‹ Traité de chimie élémentaire, théorique et pratiqueChapitre 77 sur 117 · CEDÊ PHOSPROIUQUE* S · texte numérisé non relu

CEDÊ PHOSPROIUQUE* S

cte des propriétés nouvelles , et constitue un acide diffc- È.-t de l'acide phospborlqae , quoique composé des mêmes Lxicipes dans les mêmes proportions. Ces deux acides sont n^c isomères. (Stromeyer, j^nn. c/iïm.etpfys. xliii, 364») W^ieparation, — L'acide para-phosphorique s'obtient, soit irûlant le phosphore dans l'air, soit en décomposant le CDsphate d'ammoniaque par le feu, soit en chauffant et crnfiant l'acide phosphorique.

Premier procédé. — Mettez dans une soucoupe une petite :».pclle contenant quelques grammes de phosphore ; pla- - la soucoupe sur un bain de mercure^ enflammez le phos- ^Dre avec une allumette, et recouvrez le tout d'une grande

<:hc pleine d'air : l'acide para-phosphorique se formera très peu de temps, et se déposera en flocons blancs et s légers sur ht capsule et les parois de la cloche, si les s es sont bien ser^ , et si l'air ne contient que très peu de peur. Ces conditions seront faciles à remplir en essuyant r»n les vases et le phosphore avec du papier Joseph, et en -~iant un morceau de chaux vive sous la cloche pendant

<îlque temps et jusqu'à ce qu'on fasse l'expérience. L'acide :isi obtenu produit avec l'eau beaucoup de chaleur , et un "^it semblable à celui d'un fer incandescent qu'on plonge -Tis ce liquide. A peine est-il en contact avec l'air, que tas les flocons se résolvent en petites gouttelettes.

Deuxième procédé. — Vous mettrez du phosphate d'amoiiiaque en poudre dans un creuset de platine 5 vous le lauiFcrez pcu-à-peu jusqu'au rouge : l'ammoniaque se 'gagera sous forme de gaz 5 l'acide restera au contraire us forme d'un liquide que vous verserez dans un flacon juché à l'émeri , comme nous venons de le dire ; mais

retiendra toujours un peu d'alcali, d'après M. Dung , môme après avoir été exposé pendant long-temps

l'action du feu. H ne faudrait pas , d'ailleurs , pour îndre la décomposition complète^ élever la température Lsqu'au rouge blanc; le creuset serait attaqué et troué par (xe certaine quautité de phosphore qui proviendrait ^îsàsw

300 Métalloïdes oxigéivés.

doute d'une partie d'acide dont l'oxigène se serait d l'hydrogène de l'ammoniaque ou; hydrogène azotiAl\ extrait parce procédé du phosphate d'ammoniaque bia forme un verre qui ne se dissout que difficilement dans fi suivant M. Longchamp.

Troisième procédé. — Il consiste simplement i vib l'acide phosphorique.

2i4« Propriétés. — L'acide para-phosphorique trovlli dissolution d'albumine , l'acide phosphorique n'en a point la transparence.

Les para-phosphates de soude, de potasse , d'anumi que précipitent le nitrate d'argent en blanc ; les phospU de ces mêmes bases le précipitent en jaune. !

Le para-phosphate de soude forme dans les dissolnti d'argent, de plomb, de cuivre, de nickel, de cobalt, J« ne, de bismuth, de manganèse, de protoxide de mercoie.' glucyne, d'yttria, des précipités qu'un excès de para-pli pliate de soude fait disparaître. Rien de semblable n*al avec le phosphate de soude : les précipités sont permam

Le para-phosphate d'argent est promptement décom] ])ar une dissolution bouillante de phosphate de soud( en résulte du phosphate jaune. Le phosphate d'argent prouver aucune altération dans une dissolution bouillant |Mini-|)li<)sphate de soude.

LNuïtdtï |mra-phosphorique possède d'ailleurs d'ai j)ro|U'iélr8 reiuanjuables : il se transforme en acide phos^ rii|Uts (|uuii(t on le fait bouilUr avec l'eau; il parait n M|u'exjHWt' )\ r«ir humide, il éprouve peu-à-peu cette t iornuition; mais le para-phosphate de soude n'épi aucun changeinenlde cette nature.

Kiifin la cjqmclti' do saturation des deux acides est fliirén'ule : colle de Taoide phosphorique estheaucouf ^,niiidr <|uc colle doTacide para-phosphorique. (Voir, \i*M ohsrrvatîoiis de M. Stromeyer, celles de M. C JCiif^lielLirl, Gay-Lussac. Ann. de Chim\ et de Phys.y X p. uyOjMi.)

kOCtm HTPO^PâOSPHORlOUE. SOI

Acide hYpO'phosphoriqiie*

3 5. L'acide désigne sous ce nom présente une compo-* va. compliquée , et se décompose immédiatement en acides .sphorique et phosphoreux , quand on le fait agir sur oases. Quelques chimistes pensent, d'après cela, que t: un simple mélange de ces deux acides. |

i5 bis. Pîvpriétés. — L'acide hypo-phosphorique , tel 3n l'a obtenu jusqu'ici , est un liquide visqueux , sans 3eur, doué d'une légère odeur de phosphore, très sapirougissant fortement la teinture de tournesol, plus ant que l'eau dans un rapport qui n'est point déterminé. Lit nous porte à croire que l'acide hypo-phosphorique ^ît solide s'il était possible de le priver d'eau. fe. 1 5 ter. Lorsqu'on expose l'acide hypo-phosphorique à "tien de la chaleur , il passe à l'état d'acide phosphorii en produisant du gaz proto-phosphure d'hydrogène. On

peut se rendre compte de ce résuhat qu'en admettant 'une portion de l'eau contenue dans l'acide hypo-phosorique est décomposée , et que ses deux élémens se rompent, savoir : l'oxigène avec l'acide hypo-phosphorivjue , l'hydrogène avec une partie du phosphore de cet acide ; *ainsi tous deux contribuent à la transformation de l'acide j)0-phosphorique en acide phosphorique , le premier,

augmentant la quantité du principe comburant , et le :x>nd , en diminuant la quantité du principe combusti- ^. Prenez une petite cornue de verre tubulée; versez-y la liitié de son volume d'acide par la tubulure , à l'aide d'un Tonnoir 5 bouchez cette tubulure avec un bouchon; adap- 5 au col de la cornue un tube recourbé propre à recueillir â gaz ; placez la cornue sur un fourneau , et chaufFez-la ïii-à-peu jusqu'à environ 200** : d'abord il se vaporisera ipcu d'eau, et l'acide deviendra visqueux 5 bientôt en - . itc le gaz proto-phosphure d'hydrogène se dégagera ; et aandil cessera de s'en produire, le résidu ne sera çluso^çi

30) Métalloïdes oxioistàL

do l'acide pliosjdioriquo en consîsiaTicc très épaisse. LeI i\v larornuc est .sensiblement attaque.

Si , au lieu de chaniVer Taeide liypo-phosphoriqued <le.s \ases fermés, comme on vient tle le dire, ouled a\ k\: le conlaet <le Tair, par exemple, daiis une fiole ou lin [Kîil niatras dont le col soit court et étroit, ilscproé à i\:\U'(-mitv' du vase une inilammatiou due à la (H)mltt s ( ) i I (1 e Tt )\ i ^è ne tle Tai r avec le pliaspbure d'hydrogène : iidlannnalion est aceom[)iii;nt'o d'une odeur d'ail. L'ac Il V|)o-|)hospliori(jue est le seul acide qui, avec les ad phosphoreux et liy|)0-])liosphoreux, pressente ce caïadà

I /acide hy])0-ph().sp])ori(|ue, soumis à l'action delà |A se (K-coin poserait sans doute comme Tacide pliospborii|i

(Ici acide n'a d*aelion ni sur le gaz oxigèue ni surTi atiiM)s|)h('ric[ue à la température ordinaire^ il n'absodx celte température que l'humidité que ces gaz peuvent ob tenir.

•ii(). l/a<aion des métiilloïdes sur l'acide hypo-phospl ri(|U.' t\Nt aiialop;u(; à celle qu'ils exercent sur Tacidc ^ |iht>i itpie.

■M". l/aci<le hypo-phosphori(pie se dissout dans T eti («Mlles pro|)or lions et avec dégagement de caloriq Tr. nie {'.lannncs tTaeide hypo-phospliorique en cou l.iiu e Ml ii|ieuse cl Ih) grammes d'eau, élèvent le ihermoi I i'c à im r» m * «li* i o" à 2ii" environ. Ïai solution de cet an * * I h'ès Imipjd,', rou:',il l'ortement la teinture de tourne « I .1 iiiie Jt ;,■ re «mL'iu* de [)hosj)hore : exposée à Tactiond I h il m, elle «e eoncenhe d'abord, et c'est seulement a ijti .11 I »is.e<l. :\.î:;er<!u isiaz proto-phosphure d'hydn^ I i . Il , Ile se «niMci ùl en acide phosphorique.

iiii. l.i'nliHVuit! , pivpnratlon. — L'acide hypo-pl l'iMM H|ue n'a |.i»lnl «Mieore ctj trouvé dans la nature. I '.l.iu ;iM»>n,«»n rs cil r.iisaîit hrider lentement des cylin '• |»lin.|»htM<' (h;ns Tair. Mais il faut, i°que l'air SGn?r • i- i '»tir \ ( uhvli;ii de la eoa:bustion^ '^ qu'il soit ' «i-r s'il él.tit s<îc, Tacid;^ hypo-phosphorî jue fcM

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