‹ Traité de chimie, générale, analytique, industrielle et agricoleChapitre 200 sur 322 · ALLIAGES DE BISMUTH · texte numérisé non relu

ALLIAGES DE BISMUTH

Le bismuth s'allie à un grand nombre de métaux , et forme des alliages qui sont surtout remarquables par leur grande fusibilité. Cette propriété était connuq déjà de Newton ; on donne souvent le nom d'alliage de Newton à un alliage fusible à 9/i",5, et qui est formé de 8 p. de bismuth, 5 p. de plomb et 3 p. d'étain.

50^ MINÉKAUX DE BISMUTH.

L'alliage appelé ordinairement oZ/ta^^ fusible, alliage de d'Arcet-^ fond à 93*. Il est formé de 2 p. de bismuth, 1 p. de plomb , et 1 p. d'étain.

On peut diminuer à volonté la fusibilité de ces alliages, en faisant varier les proportions des métaux qu'ils contiennent. On les emploie à faire des plaques qui servent de soupapes de sûreté pour les machines à vapeur.

L'alliage formé de 5 p. de bismuth, 3 p. d'étain et 3 p. de plomb , est plus fusible encore que les précédents ; il fond à 91'',6.

D'après Vauquelin, le bismuth peut, comme l'antimoine , s'unir aux métaux alcalins ; on obtient un alliage de potassium et de bismuth , en calcinant au rouge un mélange de bitartrate de potasse et de bismuth réduit en poudre fine.

PHyanitfMi «« Mmsdi.

Le bismuth se trouve presque toujours à l'état natif : aussi son extraction ne présente-t-elle aucune difficulté.

Souvent on se contente d'introduire le mhierai concassé dans des creusets que l'on chaufTe à une température rouge ; le métal entre en fusion , et vient se rendre au fond du creuset.

Le procédé que l'on suit en Saxe consiste à chauffer les minerais concassés, dans des tuyaux cylindriques en fonte, qui sont légèrement iilclinés. Lorsque les tuyaux sont portés à une température suffisante, le bismuth entre en fusion et passe dans des chaudières en fonte placées au-dessous de l'extrémité inférieure des tuyaux .

Le bismuth du commerce n'est jamais pur ; il contient toujours du soufre , de l'arsenic , du plomb , de l'argent , etc.

Pour lui enlever le soufre et l'aràenic, on le fait fondre dans un creuset de terre avec le dixième de son poids de nître ; l'arsenic et le soufre s'acidifient et forment des sulfates et des arséniates de potasse qui peuvent être enlevés par l'eau. Après cette opération, le bismuth contient encore du plomb et de l'argent; on sépare ces deux métaux par voie humide, en faisant dissoudre le bismuth dans un acide, et en précipitant l'argent par l'acide chlorhydrique , et le plomb par l'acide sulfurique. L'oxide de bismuth est ensuite précipité de sa dissolution par la potasse , et rédttit par le charbon.

On pourrait encore éliminer l'argent au moyen de la coupellation.

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