‹ Traité de chimie, générale, analytique, industrielle et agricoleChapitre 161 sur 322 · II · texte numérisé non relu

II

Proprtéléii.

La ziqc e^t solide, d'un h]mi^ \)h\kHx^; ^ te^ti^^ est lao^elleuae ; la d^lfi^^ du zmç foQd\i ^t (^^ 6,^Çi9 : çe|le du «^nç fojpg^ «'ét^ye à 7,2^5.

Le zinc a une mollesse particulière ; il adhère aux limes avec )esg^el|6s on le travaille ; on dit qu'il graisse les limes. Il est peM sonc^, et a^sez mou, mais moins que le plomb et Vétain.

Lorsqu'il est très pur, il se laisse réduire par le marteau en feuilles minces qui ne se fendillea^ pas sur les bords. Le zinc du commerce n'est pas aussi malléable que le zinc pur; à froid il se gerce en même temps qu'il s'aplatit sous le choc du marteau ; porté à la température de 130 à 150% il devient malléable , et peut être forgé, laminé, et même tiré en filons très déliés.

A SOS"* le zinc devient tiès cassant ; on le pulvérise facilement dans un mortier de fer chauflé à cette température.

Ce métal a peu de ténacité ; un fil de zinc de deux millimètres de diamètre se rompt sous un poids de 13 kilogr.

Le zinc entre en fusion à la ^^ipérature de /il 2'* ; si on le laisse refroidir lentement, il cristallise eu [»rismes à base d'hexagone. Le zinc peut, d'après M. Nicklès, cristalliser dans un autre système cristallin , et affecter la forme de dodécaèdres rhomboïdaux , qui sont semblables aux cristaux de pyrite jaune et de cobalt gris.

Lorsque le zinc est fondu , on le réduit aisément en grenailles en le coulant dans une terrine remplie d'eau. '

Le zinc est volatil; quand on le çhs^viffe au rouge Wapc, il entre en ébullition et distille. Cette distillation peut sç faire dans un creuset de terre , dont le fo^d porte uu tube en terre qui monte dans Tiptérieur du creuset, un peu au-dessus de la moitié de s^ hauteur : ce tube passe ^ travers la grille du fourneau , et vient se rendre au-dessous qe cette grille dans un vase plein d'eau. On introduit le ?inc dans Tintériçur du creuset, de manière qu'il ne s'élève que jusqu'à la moitié du tube, et l'on ferme hermétiquement le creuset; on le chauffe alors jusqu'au rouge blanc; les vapeurs métalliques sont chassées de haut en bas, et se condensent dans le tube , qui laisse ensuite couler le zinc dans l'eau.

On distille aussi le zinc dans une con[iue en terre; pour éviter que le col de la cornue ne s'obstrue par la condensation du métal , on a soin dç ftire sortir de temps eu temps le ?inc condensé dauç le col de la cornue, ^^ nioyen d*une tige de fer, et on le fait tomber dans un têt.

Ifi WUP du commerce u'est jamais pur. Il contient à peu près up cen-? tième de son poids de corps étrangers qui sopt surtout le plomb et le fer, et quelquefois du carbone , du cuivre, du cadmium et de l'arsenic.

Le^ distillation ne purifie pas complètement le zipc des métaux étrangers avec lesquels il est allié. Le zinc distillé retient encore de l'arsenic, du

c«4wvin et raéPAe du plomb. Po^r le débarmgev de rsn^^io « m le foit pbaii^r au roug^avec le i/^ environ de son poids de niire, (}ui oxide une partie du xioc et trausfowe rarsenic en arséniate de potas^ } op reprend la masse par Teau qui enlève tous les composés solubles , ^ Ton dissout ensuite le zinc di^ns Tacide sulfuriqit^ iaU)le ; 1^ plooAb pa^ à l'état de sulfate insoluble; le cuivre et le cadmium peuvent ^Ure précipir tés à rétat de sulfure , au moyen de Vaoide s^lfhydiiqua ; il res^ aio^ dans la liqueur, du zinc pur que Top précipite par un carlnmi^t^; la carbonate de zinc est réduit ensuite par le charbon.

Le zinc ne s'oxide p^ dans l'air sec; ei^posé à Vair huKÛde, il ^ recouvre rapidement d'une couche blanchâtre et très mince d'oxi^e 4? zinc , qui çst en p^tie carbonate, et qui préserve le reste du n^étal d'i»ne altération subséquente.

Le zinc chauffé au contact de Tair s'enflamme vers 500**, et brûle avec une flamme blanche dont l'éclat est dû surtout à la présence de l'oxide de zinc qui est fixe et infusible : un creuset contenant du zinc que l'on chauffe au rouge, se remplit en peu de temp^ de flocons lanugineux d'oxide de zinc.

Le planure de zinc , (^uff6 i^ la flamnne d'une bougie^ a'çiubrase et brûle avec une viye lumière.

Le zinc décompose facilen\ent la vapeur d'e^ sous l'inQuence de ^ chaleur, et donne de l'hydrogène e^ de l'ojûd^ de zinc. Li^ d^co)nq;>o^(,ii(M^ de l'eau par le zinc commence ^ être sensible ^ lOO"". Ce m^t^ dé(^mppse l'eau à froid sous l'influence des acides, ^léme foibles, et degf^ de l'hydrogène : Sœ,HO + în = ZnO,S(y + H ; c'est ainsi qu« Vqn pi^ pare l'hydrogène.

Le zinc du commerce , qui contient de petites qui^ntit^ ^ &r ou de plomb , se dissout- rapidement dans les acides : le zinc pur a^ contraire n'est attaqué qu*avec lepteur par les acides, surtout danst des vapes de verr^.

Les hydrates de potasse, de soude et d'ammon^^ue dis8ol|Vent le zinc sous l'influence de la chaleur, forn^ent des zinpates nlcalin» et dégagent de l'hydrogène.

Le ^inc précipite d^ leurs dissolutions un gran.d nombre de n]\ét^U)^ , tels que le cuivre, l'étain, l'antimoine, etc. Mis en contact avec n^ dissiolution d'un sel de fer, il détermine la décoi^po^tion de l'^au; l'hydrogène se dégage, tandis que l'oxigène se porte sur le zinc qui se dissput et précipite le fer a l'état ^^ peroxide.

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