Le bore , le c^^rbone , le phosphore et U ^Oi^icft 4«î
ZK MËTÀUOIDiES OXlOtEVÊS.
composcBt également le protoxide d'azote i une àsaiem rouge : le premier donne lieu à de Facide boriq[ae fixe et ii du gaz azote; le deuxième, à du gaz azote et i da gaz adiJe carbonique; le troisième, à de l'acide phosphorique etàda gaz azote chargé de vapeur de phosphore; le cpiatrième,! du gaz azote et à du gaz acide sulfureux. Toutes ces déoompositions se font avec chaleur et lumière. Les deux pcemières s'opèrent au moyen de l'appareil ( pL xii, fig. 3 ) : vous introduirez le gaz dans la vessie; vous placerez le }>ore ouïe charbon dans le tube, et lorsque celui-ci sera chauffé jusqu'au rouge vous tournerez le robinet de la yessie et vous ferez passer le gaz peil-à-peu ; vous recevrez d-aillefors ks produits gazeux avec le tube de verre ^ soit ^Uns l'eau, 6oit dans le mercure.
Il est encore possible de s'assurer que le ch^boil est capable de décomposer le protoxide d'azote en .plongeant un fragment de ce corps incandescent dans un flacon rempli à^ protoxide : à l'instant même sa combustion 4eviçi^t plus vive, ce qu'on ne peut attribuer qu'à ce qu'il s'e^ipare de l'oxigène de celui-ci. Cette manière d'opérer doit être même préférée à l'autre toutes les fois qu'on ne veut point recueillir les gaz qui se dégagent.
C'est également ainsi qu'il faut s'y prendre pour s'assurer que le phosphore et le soufre peuvent brûler dans le protoxide d'azote : on placera donc du phosphore ou du soufre dans une petite capule ou coupelle suspendue à on bouchon par le moyen d'un fil de fer; on allumera le phosphore ou le soufre, et on les plongera dans un bocal rempli de protoxide d'azote : la combustion du phosphore sera ex-* trémiement vive ; celle du soufre ne le sera pas beaucoup plus que dans l'air; elle n'aura même lieu qu'autant que la température du soufre sera très élevée. On réussira constamment à la produire si l'on chauffe la petite capsule contenant le soufre, et si, après avoir plongé cette capsule un instant dans le çaz oxigène, on la plonge tout-a*coup dans ]e protoxide,
Priâ>al>lement qu'à une température âevée le sélénjium s'iSiipLparerait aussi de l'oxigène du protoxide d'azote, ^e jffïème que le soufre.
Le gaz phosphure d'hydrogène est le seul composé métalloï'diquequi ait été mis en contact avec leprotoxide d'azote. Son action n'a lieu, comme les précédentes, qu'^ l'aide dfB la chaleur , mais avec une forte explosion ; il en résulte de l'eau, de l'acide phosphorique, et du gaz azote chargé dé vapeur de phosphore.
Beaucoup d'autres métalloïdes composés produiraient sans doute des phénomènes analogues.
ayS. L'eau a la propriété de dissoudre un peu plus de la moitié de son volume de protoxide , à la température de i5® et sous la pression de j6 centimètres; mais, au degré de la chaleur de l'eau bouillante, sous la pression ordinaire, ou dans le vide, même à la température de zéro , elle n'en dissout pas une quantité sensible. Si donc, après avoir saturé l'eau de protoxide d'azote, on la fait bouillir, eUe laissera dégager, sous forme de bulles, tout le protoxide qu'elle contiendra.
276. Composition. — ^Nous avons dit précédemment qu'on pouvait déterminer la proportion des principes constituans du protoxide d'azote par l'hydrogène , par le potassium et le sodium. Il est un autre moyen plus simple encore , et peut-être plus exact, d'analyser ce gaz^ c'est de faire passer 100 parties en volume de protoxide dans une petite cloche de verre courbe et pleine de mercure , de porter ensuite jusque dans la' partie courbe de la cloche quelques fraginens de sulfure de barium, et de chauffer le sidfure avec la lampe à esprit-de-vin : bientôt le protoxide sera décompose, l'oxigène sera absorbé, et l'azote seul restera libre; celui-ci occupera autant de volume que le protoxide lui - même. Si donc l'on repranche ;
de i)596g ,,,,,,. , den«ité da proloxide; 0)97^M «••••« densité dugi^; «lole»
S60 Métalloïdes oxigénés.
Ton aura pour différence la quantité d'oxigène contenue dans un volume de protoxide, c'est-à-dire o,55ia. Biais ce nombre est la moitié de la densité de l'oxîgène; par conséquent le protoxide est formé de i volume de gaz azote et de ^ volume d'oxigène, condensés en un seul, ou de loo d'azote et de 56,49 d'oxigène en poids (Gaj-Lussac). Sa composition sera :
En proportions i d*azote i77,o3-|- z d'oiigène loo.*
En atoBiei.. . • a d'aiote i77)03 -j- x d*ozigène loo «,;. Ac^.O
2177. Etat , préparation , etc. — Le protoxide d'azote ne se trouve point dans la nature; on l'obtient en chauffant convenablement l'azotate d'ammoniaque desséché. On met ao à 25 grammes de ce sel dans une très petite cornue de verre , au col de laquelle on adapte un tube recourbé; on place cette cornue dans le laboratoire d'un fourneau ordinaire, et on en élève peu-à-peu la température : bientôt l'azotate fond, se décompose et se transforme en eau qui se condense, et en protoxide d'azote qui se d^age sous forme de gaz et qu'on recueille dans des flacons pleins d'eau. Il est essentiel, d'une part, de boucher ces flacons à mesure qu'ils se remplissent, parce que le gaz est légèrement soluble dans l'eau; et d'une autre part, de ne pas faire trop de feu sous la cornue, parce que la décomposition serait trop vive, et aurait même lieu avec explosion à une température voisine du rouge-brun. D'ailleurs il est facile de concevoir ce qui se passe dans cette opération : il suffit, pour cela, d'observer que l'acide azotique et l'ammoniaque , qui constituent l'azotate d'ammoniaque, sont formés en volume: l'acide azotique de 100 d'azote et de aSo d'oxigène ; l'ammoniaque de 100 d'azote et de 3oo d'hydrogène : en effet, les 3oo d'hydrogène exigeront i5o d'oxigène pour leur conversion en eau; et par conséquent il restera 100 d'oxigène qui se combinant avec les aoo d'azote, tant de l'acide que de la base, constitueront 200 de protoxide d'azote.
BI-OXIDB lyAZOTE, S6I
BÎHMeidB tTazote^
^78. La découverte du bi-oxide d'azote est due à Haies , ft.a connaissance de la plupart de ses propriétés à Priestley, "^Rvy^ jinn. de Chimie ^ tom. xlii et suivans; Elémens Chim. p/tilos.y t. i), et à M. Gaj-Lussac (2* volume t^rcueilf et jénn* de Chimie).
^i^g. Propriétés. — Le bi-oxide d'azote , que plusieurs unistes appellent encore gaz nitreux ^ oxide nUreux^ mide nitrique , oxide d^ azote , est toujours à l'état de gaz , ::^s couleur, sans action sur la teinture de tournesol, ^bablement sans odeur ^ sa pesanteur spéeijiquê est de 0390; il éteint les corps en combustion et asphyxie les imaux qui le respirent.
Ce gaz est décomposé par la chaleur et par l'électricité, î même que le protoxide (273); mais tandis que celui-ci t sans action sur le gaz oxigène, l'autre^ au contraire, în empare tout-à-coup , devient rouge et passe à l'état acide hypo-azotique. Faites le vide dans un ballon; vissezi\e robinet sur celui d'une cloche pleine d'eau; introduiz successivement dans celle-ci , et de là dans le balloÀ éme, deux litres de bi-oxide d'azote et un litre d'oxigéne, i donnerontlieu à une vapeur si rutilante qu'elle intercepta presque entièrement le passage de la lumière , ou du oins qu'on ne verra les objets que très difficilement à avers. Au lieu de faire l'expérience de cette manière, l'on >ut encore mêler tout simplement les gaz dans la cloche eine d'eau ; mais alors la vapeur rutilante ne sera point •rmanente, elle se dissoudra promptement dansle liquide : ailleurs il sera facile de s'assurer qu'il se forme un acide;
suffira de mettre du papier de tournesol, soit dans la oche, soit dans le ballon; sa couleur bleue deviendra lOge à l'instant même. ^
L'on conçoit , d'après cela , pourquoi le bi-oxide d'azote mgit, s'acidifie par le contact de l'air, pourquoi il agit
S<rf VÉTALLOIKS OU^InÉS.
avec tant de force sur l'économie animale dansXarespIrat c^est qu'il passe à Te ta t d'acide bypo-azotique; cette] prîété est mc^mc si remarquable qu'elle caractérise émina ment ce gaz. U reste maintenant à déterminer combiai hi-oxide d'azote absorbe d'oxigène dans ces diverses ciiei stances : mais nous ne nous occuperons de cette reckeià qu'e n traitant de l'acide hypo-azotique. On verra cpielevî de Toxigènc absorbe est rgal à la moitié de celui dubi-osà
Le bi-oxide d'azote n'est décomposé, à la températuicff d inaire, par aucun métalloïde; il l'est, à une chaleur roof par un assez grand nombre : l'oxigène est absorbé et Tiiii est mis en liberté*
Lorsqu'on introduit, au moyen d'une petite capsule fl coupelle (274)9 du phosphore enflammé dans un flaoon fl de bi-oxide d'azote, il brûle avec une vive lumièie)^ produit de l'acide phosphorique et de l'azote phosphaii
Un charbon incandescent , mis de la même manièrefl contact avec ce gaz , ne tarde point à s'éteindre : cependau si l'on fait passer du bi-oxide d'azote, dans un tube depir celaine chauffé jusqu'au rouge et contenant du charbon )i en résulte du gaz azote qt du gaz acide carbonique ou ^ Toxidc de carbone (pi. xii , fig. i )•
L'hydrogène , à une haute température , doit s'emptfi de l'oxigène du bi-oxide d'azote , et mettre l'azote detf oxide en liberté.
En plongeant du soufre en vive combustion dansl bi-oxide d'azote, il s'éteint tout-à-coup : le sélénium seoi probablement dans le même cas.
Le gaz azote est sans action $ur le bi-oxide d'azote.
Il en est de même du chlore et du brome pourvu que ^ gaz soic^t secs ^ car, pour peu qu'ils soien,t humides, ï^ est décomposée , son hydrogène s'unit au chlore, sonos gène au bi-o^ide d'azote^ il se forme ainsi de l'acide chk rhydrique ou brômhydrique et dç l'acide hypo-razotif qui paraît sous forme de vapeur rouge et 4^Yieut<biçA^' ^uâuitQ acide azotique*
U-OXIDB D!A20XB. 4W5
On ne sait point c&mmeat le bore se comporterait avec le ]»i-«onâe d^azote: il est probable qu'il le décomposerait facilement.
L'action des composés métalloïdiques sur le bi-oxiide d'azote n'a point encore été constatée : sans doute que la plupart de ceux dont les élémens peuvent opérer la décomposition de ce bi*oxide y opéreraient eux-mêmes cette décomposition.
a8o. L'eau dissoutla vingtième partie de son volume de bi-oxideà la température de iS"* et sous k pression de 76 centimètres. Mais au degré de la chaleur de l'eau bouillante sous la pression ordinaire , ou même dansle vide i la température de zéro , elle n'en dissout pas la plus petite quantité.
281. Composition, — Le bi-oxide d'azote s'analyse par le sulfure de barium de même que le protoxide ^ il contient deux fois autant d'oxigène que celui-ci ; par conséquent il est formé de 100 d'azote et de .1 12,96 d'oxi^èneeu poids, ou ds parties égales des deux en volume. Qr^ comme sa densité est de i^o3^o, et que ce-nombi^e est représenté par la moitié de la densité de l'azote^ plus la moitié sde celle de l'oxigène, il s'ensuit qu'en se eomftiuaiilipouri£Drmer le bioxide d'azote, ces deUx gaz m'éprouvent aucune condensation. (Gay-Lussac.)
Sa composition est donc :
En proportioDs i d'azote 177,03 -j-- a d'oxigène ago
En atomes. ... 2 d'azote 177,03 -f- ^ d*oiigène aoo = A^ O^
ou plus simplement, x at. die Tun et z at. de l'autre = À.O.
28a. Etat et préparation. — Le :ïbi-K)3^ide. d^zote n'a point encore été trouvé dans la x^tupe. Pour le pi^arier , on prend un flacon de verre à. deux tji|bulureS:r d'eia,viron un quart de litre de capacité •, on y introduit à-peu-près 5o à 60 grammes de tournure de cuivre 5 on adapte à l'une des tubulures un tube recourbé propre à recueillir les gaz et un tube droit à l'autre {vojre:z pL xui , fig, 5) ] on verse par le
S64 MtrkUÂXOÊS OXlOtlIÉi.
tube droit, au moyen d'un petit entonnoir ^enTiiOB à loo grammes d'acide azotique à 17® ou 18** de Varéonill 3 deBeaumé, et on engage l'extrémité du tube reoonibéiai| une cloche pleine d'eau. La réaction ne tarde pas à a^ lieu : elle est tello qu'il se forme , d'une part, du bi-o: d'azote qui se dégage à l'état de gaz, et d'autre part, deti zotate de bi-oxide de cuivre qui est bleu et qui reste en solution dans le flacon. Il suit de là que l'acide azoticp partage en deux parties : l'une cède luie certaine qaantel de son oxigëne au cuivre et passe à l'état de bi-oxide d'aiott tandis que l'autre se combinant avec le cuivre oxidé font l'azotate de bi-oxide de cuivre. Les premières portions è gaz qui se dégagent ne doivent point être recueillies; A contiennent tout à-la-fois du gaz azote provenant de fff des vases , et du gaz acide hypo-azotique provenant def» tion du bi-oxide d'azote sur Toxigène de cet air : atfi apercoit-on d'abord des vapeurs rouges. Non-seulement ci doit laisser perdre les gaz tant qu'elles existent, maiseicore quelque temps après qu'elles ont disparu. Les g::i9al reçus dans des cloches ou des flacons pleins d'eau. On a obtient un assez grand nombre de litres avec les qoantiltf de matières indiquées. Il est essentiel d'employer l'aôè azotique au degré de densité prescrit , et d'opérer à k température ordinaire. Si l'acide était trop concentré , sa létttion serait très grande ; il se développerait beaucoup ^ chaleur, et dès-lors le bi-oxide d'azote serait mêlé it protoxide d'azote et d'azote. On est sûr de prévenir ccl inconvénient avec le mercure : ce métal , tout en produi sant de l'azotate de mercure , ne donne jamais que du bioxide d'azote , même avec l'acide azotique concentré : il faut donc le préférer au cuivre quand on veut avoir ce bi-oxide extrêmement pur.
AGIUÎ ASumQML S6B
cuivre. .,3 X 7di>^ ^ àe bi-oxide dVixole «•%»dX 377»o
»de réel 8 X 67 7,0 j 3 d*oxide j 6 d'oxigène» . . 600,0
77^9»9^ 3 d*azotate < ou. • . ^ 3 de cuivre ... 3 X 79'»3
16 diacide axotique 6x^77*0
77»9i9 Mi en atomes f
3 Cu4-4 A.^O* = aAO-T-3CuO,AaoS.
Acides de V azote. '
Ces acides sont au nombre de trois : l'acide azotique^ radehyp o-azoti(jue et l'acide azoteux.
Acide azotique.
2i83. Historique. — ^Découvert vers l'an issSpar Raimondi.lle, en distillant un mélange d'azotate de potasse et d'ar- .^; décomposé en 1784 par Cavendish , qui nous fit con- "ître ses principes constituans; analysé et étudié par ^ucoupde chimistes, particulièrement par M. Davy(i), -:r Dalton (2), par Gay-Lussac (3), l'acide azotique est ijourd'lîui l'un des corps dont les propriétés sont le mieux iinues. On l'appelait autrefois esprit de nitre : il est souut connu sous le nom diacide nitrique. C'est cet acide qui, cndu d'eau, constitue Veau forte du commerce.
284» Composition. — Lorsqu'on fait passer successiveent i33 parties de bi-oxide d'azote et i5o de gaz oxi- ;ne dans un tube de 8 à 10 millimètres de diamètre plein
(i) ^nnaUs fie Chimie, tonu xlii et suivaus ; Eiémetu de Chimie, philoiolie, tom. I.
(2) Nouveau systcme de Chimie,
(3) Mémoires d'Âicneil^ tom. 1 1, et JnnaLs de Chimie et de Phpique^X, f,
(rean , que Von abandoime rei^périence k tflenaèae dant quelques minutes sans agiter le tube> il en résult absorption de ^33 environ j une liqueur acide et an de 5o de gaz oxigène : donc tout le bî-oxide d'azote esti sorb<j. L'acide qui se forme alors est de l'acide azotiqujej il ne le serait pas si la quantité d'oxigène qui entre en i binaison restant la même , celle de bi-oxide d*azote liait plus griinde ; il se formerait alors plus ou moins d'ad hypo-azotique , corps qui , comme tous ceux qui ne pas satures d'oxigcne , a la propriétë, d'après la de M. (jay-Lussac, de décolorer le sulfate rouge de i ganëse, et d'être par cela même facile à distinguer de U cidc azotique, du moins dans cette circonstance. Or le bi-oxidc d'azote est composé de parties égales en lume de gaz oxigène et de gaz azote y il s'ensuit que N cide azotique l'est de i volume d'azote et de deux lûmes 7 d'oxigène, ouenpoids de 35,4o d'azote et lood^o gène , abstraction faite de l'eau qu'il contient. Tels so* en effet, les nouveaux résultats auxquels Davy et M. G; Lussac ont été conduits en recherchant les causes St rcurs qui avaient pu influer sur ceux qu'ils avaient d tenus auparavant. (Davy Elémens de Chimie philostmlè^ t. I ; Gay-Lussac, Annales de Chimie et de Pkfsiqye jl^ pag. 4o3). Sa composition est donc :
Ed proportions z cTazote 177^03 -{- ^ d*oxigène 5oo Eq atomes. ... 2 d*azote z77,o3 -|- 5 d*oxigène 5oo
Donc poîds atomique de Tacide azotique Az^ O* = 677>o3
Mais l'acide azotique ne peut être obtenu sans can; l>lus concentré en contient i proportion pour 1 d'ac ré(il , d'où il suit que sa formule atomique devient il Az^ O*^ + H^ O. C'est cette sorte d'acide dont nous att étudier les propriétés.
!285. Propriétés. — L'acide azotique , dans son] graiulétat de concentration, ^t blanc ^ Qdon
^ sapide et côîtosîf. H désorganise. ptésqud subitenent ^>eau et la tache en jaune : c'est donc an des plus violens - .sons que l'on connaisse. Une seule goutte suffit pour ^gir ime grande quantité de teinture de tournesol. Sa ^ianteur spécifique est de 1^554 9 d'après Kirwanj i^Sio
8° 7 selon M. Gày-Lussac : je l'ai trouvée de iy5i3. =386. Soumis à l'action du feu dans une cornue de verre , âe dilate , entre en ébullition vers 86° , sous la pression
o°',769 et se condense ensuite ^ coloré légèrement en :3neparun peu d'acide hypo-àzotique qui se produit; Giis lorsqu'on l'expose à une chaleur rouge , il se décom- ^se tout-à-coup, et se transforme en acide hypo- azotique en oxigène. En effet , disposez im tube de porcelaine ou 5 verre luté à travers un fourneau y comme on le voit L V, fig. 5 ; adaptex à l'une de ses extrémités une petite Drnue de verre contenant de l'acide azotique , et à son litre extrémité un petit tube de verre qui plonge dans un acon vide à deux tubulures ^ faites partir d'ailleurs de la »conde tubulure de celui-ci un autre petit tube de verre scourbé qui s'engage sous des flacons pleins d'eau. L'ap* areil étant ainsi disposé , portez au rouge le tube qui traerse le fourneau ; puis mettez du feu sous la cornue et alites bouillir l'acide; tout-à-coup le flacon se remplira de apeurs rouges produites par l'acide hypo-azotique , et bien* ôt il se rassemblera une certaine quantité de gaz oxigène Lans la cloche : cependant l'on n'obtiendra point, à beau- :oup près , tout le gaz oxigène séparé de l'acide azotique lans le tube , parce qu'au moyen de l'eau , ce gaz a la pro- >riété de se combiner avec l'acide hypo-azotique. Pour 'obtenir tout entier, il faudrait, au lieu de laisser le flax>n tubulé vide, y mettre de l'acide azotique concentré, pii dissoudrait le gaz acide hypo-azotique et l'empêcherait l'agir sur Toxigène.
Exposé dans Un petit matras ou une fiole > à un froid de )0% il se prend en une masse de la consistance du bettrre% f^ojrez le moyen de produire ce froid (vol. v.)
3IIB MâTÀUOIDES OUOftlfÊS.
composcBt également le protoxide d'aoBOte à vie rouge : le premier donne lieu à de Facide borique fixeéi du gaz azote; le deuxième, à du gaz azote et à du gan carbonique; le troisième, à de l'acide pliosphoriqne âii gaz azote chargé de vapeur de pliosphore ; le quatrîèmtv du gaz azote et à du gaz acide sulfureux* Toutes ces dé positions se font avec chaleur et lumière. Les deuxpremiè s'opèrent au moyen de l'appareil ( pl« xii, fig. 3 ) : v introduirez le gaz dans la vessie; vous placerez le boreoi charbon dans le tube, et lorsque celui-ci sera diauSe ji qu'au rouge vous tournerez le robinet de la vessie et t ferez passer le gaz peu-à-peu ; vous recevrez d'ailleonle produits gazeux avec le tube de verre ^. soit dans l'eau,» dans le mercure.
Il est encore possible de s'assurer que 1q duirbon esto pable de décomposer le protoxide d'azote en ploogeast fragment de ce corps incandescent dans un flacon remplie protoxide : à l'instant même sa combustion devient pi vive, ce qu'on ne peut attribuer qu'à ce qu'il s'enipare l'oxigène de celui-ci. Cette manière d'opérer doit étre]ni> préférée à l'autre toutes les fois qu'on ne veut point reci0 lir les gaz qui se dégagent.
C'est également ainsi qu'il faut s'y prendre pour s'ass rer que le phosphore et le soufre peuvent brûler dans protoxide d'azote : on placera donc du phosphore ou soufre dans une petite capsule ou coupelle suspendue à bouchon par le moyen d'un fil de fer; ou allun^era le pW phore ou le soufre, et on les plongera dans un bocal reof de protoxide d'azote : la combustion du phosphore sera 0 trémiement vive ; celle du soufre ne le sera pas beaucoit plus que dans l'air; elle n'aura même lieu qu'autant qnc' température du soufre sera très élevée. On réussira cd stamment à la produire si l'on chauffe la petite capsule otf tenant le soufre, et si , après avoir plongé cette capsule < instant dans Je gaz oxigène, on la plonge tout^-coupd* le |>rQtoxide,
JUaDE AZOTIQUE. S69
xtxfOfoAê tfOil a^eng^;e sous des fiacons pleins d'eau» Fantre 4 troU hranchet parallèles ; que l'on Yerse par oelui-ci Pacide asoticjue pêu-A-pcu , etbientôt la réaction aura lieu» surtout à l'aide d'un^peu de chaleur : l'acide borique restera dans la liqueur» d'où il pourra être extrait par Tévapora» lion y tandis que l'oxide d'azote ou l'azote se dégagera à l'état de gaz.
L'action de l'acidô azotique sur le charbon est aussi vive que celle qu'il exerce sur le bore : du gaz acide carbonique et des oxides d'azote ou du gaz azote en sont le produit.
L'acide azotique attaque plus vivement encore le phos- «pliore que le charbon et le bore ; cet effet est dû à ce que le phosphore en fondant perd sa cohésion , au lieu que les deux autres corps» restant solides, en ont une très grande qui s'oppose à leur combustion : il en résulte de l'acide phosphorique , de l'oxide d'azote ou du gaz azote » et un grand dégagement de chaleur. L'expérience se fait » ainsi que la précédente, de la même manière que celle qui est relative au traitement du bore par l'acide azotique : l'acide phosphorique reste dans la fiole ^ les gaz passent dans les flacons pleins d'eau.
Le soufre est moins vivement attaqué par l'acide azotique que le phoqphore, le bore» le carbone : aussi est-il nécessaire d'élever un peu plus la température pour que la décomposition ait lieu; il se forme constanunent de l'acide sulfurique et du bi-oxide d'azote. L'expérience se fait encore dans l'appareil précédemment décrit; les gaz passent» comme à l'ordinaire » dans les fliacons ; l'acide sulfurique reste dans la fiole.
A la température ordinaire» le sélénium est presque sans action sur Tacide azotique; il le décompose facilement au contraire à l'aide de la chaleur» et passe à l'état d'acide sélénieux» qui, par un refroidissement lent» se dépose de la liqueur sous ferme de cristaux prismatiques » striés , et semblables à ceux de l'azotate de potasse.