CHLORURES
Les dilorures, à l'exception du chlorure d'argent et du proto-chjorure de m^cure, sont solubles dans l'eau.
La plupart résistent à Faction d'une température rouge; cependant les chlorures d'or et de platine, et plusieurs autres chlorures de la dernière section, sont décomposés par la chaleur, dégagent tout leur chlore et laissent le nçiétal pur.
Le chlore tend en général à produire des chlorures volatils. Exemples ; chlorures de fer, d'antimoine, d'étain, de bismuth, de zinc, etc.
Les chlorures ne sont pas décomposés par le charbon : lorsqu'on les chauffe avec du bi-oxide de manganèse et de l'acide sulfuriquè, ils dégagent du chlore : avec l'acide sulfuriquè seul, ils donnent de l'acide chlorhydrique. Les chlorures de mercure, d'argent et de plomb sont ceux qui se laissent décomposer avec le plus de difficulté par l'acide sulfuriquè. On rend le dégagement de l'acide chlorhydrique plus facile en faisant préalablement chauffer ces chlorures avec de la potasse ou de la soude avant de les mettre en contact avec l'acide sulfuriquè.
Chauffés avec de l'acide azotique, les chlorures donnent de l'eau régale, caractérisée par la propriété de dissoudre l'or. Le chlorure d'argent seul ne produit pas d'eau régale avec l'acide azotique.
Les chlorures forment dans les sels de protoxide de mercure un précipité blanc (calomélas) insoluble dans l'eau pure, soluble dans l'eau de chlore qui le transforme en bi-chlorure de mercure (sublimé corrosif).
L'azotate d'argent est le meilleur réactif pour reconnaître les chlorures; il forme dans leur dissolution un précipité blanc, floconneux, caséiforme, insoluble dans l'eau, à peine soluble dans les acides, très soluble dans l'ammoniaque , se colorant rapidement en violet par son exposition à la lumière , et se dissolvant avec facilité dans les hyposulfiies alcalins.