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SELS PLATINIQUES DE M. GROS ET DE M. RAEW^SKY

Lorsqu'on fait bouillir avec de Tacide azotique le sel vert de Magnus ou le sel jaune avec lequel il est îsomérique , on remarque un dégagement abondant de vapeurs nitreuses , et les liqueurs laissent déposer en se refroidissant, un sel incolore, solùble et cristallisable, qui a pour formule : PtCl,0,AzW,AzO*. Ce composé contient une molécule basique (PtCI0,A2'H*) qui peut s'unir à la plupart des acides et former de véritables sels qu'on appelle sels de Gros , du nom de l'auteur de leur découverte.

En se dissolvant dans l'acide azotique , le sel vert de Magnus laisse déposer quelcpiefois un précipité de platine , lorsqu'il est impur, comme la démontré M. Raewsky.

Lorsqu'au lieu de traiter le protochlorure de platine ammoniacal par une petite quantité d'acide azotique, on le fait bouillir avec un exoès considérable de cet acide, il se dégage des vapeurs rutilantes , conmie dans la réaction précédente , mais le sel de Gros cesse de se produire , et il est remplacé par deux nouveaux azotates dont on doit la découverte à M. Raewsky.

L'un de ces azotates cristallise avec facilité en petits prismes aîguilUs et brillants, que la chaleur décompose avec déflagration en laissant d^ gager de l'eau et du chlorhydrate d'ammoniaque, et en donnant un r6* sidu de platine métallique. Ce sel a pour composition : PtH]110»«AxV>>, 2Az05.

L'acide azotique contenu dans le sel précédent peut être remplacé par les acides oxalique, carbonique, phospborique, chromique , etc. Les sais qui en résultent sont peu solubleset facilement oristallisables.

SBLS DB V. lElSBT. 717

Le second azotate qui se forme par la réaction d'un excès d'acide azotique bou5Hant sur le sel vert de Blagnus, a pour formule :PtKlPO', Az^H«,2AzO».

Cet azotate reste dans les eaux-mères du premier sel et ne s'en dépose qu'avec difficulté.

6ELS DB If, EEISET.

En soumettant le protochlorure de platine ammoniacal à l'action prolongée d'un excès d'ammoniaque, en présence de l'eau , M. Reiset a découvert un corps d'un blanc lég/^ement jauuÂtre , qui cristallise par le rerroidissement en pmmes volumineux , et qui a pour formule : PtCl» Az'H«,HO.

Ce corps dissous dans l'eau chaude et décomposé par le sulfate d'argent , perd à l'état de chlorure d'argent tout le chlore qu'il contient , et donna, après la concentration des liqueurs, un sel incolore qui a pour composition : PtO, Az^^^SO^. Cette réaction est représentée par la formule suivante :

Pta,Az«|l«,HO + AgO,SO» B= Aga + PtO.AzW,SO» + HO,

L'azotate d'argant produit une réaction semblable :

Ptd, AeSH'.HO + AgO.AzO» -i AgCl + PtO,iU%^ AzO» + HO.

Ces sels contiennent une base qui a été isolée et étudiée avec soin par M. Reiset, et qu'on obtient en décomposant exactement par Veau de barite le sulfate précédent; il se produit du sulfate de barite qu'on sépare par la décantation; la basQ reste en dissolution dans l'eau, on l'isole en concentrant la liqueur dans la machine pneumatique. Cette base a pour formule : PtO,Az^H^,HO. Elle forme des aiguilles cristallines d'un blanc opaque, déliquescentes, d'une saveur caustique, ramenant fortement au bleu le papier rouge de tournesol, et attirant l'acide carbonique. Elle peut déplacer l'ammoniaque de ses combinaisons.

Dans son contact avec les acides, elle donne naissance aux sels suivants :

Base isolée .••....• PtO,Az'H^HO;

Sulfate . ♦ • • PlO,AzW,SO»;

AxoUtc PtO,AxW,AzO»;

Carbonate neutie PtO,Az>H^,CO),HO ;

Bicarbonate PtO,AzW,(C0')»,HO;

Sesqolcarbonate PtO,AzW,(CO^>,HO,PtO,AtW,00«;

Chlorure • • • • PtAK'H'.Gl;

Bromure PtAc'H*,Br;

lodurc Pt,AiW,I;

Bel double rooga Pt,As'B^aPta^

SeldonbH) vtrt. • . . . • (Pt,As'H»,a)^PtC12.

728 TEAITSMBNT W L'OSMIUai D'IEIDIUM.

Lorsqu'on chaufTe à 110» la base de H. Reiset, on lui fait pardre un équivalent d'ammoniaque et un équivalent d'eau, et on la transforme m un nouveau composé basique qui aiiour formule : PtO,Az^^

Cette base est entièrement insoluble dans Teau et dans l'ammoniaque; elle se combine aux acides et forme les sels suivants :

Base isolée PtO^AiH';

Azotate PtO.AzH^.AzOS ;

Sulfate PtO,AïH»,SO».HO;

lodure .....•• Pt,AzH^l;

Cyanure Pt,AzH\Gy;

Ghlonire (isomère avec le sel vert

de Magnus) • PttAzH\GL

Ces derniers sels peuvent se dissoudre dans un excès d'ammoniaque, et reproduire ceux de la première série ; réciproquement les sels de la seconde série se dédoublent, lorsqu'on les chauffe, en aouaonique et eo sel ayant pour base : PtO,AzH<.

Le protochlorure de platine bi-ammoniacal PtCl,Az9H^ se change en azotate de la série de Gros, c'est-à-dire en PtCl,0,AzîiH«,AzO* lorsqu'on le traite à chaud par une petite quantité d'acide azotique.

Cette transformation a lieu par la simple addition d'un équivalent d'oxigène à la base de M. Reiset ou au protochlorure bi-ammoniacal de platine ; elle est représentée par l'équation suivante :

PtCl,Az>H^ + 3AzO^,HO — 2H0 + AzCH + PtaO. Ai^fl^, AsO».

TBAITBMBNT DB L'OSMIUEB D'iamiUM*

L'osmiure d'iridium qui existe dans la mine de platine n*est pas sensiblement attaqué par l'eau régale , lorsqu'il est surtout à l'état de paillettes cristallines. Pour en retirer Tosmium et l'iridium, on peut suivie deux méthodes qui dimnent des résultats également satisfaisants.

Première méthode. — M. Wœhler conseille de mélanger l'osmiure d'iridium avec son poids de sel marin, et de faire passer sur la masse un courant de chlore ; l'opération se fait dans un tube de porcelaine chauffé au rouge ; l'osmiure est attaqué, il se forme des chlorures doubles d'iridium et de sodium, d'osmium et de sodium; si le chlore est humide, fl se produit une certaine quantité d'acide osmique qui se volatilise, et que l'on peut condenser dans de l'ammoniaque.

Les deux sels doubles d'osmium etd'iridiupi sont.sQlpbles dans l'eau. Leur mélange détaché du tube et mis en ébuUition avec de l'acide azotique, dégage l'acide osmique que l'on condense dans une dissolution alcaline; il ne reste plus dans là liqueur que le clilorure double de sodium

osmoif. 720

et d'iridium que l'on précipite parle sel ammoniac; le gel double am* moniacû-iridique donne par la calciuation de Tiridium pur.

Deuxième méthode, — La méthode que nous allons décrire nous paraît d'une exécution plus facile que la précédente, et donne de l'osmium et de l'iridium parfaitement purs (1). Elle consiste à calciner dans un creuset de terre au rouge ^if, pendant une heure, un mâange de 100 gr. d'osmiure d'iridium avec 300 gr. de nitre.

L'osmiure d'iridium se transforme en osmiate et en iridiate de potasse.

La masse est coulée sur une plaque métallique froide, introduite dans une cornue tubulée et distillée avec un grand excès d'acide azotique.

Tout l'acide osmique se volatilise et vient se condenser sous la forme de beaux cristaux bltmcs dans les récipients adaptés à la cornue.

Lorsque les vapeurs n'ont plus l'odeur d'acide osmique, on traite le résidu par l'eau régale qui dissout les oxides d'iridium et d'osmium qui se sont déposés ; ceite dissolution est alors précipitée par le sel ammoniac qui forme un dépôt rouge*brun de chlorure ammoniaco-iridique et de chlorure ammoniaco-osmique.

Pour séparer ces deux sels l'un de l'autre, on les soumet à l'action de l'acide sulfureux qui fait passer.le sel d'iridium à l'état de chlorure double ammoniaco-iridieux qui est soluble , et laisse le sel double d'osmium sous la forme d'un précipité rouge; ce sel donne de Tosmmm très pur lorsqu'on le calcine dans un courant d'hydrogène.

Le chlorure ammoniaco-iridieux cristallise en beaux prismes bruns, et produit, par la calcination , de l'iridium pur qui conserve la forme du sel.

OSMIUM.

Ce métal a été découvert en 1^803 par Tannant.

Lorsqu'il est précipité de ses dissolutions par des corps organiques, il est souvent bleuâtre ; préparé parla calcination du chloiou^ammoniao^osmique, il est d'un gris métallique et ressemble au platine. Sa densité est environ de 10.

Il se laisse facilement pulvériser. Cependant on peut le réduire en lames; il n'est ni volatil, ni fusible.

L'oBmium récemment précipité absorbe l'oxigène à la température ordinaire, et se transforme en acide osmique.

(1) Fremy, Meeherehet sur ht aekIamétaUiqmt.

7^ BI-OX0B e'OBMIUM.

Soua rinfluanead'itnd tampéraioreilf iOO», il Mkia à$m Vtfiô^lmm se chaiigeani m mdô OMOûf ue.

l^'#cidd «xoiU|ua eaoGKiùré le dissoui «vae dégagemant da y»pews rutilaj)t66, &( produit d3 Taçidâ osmique. Vomhim m àkÊoaiéÊm Tmi régale.

Il est «ttaqiié par tian ak»ltt dt par le nUv8« et tranaConoé «n oHnialt.

Lorsqu'on met une certaine qu^tUé d'osmium sur nrm fettUla de platine» i4 qu'on reipofs^r à la âamma extérieure d'une lan^ à alcool» le inét9l m transforme en acide ocmiqua dont Todeur pénétrante aal caractéristique ; la flamipe de Talcool s'agrandit, et devient plus vire. Ce pbé- )[ïomàn^ est dû surtout à la réduction d'une certaino quantité d'acide osmique p^ les partnires d*hydrogène de la flamme. On pmit, au moyen de pette expérieiice, reconnaître , d'après 11. Bensélius , des traces d'oamiom.

{^'offnium se combine avec l'o^géna m plusieurs proportions, et totm to coiopoa^ auivauts :

Protoxide OsO;

Sesqui-oxide OtWj

Bi*oxida OsO<|

Acide asBiiftax. * • . OsO^s Acida osmiqua » • • • OsO^

nmoxwn p'oiiiiijyt OaO.

Ce corps l'obtient en versant de la potasse dans une dissolution d9 pTOtochlorure double d'osmium et de potassium.

Il est d'un vert très foncé, et se réduit sous Vinfluence de l'hydrogène et des corps combustibles; il se diasout dans les principaux acides, et forme des sels verts.

SESQOI-OXIDR O'OSVIUV. Os*0*.

Cet oxide n'est connu que dans une combinaison avec l'ammoniaque, que l'on obtient en maintenant pendant quelques heurçs à la température de 40 ou 50°, un mélange d'acide osmique et d'ammoniaque ; Use dégage de l'aeotè, et il se dépose un corps noir qui contiendrait , d'après BL Bc^ ïélius, l'oxide Os»0».

Cet oxide s'unit aux acides pour former des sels Jaun^ et Incrlslallisables.

BI-OXIDB d'OSMICV.

Loraqu'on feit passer un courant de chlore sur un mélange d'oamiumat de chlorure de potassium, on obtient un chlorure doubla qui eootient OsCP.

Ce chlorure double , traité h cbaud par I« cairt)OQ»te d« potftSK t laissa

àCIDK OftMIKUX. 7U

déposer un eorps neir qui est le deqioxîde. Le bi-oxida d^oamium ^ produit aussi dans la déoompositioii des osœites.

Il est réduit facilement par Thydrogèneet les eorps' combustibles; il m s'unit aux aeides qu'à l'état naissant.

ACIDE OSMIQUB. OsO*.

L'acide oacnique est le composé d'osmium le plu^ remarquable; qa l'obtient : V en faisant cliautfer de Vosmium dans l'air ou dans Voxi-* gène ; 2" en attaquant l'osmium par l'acide azotique ; S"" eq décomposait un osminte ou un osmite par le^ acides*

Propriétés*

L'aoide osmique fst incolore; il cristallise en longs prismes réguliers , brillants et flexibles. Il a une odeur da raifort très piquante, qui e](cit« la toux , cause des douleurs aux yeux , paralyse pendant quelque temps le sent de l'odorat; l'aoide oamique doit être considéré comme ud corps très dangereux ; il agit rapidement sur la peau qu'il recouvra de dartres; îFse liquéfie |iu dessous de lûO"», et se volatilise ensuite. Il est très soluble dans l'eau; cette dissolution s'opère cependant asse^ lentement; l'alcool et l'étber le dissolvent aussi avec facilité, mais le réduisent au bout de quelques heures. Sa dissolution aqueuse, abandonuéf à l'air, s'affaiblit en laissant dégager de l'aoide osraique,

Il est décomposé par un grand nombre de corps organique); il tache la peau et le linge en noir; une dissolution de tannin le réduit complètement en le faisant passer par lei teintea bleue« e\ pourprea qui sont sott*» vent d'une grande richesse.

Plusieurs métaux , tels que le sine , le fer, Tétain , le cuivra , le r^uvsent complètement et précipitent l'osmium à Tétat métallique.

L'acide oamique est un acide très faible ; il ne rougit paa la teinture de tournesol , ne décompose pas les carbonates; il se dissout dans les alcalis et donne des sela qui prennent tous une ooloratiou brune soua Vinfluence d'un excès de base.

Cea sels ne cristallisent pas, et sont en partie décomposés par rébvllition en dégageant de l'acide oamique.

ACIDB OSMIEUX. OsO\

Les combinaisons de l'acide osmieux avec les bases ont été découvertes dans ces dermers temps (1) , L'acide osmieux, semblable aux acides azoteux, hyposulfureux, etc.,

(I) Frray. Ê0ekmk$ê mr ht a«M«i m^#//lfKM. .

733 o^Mins.

n'a pu être isolé : il n'est connu qu'en combinaison avec les bases ; H$ qu'on cherche à l'en i^tirer, il se décompose en acide osmique et en deutoxide d'osmium : 20sCP «= (kO* + OsOa.

L'osmite de potasse a pour formule : K0,0s0s,2H0 ; il se produit lorsque l'osmiate de potasse est mis en contact avec un corps avide d'oxigène.

Vient-on, en eflet, à verser quelques gouttes d'alcool dans de l'osmiate de potasse , il se précipite une poudre rose cristalline qui est de l'osmite de potasse , et l'on sent une forte odeur d'aldéhyde due k Foxidation de l'alcool.

L'osmiate de potasse , laissé pendant quelque temps en contact avee de l'azotite de potasse , se change aussi en osmite qui se dépose sous forme de cristaux octaédriques volumineux.

On obtient encore de l'osmite de potasse en dissolvant du deutoxide d'osmium dans de l'osmiate de potasse.

L'osmite de potasse est rose , soluble dans l'eau , insoluble dans l'alcool et l'éther, maltérable dans l'air sec; mais il se change sous Tinfluence de l'eau et de l'air en osmiate alcalin.

Le chlore le transforme en osmiate et en deutoyde d'osmium.

Les acides , même les plus faibles , le décomposent en précipitant do deutoxide d'osmium et dégagent de l'acide osmique.

L'acide sulfureux , introduit dans sa dissolution rendue préalabl^nent alcaline, produit un précipité jaune et cristallin qiii contient un sel dout l'acide est formé de soufre , d'oxigène et d'osmium.

Le dilorhydrate d'ammoniaque décompose à froid l'osmite de potasse, et forme un sel jaune à peine soluble dans l'eau , qui a pour formule: AzH^HCI,OsO',AzH'. Ce composé doit être consid^ comme une combinaison de chlorhydrate d'ammoniaque et d'osmiamide. Lorsqu'on k chauffe dans un courant d'hydrogène, il dégage de l'ammoniaque, du chlorhydrate d'ammoniaque, et laisse un résidu d'osmium métallique.

Vosmite de soiuie ne cristallise pas aussi facilement que l'osmite de potasse ; sa dissolution est rose.

L'ammoniaque ne se combine pas avec l'acide osmieux , et réduit rapidement les osmites de potasse et<le soude.

L'acide osmieux forme avec les autres bases des sels insolubles, et qui ont peu de fixité. '^ •

La découverte des osmites permet d'obtenir avec une grande focilité tous les composés d'osmium.

Il suffit en effet d'attaquer l'osmiure d'iridium par le nitre et de distiller le résidu avee de l'acide azotique. On condense l'acide osmique dans la potasse, on transforme par l'alcool l'osmiate en osmite ; ce der* nier sel se précipite en entier; il peut se conserver sans altération quand

6ILS d'osmium. 7^S

il est pur, et servir ensuite à préparer Tosmium métallique ou les sels d'osmium.

GARAGTÈRBS DES SELS D'OSMIUM.

Nous donnons ici les caractères des sels que Ton obtient en dissolvant le deutoxide d'osmium dans les acides , ou en faisant passer un courant de chlore sur un mélange de chlorure de potassium et d*osmium.

Potasse, — Précipité noir, se formant au bout d'un certain temps, surtout par rébuUition.

Ammoniaque. — Précipité brun , qui ne se produit pas immédiatemant.

Carbonate dépotasse. — Précipité brun, qui n'apparaît qu'au bout de quelque temps.

Chlorhydrate d* ammoniaque. — Précipité rouge.

Acide oxalique , cyano ferrure de potassium , cyanoferride de potassium , sulfate de protoxide de fer. — Pas de précipité.

Protochlorure d'étain. — Précipité brun.

Azotate de protoxide de mercure. — - Précipité blanc jaunfttre.

Acide sulfhydrique. — Précipité brun jaunâtre , qui ne se forme qu'au bout d'un certain temps.

Sulfhydrate d'ammoniaque. — Précipité brun jaunâtre , insoluble dans un excte de réactif.

Zinc. — Précipité brun et incomplet d'osmium métallique.

SELS D*OSMIUM.

Les sels d'osmium sont à peine étudiés ; il est c^tain cependant que le deutoxide d'osmium peut se dissoudre dans les acides et former de véritables sels qui sont incolores.

LfOrsqu'on chauffe l'osmium dans un courant de chlore , on obtient deux chlorures d'osmium.

L'un, le protochlorure, est moins volatil que le second, et se dépose à côté de l'osmium; tandis que le second, le deutochlorure , est entraîné par le courant de gaz.

Le protochlorure OsCl est d'un beau vert ; il se dissout d'abord dans • Teau en la colorant en vert, et se décompose ensuite en donnant naissance à de l'acide chlorhydrique , de l'acide osmique et de l'osmium métallique. Ce corps peut se combiner à d'autres chlorures.

Le sesquichlorure Os%P, n'existe pas à l'état isolé.

Le deutochlorure qui prend naissance dans l'action du chlore en excès sur l'osmium, est d'un jaune rougefttre, cristallin, très fusible et déliquescent.

On pr^[)are le sulfate d'osmium eu limitant par l'acide azotique les

suUurte d'osmttttn préparés par voie humide ; dans oeite réaction il le produit toujours une certaine quantité d'acide osmique qui se volatilise.

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