XXIV NOTIONS PRÉLIMINAIRES
On compreudra nwintenant ccmunent risomoï^sme est employé pour déterminer l'équivalent de certains corps. Supposons, en effet, qu*it s'agisse de fixer la formule de Falumine^ c'est-à-dire de trouver le nombre d'équivalents d'oxigène et d'aluminium contenu âans<3etoxide.
L'alumine est isomorphe avec le sesqui-oxide^de fer, dont la formule estFéîO». ' .
On doit donc considérer ces deux oxides comme présentant une composition analogue, et regarder l'alumine comme formée de deux équivalents de métal et trois équivalents d'oxigène AP 0^.
Il sera ensuite facile de déduire l'équivalent de l'alimiinium de l'analyse de cet oxide. *
Dans l'alun ordinaire, qui est un sulfate double de potasse et d'alumine, on peut reniçJacer l'aluminium par du fer, du manganèse ou du chrome, sans changer le rapport des éléments de ce sel ni sa forme cristalline, et l'on en conclut que la constitution des aluns de fer, de manganèse, de chrome, est la même. Si donc on connaît la formule de l'un des oxides qui forment de Talun en s'unissant à l'acide sulfiirique et au sulfate de potasse, on en peut conclure que les formules des trois autres oxides sont semblables. Aussi tous les chimistes s'accx)rdent-ils à considérer les quatre oxides précédents comme formés de deux équivalents de métal et de trois équivalents d'oxigène. Ces formules étant une fois établies, les analyses des oxides permettent de calculer l'équivalent du métal qu'ils contiennent.
Toutefois, les corps qui affectent la même forme n'ont pas toujours une constitution semblable, et il existe quelques substances de composition différente qui cristallisent de la même manière.
Enfin certains corps pouvant, comme le carbonate de chaux , l'acide arsénieux, l'oxide d'antimoine, etc^ affecter deux ou plusieurs formes incompatibles, ce qui constitue le dimorphmne^ on ne saurait nier quç les inductions relatives à la constitution des corps , tirées de leur forme cristalline, n'aient perdu une partie de leur importance.
Nous avons à indiquer maintenant commet on détermine les princi* paux équivalents <ies corps simples.
DÉTERBilNATIGN DES I^QUIYALENTS P^ CORPS SIMPLES.
On a vu que l'on peut fixer les équivalents de certains corps simples , des métaux par exemple, en évaluant les quantités pondérales de ces corps qui peuvent se remplacer mutuellement dans les combinaisons salines sans altérer leur neutralité.
Il existe encore d'autres méthodes pour déterminer les équivalents des corps simples :
L'expérience a démontré que 100 parties d'oxigène forment des oxides avec les quantités de métaux dont les noms suivent :
ÉQUIVALENTS CBlMlOOfiS. XXV
iao d'oxigène + 1349 d'argent==roxide d'argent; 100 — 4- 250 de calcium=s la chaux ; 100. — +158 magnésium => la magnésie; 100 — -f ^89 potassium = la potasse ; 100 — -j- 858 bariura=labarite; 100—4- 1294 plomb = Toxide de plomb.
En cherchant la quantité de soufre nécessaire pour former un sulfure avec Tun de ces métaux , avec 1349 d^argent , par exemple, on voit qu'il en faut 200.
Ces 200 parties de soufre s'uniront également à :
250 de calcium pour produire le sulfure de calcium ; d 58 de magnésium — — de magnésium;
489 de potassium — — de potassiuip ;
858 de barium — — de barium.
On en conclut que les quantités des divers métaux qui s'unissent à 100 p. d'oxigène sont les mêmes que celles qui se c(Hnbinent à 200 p. de soufire , pour produire des séries parallèles d*oxides et de sulfures métalliques.
L'équivalent de l'oxigène étant 100, celui du soufre sera donc 200. On âétermme de la miéme manière les équivalents du chlore, du brome , de Tiode.
1349 d'arçent prennent 443 de chlore pour se changer en chlorure, 1000 de brome et 1686 dHode pour.produire le bromure et Tiodure d'argent.
Ces mêmes quantités de chlore, de brome, d'iode, se combineut également avec :
158 de magnésium ; /i89 de potassium; 858 de barium; 1294 de plomb.
Pour remplacer 100 d'oxigène, il faut donc 443 de chlore, 1000 <le brome, 1586 d'iode.
' Ces quantités s'équivalent dans les combinaisons chimi(]U^, et r^ré^ sentent les équivalents de chlore, de brome, d'iode.
On peut donc dire d 'une manière générale que les équivalents des métalloïdes sont les quantités pondérales de ces corps qui peuv^fit remplacer 100 p. d*oxigène. Ce nombre a été choisi arl^trairement pour représenter l'équivalent d'oxigène ; on s'en sert comme d'une unité à laquelle on rapporte les poids de tous les autres équivalents.
On déterminera les équivalents^ des métaux, en appréciant par l'analyse les quantités pondérales des métaux qui se cond)inent à 100
ÎXVl NOTIONS PRÉLtIlIN&miES.
d'oxigène , à 443 de chlore, à 200 de soufre, etc., pour former des oxides, des chlorures , des sulfures.
On peut donc obtenir à Taide de la méthode que nous venons d'mdiquer un certain nombre d'équivalents de corps simples, et former le tableau suivant :