SEPARATION DB L*ALUMINB , DE LA MAGNÉSIE ET DB LA CHAOX
La magnésie seule reste dans la liqueur où elle est retenue par la présence du chlorhydrate d'ammoniaque. Cette liqueur réunie aux eaux de lavage des trois carbonates, est traitée par une dissolution de phosphate de soude ammoniacal. Le phosphate anunoniaco-magnésien qui se précipite, est lavé et calciné. Le poids du phosphate de magnésie qui reste, fait connaître celui de la magnésie même. Les trois carbonates insolubles sont transformés en chlorures ; on sépare la barite par Tacide hydrofluosllicique. On concentre la liqueur filtrée, et Von précipite la strontiane et là chaux à Vétat de sulfate au moyen de l'acide sulfurique etdeTalcool. Ces sulfates sont transformés en carbonates, et changés ensuite en azotates, par Tacide azotique.
On sépare enfin Tazotate de chaux de Tazotate de strontiane par la méthode décrite précédemment.
SéparaUoD et ta dtau 4 'avee ta M«fii«»le*
!• On verse dans la dissolution , du chlorhydrate d'ammoniaque et de l'anunoniaque en excès; on précipite la chaux par l'oxalate d'ammoniaque; la magnésie est précipitée, dans la liqueur filtrée, par le phosphate de soude ammoniacal.
2* Quand la chaux et la magnésie sont unies à l'acide phosphorique, on acidulé la dissolution avec de l'acide acétique, et l'on précipite la chaux à l'état d'oxalate de chaux ; la magnésie qui reste entièrement dans la liqueur filtrée , est précipitée par le phosphate de soude anmiouiacal à l'état de phosphate anunoniaco-magnésien basique.
Séparation et U mafoésie û*m\tt ralnmtne.
On verse dans la liqueur du bicarbonate de potasse qui précipite l'alumine combinée à une faible quantité de potasse. Ce précipité est redissous dans l'acide chlorhydrique, et la liqueur est traitée par le sulfliydrate d'ammoniaque qui précipite lalumine pure; quant à la magnésie, on la précipite des eaux filtrées à l'état de phosphate ammoniaco-magnésien basique, ou bien on fait bouillir la dissolution magnésienne avec un excès de carbonate de potasse, et api^ès avoir recueilli et lavé la magnésie blanche qui s'est déposée, on la calcine; le résidu est de la magnésie pure.
Séparation de rainiiiliie , «e ta mocnétte et et ta clianx.
On verse dans la dissolution, de l'ammoniaque caustique, après y avoir d'abord ajouté du sel ammoniac; l'alumine se précipite. On filtre rapidement la liqueur pour qu'il ne se forme pas de carbonate de chaux par suite de l'absorption de l'acide carbonique de l'air par l'ammoniaque.
On précipite la cliaux par l'oxalate d'ammoniaque.
La liqueur et les eaux de lavage contenant la magnésie sont évaporées à siccité, et le résidu est soumis à la calcin aticn , aiiii de chasser tous
ANALYSE d'un MF.LANC.E DE SELS MÉTALLIQUES. 757
les sels ammoniacaux ; on dissout le résidu dans Facide chlorhydrique , et Ton précipite la magnésie à l'état de carbonate ou de phosphate ammoniaco-magnésien .
SéparaUon 4t la tlilèe, «e l*iiliiiiilBey et la «InelBC, et la càaax et «e FiixMc et fer.
La substance à analyser est attaquée au rouge sombre dans un creuset d'argent par 3 ou 4 fois son poids de potasse à Talcool ; le résidu est tr«iité par l'eau et par un excès d'acide chlorhydrique.
Tous lesoxidesse dissolvent La Uqneur est évaporée à siccité dans une capsule de porcelaine; le résidu repris à chaud par l'acide chlorhydrique faible, laisse la silice à l'état insoluble ; on détermine le poids de cet acide.
La liqueur est mêlée à du sel ammoniac et à de l'ammoniaque caustique qui précipite toutes les bases, à l'exception delà chaux. Le précipité est séparé de la liqueur et lavé. La liqueur et les eaux de lavage traitées par l'oxalate d'ammoniaque laissent précipiter la chaux à l'état d'oxalate.
Le précipité formé d'alumine, de glucine et d'oxide de fer, est mis en ébuUition avec un grand excès de potasse caustique qui redissout l'alumine et la glucine en laissant le sesqui-oxide de fer hydraté, qu'on lave et qu'on calcine.
La dissolution alcaline contenant l'alumine et la glucine est sursaturée par l'acide chlorhydrique ou l'acide azotique , et mêlée à un grand excès de carbonate d'ammoniaque qui dissout la glucine. Il ne reste qu'à laver l'alumine , à la chauffer au rouge et à la peser.
La liqueur contenant la glucine laisse précipiter cette base « par une longue ébuUition ou par une évaporation à sec.
Séparalloii d«a oxldet et fer, et mantaDèse , d« ilnc , et tmdmlwuafût enivre , et plomU, et Mimatli, de mercqre , d'éialn et «*aiitliiiolne«
Lorsque plusieurs sels métalliques se trouvent mêlés dans une même liqueur, le principe de l'analyse qualitative consiste en général à sabdi* viser ces métaux eu deux ou trois groupes, et à examiner ensuite séparément les métaux qui constituent chacun de ces groupes.
L'emploi de l'acide sulfhydrique et du sulfhydrate d'ammoniaque permet d'établir ces subdivisions.
Supposons en efl'et que l'on fasse passer un courant d'acide sulfhydrique dans une dissolution métallique complexe ; plusieurs métaux seront précipités par ce réactif, et d'autres ne seront pas précipités; il restera donc en dissolution des métaux non précipitatiles par l'àcide sulfhydrique qui constitueront le premier groupe.
Le précipité formé par l'acide sulfhydrique, pourra être traité par un excès de sulfhydrate d'ammoniaque qui dissout plusieurs sulfures métal* liques.
On obtiendra ainsi deux nouveaux groupes de métaux qui compren-
758 ANALYSE d'un MBLANGB DI SELS METALLIQUES.
droiU Tuii les ipétau^ dont les sulfures sont insolubles dansi le sDlfbjdrate d'ammoniaque, et Tautre les métaux dont les sulfui*es se dissolvent dans un excès de ce réactif.
On aura donc divisé les métaux en trois groupes :
l*" Métaux précipîtables par l'acide sulfhydriquer
2** Métaux dont les'sulfures sont insolubles dans le sulfhycirate d'ammoniaque ;
3° Métaux dont les sulfures sont solubles dans le sulfhydrate d'ammoniaque.
Ces trois subdivisions étant une fois établies, on opérera la séparation des métaux qui se trouvent dans chaque groupe , en faisant intervenir certains caractères tirés des propriétés de chaque métal ; ainsi le plomb sera précipi^ par l'acide sulfurique à l'état de sulfate insoluble ; l'argent i^ l'état de chlorure d'argent insoluble, etc.
Nous appliquerons ces principes généraux h l'analyse d'un mélange contenant les métaux suivants : Fer, manganèse, zinc, cadmium, cuivre, plomb, bismuth, mercure, étain et antimoine.
Ces métaux étant dissous dans l'eau régale, on y fait passer un excès d'acide sulfhydrique qui les précipite, à l'exception du fer, du manganèse et du zinc.
La liqueur filtrée contenant les trois métaux qui ne sont pas précipités par l'acide sulfhydrique , est mise en ébuUition avec une petite quantité d'acide azotique, afin de suroxider le sel de fer qui avait été ramené au minimum par l'acide sulfhydrique ; on traite alors cette liqueur à froid par un excès de carbonate de barite qui précipite le sesqui-oxide de fer; pour séparer cet oxide de l'excès de carbonate de barite , on lave le précipité avec soin, et on le reprend par de l'aeide sulfurique qui forme du soUate de barite insoluble et du sulfate de peroxide de fer soluble.
La dissolution du sel de far est alors traitée par de l'ammoniaque qui précipite le peroxide de fer.
Ep traitant la liqueur acide par du carbonate de barite, il s'est formé une certaine quantité de sel de barite soluble ; on peut se dâMurraiaer de la barite en ajoutant dans la dissolution de l'acide sulfurique.
On sépare le zinc du manganèse par les deux méthodes suivantes :
t* On vesae dans la liqueur un excès dépotasse qui précipite le manganèse à l'état d'hydrate de protoxidede manganèse, et qui dissout l'oxidedi zinc. L'oxide de manganèse, lavé et calciné h l'air, est pesé à l'état d'oiida rouge Mn^'; quanta l'oxide do zinc,^ on satura d'abord la liqueur aloi^line par un excès d'acide chlorhydrique , et on le précipite par du carbonate de potasse ; le carbonate da zinc lavé et calciné donne de l'oxidd de zinc.
2*> Pour séparer le zinc du manganèse, en peut ajouter à la liqueur qui contient les àmx sete, un e%^ d'eoétete de souda, et faire pMear d«Qs
GENERALITES SUH LES GAZ. 75{l
la dissolution un courant d'acide sulfhydrique ; le aiuc est seul précipité, tandis que le manganèse reste en dissolution ; ces deux métaux étant upe fois séparés Tun de l'autre, on les dose par les méthodes ordinaires.
Après avoir ainsi reconnu et dosé le fer, le ipanganèse, et le ?inc, on procède à la séparation des métaux qui ont été précipités par l'acide sul<fhydrique.
Le mélange des divers sulfures métalliques est mis en digestion avec un excès de sulfhydrate d'ammoniaque qui dissout les sulfures d'anli-i moine et d'élain.
Ces deux sulfures sont précipités par un acide , redissous dans l'eau régale; l'étain et l'antimoine sont ensuite séparés l'un de l'autre par une n\élhode qui a été donnée en traitant de l'antimoine.
Il ne reste plus qu'à opérer la séparation des sulfures insoluble^ dans le sulfliydrate d'ammoniaqye, c'est-à-dire des sulfures dç cadmium , de cuivre, de plomb, de bismuth et de mercure.
Ce mélange, chaufTé à une température rougp , luissç dégager tout Iç sulfure de mercure.
Le résidu de la calcination traité par de Y mie. ftZQtiqqç dqnne des sulfates de cadmium, de cuivre et de bismuth, qui sont soluhl^Si çt dl| sulfate de plomb insoluble que l'on sépare par fil tration.
Un excès d'ammoniaque ajouté dans la liqueur précipite l'oxide de bismuth.
Pour séparer le cuivre du cadmium, on sursature la liqueur par m\e grande quantité d'ammoniaque caustique, on la porta à rébuUition , et on y verse du sulfure de sodium jusqu'au moment où la diitolution cesse d'être colorée. Le cuivre se précipite le premier à l'état d'oxisulfure noir, que Ton peut séparer par le filtre ; en continuant à ajouter du sulfure de sodium , le cadmium se dépose à l'état de sulfure jaune.