‹ Traité de chimie, générale, analytique, industrielle et agricole (volume 2)Chapitre 35 sur 143 · AZOTE · texte numérisé non relu

AZOTE

L'azote a été découvert^ en 1772, par le docteur Rutjherford*

En 1773, Lavoisier l'a reconnu ccœame un des éléments de l'airatoKh sphérlque. »

L'azote est un gaz permanent, incolore, inodore; il existe à l'état libFe dans l'air dont il forme environ les à/5; il est impropre à la reqpiratioii; c'est cette propriété qui lui a fait donrwr le^ nom d'azote (à privatif, et ÇwTî vie); mais il n'est pas délétère, les animaux n'y meurent que faute d'oxigène. €e gaz est impropre à la combustion. Une bougie allumée que l'on plonge dans une éprouvette remplie d'azote s'éteint aussitôt.

La daisité du gaz azote est, d'après BIM. Dumas et Boussingault , 0,97200, et d'après M, Regnault 0,97137.

L'azote ne se combine dhrectement qu'avec un petit nombre de corps; cependant, lorsqu'on fait passer une grande quantité d'étincelles électriques à travers un mélange d'oxigène et d'azote humides, on obtient une combinaison connue sous le nom d'acide azotique, (AzO«,HO.)

C'est à cette réaction que l'on doit attribuer la présence de l'acide azotique dans les pluies d'orage. ,

L'azote est moins soluble dans l'eau que l'o^^igène; l'eau n'en dissout que 0,016 de son volume.

L'azote existe dans un grand nombre de matières organiques.

Les expériences de M. Boussingauh ont prouvé que l'azote contenu dans les végétaux provient souvent de l'air. Ce chimiste a observé que certaines plantes légumineuses, croissant dans une terre exempte de corps azotés, renferment, après leur développement, une quantité considé^ rable d'azote qui a été empruntée à l'air atmosphérique.

L'azote qui entre danâ la composition des matières animales pirovient de celui que contiennent les aliments ; il résulte en efÇet d'expériences faites sur les animaux à sang chaud, que dans l'acte de la respiration, l'azote atmosphérique ne paraît pas sensiblement absorbé.

PréiNimtloii de l'azote.

On retire, en général , l'azote de Tair atmosphérique. On place sur une cuve à eau un bouchon en liège qui supporte une petite coupelle en plâtre, contenant un fragment (fejîhosçhore enflammé,

iO AZÔM.

(Jtie Tort recouvre d'tine dbche en vferre(pl. ft, fig. 6). Lephospliore absorbe , en bràlafit , Toxigèrte <jul se trouve dans la cloche, et on obtient de Veiïo\è contenant encore des traces d'oxigène, de Facide fearbonique, de la vapeur d*eaii tet de la vapeUr de phosphore.

Pour débarrasser Fazote de ces différents corps, On absort)e d*abord Foxigène avec un bâton de phosphore. La vapeur de pho^hore est détruite au moyen de quelques bulles de chlore qui forment du chlorure de phosphore que Feau déicompôse aussitôt. On introduit dans la cloche un morceau de potasse qui absorbe Facide carbonique et le chlore employé en eteèis. H ne reste plus qu'à deœéeber Fazbte au moyen du ditorure de ëahîium oii de la potasse.

On prépare encore Fazote en faisant passer un courant d'air aûnosphérique , jf>rivé d'acide carbonique et de tapeurs d'èau , sur dû cuivre chautfê au rouge qui raient Foxigène et laisse Fazote pur (pi. 4, fig. 8).

On emploie Fappareil suivant : ^

A est un flacon rempli d'air; on fait pitôser cet air, au moyen d'un couratit d'eau , dans le tube B contenant des fragments de potasse qui le débarrassent de son acide carbonique et de son humidité. L'air^ traverr sant ensuite lé tube CD rempli de cuivre ehaufflé au rouge, perd complètement son oxigène. Le gaz azote pur passe dans la cloche E.

L'azote peut encore être obtenu en décomposant une di^olutlon d'anmionlaque au bioyen du chlore; Fanamonië^ue est un composé d'hydrogène et d'azote Arfl» qui , soUs l'influence du chlore, se décompose en azote et en acide chlorhydrlque :

A«H3+Cl3«3HClrfAz,

Les trois équivalents d'acide chlorhydriqUe ne restent pas tibi^, ils s'Uhiséént à trôlâ équivalents d'âmmoniaqiie. On a donc en réalité :

/iH3 Az + 3a = 3 (H3 AzHd) + Az.

L'expérience se fait en introduisant dians un long tube d'un mette, framépar Un bout ^ Une grande quigitité de dissolution de chlore qui représente cnvinm les 4f du tube; on achève de remplir le tube avec une dissolution d'ammoniaque.

On bouche le tube avec le pouce , et on le renverse sur une cuve à eau ; la réaction se détermine aussitôt, et l'on voit se dégager des bulles d'azote qui se r^ident dans Fextrémité supérieure du tube.

L'azote que l'on obtient ainsi a presque toujours une odeur piquante qui est due à la présence d'une trace de chlorure d'azote. Pour éviter, autant que possible, la formation du chlorure d'azote , on doit maintenir l'ammoniaque en excès.

On prépare enfin l'azote en bhattffànl de l'ammoniaque avec del'àcide sulfuriqtte auqud on a fait abéorb^ de l'acide tîÈoteux. Lft réaction est représentée pat la fownulesûîvâtiîe: •

cttLohE. il

Sb, riO ykt(fi + H3 Az =S0^, mo + 2Az.

L*acide sulfurique, qui doit être très concentré et en grand excès , s'empare de Teau formée dans cette réaction, et Tazote devenu libre se dégage (1).

L'azotite d'ammoniaque ,.dont nous parlerons en traitant des sels ammoniacaux, peut donner aussi de Tazote quand on le chauflfe; il se décompose , dans ce cas, en eau et en azote ;

AÉti«, AïOi; HO =3 2 Afc + a HO.

Page 1