II
906 S1KL$ W KBB.
En traitant par Vo^xx la produit de la calcin^tioii , leeyamire se dissout et le carbure de fer reste sous la forme d'une pou^ke noire. Ce corps est considéré par quelques chimistes comme un simple mélange de charbon et de fer; il ^t iusolubla dans Veau , s'enSamoifi ^ rak* avec une grande facilité, etse transforme alors en peroxide de fer et en acide carbonique :
Nous ne ferons que signaler ici les carbures de.fer ifoi portent les no)xi3 de fimtes ^t ^ aciers; leurs pr(^riétéa aevOBt ei^miiiées avec détail ^ traitât, de \^ »/étaUurgie (^ ^.
8ELS DB ipflfU
GÂRACTàRES DES SELS DR PROTOl^pE DÇ FE|(^
Avant de donner les caractères des sels de fer au ininimun[i, i^ous (jjirons comment on peut obtenir ces sels dans un état de pureté absolue.
te meilleur procédé de préparation d'un sel de fer au minimum pqf , consiste à introduire du fil de fer dans un flacon portant un bouchou percé , dans lequel s'engage un tube de verre effilé ; on verse dans le flacon de Tacide sulfurique étendu, en ayant le soin de laisser le fer en excès ; il se forme alors du sulfate de protoxide de fier et de l'hydrogène : Fe + SO^,HO = FeO,SO* + H- H faut remplir presque entièrement le flacon d'eau acidulée , et^ lorsqu'on emploie la dissolutK>n du sel de fer, avoir le soin de la remplacer par de l'eau distillée et bouillie ; sans ces précautions, le sel absorberait l'oxigène et serait mélangé à du sulfate de peroxide de fer qui comp^queraii les réactions. Du reste , lorsque le sulfote de protoxide de fer s'est peroxide , on le ramène facilement au minimum en faisant passer dans la dissolution un excès d'hydrogène sulfuré , et en portant ensuite la liqueur à l'ébuUition.
Les sels de protoxide de fer ont une saveur astringente et métallique. Lorsqu'ils sont hydratés, leur couleur est en général verdàtre ; mais ils devienpeot presque blancs quand on les déshydrate.
Ils ont une grande teiMiance à s'oxider à l'air, et laissent déposer un précipité ocreux de sel de peroxide de fer basique. lis se comportent de la manière suivante avec les différents réactifs.
PotoM/B. — Précipité blano^v^dàtre , insoluble dans un excès de réactif, se transformant à l'air, d'abord en hydrate vert d'oxide magnétique, et ensuite en hydrate de sesqui-oxide de fèr qui est jaune.
Soude. — Même réaction.
Ammoniaque. — Précipité verdâtre, soluble daus un excès d'amiupniaque. La liqueur exposée à l'air se trouble , et laisse disposer un précipité jaune. La présence jdu chlorhydrate d'anmptoxuaque exnpfôcl^e la liqueur d'être précipitée.
CAEACTilIBS MS SILS M SISQUI-OXIDE DE FBU. 307
Carhonateê aieêlins , pAotpkaies alcalins, — Précipité blanc yerdissant à Vair.
C^anoferrure depoiamym. — Précipité blanc, deYanaat Ueu à Fair à la longue , et immédiatemeul aona rinfluence éa diiore.
Cywnoferride 4e foia$èium. — Précipité Ueu.
Tannin. — Il ne se forme pas d'abord de prétifité; la Kqoevr exposée à l'air devient d'un bleu noirâtre.
Chlorure d'or, — Précipité d'or métaDîque.
Acide azotique. — Coloration brune^ surtout en cbauCTant; la ae( ce transforn^ en sel au maximum.
Acide suipiydrique. •— Pas de précipité; si l'acide est énergifpie , m présence des acétates, il se forme un précipité noir de sulfure de fer.
Permanganate de potasse. — La dissolution de oe sel se décoloie instantanément et le sel de protoxide de fer se transfonoae en sel de fer au maximum.
Sid [hydrate d'ammoniaque, — Précipité noir de sulfure de far, insoluble dans un excès de réactif.
Acide oxalique. — Précipité jaune ne se forouint (ju'à la longue» et 90lubie dans l'acide cblorhydrique.
CARACTÈRES DES SELS DE SESQUI^OXIIIfi M FB&»
Les sels de sesqui-oxida de fer neutres sont d'une oauleur yiivae , qui devient plus foncée quand la proportion de base augmente. Leur dissolution rougit toujours la teinture de tournesol.
Potasse, — Précipité brun d'hydrate de sesqui-oxîde de fer, insoluble dans un excès de r^ctif.
Sùudie^ ammoniaque. — Même réactkm.
Carbonate» alcalins neutres, bicarbonates. — Précipité d'hydrate de sesqui-oxîde, accompagné d'un dégagement d'acide carbonique.
Cyanofhrure depoéassium. — Précipité de bleu de Prusse.
Cyûnofirride de potassium. — Pas de précipité , légère coloration en brun verdàlre.
Sulfocyanure depotasmmn. — Ccdoration d^un rouge intense.
Tomm. — Précipité noir-bleu (encre).
SulfAydrate éTaxttmoniaque. — Précipité noir. Si la quantité de sel de fer est tiàs^fiiMe et le sulfhydrate en excès, la Kqueur se colore d'abord en vert, et laisse déposer le sulfure de fer au bout de quelque temps.
Adde sutfkydrique. — Précipité blanc laiteux de soufre ; le sel est ramené au minimum , et la liqueur déviant acide :
Fe203,3S03 + HS = 2{FeO,S03) + S03,U0 + S.
Acide oxalique. — Pas de précipité; la liqueur se colore en ronge.
aOH PKOTOCHLORITRl DK FER.
La présence des matières organiques , telles que Talbumine, l'acide tartrique , empêche souvent la précipitation des sels de fer par les diffiénents réactifs et môme par le suifhydrate d'ammoniaque ; pour reconnaître alors le fer, on détruit les matières organiques par une calcination au contact de Tair, et on redissout le résidu qui consiste en oiide de fer, dans l'acide chlorhydrique.
INMsffe 4a fer.
Le fer se doste toujours dans les analyses à l'état de s^qui-oxide ; on le précipite de ses dissolutions par l'ammoniaque. Le peroxide de fer peut être aussi précipité complètement par la potasse , mais il retient alors une certaine quantité d'alcali : quand on s'est servi de potasse pour isoler le peroxide de fer, il est indispensable de faire redissoudre cet oxide dans l'acide chlorhydrique , et de le précipiter de nouveau par l'ammoniaque.
On précipite souvent le fer à l'état de sulfure pour le séparer des autres corps : on jette alors le précipité sur un filtre , on le lave avec de l'eau qui contient du suifhydrate d'ammoniaque , afin d'éviter la sulfatisation du sulfure , on redissout le sulfure dans de l'eau régale , et Ton précipite le peroxide de fer par l'ammoniaque.
Le fer est quelquefois précipité de sa dissolution par le succinate d'ammoniaque à l'état de succinate de fer : ce sel calciné, au contact de l'air, dans un creuset de platine , laisse un résidu de peroxide de fer.
PROTOCHLORURB DE FER. FeCl.
Ce corps est volatil , légèrement jaunâtre, très soluble dans l'eau, également soluble dans l'alcool. Il est réduit par l'hydrogène sous l'influence de la chaleur, et forme de l'acide chlorhydrique et du fer pur cristallisé ; M. Péligot a préparé ainsi du fer chimiquement pur. Le protochlorure de fer absorbe le gaz ammoniac, et produit une con^binaison blanche et pulvérulente, qui abandonne l'ammoniaque quand on la chauffe.
Le protochlorure de fer s'obtient par voie humide , en dissolvant le fer dans l'acide chlorhydrique. La liqueur légèrement acide, soumise à l'évaporation , laisse déposer des cristaux verdàtres qui dérivent d'un prisme rhomboïdal oblique, et contiennent /i équivalents d'eau (FeCl,
Le prolochlorure anhydre se prépare en faisant passer de l'acide chlorhydrique sur du fer porté au rouge ; ce corps se volatilise sous la forme de petites paillettes blanches cubiques.
Le protochlorure de fer se combine au chlorure de potassium et au chlorhydrate d'ammoniaque.
BROMUft£S DB KBB. S09
SESQUiCULORURE DE FER. tVCP.
Ce corps correspond au sesqui-oxide de fer ; il est volatil ; se dissout très facilement dans Teau, Talcool et Téther; quand la dissolution de perchlorure de fer dans l'éther est exposée à la radiation solaire , die se décolore et laisse précipiter du protochlonire de fer.
Le sesquicblorure de fer obtenu par la voie sèche se présente en belles lames violacées, qui attirent rapidement Thumidité de Tair ; sa dissolution est brune.
Lorst[u*on fait passer dans un tube de porcelaine chauffé au rouge du sesqui-chlorure de fer et de la vapeur d'eau , ces deux corps se décomposent réciproquement , et forment de Tacide chlorhydrique et du peroxide de fer : cet oxide se dépose en paillettes miroitantes , qui ressemblent au fer spéculaire ou sesqui-oxide de fer cristallisé , que Ton trouve dans les volcans. M. Gay-Lussac pense que Toxide de fer cristallisé des volcans a dû se former par une réacticm semblable : VeKV + SHO = 3(HC1) + Fe203.
On prépare le sesqui-chlorure de fer par voie sèdie en faisant passer du chlore sec et en excès sur du fer porté au rouge.
L'expérience se fait ordinairement dans un tube de porcelaine ; lorsque le chlore ne se dégage pas avec rapidité, on obtient un mélange de protochlorure et de sesqui-dilorure de fer.
On produit le sesqui-chlorure par voie humide , en dissolvant le sesquioxide de fer dans Facide chlorhydrique, ou bien en faisant bouillir du protochlorure de fer avec de Tacide azotique ; il se forme par Févaporation des lames rhomboédriques d'un beau jaune, qui contiennent 6 équivalents d'eau , selon H. Wittstein. La dissolution du sesqui-chlorure de fer, abandonnée à elle-même, laisse déposer sous la forme d'une poudre brune un oxi-chlorure qui a pour formule Fe2Cl3,(Fe*03)«,9H0.
On forme encore un oxi-chlorure de fer, Fe^Cl», (Fe^)«,HO, en calcinant légèrement le sesqui-chlorure de fer hydraté.
Le sesqui-chlorure de fer se combine avec Ife chlorure de potassium et le chlorhydrate d'anunoniacpie , et forme de beaux cristaux colorés en rouge, qui , d'après M. Fritzsche , ont pour formule :
(Ka)2,Fe^^2HO; (\zH»,Ha)2,Fe2a3,2 IIO.