ACIDE HYPO-PHOSPHORIQUE. SOS
L t une couclie autour du phosphore , et la combustion
zrrêteraitj 3° que les difierens cyUndres de phosphore L cnt isoles , afin que leui' température ne s'élève pas ti'op ; - "'ils ne fondent pas , et qu'il n'en résulte pas une combus- • 31 vive dont le produit est toujours de l'acide phospho- ^ue ; 4" q^<^ l'acide , à mesure qu'il se forme , soit recueilli iMis un vase de manière à en perdre le moins possible. On 1-isfait à toutes ces conditions comme il suit : on prend 5 5 tubes de verre dont l'une des extrémités est effilée la lampe; on introduit dans chacun de ces tubes un \lindre de phosphore un peu moins long que le tube ; on fc- dispose , les uns à côté des autres , 3.o à 4^ j dans un t-tonnoir, dont on reçoit le bec dans un flacon placé sur ^e assiette couverte d'eau 5 l'on recouvre le flacon et l'en- :xinoir d'une cloche de verre plongeant dans l'eau de l'as- 3tte, et percée de deux trous à sa partie supérieure et térale.
Le phosphore se vaporise d'abord; ensuite il se combine ^ec Toxigène et l'eau de l'air, et donne lieu à de l'acide ^po-phosphorique qui se rassemble en gouttelettes à l'cxï:;niité de chaque tube , tombe dans le bec de l'entonnoir ,
de là dans le flacon. Cependant on trouve un peu d'acide ^o-phosphorique sur les parois du flacon et dans l'eau de i^siette.
Dans cet état, l'acide hypo-phosphorique est ti'ès étendu ^^au. On le réduit en consistance visqueuse en le chauflant :>ucement , et mieux encore , en le mettant , à la tempéra- .xe ordinaire , dans une capsule , à côté d'une autre caplIc pleine d'acide sulfurique concentré, sous un réôipient i Ton -fait le vide à quel jues millimètres près (Voy. hilos. chlmiq, v® vol. ) La combustion du phosphore i.ns Tair étant très lente , il s'ensuit que, pour obtenir une aaiitîté un peu remarquable d'acide hypo-phosphorique , faut beaucoup de temps. Ce n'est souvent qu'au bout de aux mois qu'un cylindre de phosphore de 2 à 3 grammes A entièrement brûlé.
304 Métalloïdes ôxigénés.
319. Composition. — En déterminant la quantité de gai oxigëne nécessaire pour brûler lentement une certaiine quantité de phosphore , j'ai trouvé que l'acide hypo-phosphorique devait être formé de 100 de phosphore et de 110,39 d'oxigène. Voici comment l'expérience peut être faite : on remplit une éprouvette de mercure , et l'on y fait passer d'abord environ le tiers de ce qu'elle peut contenir d'air , en tenant compte de la température et de la pressionj puis un cylindre de phosphore bien desséché qu'on soutient par un tube de verre élargi en forme de capsule à sa partie supérieure , et étranglé un peu au-dessous ; ensuite ony introduit une couche d'eau d'environ 4 millimètres d'épaisseur, et à-peu-près autant de gaz oxigène que d'air. Lorsque l'oxigène qu'on a ajouté est sensiblement absorbé, l'on en introduit une nouvelle quantité , et l'on voit de jour en jour le cylindre de phosphore diminuer. Il faut bien prendre garde de ne pas laisser tomber le phosphore de dessus le tube, car il s'enflammerait probablement ( i ). L'expérience étant terminée , ce qui a lieu au bout de quinze à dix-huit jours, en n'opérant que sur un gramme et demi de phosphore , on mesure le résidu gazeux , et on en fait l'analyse, au moyen de l'hydrogène, dans l'eudîomètre de Volta. Cela fait, on a tout ce qu'il faut pour connaître la proportion des principes constituans de l'acide hypo-phosphorique. En effet , on a le poids du phosphore brûlé , et on a aussi celui du gaz oxigène absorbé dans cette combustion , puisque celui-ci n'est que la différence qui existe entre toute la quantité d'oxigène qu'on emploie et la quantité d'oxigène que contient le résidu , et que ces deux quantités sont connues. M. Dulong, par un procédé tout-à-fait différent de celui que nous venons d'exposer, est parvenu à-peu-près aux mêmes résultats : au lieu de 110,39 d'oxi-
(i) Il s'enflammerait ('gaiement « si la température de l'almosphère était à plus de 10 à 12".
AaDE HYPO-PIfOâraOREtIX. 503
gène , lia trouvé log. Ce procédé consiste à transformer une quantité^indéterminée d'acide liypo-phosphorîque en acide phosphorique par le chlore , et à déterminer avec précision, I® la quantité de chlore employé; 2? la quantité d'acide phosphorique produit. Ces données suffisent ; car supposons que l'acide produit soit de 224*"''*% 8 : comme ioodephospl>ore absorbent i24?8d'oxigènepour devenir acide phosphorique, 100 de phosphore , [pour devenir acide hypo-phosrique, en absorberont 124,8, moins ce qui proviendra de la décomposition de l'eau par le chlore. Mais il est toujours possible de connaître cette dernière quantité, puisqu'un volume de chlore absorbe i volume d'hydrogène et qu'il correspond à { volume d'oxigène : donc , etc.
En s'occupant de cet acide, M. Dulong a eu, d'ailleurs, l'occasion de faire une remarque importante : c'est que ce corps se^transformant en acide phosphoreux et en acide phosphorique dans son contact avec toutes les bases salifiablés , il serait possible qu'il^ ne fût lui-môme qu'un composé de ces deux acides.
L'acide hypo-phosphorique est sans usages. M. Sage est un des premiers chimistes qui en observèrent la formation ; mais ce fut Lavoisier qui le distingua de l'acide phosphorique , et qui prouva qu'il contenait moins d'oxigène que cet acide.
Acide phosphoreux.
aao. C'est à Davy que la découverte de cet acide est due ; il la fit en examinant l'action de l'eau sur le protochlorure de phosphore : l'eau est décomposée par ce chlorure; son hydrogène s'unit au chlore, et son oxigène au phasphore; il se forme ainsi de l'acide chlorhydrique et de l'acide phosphoreux ; par une évaporatlon convenablement ménagée, Feau entraînant de l'acide chlorhydrique se dég.age, et par le refroidissement l'acide phosphoreux cristallise.