l'on peut ainsi placer 8 à 10 cornues asse^ grandes.

bieniÀI lo soufre fond , se boursoufle , se suUime ^ tombe , sous forme liquide, dans la tinette, où il se fîgo) lorsqu'il est eutièremeùt vaporisé, on retire le résidu, on remplit le# creusets de nouvelle mine , et l'oii procède à une seconde opération. Le soufre obtenu de cette manière est conn^ sous le nom de soufra bmt : il n'est point pu?) il contient environ 7; de son poids de matière terreuse qu'il a entraînée en se boursouflant.

Autrefois le soufre brut se purifiait en le fondant dans une chaudière de fonte , et le tenant en fusion jusqu'à ce que les matières qui l'altéraient fussent déposées : puisé alors avec une cuiller à projection , il était coulé en cylindres.. Non-seulement ce procédé ne débarrassait point le soufre de toutes ses impuretés; mais encore il en résultait une perte assez considérable , due à ce que le dépôt qu'on jetait était très riche en soufre. Aujourd'hui on le purifie en le distillant dans une grande chaudière eu fonte , surmontée d'un chapiteau en maçonnerie , qui communique par une ouverture avec une chambre latérale. La chaudière est placée sur un fourneau tirant bien*, elle peut contenir 5 à 600 kilogrammes de soufre , et quoiqu'elle ait 27 millimètres d'épais* seur, elle ne résiste à l'action du soufre que pendant quatre à cinq mois. Indépendamment de l'ouverture par laquelle le chapiteau communique avec la chambre , il en présente une autre qu'on ferme à volonté , et par laquelle on charge la chaudière , et l'on retire le résidu à la fin de chaque distillation. Quant à la chambre, elle est en maçonnerie et varie en grandeur*, des conduits munis de robinets doivent y être pratiqués à fleur du sol , pour porter le soufre liquide au dehors , et sa voûte doit être garnie d'une soupape pour laisser dégager l'air raréfié.

On peut faire à volonté, au moyen de cet appareil, dusou-» fre en masse ou de la fleur de soufre.

Si l'on distille 100 kilogr. de soufre par heure dans une chambre de 64 mètres cubes, on obtiendra du soufre en masse ; si la chambre est quintuple , et si l'on suspend l'opé-«

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ration pendant la nuit, on obtiendra de la fleur : c'est que, dans le premier cas , le soufre en vapeur se condensera dans la chambre au point seulement de devenir liquide ^ au lien que, dans le second , il s'y solidifiera , et donnera lieu à une poudre extrêmement ténue. Dans celui-ci , on ne le retirera que par une porte que l'on tient fermée pendmt toute l'opération; dans l'autre, il coulera lui-même de la clianibre, par les conduits à fleur du sol , dans des moules en bois de sapin , mouillés et égouttés , où il prendra la forme de <r^lindres : ou le verse dans le commerce sous cette forme , et mi l'y connaît sous le nom de soufre en canon ^ dont l'intérieur contient souvent des cristaux aiguillés.

Lé soufre ne s'extrait pas seulement des terres avec lesquelles il se trouve mêlé aux environs des pays volcanisés, on le retire encore du sulfure de fer au maximum de sulfuration.

De tous les procédés que l'on peut employer, le meilleur à beaucoup près consiste à calciner le sulfure sans le contact de l'air : cependant , il n'est que rarement pratiqué , à raison des obstacles que l'on éprouve à se procurer des vases qui puissent résister à l'action corrosive ou pénétrante du soufre* M. Dartigues, l'un de nos plus habiles manufacturiers, a résolule premier cet important problème dans un de ses établissemens aux environs de Namur • Les vases dont il se sert et qu'il fabrique sont des cylindres de terre si bons qu'iln'est obligé de les renouveler que de temps en temps. Il en place jusqu'à vingt-quatre dans le même four sur deux rangs qui «ont l'un au-dessus de l'autre. Leur position est horizontale, <;tl<!ur longueur égale à la largeur du four qu'ils traversent. Chacun d'eux contient environ 25 kilog. de sulfure. Tous /^<î rJiargcnt jmr l'une de leurs extrémités qu'on débouche <»t qu'on ferme à volonté, et la distillation se fait par l'auir«, i laquelle se trouve adaptée une allonge qui porte le 60wiV« dittiM de» caisses de bois en partie pleines d'eau etfermù^ pur uu couvercle en plomb. Le feu n'est jamais assez fof ^ ^m fi^udrc lu matière : àla vérité, elle nefournitque i3.

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