‹ Traité de chimie élémentaire, théorique et pratiqueChapitre 67 sur 117 · EAU. M · texte numérisé non relu

EAU. M

SMins doute à des solutions semblables de seU par l'eau qu'on âoit attribuer la formation de plusieurs oouches minérales , par exemple , celles de sel marin, de sulfate dechaux, etc., qu'on trouve çà et là dans la série des dépôts qui constitruent l'écorce du globe.

Enfin y si nous examinons quel rôle joue l'eau dans la végétation et l'animalisation , nous verrons que , oonstamxnent, ses principes peuvent être absorbés, et que souvent C3lle sert à porter dans le sein du végétal et de l'animal des cdimens qui leur sont nécessaires , ouà exhaler de leur sein les matières superflues et nuisibles.

L'on voit donc que, dans le plus grand nombre de cas, elle agit comme dissolvant , surtout dans les opérations naturelles ou spontanées : aussi les anciens l'ont-ils appelée le grand dissohant de la nature.

Historique. — L'eau est l'un des quatre corps que les anciens considéraient comme élémens. Cette opinion, émise pour la première fois par Aristote, se soutint jusque dans ces derniers temps. Personne en effet ne l'avait révoquée en doute avant Cavendisb. A la vérité, dès 1776, Macquer et Sigaud-Lafond avaient observé qu'il se déposait de l'eau sur les parois des vases au-dessous desquels on faisait brûler le gaz hydrogène ; il est vrai aussi qu'au commencement de l'année 1781 , Priestley , ayant fait détoner un mélange de gaz hydrogène et de gaz oxigéne dans un vaisseau de verre, avait vu qu'après la détonation , l'intérieur du vase était humide^ mais aucun d'eux n'en avait conclu que l'eau était composée d'hydrogène et d'oxigène. Ce fut Cavendisb qui , dans l'été de la même année 1781, ayant répété l'expérience de Priesdey avec un très grand soin , et s'étant procuré ainsi plusieurs grammes d'eau , osa le premier en tirer cette conséquence. Presque dans le môme temps , Monge, à Mézières , faisait des expériences dont il tirait les menies conséquences. ; < ^ ^

Cependant il était nécessaire , pour acquérir une complète conviction, de bnder de grandes quantités de gaz by •

^64 Métalloïdes oxigémés.

drogène, de mesurer les proportions de gax hydrogbe de gaz oxigène qui se combinaient 9 et de prouver que poids était absolument le même que celui de ^*ean formée: c'est ce qu'essaya de faire Lavoisier en 178 et ce qfi exécuta avec Meunier en 1785, au moyen de gazomètxa, dans un grand ballon de yerre (168 bis) ; c'est ce que également, quelque temps après , Lefebvre-Gineau,d' part, et Fourcroy, Vauquelin et Séguin de l'autre : ce obtinrent même jusqu'à cinq hectogrammes d'eau ment pure. Alors la composition de l'eau , confirmée d'i leurs par l'analyse , fut généralement mise au nombre vérités bien démontrées , et permit d'expliquer une foi] de phénomènes dans lesquels l'eau se décompose 9 et qi' jusque-là , avaient été inexplicables.

Outre les recherches relatives à la nature de l'eau, il a est un grand nombre d'autres qui ont eu pour objet l'étui de ses diverses propriétés : presque tous les chimistes y «t pris part, en sorte que l'eau est l'un des corps les mieiD connus.

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