ix x
Le mélange analysé contenait donc 33,33 p. 100 de fer à l'état de protoxide. On donne par le calcul à cette quantité de métal l'oxigène qui est nécessaire à son oxidation.
33,33 de fer correspondent donc à 62,8 de protoxide de fer.
On établit la proportion du peroxide dans Une seconde expérience. On dissout dans ce but un nouveau gramme du composé à analyser dans 30 c. c. d'acide chlorhydrique ; on ramène le fer au minimum par le zinc ou par un sulfite alcalin , et on détermine par la méthode ordinaire la quantité de fer contenue dans la liqueur.
Supposons que cette seconde expérience indique 60 p. 106 de fer. On retranche de cette quantité les 33,33 p. de ce métal qui étaient au minimum, dans l'oxide soumis à l'expérience, et le reste 26,67 indique la proportion du fer qui se trouvait au maximum d'oxidatîon.
Cette proportion représente 38,1 de sesqui-oxide. 100 parties du composé soumis à l'analyse contenaient donc :
Protoxide de fer. . . . Û2,8
Sesqui-oxide de fer . . 38,1
Matières étrangères . . 19,1
380 SÉPARATION DU t*Eft IT DU MANGANÈSE.
SépMmtkMi «a fer ef «a maatiui^w*
Dans les analyses chimiques > le fer se trouve souvent mélangé au manganèse; nous dirons conmient on sépare ces deux métaux.
Il serait ditUcile de séparer un sel de manganèse d*un sel de fer au minimum, parce que les protoxides de manganèse et de feront des affinités presque égales pour les acides ; cette séparation pourrait cependant être opérée en mettant dans la dissolution neutre des deux sels , de Tacétate de soude, et en faisant arriver dans la liqueur un courant d'acide sulfhydrique; dans ce cas , le fer serait seul précipité à l'état de sulfure. . Mais 'il est mieux de faire passer le fer au maximum au moyen du chlore ou de Tacide azotique. Comme il existe une grande différence d'affinité pour les acides entre le protoxide de manganèse et le sesquioxide de fer, la séparation de ces deux oxides devient assez facile : elle peut être opérée par les méthodes suivantes :
1* La dissolution est saturée ou rendue légèrement' alcaline par l'ammoniaque, et traitée par le succmate d'anmioniaque qui précipite le fer à l'état de succinate de fer insoluble. Ce sel, calciné dans un creuset de platine ouvert, donne le fer à l'état de sesqui-oxide. La liqueur filtrée est précipitée ensuite par un carbonate alcalin qui forme du carbonate de manganèse insoluble , que l'on calcine afin de le transformer en oxide rouge MnK)*.
2* On traite la dissolution des deux oxides par du carbonate de chaux ou du carbonate de barite, qui précipitent le fer à l'état deperoxide; le précipité est redissous dans l'acide chlorhydrique, et la liqueur traitée par Tammoniaque donne le peroxide de fer. On précipite ensuite le manganèse au moyen du sulfhydrate d'ammoniaque.
SttiCittttiK.
En terminant l'histoire du fer, nous citerons quelques documents qui sont extraits du travail important que M. Debette a publié sur le fer, dans le Dictionnaire des arts et manufactures.
En France le prix de revient des minerais de fer est environ de 1 fr, 32.
La teneur des minerais lavés est de 36 p. 100 de fer.
Le prix de revient du fer à la houille ne dépasse pas de 23 à 25 fr. les 100 kil. ; celui du fer fabriqué au bois est de /iO fr.
Le prix de revient de la fonte au charbon de bois, est de 15 ir. les 100 kil. ; celui de la fonte au coke varie entre 8 et 10 fir.
En France la fabrication de la fonte, du fer et de l'acier occupe environ 50 mille ouvriers, et crée une valeur de plus de 150 millions de francs.
Il y avait en France, en 1843, six cents lûiuts-fourneaux et cent trentecinq forges catalanes.
CUROMC. 381
Production du fer en Europe.
Quintaax métriques.
Angleterre 9»000,000
France. . . 3,08^,4^0
Russie 1,027,000
Suède 802,500
Autriche. 850,000
Prusse. 754,000
HarU 600,000
Hollande et Belgique. . . . 600,000
Ile d'Elbe et Italie. .... 280,000
Piémont 200,000
Espagne , . 180,000
Norwége 150,000
Danemark. 135,000
Bavière 130,000
Saxe 80,000
Pologne 75,000
Suisse 30,000
Savoie 25,000