‹ Traité de chimie, générale, analytique, industrielle et agricoleChapitre 271 sur 322 · S ANALYSE DU DORÉ · texte numérisé non relu

S ANALYSE DU DORÉ

plétement et le soumetireà trois traitements successifs par l'acide azoticpe. Sans cette précaution Tor pur ou à 1000 millièmes, ressortirait au titre de 1000,25, — 1000,50 et quelquefois même 1001.

ANALYSE DU DORlî.

On sait que le àavé est un alliage formé d'or, 'd'une fierté proportion d'argent et d'une petite quantité de cuivre.

L'argent contenu dans ces alliages peut être dosé par la voie humide toutes les fois que l'or n'excède pas 2 à 300 millièmes. Seulement, pour enlever à l'or les dernières traces d'argent qu'il pourrait retenir, il faut réduire l'alKage en lames très minces et le &ire bouillir avec de l'acide azotique concentré, avant de précipiter la dissolution par le sel marin uonrâl. On dose l'or dans une seconde expérience, en passant l'alliage à la coupelle , et soumettant le bouton de retour au départ ordinaire par l'acide azotique.

Lorsqu'on apprécie l'argent par la différence entre le poids du bouton de retour et celui de l'or, il faut avoir la précaution de passer à la coupelle un témoin à côté de l'alliage, car le bouton éprouve toujours une surcharge due à la présence de l'or.

Il est égal^nent très important d'examiner les lingots de doré avant de les analyser, afin de s'assurer s'ils présentent des indices de roehage, M. Levol a reconnu en effet que les parties rochées sont toujours moins riches en or. Les lingots qui ont éprouvé le roehage doivent être essayés à la goutte.

Le tableau suivant montre, d'après les expériences de M. Levol, la différence qui peut exister, dans un alliage d'or et d'argent, entre la partie rochée et la masse restante.

Parlie rochée.

Masse rostantr.

Argent

Or. . .

Argent

Or. . .

Argent

Or. . .

Argent

Or. • .

AFrUfAGK 018 MÉTAUX PEÉCIEUX. 6ë9

AmiIîm ém aiUvi* ^i'Mr» <»>f>mt> ée wHmûmt «l ée cnhrre.

On passe cet alliage à la coupelle avec du plomb à une température un peu supérieure à celle des essais d'argent et de cuivre. La perte de poids après la coupellation indique la proportion du cuivre.

L'alliage est coupelle avec une nouvelle quantité d'argent , à moins qu'il ne contienne déjà une grande quantité de ce métal. Le bouton, après avoir été martelé et laminé, est traité par ^l'acide sulfurique qui dissout tout l'argent. Le résidu lavé et desséché donne par différence la proportion d'argent.

Ce résidu n'est plus formé que d'or et de platine. On le passe encore à la coupelle en y ajoutant une quantité d'argent six fois plus grande que celle du platine.

Le nouveau bouton est laminé et traité par l'acide azotique bouillant qui dissout le platine à la faveur de l'argent.

Le résidu donne l'or; on obtient le platine par différence.

Gomme l'or pourrait retenir quelques millièmes de platine, on doit, pour s'assurer de l'absence de ce dernier métal, passer une dernière fois l'or à la coupelle avec de l'argent, et traiter de nouveau l'alliage par l'acide azotique.

Si l'acide azotique ne se colore pas, et si le poids de l'or reste invariable, on peut être sûr que tout le platine avait été enlevé. Dans le cas contraire,* il faut s'en rapporter à la dernière pesée.

L'emploi des témoins est indispensable pour les alliages d'argent qui contiennent de l'or ou du platine ; la présence de ces deux métaux détermine toujours une surcharge considérable dans le poids du bouton de retour, et fait porter beaucoup trop haut le titre de l'argent.

Le palladium empêche aussi Targent de se séparer des derniers millièmes de cuivre.

AFFINA6B DBS METAUX PRÉGISCX.

L'argent provenant de l'exploitation des mines d'Amérique » les an^ ciennes monnaies d'Europe» certaines piastres du Mexique et du Pérou, les lingots provenant des déchets d'orfèvre, contiennent du cuivre et de l'or. L'affinage de cet alliage triple a pour but de séparer l'or et l'argent, et de faire passer le cuivre à l'état de sulfate. Cette opération^ telle qu'elle est pratiquée aujourd'hui dans plusieurs grandes usines, a atteint un degré de simplicité tel, qu'on peut affiner avec avantage des alliages qui contiennent moins d'un demi-millième de leur poids d'or (1).

L'argent aurifère, après avoir été fondu et grenaille dans l'eau, est introduit dans une chaudière en platine, où on le fait bouillir aves 2 fois

(I) D'après M. Barré, on affine quelquefois, dans l'usine de Belleville, des lingots qui ne contiennent que i décigrammet d'or par kilogramme d'argent.

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