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SULFURES DE COBALT

On comiaît trois sulfures de cobalt qui ont pour formules : CoS ; Co^S' et CovS^.

PROTOSULFURE DE COBALT. CoS.

On obtient ce sulfure en chauffant le cobalt ou ses oxides avec un excès de soufre, à une température rouge. Ce sulfure a un aspect cristallin et une couleur d'un gris métallique. On le prépare à l'état d'hydrate en faisant passer un courant d'acide sulfhydrique dans une dissolution d'un sel de cobalt neutre ou d'un sel acide , en présence de l'acétiite de soude.

Lorsqu'on soumet le sulfate de cobalt, dans un tube de porcelaine rouge, à l'action de l'hydrogène, il se forme de l'eau, de l'acide sulfureux, et un résidu d'oxisulfure de cobalt, CoS,CoO, que les acides dédoublent en oxide de cobalt qui se dissout et en sulfure CoS.

ARSÉNIUlte DE COBALT. /|37

8BSQU1SDLFURE DE COBALT. Co^S^

Ce sulfure se rencontre dans le règne minéral. 11 est cristallisé en octaèdres d'un gris d*acier. On Tobtieut en chauffant entre 250 et 300° le sesqui-oxide de cobalt dans un courant d'acide sulfhydrique sec.

BISULFDRE DE COBALT. CoS^.

Ce corps se forme, selon M. Setterberg, lorsqu'on chauffe dans une cornue de verre un mélange d'une partie de carbonate de cobalt et d'une partie et demie de soufre, en prenant la précaution de ne pas élever la température du mélange au-delà du terme où le soufre distille. Si la chaleur était portée au rouge, le bisulfure CoS^ se décomposerait eu soufre et en protosulfure de cobalt CoS.

Le bisulfure de cobalt est une poudre noire, amorphe, insoluble dans les alcalis caustiques , et très difficilement attaquable par les acides ; elle se dissout cependant dans l'acide azotique et dans l'eau régale.

PHOSPHURES DE COBALT. Co^Ph.

On prépare ce composé par un procédé dont M. H. Rose s'est servi pour obtenir plusieurs autres phosphures métalliques, et qui consiste à traiter les chlorures anhydres par l'hydrogène phosphore. Le chlorure de cobalt est décomposé , à une température peu élevée^ par l'hydrogène phosphore et transformé en un composé qui a pour formule : Co^Ph. On peut aussi préparer ce phosphure en exposant le sous-phosphate de cobalt à un c<>urant d'hydrogène ou à l'action du charbon.

ARSÉNIURES DE- COBALT.

Lorsqu'on décompose, à une température rouge, l'arséniate de cobalt par le charbon ou par l'hydrogène , on obtient une masse blanche, cassante, fusible, douée de l'éclat métallique, qui est formée de 38,5 d'arsenic et de 61,5 de cobaH. Cette composition correspond à la formule Co^As?.

L'arsenic et le cobalt peuvent aussi se combiner directement.

La nature présente plusieurs arséniui^s de cobalt dont les deux principaux sont , CoAs et Go'As' ; ils correspondent aux deux oxides de cobalt. Il arrive souvent que dans le sesqui-arséniure de cobalt naturel, le cobalt est en partie remplacé par du fer ou par du nickel. L'arséniure Co'As^ se décompose lorsqu'on le distille en vase clos ; une partie de l'arsenic se sublime, et il reste un arséniure fusible à une température élevée , tdanc, cassant, et qui n'est pas magnétique.

k'6\i CAHBONATJB Dfi COBALT.

AZOTATE DE COBALT. CoO,AzO^.

Ce sel cristallise eu petits cristaux rouges , déliquescents ; il se décompose par la chaleur, comme tous les azotates; lorsqu'on le chauffe à une température modérée , il produit du peroxide de cobalt.

Il existe un azotate de cobalt basique.

SULFATE DB COÉALT. CoO,SO*.

Le sulfate de cobalt qui se dépose d'uns disaoluliou aqueuse au^dessous de 15% forme des cristaux rduges semblables, quant à la forme, à ceux du sulfate de fer, et renfermant 7 équivalents d'eau de cristallisation (CoO,S03,7HO).

Lee cristaux qui se forment entre 13 et 20° ressemblent au sulfate de magnésie, et ne contiennent que 6 équivalents d'eau. Ce dernier sulfate (CoO,SO',6HO) forme des sels doubles cristallisables avec le sulbte de potasse et le sulfate d'ammoniaque :

(CoO,SO»),(KO,S03),6HO ; (CoO,S03) , ( AzH»,H0,S03) ,6H0.

On obtient le sulfate de cobalt sans mélange de sulfate de nickel, en traitant un minerai qui vient de Norwége, et qui se compose principalement de soufre , d'arsenic, de cobalt et de fer. On le réduit en une poudre très fine qu'on grille dans la moufle d'un fourneau d'essayeur. On y ajoute de temps en temps de petites quantités de poussière de charbon pour décomposer les arséniates , et l'on continue le grillage jusqu'à ce qu'on ne sente plus d'odeur alliacée. Les métaux sont oxidés en partie pendant le grillage; on les traite par l'acide sulfurique, auquel on ajoute une petite quantité d'acide chlorhydrique qui favorise leur dissolution. La liqueur étendue d'eau est mise en ébullition avec un excès de craie qui précipite l'oxide de fer ; on fait passer un courant de gaz acide suifhydrique à travers la dissolution ; la liqueur filtrée abandonne par la concentration et le refroidissement, des cristaux parfaitement purs de sulfate de cobalt.

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