‹ Traité de chimie, générale, analytique, industrielle et agricole (volume 2)Chapitre 8 sur 143 · CORPS BINAIRES DONT L*OXIGÈNE N'BST PAS UN DES ÉLÉMENTS · texte numérisé non relu

CORPS BINAIRES DONT L*OXIGÈNE N'BST PAS UN DES ÉLÉMENTS

Lorsqu'un métalloïde se combine avec un métal pour former un composé qui n'est ni acide ni basique, on désigne la combinaison en donnant au métalloïde la terminaison ure qu'on fait suivre du nom du iinétal : ainsi les combinaisons du soufre , du chlore avec le fer seront nommées sulfure de fer^ chlorure de fer.

Cette nomenclature s'applique aussi aux composés Innaires qui résultent de la péacti(»i d*un hydraoide sur un oxide ; dans ce cas, le radical de l'hydracide prend la terminaison ure : ainsi Yadde chlorhydrique , en réagissant sur Yoxide de fer, produit du chlorure de fer. L'acide »df* hydrique avec Yoxide de mercure forme du sulfure de mercure.

Sk, le nfêtalloîde se c(»nbine avec le métal en plusieurs {Nroportions, on fait précéder le nom générique des prépositions />ro^o, sesqui, deuto ou 6i, trtto^ quadro, penta; ainsi, pour nommer les différentes combinaisons du potassium aveale soufre , qui pour un équivalent de métal contiennent 1 , 1 1/2, 2, 3, 4, 5^ équivalents de soufre, on dira iproêosulfure, sesquisul^ fure, bisulfure, trisulfure, quadrosulfure, pentasulfure de potassium.

Certaines bases, comme l'ammoniaque, se combinent intégralement avec les hydracides pour former de vérit^les sels. Dans ce cas , le sel prend la terminaison ote : ainsi, la combinaison de V acide chlorhydrique Avec V ammoniaque , se nomme chlorhydrate d'ammoniaque.

Quand deux métalloïdes se combinent entre eux , le nom du corps qui résulte de la combinaison se cwipose des noms des deux corps simples, et l'on donne indifféremment à l'un ou à l'autre des métalloïdes la terminaison ure.

Toutefois , lorsque le soufre, le chlore, le brome , l'iode, titrent dans la combinaison, c'est le nom de ces métallcûides qui se termine en ure. Exemple : sulfure d'arsenic, chlorure de phosphore, etc.; et l'on ne dit pas arséniure de soufre , phosphure de chlore.

Certains sulfures ont la propriété de s'unir à d'autres sulfures pour produire des combinaisons qui peuvent être comparées aux sels. Lt sulfure de carbone etlepersulfure d'arsenic, par ei^emple, se combinent au ^Zfure de potassium; les composés qui se forment dans ce cas portent le nom générique de sulfosels: ainsi les deux sels précédents se ncHomeront, sulfocarbonate de potasse, sulfarséniate dépotasse.

Cette nixnenclature, qui est généralement adoptée, présente toutefois l'inconvénient de faire supposer l'existence de l'oxigène dans un composé qui n'en contient pas réellement.

Les chlorures, les bromures , les iodures se combinent entre eux et forment des corps que l'on peut assimiler aux sels ; l'un des composés binaires îoue le rdle d'acide et l'autre le ixUe de base : ainsi, le chlorure

NOTiONft PRILIMUCAIRES.

d'or se combinant avec le chlorure de potassium , produit un sel que l'on RtHnme cfdor(Hmmte dépotasse.

AixiAGies,

On donne le nom d'alliages aux combinaisons des métaux entre eux. Les alliages dont le mercure fait partie ont reçu le nom à^amalgames. Ainsi Talliage de mercure et dVgent s'appelle amalgame d'argent.

LêR principes de la nomenclature dite Gruytonienne du nrnn de Guyfon de Morveau v le principal fondateur de la nomendature chimique, devieun^it insuffisants pour la dénomination des composés qui contienneni plus de quatre éléments et pour celle des corps organiques. On conçoit , du reste , la difficulté d'établir une lïom^clure absolument ccmiplèté pour une science qui, telle que la chimie^ fiait chaque jour de nouveaux progrès.

Toutefois, la nom^clature guytonienne a rendu à la science des services (incontestables par cet ingi^iieux système de dénonûnati<Hi qui indique , à l'aide de la seule désinence des lïoms , la composition des dif-* férents corps.

Elle suffit , du reste , pour représenter les principaux groupes de la chimie iworganique ; car on peut étaWir ai princq^e général que la plupart des combinaisons ne «ont guère produites que par4eux, trois ou quatre éléments ^ et que celles qui en renferment un plus grand niHnbre sont très rares.

Ainsi, la dasse des combinaisons à deux éléments, que l'on appelle composés bimires^ est fort nombreuse; elle comprend : l'eau, la plupart des acides, les oxides, un grand nombre de substances organique? telles que des huiles essentidles, deà carbures d'hydrogène, etc.

La classe <tes combinaisons à trois éléments, qui comprend les compo^ tés ternaires, est plus nombreuse que c^lle des composés Innaires; die comprend presque tous les sels , des minéraux très divers , des nu^^res organkiues en grande quantité, tdtes que les sucres, les gommes, les alcools, les éthers, le ligneux, l'amidon, les acides tm^ique , citrique, etc.

La dasse des cond>inaisons à quatm éléments qui com{M«nd les com^ posés qtmtemaires , est déjà moins nomln^use que les deux autres; on y trouve des sds, des minéraux, des matières azc^ées d'origine végétale ou animale, telles que la quinine , la morphine , la fibrine, la gélatine , eic*

La classe des combinaisons à dnq d^ents est moins nombreuse que la précédente; elle comprend quelques substances d'origine viégétale ou animale.

Enfin, les combinaisons à six éléments sont fort rares^ et on ne cite guère de composés qui en contiennent au delà de sept ou huit. La nature semble se refuser à formel des corabinaisonç plus compliquiées. i^oi^*-

ÉQUIVALANTS CHUIIQUIS. XI

cpi'oB cherche par des réactkms chimiques à réunir dans ua composé fim de tàx ou septél^nents^ on obtimi, au lieu d'une combinaison h^BOfi^oe, plusieurscdmbinaiftons distitictes entre elles par leur compo^ siticm et leurs ip^riéiés.

Certaines substances organiques ou inorganiques semblent, il est vrai» c^itenir un mmibre d'élànents supérieur h celui que nous avons mdique I mais, en les examinailt avec sobi^ on reconnaît qu'elles ne {Mrésen^ tent en réidité que des mélanges de plusieurs espèces chimiques différentes , et rien de ce qui constitue une véritable combinaison.

ÉQUlVAtENTS CHIMIQUES ''.

On donne le nom à'équivalents chimiques aux nombres qui représentent les quantités pondérales des différents corps pouvant se reniplacet mutuellement dans les combinaisons chimiques.

La découverte des équivalents, qui a eu tant d'influence sur les progrès de la chimie, est moderne.

Les anciens chimistes, s'appuyant sur des expériences et des analyses inexactes, pensaient que les corps se combinaient entre eux en toutes proportions.

On conçoit que l'idée de rapports simples et de proportions multiples n'ait pu se refendre dans la science qu'à une époque où les méthodes analytiques avaient atteint déjà un certain degré de perfection.

Les équivalents chimiques ont été établis par les travaux successifs de Wenzel , Rîchter, Bergmann , ftert^âius , Daltott , Wollaston , Gay^- Lussac, etc.

L'exposé des divers travaux de ces chiiîâistes fera connaître les principes de la théorie des équivalents.

LOI DB WENZEt*

Vers le milieu du x?n* siècle, à une époqt*e où Ton n'avait encoine que èe vagues notions susr la nature des èorps, dauber réootmui H!pe Tacide

(I) Nottft plaçons ici )es notioUB génétoles sur t^s éqtiiv«teQ(8 ^i sont nédesMires pour faire comprendre leg premières réactions chimiques. Il peut se faire que certains points de la théorie exposée dans ce chapitre ne soient pas bien saisis dès à présent par quelques uns àe nos lecteurs. Nous les engageons à ne pas se laisser rebator jpar certftiilk^s âifficultés àt détaits qui s'appiantroot d'elle6-Méàies à knesnr» que les formules trouveront leur application dans le cours (te Touvra^^e.

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