IODE
Ce c<M»pi^ a été décpuY^ en 4811 par Courtoife. M. Gay-I^ussac eô a examiné les /principales {H'opriétés et en a tracé une histoire complété dans un de ses mémoires les plus importants.
L'iode n'eûste paa danâ la nature à l'éiat de liberté ; aiûsi tfue le chlore et le brome, avec l^quels il a de grandes analogies, on le trouve toujôyrs uni au sodium dans les plantes marines , telles que les varechs, lès fucus, ^., dansle&épiHiges, dans lés eauxde la mer, daitsqU6ll|Uës sources salées < «4 dans lerègne minéral à Fétat d'iodure d'argetit.^ M. ^^sy a srtgiialé la présence de Fiode dans la houille de Ôomâietitry ( AtUef* ) } d'après M. Dulbs^ Tiode serencontrë aussi n^lé aulmmie dans }a houille deSUésie. - .
{j'iode est solide à la températtire ordinaire; soriodeilf rapt)elle celle du chlore et du brome ; âèti édat est d'un gris métallicjUé , il res^mble à là plombagines .
L'iode cristallise en lames rhomb^Uiales, larges et btillaritesr, et souvent en octaèdres allongés. Le» phis beaux crlstau* d'iode s'obtiennenl en abandonnaiit ui^e dii^lution d'acide iodhydrique au contact de l'air dans un flacon ouvert. L'hydrogène de cet acide s'unit à l'oxigène de Fair pdur former de l'eau , tandis que l'iode, devenu libre , se dépose abus forme d'octaèdres allongés, quelquefois très volumineux.
La densité de Fiode à la température de 17° est de 4,^ft8; il entre en fusionàlOÎ^ ètenébullitlôn versl80°. ' ' .
Lés vapeurs violettes qii'il produit en se volatilisant lui ont fait donner le nom d'iode , du mot grec î«<îtîç , violet. Lorsqu'on chauffe un matras bien sec, et qu'on y fait foihber une petite quantité d'ïode, le matras se rempht aussitôt de vapeurs violettes remarquables par leur richesse et letîr intensité. -
La densité de là Vapeur d'iode est dé 8,716.
' L'îode est peti sohible dans Feau qui n'en dissout qu'environ 0,007 de son potd$à la tetlipératul-e ordinaire; mais iléàt très solubledans l'alcool et lui communique une teinte brune très fontée.
Cette dissolution alcoolique laisse déposer par Févaporation des cristaux d'iode. ÏÙle est précipitée par l'eau qui en sépare immédiatement Hode sous la forme dW préclpilé iM*un.
tiWe se dissout dans le sulfure dé carbone, et donile à ce liquide une teinte violette.
Il exerce sur les substances (organiques une action destructive, et colore en jaune Fépiderme, le papier, etc. Cette coloration disparaît sous l'influence d'une élévation de température, si le contact n'a pas été suf-
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fisamment prolongé : sinon, la matière organique est complètement détniite; l'iode se combine, d^nis.ce cas, à {^hydrogène ^de la substance orgîmique, pour former de l?aeide4odhydrique. » v
L'iode, en ïé^giSBant sur les autres corpsj «è comporte, en général , oonune le. chlqre et te brome; mais ses affinités &(wt plus faibles, et ces deux, métalloïdes le déplaeent de la plupart ^le ses (^ombinaisons.i ildé^ trait lentement les matière^ xolorantes. L'iode ne décompose pas^ Teau smis Imfluence 4e la^adiatiôn arfaite,
Panoi lies proplriétps de l'iode, il en est une qui permet de constata les plus faibles quantité* de ce corps et qui sert à le caractériser.
Mis en contact avec l'amidon, il produit une combinaison Weue qui porte le nom A'iodure d'amidon. Cet iodure se décolore à la température de 70 à i&^\ et reprend sa teinte bleue quand on laisse refroidir là liqueur. Cette expérience curieuse est due à M. Lassaigne.
Préparatton et l'Me.
On peut obtenir l'iode en décomposant un iodure par le chlore qui se substitue à l'iode et qui détermine sa précipitation; mais il faut avoir soin d'arrêter le dégagement du chlore aussitôt que tout l'iode a été déplacé , sinon le chlore m cosaibineraiit avec l'iode.
Le procédé queJ'oueraploie ordinairementrpour pr^)arerriotle^ wm^ siiste à décomposer un iodure al(5alii^ ^ l'iodure de potasaiiùn y par^ex^ple , par l'ad^e suH^^rique et le peroxide.de manganèsè^: . ^
2S0^ HO + Kl 4- MnO* = KO, SO» + MhO, S03 + MO + 1.
Cette décomposition s'exécute dans un appareil distillatoire; l'iode est entraîné par la vapeur d'eau et se condense dans les récipients.
On peut aussi retirer Tiôde d'un iodure alcalin en traitant ce corps par de Tacidë sùlfuriquë, qui est décomposé en partie et produit dé Tacidé sulfureux et de riôde. ^ •.
2S0^ HO + Naî =- SO^, NaQ 4^ l + SOf -f 2Uq.
Cette réaction est toujours accon^agnée d'une certaine quantité d'acide iodhydrique qui se forme aux dépens de J'eau.
S03 + NaI^>laO,S03 -|- HI,
L'iode employé dans le commerce est extrait des dernières eauxmères de soude de varech qui contieniMiit de l'iodure, du bromure, du chlorure , du sulfui:e de sodium , du carbonate de.^ude^ des hyposulfites, des sulfates de potasse , de soude , de cbau;^ , ^tc*
On ne peut extraire l'iode de ces em^x-mères ^u moyen du chlore ou do l'acide sulfiirique, parce que ces corps, en agissant m même temps sur les iodures, les sulfures, les hyposulfites, produiraient un dépôt considérable de soufre et un dégagement abondant diacide sulfhydrique, d acide sulfureux, qui s'opposerait à la condens^ïtiou des vapeurs d'iode.