AMALGAME POUR L*INJEGTION DES PIÈCES ANATOMIQUES
D'après H. Gobel, l'amalgame obtenu en chauffant un mélange de /i97p. debismuth,310 p. de plomb, 177 p. d'étain, et 100 p. de mercure, est so^ lide à la température ordinaire et d'un blanc d'argent; il fond à 7 7'', 5, et se congèle à 60^. Il est très propre à l'injection des pièces d'anatomie.
BEGHERGHE DU MERGUAE DANS LES CAS D'eMPOISONNEMENT.
Dans les cas d'empoisonnement par les composés mercuriels , le chimiste expert a pour mission de rechercher le corps du délit, soit dans les matières des vomissements ou des évacuations alvines , soit dans les organes ou les débris du cadavre, avant ou après l'inhumation. Si les recherches portent sur les matières provenant du tube digestif, et que le corps toxique puisse être saisi en nature ou séparé par de simples lavages ou par des dissolutions, l'eau, l'alcool, l'éther sont les seuls dissolvants à employer ; en soumettant ces dissolutions à l'action des réactifs, on observe souvent alors des réactions propres à signaler un composé mercuriel.
Mais s'il faut séparer le mercure des matières avec lesquelles il est entré en combinaison , s'il faut retrouver la portion toujours extrêmement faible du poison qui a été entraînée par l'absorption, et portée, pendant la vie, dans les différents organes de l'économie, l'analyse chimique devient plus délicate, et l'on ne peut y donner trop de soin et d'attention.
La calcination des matières suspectes seules ou mêlées avec de l'acide sulfurique dans un appareil distillatoire, ne donne pas un résultat satisfaisant, parce que la présence du mercure distillé se trouve masquée par des matières pyrogénées.
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M. Smhhson s M% connaître un procédé qni permet de recoianaltre de petites quantités de setsdemercure dans une liqueur. Il consiste à prendre un fil d'or assez gros, autour duquel on roule en spirale une bande mince d'étain laminé ; on plonge cette petite pile dans le liquide à essayer, après ravoir rendu acide au moyen de Tacrde chlorhydrique. Au bout de quelques heures , le mercure se précipite sur For et le blanchit. * Cette méthode pourrait, d'après M. Orfila, induire en erreur, si Ton n'examinait pas avec soin la tache qui s'est produite sur l'or, parce qu'il se dissout un peu d'étain qui se précipite à la longue sur Tor et le blanchit ; pour reconnaître si la tache est due au mercure , il faut traiter le fil d'or par l'acide chlorhydrique ; si la tache est produite par l'étain , ce métal entre immédiatement en dissolution ; lorsqu'elle est due au mercure , elle persiste.
Le procédé de M. Smithson n'est pas applicable à tous les cas ; lorsque le composé mercuriel n'existe qu'en petite (quantité, la présence d'une matière animale s'oppose à sa réduction.
Il faut avoir recours alqrs à un procédé que l'on doit à M^. Flandin et Danger. On liquéfie les matières animales à une basse température, au moyen de l'acide sultoique à 66*. On ajouta au liquide noirâtre qui s'est pmduit de l'hypochlorite de chaux à l'état pulvérulent, et, au beaoin , de l'eau distillée et m^e de l'acide sulfurique , afiu de faciliter le dégagement du chlore. Quand la liqueur est devenue transparente et à peu près incolore, on la filtre, on lave le résidu solide avec l'alcool pour entraîner jusqu'aux dernières traces de deutochlorure de mercure formé , et l'on essaie le liquide , préalablement concentré , dans un appareil spécial représenté (pi. 25, fig. !2).
A est une fiole ou petit ballon qui sert de récipient au liquide; B , un petit entonnoir, dont l'extrémité recourbée à angle droit se termine par un orifice presque capillaire C. On renverse dans l'entonnoir le col du petit ballon, dont l'orifice se trouve ainsi d'abord immergé dans le liquide. Mais Técoulement s'opérant goutte à goutte au point C, cet orifice bientôt se dégage ; une bulle d'air rentre dans le ballon , et en fait sortir une quantité équivalente de liquide. Le même phénomène se reproduisant d'instant en instant, on conçoit que tout le liquide doive s'écouler lentement et régulièrement par le bec de l'entonnoir. On le recueille dans une capsule D. En plaçant, comme on le voit dans la figure, lepetit appareil sur un support articulé S, on peut, par une inclinaison variable, régler la vitesse de l'écoulement, de manière à Taccélérer ou à le ralentir presque à volonté.
Dans la partie évasée de l'entonnoir, on plonge le pôle électro-positif d'une pile de Bunsen à un seul couple, et'on introduit le pôle électronégatif de la pile dans l'aire presque capillaire de l'entonnoir. L*un et l'autre de ces éléments conducteurs ou pôles est constitué sur un fil d'or