‹ Traité de chimie, générale, analytique, industrielle et agricole (volume 2)Chapitre 1 sur 143 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

L'ouvrage qae nous publiom sous le tiU*e ds Cowti 4e tiMtnie génértde représente l'ensemble des le^eiis iîiites par neusudephis plusieurs années à l'École polytechnique ^ an Cèllége de France et dans d'autres établisBeoaents publies^

Lee connaissances que l'on est à même de recueillir dans les cours sont loin d'être oompldtes ^ suHout lorsqu'il s'agit d'une seieilce aussi étendue que la chimie^ et qUi tend chaque jour «tn^ core à s'accroître* Nous avons pehsé que l'on pourrait tirer quelque profit d'un ouvrage qui serait le complément néœesaii^e des cours de chimie , et dans lequel les élèves retrouveraient tout et qui leur a été exposé dans la leçon , avec les éclaircissements et les détails particuliers que comporte un ouvrage écrit

C'est surtout un livre d'enseignement que nous avons veolu rédiger. On conçoit done que nous ayons dû n'admettre qM oe que l'on peut appeler la partie positive et avérée de la sciefice , c'est-à-dire les faits 4 et Rejeter tout ce qui n'est emore cpxe eoiir jecture.

Ce n'est pas que nous veuillons bl&mer les efforts déjà tentés ou qui potuTont l'être à l'avenir, pomr introduire des prtneipes géhéra^ix danë la vaste série de phénomènes et d'obeervhtîons dont se compose la chimie. Mais la nature de notre livm ne mus périnettait guère de mêfèr des hypothèses à nos démonstratidns. Nos indieatiens toutes l^ràtiquës » les détails dam lei^pMk iknis sommes entrés sur les |)rQpriétës et la préparation de ebatiue corpft^ témoignât aSeei&qd'en chimiej nous éroyens «irant tout et eurtcmt ^u lab&ratoîre. Notis tilminèâ^oftveînoas ctuç la âcdinoe

est là tout entière, qu'elle doit avancer et même se constituer par là bien plutôt que dans le cabinet, où se sont formés tant d'abstractions et de systèmes , qui ne valent pas aujourd'hui le moindre des faits positifs acquis par Texpérience.

Le plan que nous nous sommes tracé est simple et conforme à celui que nous suivpns dans nos leçons. L'état actuel de la science nous indiquait deux divisions naturelles que nous avons adoptées et qui forment les deux parties principales de notre livre. La première de ces divisions embrasse toute la chimie minérale ; la seconde , ce qui a rapport à la chimie organique.

Nous av<ms décrit dans la chimie minérale les corps simples et leurs combinaisons , que nous avons examiné» successivement dans tous les détails de leurs propriétés , de leurs préparations, en insistant particulièrement sur les questions qui se raj^rtent à l'analyse et aux applications industrielles. Cette histoire des coips simples a dû être précédée de certains chapitres spéciaux , tête que les ÉquivcUerUs chimiques j la Cristallographie , la Géolope. Noos avons réuni en tête du livre ces notions préliminaires , afin de n'avoir point à diviser l'étude des corps simples, que nous avons tenu à présenter sans interruption.

Dus la chimie organique , dont la publication suivra de très près celle de la chimie minérale , nous avons exposé ce qui a servi à fonder cette partie de la science toute moderne , et qui a ouvert aux autres sciences des routes nouvelles.

Nous nous sommes attachés à n'introduire aucune innovation dans la nomenclature , et à maintenir les noms adoptés jusqu'alors dans les traités de chimie. Sans nier que certaines modifications utiles puissent être faites dans le langage chimique , nous croyons que le temps des réformes n'est pas encore venu, et qu'elles auraient , quant à présent , plus d'inconvénients que d'avantages.

. On comprendra que nous ayons dû faire un choix parmi les corps Kiond)rèux dont se compose la chimie. Nous avons cherché adonner autant que pos^ble à l'étude de chaque corps une étendue proportionnée à son importance; ainsi l'histoire de l'acide eulfurique^ de la soude artificielle, du fer, du cuivre , de l'adde

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acétique, du sucre, de ralcool, etc., a été présentée avec détafls; nous avons au contraire examiné succinctement les corps rares ou sans application. Nous avons surtout développé les points de la chimie qui se rapportent directement à renseignement des Facultés et des Écoles, à celui de la médecine et de la pharmacie.

On remarquera la part large qu'occupent dans notre livre les notations, les formules et les équations chimiques ; nous n'avons pas craint de multiplier ces signes qui nous semblent éminemment propres à graver dans l'esprit les réactions des corps , et leur mode de préparation.

Nous avons eu le soin de citer toujours les noms des auteurs des découvertes que nous avons exposées, non seulement parce qu'un sentiment de justice nous imposait de rappeler les titres de chacun , mais aussi parce que nous savons, par expérience, que le nom de l'auteur contribue à fixer dans la mémoire les détails d'un travail, et à en constater l'importance.

Nous ne saurions nous dispenser de reconnaître ici les obligations nombreuses que nous ne pouvions manquer d'avoir aux livres de chimie qui ont précédé le nôtre. Nous citerons en première ligne les traités de MM. Thenard, Chevreul, Dumas, Berthier, Beudant, Dufrenoy, ceux de MM. Berzélius, Liebig et Mitscherlich. Nous n'avons fait souvent que résumer ou présenter sous une forme élémentaire, les diverses questions que ces savants avaient traitées d'une manière complète dans leurs ouvrages ou dans des mémoires.

Plusieurs personnes ont été consultées par nous pour des chapitres spéciaux, qui ont gagné infiniment à cette coopération éclairée. C'est ainsi que nous avons des remerciments particuliers à adresser à MM. de Laprovostaye et Debette, dont la collaboration nous a été si profitable pour les chapitres Cristallographie et Géologie. Nous avons préféré recourir, pour ces deux chapitres, à leurs lumières plutôt que de nous en rapporter à nos propres connaissances pour des sciences qui n'ont que des rapports indirects avec celle dont nous traitons.

Nous croyons avoir indiqué suffisamment quel était notre but en publiant le Cours de chimie générale. S'il est vrai que nous ayons

pu donner une îdéë exacte de oe qu'est aujourd'hui la èhimiCi dêS éervîcé* qu'elle a fendu» et dé Ceux qu'elle est appelée à ï^ndf ô encore aux autres science* et aui arts Industriete, et Éûrtoût iû* ispirei* de bonne heure aux élèVeâ le goût de TobSetirâtion et dé Texpérienoe, nousi osons croire que ce livre, tel qu'il est, et inàlgi*é son peu d^àtïibitiôn , lié ééth pas àbâolùmeât iiiutilé dU progrès dé la chimie.

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