BLANC
Son oxidc colore les fondants en bien, et se dissout dans Tammoniaque avec laquelle U^ forme une liqueur jaune acajou.
Son oxide colore les fondants en vert. L'ammoniaque forme un précipité qui se rcdissont dans un excès de réactif ; la liqueur se colore enj bleu. I
Précipité bleu avec le cyanoferrure de potassiiun ;i noir bleuâtre avec l'infusion de noix de galles ; coloration rouge avec le sulfocyanure de potas^ sium.
Colore les fondants en vert ; donnent du chromate jaune de potasse quand on les calcine avec de la potasse et du nitre.
Produit du caméléon quand on les chauffe arec de la potasse et du nitre.
La potasse et l'ammoniaque forment nn précipité blanc qui est soluble dans un excès de réactiL Le cyanoferrlde de potassium les précipite en jaime.
ANALYSE DBS MÉLANGES DE DIFFÉRENTS UÉTAUxi 753
Nous démontrerons maintenant par quelques exemples, qu'au moyen des subdivisions que nous \enons d'établir parmi les métaux, il est facile de caractériser une dissolution métallique.
Premier exemple, — Une dissolution métallique ne précipite pas par les carbonates, par le cyanoferrure de potassium et par les sulfures; elle forme un précipité blanc avec le sulfate d'alumine et un précipité jaune avec le perchlorure de platine.
Cette dissolution appartient au premier groupe ; elle contrent un sel de potasse.
Deuxième exemple. — Une dissolution ne se trouble , ni par les sulfures, ni par le cyanoferrure de potassium , et forme un précipité blanc avec Tammoniaque et les carbonates alcalins. Elle appartient donc au troisième groupe ; elle contient de la magnésie , de l'alumine ou de la glucine.
Les bicarbonates ne la troublent pas à froid , et y forment un précipité blanc par l'ébullition; la potasse en sépare un précipité blanc , insoluble dans un excès de potasse. Cette dissolution contient un sel de magnésie.
Troisième exemple. — Une dissolution précipite par les carbonates^ le cyanoferrure et les sulfures. Elle appartient au quatrième groupe.
La dissolution , môme très acide , forme avec l'hydrogène sulfuré, un précipité ; elle se trouble par l'acide sulfurique ou les sulfates très étendus ; le précipité noircit par l'acide sulfhydrique.
Cette dissolution contient un sel de plomb.
Dans une recherche analytique, il ne faudrait pas s'en rapporter aux seuls caractères que nous avons indiqués dans les tableaux précédents; on doit en outre consulter toutes les propriétés des sels métalliques qui ont été données en traitant de chaque métal en particulier.
Pour reconnaître la nature de l'acide contenu dans le sel , on devra se reporter également aux propriétés des acides qui ont été indiquées à l'histoire des métalloïdes et dans l'article consacré aux caractères génériques des principaux sels.
ANALYSE DBS ItéLANGBS DE DIFFERENTS MJStAUX.
Jusqu'ici nous n'avons considéré que des corps isolés ; il nous reste à parler maintenant des procédés que l'on peut employer pour reconnaître la nature des mélanges qui se présentent le plus souvent , et pour opérer la séparation et le dosage des corps qui les constituent.
En faisant l'étude des métaux , nous avons fait connaître déjà plusieurs procédés d'analyse de mélanges : ainsi en traitant des verres et des porcelaines^ nous avons dit comment on opérait la séparation de la silice, de l'alumine , de la magnésie , de la chaux , de l'oxide de fer et de la potasse. A l'article Fer nous avons parlé de la séparation du fer et du H. AS
75^ SÉPARATION DK LA SOUDK t) AVEC LA W)TASSB.
jilaiîpnièse , et de Tanalyse d'un mélange de protoxide et de sesqui-oxide de fel'.
A l'article Cobalt nous avons parlé de la séparation du cobalt et du nickel.
Nous traiterons maintenant de l'analyse de quelques mélanges qui n*ont pas été examinés précédemment.
Séparatloii de la tooée 4*avec la poiatse. - Dotaffe de «et dc«x Haiet.
Pour séparer la potasse de la soude, et pour doser ces deux bases , on peut avoir re^urs aux procédés suivants :
1*" On transforme les deux bases en chlorures en précipitant leurs sulfates par le chlorure de barium ; on détermine le poids de ces chlO' rures ; on les dissout dans le moins d'eau possible , et l'on précipite la dissolution par du bichlorure de platine : la liqueur est évaporée ]u8qu'à sec I et reprise par de l'alcool à 80" ; le précipité est jeté sur un filtre, lavé à l'alcool et séché avec soin ; le poids du chlorure double de potassium et de platine fait connaître la quantité de potasse; la soude s'dotient par soustraction.
2" On transforme les deux bases en chlorures , et l'on apprécie la proportion de ces deux corps par le procédé de H. Gay-Lussac que nous avons fait connaître en traitant du chlorure de potassium.
Ce mode d'analyse n'est praticable qu'auUmt qu'on peut se procurer une cinquantaine de grammes des deux chlorures.
y On transforme les deux bases en sulfates , et on les pèse à cet état. On détermine au moyen d'un sel de burite la quantité d'acide sulfuriqoe qu'ils contiennent; à l'aide de ces données on calcule la proportion de potasse et de soude contenue dans le mélange.
Nous reproduirons ici , d'après M. Frésénius, les formules générales que l'on peut employer* pour faire ce calcul.
A représente le mélange de deux sulfates; N est le sulfate de soude; K le sulfate de potasse, et S l'acide sulfurique contenu dans les sulfieites :
Nous appliquerons ces deux formules à un exemple particulier.
On a reconnu par expérience que le poids du mélange des deux sulftitw
est de 20 grammes , et qu'il contient une quantité d'acide sulfurique dont
le poids est 10,5 ; on trouve :
Le mélange des deux sulfates pesant 20 grammes eât donc formé de 12,0 de sulfate de soude et de 7,1 de sulfate de potasse.
SÉPAIITIOR M LA B4R1TB, DB LA BTRONTUNB, DE LA CBAÙX , BTÉ. 755 Sépara tlon de la barlte et de la strontlane.
Ces deux bases se trouvant souventmélangées dans leurs combinaisons naturelles, et particulièrement dans les carbonates et les sulfates, il im* porte de pouvoir les séparer Tune de l'autre facilement , et surtout de déterminer leurs proportions respectives.
On les fait passer à Tétat de chlorures , et Ton verse dans leur dissolu-» tion un excès d'acide hydrofluosilicique qui ne précipite que !a barite. Les cristaux blancs ^ microscopiques d'hydrofluosilicate de barite, sont recueillis avec soin sur un filtre, et sécbés vei*s 200% Ils servent à calculer la proportion de barite.
La liqueur qui surnage le précipité est évaporée à sec avec un léger excès d'acide sulfurique, et chauffée au rouge sombre. Elle laisse pour résidu du sulfate de strontiane; ce sel ne retient que des quantités extrêmement faibles de sulfate de barite.
La barite pourra^ encore être séparée de la strontiane par l'acide sulfurique , en étendant la dissolution d'une très gi'ande quantité d'eau ; le sulfate de bai*ite seul serait précipité. La liqueur concentrée et mêlée à de Talcool donnerait en second lieu le sulfate de strontiane: ce procédé ne peut être employé que dans le cas où la strontiane se trouve en petite quantité dans le mélange.
BéparailoB de la kaHta et de la ehaax.
Ces deux bases sont transformées en chlorures, et Ton ajoute dans la dissolution de l'acide sulftlrique étendu de AOO à 500 parties d'eau ; le sulfate de barite se dépose , tandis que le sulfate de chaux reste en dissolution. On jette le sulfate de barite sur un filtre ; on sature par l'ammoniaque les eaux de lavage , on les évapore , et on les précipite par Toxalate d'ammoniaque; Voxalate de chaux calciné avec de l'acide sulfurique est transformé en sulfate de chaux dont le poids fait connaître la quantité de chaux qui se trouvait dans le mélange.
séparation de la •trontlane et de la cbaax.
Ces deux oxides amenés à l'état d'azotates sont traités à froid par l'alcool absolu.
L'azotate de chaux seul se dissout On le transforme en sulfate dont ojn détermine le poids.
Le résidu lavé à l'alcool, séché et calciné, donne le poids de la strontiane.
Les dissolutions alcooliques sont ensuite précipitées par l'oxalato d'ammoniaque.
8«paraU<Mi de la barlta , de la atrontlaBe 9 de la clia» et de la ■Msneite.
On vei*se dans la dissolution de ces difl'érentes bases du chlorhydrate d'ammoniaque, et Ton précipite par le carbonate de potasse, la barite, la strontiane et It chaux k l'état de carbonate».