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TROISIÈME DIVISION

€tex BOB akMrtaMc* par Ui poiatte et bob IbIobuboMm.

!• Oxigène. — Presque insoluble dans l'eau, sans odeur, rallume une allumette présentant encore un point rouge, s'unit sous F influence d'une étincelle électrique ou du platine divisé au double de son volume d'hydrogène, rend le bi-oxide d'azot3 rutilant , en le transformant en acide hypo-azotique.

2" Azote. — Incolore, inodore, éteint les corps en combustion. Comme il n'y a que h gaz non absorbables par la potasse et non inflammables, et que l'azote est compris au nombre de ces ^ gaz, on ne peut le confondre qu'avec l'oxigène, le protoxide et le bi-oxide d'azote; la distinction est facile à établir, puisque les deux premiers activent la combustion, tandis que l'azote l'empêche, et que le bi-oxide d'azote devient rutilant au contact de l'air.

3- Protoxide d'azote, — Rallume les corps en combustion comme l'oxigène, mais avec moins de vivacité, soluble dans le double environ de son volume d'eau; décomposé au rouge, dans une cloche courbe, par des corps avides d'oxigène , comme le sulfure de barium , en laissant un résidu d'azote dont le volume est égal à celui qu'occupait le gaz avant sa décomposition.

4* Deutoxide d'azote. — Il devient jaune-orangé au contact de l'oxigène ; il est absorbé par les sels de protoxide de fer, et leur donne une couleur brune; il est décomposé comme le protoxide d'azote, par les corps avides d'oxigène, et laisse un résidu d'azote égal à la moitié de son propre volume.

QUATRIÈMB DIVISION.

6m bob al^torboMes por lo poteise et tBflanuBoMet.

1" Hydrogène. — Inodore lorsqu'il est pur, mais ordinairement mêlé à des substances étrangères qui lui communiquent une odeur alliacée; presque insoluble dans l'eau, produisant en brûlant une flamme peu éclairante ; s'unit avec la moitié de son volume d'oxigène, sous l'influence de la mousse de platine.

2* Hydrogène phosphore. — Odeur fortement alliacée. La flamme est très vive et très éclairante et produit en brûlant des fumées épaisses

GAZ QUI SB DBCOMPOSBNT HUTUBLLBIIBNT. 765

d'acide phosphorique; il brûle aussi parle contact du chlore; forme un précipité brun avec les sels de cuivre et d'argent , et se trouve absorbé en quantité considérable.

3* Hydrogène arsénié. — Odeur nauséabonde, flamme alliacée, d*un jaune livide accompagnée d'un dépôt arsenical d*un brun marron. L'air humide et Teau de chlore en séparent l'arsenic.

4- Oxidc de carbone. — Il brûle avec une flamme bleue, en se transformant en acide carbonique qui précipite l'eau de chaux.

5* Hydrogène proto-carboné. — Gaz des marais. Il brûle avec une flamme bleuâtre beaucoup moins éclairante que celle de l'hydrogène bicarboné; il est presque insoluble dans l'acide sulfuric^ue concentré. Il exige , pour se transformer en acide carbonique et en eau, 2 fois son volume d'oxigène et donne son propre volume d'acide carbonique.

6* Hydrogène bi-carboné. — Il brûle avec une flamme blanche très éclairante; forme avec le chlore un liquide huileux (liqueur des Hollandais); il est très soluble dans l'acide sulfurique monohydraté; il exige, pour brûler, trois fois son volume d'oxigène , et donne deux fois son volume d'acide carbonique.

V Bi'carbitre d'hydrogène. — Insoluble dans l'eau, très soluble dans l'acide sulfurique , soluble dans l'alcool et les huiles grasses; sa flannne est très éclairante : il exige , pour brûler, six volumes d'oxigène , et produit quatre volumes d'acide carbonique.

8* Méthylène, — Ce gaz est à peine connu. Il absorbe, pour brûler, une fois et demie son volume d'oxigène, et produit son propre volume d'acide carbonique.

GAZ QUI SB DéCOMPOSBNT MUTUBLLEMEIST.

Il existe un grand nombre de gaz qui se décomposent mutuellement , et ne peuvent pas par conséquent exister simultanément dans les mélanges gazeux. Certains gaz réagissent les uns sur les autres en l'absence de la lumière et de l'humidité ; mais dans un grand nombre de cas l'intervention de la lumière et de l'eau est nécessaire pour amener une décomposition.

Les gaz qui contiennent un ou plusieura éléments combustibles , c'està-dire du carbone, de l'hydrogène, du phosphore, du soufre, etc., ne peuvent exister en présence de l'oxîgène à une température élevée , ou sous l'influence d'une étincelle électrique. Leur analyse est fondée sur cette décomposition même. L'acide carbonique seul fait exception, parce qu'il représente le dernier terme de Toxidation du carbone. Ce que nous allons dire se rapportera aux gaz considérés à la température oi'dinaire :

!• L'oxigène sec ou humide ne peut exister avec le bi-oxide d'azote;

2* L'oxigène humide décompose les hydrogènes phosphore et arsénié, ainsi que les acides sulfliydrique , tellurhydrique et sélénhydrique, les

766 EXEMPLES D'àKALVSBS D% QUBLQOBS MILAIIfiES GAZEUX.

acides bromhydricpie , iodhydrique, et même à la longue Tacide chlorhydrique; Tacide sulfureux est changé par Toxigène humide en acide sulfurique ;

3* Le chlore sec ne peut exister, à la Immère même diffuse, afec Tbydrogène. Il décompose dans l'obscurité le gaz oléfiant, et sous Tinflaenoe de la lumière, le gaz des marais, le bicarbure d'hydrogène, le méthylèoe, les hydrogènes phosphore et arsénié. Il détruit instantanément les acides sulfureux, bromhydrique , iodhydrique, sulfhydrique, -sélénhydriqae, tellurhydrique, le bi-oxide d'azote, l'ammoniaque et le cyanogène; il s'unit à Toxide de carbone;

4* Les acides hypochloreux, chloreux et hypochlorique produisit en général les mêmes décompositions que le chtore ;

5" L'acide sulfureux ne peut exister avec l'hydrogène pho^horé ou l'hydrogène arsénié, avec les acides sulfhydrique ^ sélénhydrique et tellurhydrique;

6** Le cyanogène ne peut exister avec l'ammoniaque et avec les acides sulfliydrique, tellurhydrique et sélénhydrique.

70 L'hydrogène phosphore s'unit directement aux acides iodbydriqos et brombydrique ;

b^ L'acide chlorhydrique détruit les acides hypochloreux , chloreux et bypochlorique ;

9^ Les gaz acides ne peuvent exister avec le gaz ammoniac*

BXBMPLËS D*ANALYSBS DB QUBLQDBS MÉLANGES GAZEUX* MéUDse «'oxisène, «'liytfroffèBt, «'aïoie* «'acltfe earkonlfiie ^t 4e sas QtéÛMmi»

V On absorbe l'oxigène en introduisant dans te mélange un bâton de phosphore, ou bien une lame de cuivre humectée d'acide sulfurique; la diminution de volume fait connaître la quantité d'oxigène qui se trouvait dans le mélange.

2° L'acide carbonique est absorbé au moyen d'un fragment de potasse légèrement humecté, que l'on attache à un fil métallique et que Ton peut retirer à volonté.

y II ne reste plus à doser que l'hydrogène, le gaz oléfiant et l'azote. On mesure un certain volume de ce mélange, on le mêle à un volume connu d'oxigène ; on l'introduit dans un eudioraètre, et l'on y fait passer une éthicelle électrique.

L'hydrogène passe à l'état d'eau , et l'hydrogène bicarboné forme, en brûlant, de l'eau et de l'acide carbonique ; ces combustions sont veçtésentées par les formules suivantes :

Il + 0 « HO CH + O^ - C0> + HO.

I vol. s vol. a vol.

EXEMPLES t)'ANALY>ES DE QUKLQUB8 MÉLANGES GAZEUX. 7ô7

On détermine au paoyen de h potasse la quantité d'acide carbonique qui s'est formé; on voit d'après la formule précédente que deux volumes d'acide carbonique correspondent à un volume d'iiydrogène bicarbotié. Ces données permettent de calculer facilement la quantité d'hydrogène et d'hydrogène carboné qui se trouve dans le mélangé galeux.

Supposons en effet qu'après avoir introduit 200 volume d'oxigène dans le mélange gazeux formé d'hydrogène , d'hydrogène carboné et d'azote, occupant 90 volumes, on y fasse passer une étincelle électrique, et que l'on observe une absorption de 90 volumes ; le résidu, qui est de 200, éprouve Eous l'influence de la potasse une diminution de volume de 52 volumes.

Ces 52 vol. d'acide carbonique correspondent à 26 vol. de gaz oléfiant. L'hydrogène contenu dans un volume de gaz oléfiant exige un volume d'oxigène pour former de l'eau ; par conséquent les 26 vol. de gaz oléfiant ont dû prendre en outre 26 vol. d'oxigène pour produire de l'eau. ^

Si l'on retranche 26 du nombre 90 qui représente l'absorption, le reste 6^ indique la quantité de gaz qui a disparu par la combinaison de l'oxi-' gène avec l'hydrogène contenu dans le mélange gazeux; des deux tiers de cette absorption I!i2,66 représentent le volume de l'hydrogène.

Ainsi les 90 vol. de mélange contenaient 26 vol. de gaz oléfiant « et 42,66 d'hydrogène libre, la différence, c'est-à-dire 21,34, indique le volume de l'azote ; le volume de l'azote pourrait du reste être apprécié directement en absori:)ant, au moyen du phosphore, Texcès d'oxigène qui se trouve dans l'eudiomètre après la combustion.

AnalTfc 4>ini méUnte «'acMc earbODlfoe» «'oxlde «e earkonct «»âMl« H «*oxlt«M.

V On détermine la quantité d'acide carbonique contenu dans ce mé* lange au moyeu de la potasse.

2*" On absorbe l'oxigène, soit avec un bâton de phosphore, soit avec une lame de cuivre mouillée d'acide sulfurique faible, ou par une dissolution ammoniacale de protochlorure de cuivre.

3* Le résidu, formé d'azote et d'oxide de carbone, eit mêlé à un excès d*oxigène et aoumis à l'étijicelle électrique; l'oxide de carbone donne an brûlant un volume d'acide caii)onique égal à son propre volume.

co + 0 « co».

3 voL 2 vol.

En appréciant donc au moyen de la potasse la quantité d'acide carbo* nique qui s'est produite par la combustion, on peut déterminer le volum» d'oxide de carbone.

V Quant à l'azote, on apprécie son volume soit par différence, soit directement en absortmnt l'excès d'oxigène omtenu dans le résidu après la détonation, coBdmê dans l'example préoédent.

768 KXEMPLBS d'analyses DE QUELQUES MiLàNGES GAZEUX.

Analyte é'mk mélaote 4'acMe talflBreiiz et ê*mtSiêt eariottl^ae.

Pour sq[)arer Vacide sulfureux de Tacide carbonique, qui sont deux gaz également absorbables par la potasse, on peut avoir recours aux méthodes suivantes :

1* Ou introduit dans le mélange gazeux, comme l'a proposé M. Gay- Lussac , du peroxide de manganèse qui absoii)e Tacide sulfureux seule^ ment en formant un mélange de sulfate et d'hyposulfate de manganèse : 3S0» + 2MnO^= MnO,SO» + MnO,S20*.

Cette séparation se fait ordinairement en introduisant dans le gaz une baguette de verre que Ton enduit d'abord d'empois, et que l'on roule ensuite dans du peroxide de manganèse réduit en poudre.

2"* Un mélange d'acide plombique (oxide puce) et de borax peut aussi servir à séparer l'acide carlionique de l'acide sulfureux ; le borax et l'acide plombique portent uniquement leur action sur l'acide sulfureux, qui est absorbé, et transformé en sulfate de plomb.

y M. Persoz a démontré que Ton pouvait séparer encore l'acide sulfureux de l'acide carbonique, en introduisant dans le mélange de l'empois saupoudré d'iodatede potasse ou d'iodatede soude; l'acide sulfureux est seul absorbé.

Analyse «'an mêlante «*oxMe ëe enrbone, «*aclde carbonlfae, 4'acMe soltarcaii «'aiote , «»oxlf «ne et «*liy«rof «ne Mcartooné.

1** On absorbe d'abord l'acide sulfureux au moyen du borax et de l'acide plombique.

2^ Le volume de l'acide carbonique est déterminé au moyen de la potasse.

Z'' L'oxigène est absorbé par le phosphore, ou par le protocfalorure de cuivre ammoniacal.

U* On détermine la proportion d'oxide de carbone en absorbant ce gai au rouge sombre par le potassium.

5' Pour apprécier le volume d'hydrogène bicarboné, on mêle le résidu gazeux avec un excès d'oxigène ; on excite dans le mélange une étmcelie électrique, et l'on apprécie, au moyen de la potasse, la quantité d'acide carbonique qui s'est formé; un volume d'acide carbonique i*eprésente, comme on l'a déjà dit , un égal volume de gaz oléfiant.

Quant à l'azote, on détermine son volume, comme dans les exemples précédents, en mesurant le résidu , après avoir absorbé l'excès d'oxigène par le phosphore ou par te protocb(orure de cuivre ammoniacal.

On pourrait , dans cette analyse, séparer le gaz oléfiant de Toxide de carbone et de l'azote, en employant l'acide sulfurique concentré qui dissout le gaz oléfiant sans exercer d'action sur loxide de carbone et Tazote; la proportion d'oxide de carbone serait ensuite indiquée facilement

BSSAIS AU CHALUMEAU. 769

par la combustion dans l'eudiomètre; on sait en effet qu'un Tolume d'acide carbonique correspond à un volume d'oxide de carbone.

Analyse 4*iui méUiiite 4'oxkle 4e carbone et «'toytfrof ène protocarboné.

L'oxide de carbone CO et le gaz des marais Cff donnent en brûlant un volume d'acide carbonique égal à leur propre volume; mais tandis que le premier n'exige pour sa combustion que la moitié de son volume d'oxigène, le second en exige le double. Ces données peuvent servir à déterminer les proportions de ces deux gaz.

Soit X le volume inconnu de Toxide de carbone ; y le volume également inconnu du gaz des marais , et a leur volume connu.

Nous aurons 0? + y=ta.

Soit b le volume d'oxigëiie employé à la décomposition :

X prend pour brûler la moitié de son volume d'oxigène : (00 + O -» CCP);

2 vut. I vol.

y en prend le double :

(CH^ + 0< « CO^ + 2H0); 2 vol. 4 vol.

Donc :

D'où Ton tire :

X r et y - ^—

On voit qu'en connaissant le volume du mélange, et le volume d'oxigène employé à la combustion des deux gaz, on pouri^a trouver facilement les volumes a; et y d'oxide de carbone et d'hydrogène protocarboné.

Depuis les recherches de Gahn et de M. Berzélius, le chaltmeau est devenu un des instruments les plus précieux de la chimie analytique. Plusieurs savants distingués, et particulièrement M. Plattner, professeur à récole des Mines de Freyberg, ont encore apporté des perfectionnements nombreux dans les méthodes d'analyse au chalumeau ; les observations que nous allons présenter sur les essais au chalumeau sont empruntées aux excellents traités de MM. Berzélius et Plattner.

En traitant de la flanune (t. I*' p. 75) , nous avons donné une descrip-

770 iBâAfS AD CHALOMKAU.

lion Btseï complète du ebtluiDeaa qm Ton emploie généralement (tons les essai»; nous avon» dit que le dard se C0mpo6âit essentiellement d'ane partie oxidante et d'une partie désoxidante : pour reconnaître facilement les parties oxidante et d^xidante de la flamme, on reconmiande, en général, l'exercice suivant :

Ou pratique à l'extrémité d'un long morceM de charbon on petit creux , dans lequel on wei une parcelle d'étaîn de la grosMUr d'un grain de blé 1 et l'on projette sur le fiaétal le dard de la flamme d'une botigio , ou de celle d'une lampe alimentée par de l'huile.

Si l'on expose l'étain vers l'extrémité pointue et obscure de la flamffie , c'est-à-dire dana la flanrnt d*oxidatim^ le métal t'oxide et se rsceotie d'un dépôt infusible d'un blanc terne d'acide stannique : ai l'on porte ce dépôt blanc dana la partie intérieure la {dus brillante du cène lumineux, c'est-à-dire dans la flamme de réduction ^ l'acide stanniqne se désoxide en reprenant sa couleur brillante et métallique : on peut reproduire ainsi plusieurs fois l'oxidation de l'étain et la réduction de l'acide stannique.

La réduction de l'acide stannique est plus difficile que l'oxidation da métal ; toutefois, après quelques essais, on ne peut manquer de reproduire toujours avec certitude ces phénomènes d'oxidation et de réduction.

Les instruments nécessaires pour faire les essais au chalumeau sont :

1° Une pince terminée par deux petites lamelles de platine et destina à saisir les petits éclats ou écailles de minéraux dont on veut essayer la fusibilité ;

2"» Un fil de platine du diamètre d'une aiguille fine, et de la longueur de 8 à 10 centimètres. On recourbe en ci^ochet Tune de ses extrémités pour y faire adhérer, en la mouillant avec un peu d'eau ou de salive , un petit grain ou un peu de poussière de borax , de sel de phosphore ou de tout autre réactif. On y ajoute ensuite une quantité extrêmement petite de la matière à essayer préalablement pulvérisée. Le borax fond sous l'action du dard , et donne une perle incolore ou colorée , transparente ou opaque, selon la nature de la substance soumise à l'action du réactif, et la nature de la flamme à laquelle elle a été expoaée.

3» Un mortier d'agate ,'

4" Un petit marteau d'acier 'avec son enclume, pour briser les minéfaux et égayer si les culots métalliques sont cassants ou maHéaMes ;

5* Un barreau aimanté;

6* Une loupe;

?• Les morceaux de charbon qui servent aux essais doivent être sans écorce, à grain fin et sans fissures. Les meilleurs sont ceux de boci de pin, de saule , d'aubier ou de buis ;

8« Des tubes de verre ouverts aux deux bouts , longs de A à 9 ceifimètres et de 2 à 5 millimètres de diamètre ;

Uê» kV'CBklUMktJ* 771

9*" Des tubes de verre cylindriques fermés par un btmt^ fie 2 à 8 millt^ mètres de diamèti^-;

10" Des matras en verre. — Sous ce nom , on désigne des tdbéê de d à a millimètres, fermés par un bout, mais légèrement i«enflâs Ysrs ce bout.

On se sert de ces petits matras pour essayer les corps qui décrépitent ; pDtff en sépafer i'eail et quelques autties substances non eombtistibl^. L'air en pénétrant dans ces sortes de tubes et y circulant à la faveur du renflement 4 biite le dégagement des matines volatiles | mais lorsqu'on veut éviter une oiidation , on doit se servir de très petits tubes non renflés ;

11'' On se sert aussi quelquefois de platine en feuilles, de cuillères de platine de formes diverses , de petits supports en argile réfractaire et terminés eu pointes^ de petites coupelles très minces de pto>q>bate de cbauxt

B£GL£3 GjSlfiaàLBS DANS LES ANALYSES QUALITATIVES AU GHALtJMEAU.

On essaie les substances au Chalumeau atéc réàctife ou sans tiéactifs.

Lés essais sans réactifs se font :

1* Dans un tube en verre fermé par un bout, ou dans utt petit bâiloîi , afin de i^econnattre si la substance décrépite ou si elle contient de& substances volatiles ;

2" Dans un tube ouvert aux deux bouts , pour reconnaître lés substances qui peuvent être oxidées paf leur Calcination au contact de Tair, et qui peuvent être Volatilisées ;

3* Sur le charbon , pour apprécier les changements que la substance éprouve dâtts la flamme d'oxidation et celle de réduction ;

ft» Si la substance est facilement fusible , on la chauffe au bout d*un fil de platine ou dans les pincettes en platine pour reconnaître lé dégfré de fusibilité de la substance , et la couleur de la flamme.

Les réactifs employés dans les essais au chalumeau , sortt peU nortibrtux ; ils se bornent pour ainsi dire au borax, au sel de phosphore, aU Carbonate de soude et à la solution d*azotate de cobalt; ces essais se font , soit au bout d'un fil de platine , éôit sur du charbon.

On prend ordinairement un petit éclat de la substance ou un morceau de la grandeur d'un grain de millet ; ce n'est guère que pour les essais dans un petit ballon , ou pour le traitement par le carbonate de soude dans la flamme de réduction , qu'il faut en employer une plus grande quantité.

Pour \m oiMm niélaUiqiMl qu'on traite toujolirs avoe le borax ou le ael dé pbos|4ioiB , ttn morc^att de to grosseur A'un grain de miUet

772 ESSAIS AU CttALUMKAb'.

est trop fort. Du reste il est facile avec un peu d'habitude , ou après quelques tâtonnements, de prendre la quantité convenable de substance à essayer.

Dans presque tous les cas, une trop grande quantité de substance ieûà k rendre les résultats incertains.

l» BêMUsMiM rtecUfsdans ■■ tuke fcmié par iim bont , oa daos mi pellCkaUM

de verre.

Quand la substance parait contenir des corps comme Tarsenic, le soufre, le sélénium, le tellure dont le grillage est facile, on Tintroduit dans un petit tube fermé par un bout.

On commence par chauffer faiblement la substance à la lampe à alcool , pour reconnaître si elle ne contiendrait pas de corps volatils à une température peu élevée , comme des sels ammoniacaux ou de mercure; on chauffe alors graduellement jusqu'au rouge, et on observe: !• si la substance change de couleur ; 2* si ce changement de couleur est durable , ou si la substance reprend sa couleur primitive par le refroidissement , comme par exemple Toxide de zinc; 3" si elle produit un éclat de lumière, comme la gadolinite vitreuse; ti? si elle devient phosphorescente, comme le spath fluor; 5* si elle décrépite, si elle fond ou s'il 8*en sépare une substance volatile , comme de Teau , du soufre , de Tarsenic ou du sélénium. Il faut déterminer aussi s'il se produit un dégagement d'oxigène comme dans la calcination des bromates, des iodates ^ des chlorates ou de quelques oxides.

On doit examiner avec soin , au moyen des papiers colorés , l'eau qui s'est condensée sur les parois du tube , et constater l'odeur des produits gazeux qui se sont formés.

Certains sulfates, par exemple, donnent sous l'influence de la chaleur de l'eau chargée d'acide sulfurique, et quelquefois d'acide sulfureux; tels sont les sulfates de fer et d'alumine.

Quand on chauffe des fluorures hydratés , on observ(e le plus souvent un dégagement d'acide fluorhydrique reconnaissable à son action sur le verre qui se trouve dépoli. Quelques arséniates donnent un sublimé d'acide arsénieux. Quand l'eau est alcaline, c'est que la substance contient des sels ammoniacaux ou des matières organiques azotées : il faut déterminer aussi si les substances sont attirées par l'aimant après la calcination ; le fer spathique par exemple perd son acide carbonique par la calcination « et donne de l'oxide ferroso-ferrique qui est magnétique.

29 Biutt iMU réttcUft érnuB on takt ouvert «oz étmx bonis.

Lorsqu'une substance contient des métaux ou des corps volatite , on la chauffé dans un tube ouvert par les deux bouts ; quand la chaleur de la

ESSAIS AK rHALlI.MKAU. 773

flamme ordinaii'e n est pas suffisante , on l'active avec le chalumeau ; si la substance décrépite , on commence par la pulvériser. Certains corps qui ne peuvent être volatilisés dans un tube fermé par un bout, se volatilisent quand on les chauffe dans un tube ouvert; quelques uns, comme le soufre , se volatilisent complètement ; d'autres, comme l'ars^ nie, l'antimoine , le tellure , forment des composés volatils qui se oon* densent ensuite dans la partie froide du tube.

Dans ces essais , il faut avoir le soin de ne pas employer une trop grande quantité de la substance , et de ne pas la cbauffei* trop brusquement , sinon une partie pourrait être volatilisée sans être oxidée ; c'est ce qui arrive pour le sulfure d'arsenic.

50 emaU tqr le clwrINiB.

Si la substance ne décrépite pas, on en prend un petit fragment ; dans le cas contraire , on la pulvérise et Ton met la poudre à l'extrémité d'un morceau de charbon dans lequel on a pratiqué un trou qui ne doit présenter que très peu de profondeur. On fait d'abord agir sur la substance une flamme d'oxidatioii faible, en ayant soin de tenir le charbon dans une position telle que les vapeurs qui pourraient s'élever soient entrahiées par le courant de la flamme, et déposées ensuite sur le charbon. La flamme doit former avec le charbon un angle d'environ ÎO*». On constate la présence des corps volatils , tels que le soufre , l'arsenic et le sélénium , par l'odeur qui se répand lorsqu'on a cessé de souffler. On doit observer ; l** si la substance détonne ou fuse comme les azotates, les chlorates, etc. ; 2* si elle forme un dépôt; 3* si ce dépôt est plus ou moins rapproché de la substance ; W si la substance prend des teintes différentes à chaud et à froid ; S^ si elle se volatilise dans la flamme d'oxidation ou celle de réduction ; 6* si elle colore la flamme intérieure.

On examine, après la calcination , si la substance bleuit le papier de tournesol rouge; c'est ce qui a lieu pour les azotates, les carbonates, ifes sulfates et les chlorures alcalins.

4« BMals dei satetaacM relatlvcnent à lc«r ftMiMIllé.

Si la substance est métallique, ou si elle contient du soufre et qu'elle paraisse attaquer le platine, on en soumet une petite quantité à la flamme de réduction sur le charbon. La plupart des métaux peuvent être fondus ainsi ou volatilisés.

Certains oxldes métalliques, tels que ceux de molybdène, de tungstène, de nickel , de cobalt et de fer sont réduits, mais non fondus. Presque tous les arséniures et les sulfures sont fusibles.

Peu d'oxides métalliques peuvent être fondus dans une flamme d'oxi* dation ; les oxides de cuivre et d'antimoine se volatilisent après avoir

llh ESSAIS AU CBALUMEAU.

été {kwâos i ofiux de Us^iuth et de plomb sont véduiu par le chaito ^prh avoûr aussi aubi la fusion .

Quand la aubatanoe qu'on exaaiina pavait être un Mide terreux ou m silicate, et qu'ellen'attaque pas le platine à ohaud , on en prend un éclat , pFéaeiitant une pointe très aiguë ; on saisit cet éclat avec des pincettes da platiue, et on en soumet la pointa à Taotion de la partie la plus chaude de la flamme d*oxidation. Si la substance décrépit», on en broie finement une petite quantité dans le mortier d*agate ; on y ajoute quelques gouttes d'eau, et on an fait une pâte fluide qu'on étend en couche mince sur la obarbpn. On la sèche alora et on la chauffe jusqu'à ce qu'elle ne soit plus adhérente au charbon. IjSl poudre se réunit en une petite feuille qua Ton saisit avec précaution dans les pincettes en platine, et que l'on expose à la partie la plus chaude de la flamme d'oxidation. Lorsque la substam^ est infusib)e, les extrémités les plus fines ne changent pas d'aspect ; ai elle est très peu fusible , les pointes s'arrondissent ; si elle est très fusible , elle se réunit en globule. Certaines substances peu fusibles , OU infusibles dans la fiannne d'oxidation, peuvent être plus ou moins fu^ siblesd^ms celle de réduction. D'autces sont infusible$ et prennent par une forte chaleur Taspect de chou^fleur ; tels sont les silicates de cbaux^ et quelques aluminates; quelques substances fondent et se boursouflât ensuite. Ces diverses propriétés constituent autant de caractères ipEipor-' tapts.

50 BsMl ées tobsiaiices d'aprèt la eoloratlon «a*ellet eommantvaeBC à la laiMiit citépiaape.

Certaines substances possèdent la propriété de colora plus ou moins h flamme e^térieur^.

Avant de faire cet essai , il faut s'assurer que le moctier dans lequel on divise la substance est parfaitement propre ; s'il contenait une trace de borai^ , d^ carbonate de soude ou de tout autre sel de soude , provenant d'une pulvérisation précédente , on obtiendrait une coloration qui serait due à la présence de la soude, et qui masquerait complètement les colorations produites par les autres corps.

Les essais relatifs à la coloration se font ordinairement avec un fil de platine lorsque la substance est fusible; il fout avoir le soin d^opér^-avec un fil de platine bien propre ; le contact des doigts sur le fil métallique suffirait pour communiquer à la flamme une couleur jaune-rougeàlre qui serait due à la présence du chlorure de sodium contenu dans la sueur.

Pour éviter cette cause d'erreur , on doit chauffer préalablement le fil de platine avec de l'acide chlorhydrique, ou le ftilre rougir avec du bisulfate de potasse.

On assujettit la petite quantité de substance fc l'extrémité du fil de platine, en chauffent le fil jusqu'au rouge, et en le mettant ensuite en cea^

806AI0 àU CHitUMKAU. 775

tact avœ la suUtaucâ ; si cette substance u'adbérait paa au fil , il faudrait mouiller celui-ci avec un peu d'eau distillée*

Les métaux, les sulfures, les oxidas métalliques facilement réductibles sont traités avec du cbarbon,

Le maximum de c(4oration l'obtient en général au moment où le eorpt commence à fondre.

Certains corps cokMrent les contours de la flamme en bleu très pâle , ou n'en modifient pas sensiblement la couleur. D'autres laissent d^ gager, dès la première impres^n de la chaleur, de Teau ou de Tacide carbonique , élargissent et colorent la flamme extérieure en jaune-rougeâtre* Ce phénomène n'est que momentané quand il n'est produit que par l'eau ou l'acide carbonique, et se trouve remplacé par une couleur provenant des vapeurs des substances qui se volatilisent après Veau et Tacidc carbonique. Il arrive souvent que la véritable coloration se montre immédiatement ; en général , si la matière est infusible oo difficilement fusible, la coloration augmente d'intensité par l'action pro<* longée de lâchaient

Quelques corps comme les acides pbospborique et borique, ne donnent pas de coloration quand ils sont combinés aux bases. On ne doit alors les exposer à la flamme qu'après les avoir mouillés avec de l'acide sulfuriquô qui puisse mettre les acides en liberté.

Les essais sur la coloration de la flamme doivent être faits dans UM chambre peu éclairée, ou dans une chambre où la lumière n'arriva pas directement sur la flamme.

Les colorations que Ton peut obtenir au chalumeau srnit : l^'le jaune; 2* le violet; 3** le rouge carmin; W le vert avec différentes nuances; 5" le bleu avec difTérentes nuances. Nous examinerons successivement les corps qui peuvent produire toutes ces teintes.

Coloration jaune. — La soude et les sels de soude coloi^nt la flamme extérieure en jaune rougeàtre et l'agrandissent ; ce caractère est moins tranché lorsque les sels de soude sont mêlés à d'autres corps. La cotilflur augmente par une chaleur prolongée.

Coloraiion molette. '— La potasse et la plupart des sels de potasse colorent la flamme extérieure en violet. De très petites quantités de souda OM de lithine peuvent masquer cette réaction.

Coloration rouge, — Les sels de lithine et principalement le chlorure dé lithium donnent une coloration roug&*carmin qui passe au yiolet par la présence des sels de potasse, et qui disparaît complètement sous l'influence des sels de soude.

La plupart des sels de strontiane colorent la flamme extérieure d'abord en rouge'jaunfttre et ensuite en carmin. Cette coloration est masquée par hi barite.

Le ctdorure de calcium colore la flamme extérieure en rougi.

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cette coloration est moins intense que pour le cUorure de strontium; le spath calcaire, et la plupart des pierres à chaux donnent d*abord une coloration jaunâtre qui est remplacée par une (couleur rouge quand l'acide carbonique a été expulsé. La coloration des sels de chaux est beaucoup moins intense que celle qui est produite par les sels de strontiane.

Les phosphates et les borates de chaux communiquent à la flanune une couleur verte qui masque complètement la coloration due à la chaux ; la barite agit de la même manière.

Parmi les silicates, le feldspath est le seul qui donne à la flamme extérieure une couleur rougeàtre.

Coloration verte. — Les corps qui colorent la flamme en vert sont la barite, Tacide molybdique , Toxine de cuivre, l'acide tellureux , l'acide phosphorique et l'acide borique.

Coloration verte pituite par la barite, — Une très petite quantité de chlorure de barium colore la flamme extérieure en vert faible ; cette coloration devient au bout d'un certain temps d'un vert jaun&tre assez intense. Cette teinte ne se reconnaît facilement que lorsqu'on opère sur une petite quantité de substance. Presque tous les sels de barite , même le sulfate, colorent la flamme extérieure en vert, mais avec moins d'intensité que le chlorure.

La couleur que donne la barite, loin d'être masquée par la chaux, fiEiit disparaître au contraire la couleur rouge que produit cette dernière base.

Coloration verte produite par V acide molyMique, — Cet acide ainsi que l'oxide de molybdène colorent la flamme extérieure en vert comme la barite; on peut observer cette réaction avec une petite lame de sulfure de noolybdène naturel.

Coloration verte produite par Voxide de cuivre. — Cet oxide libre, ou en combinaison avec les acides, communique à la flamme extérieure une couleur d'un vert intense.

Lorsque le cuivre contient du plomb, la partie centrale dé la flanune extérieure est bleue, tandis que la partie extérieure conserve la couleur verte due au cuivre.

Les silicates et la plupart des minéraux qui contiennent du cuivre donnent à la pointe du dard bleu une Itelle couleur verte.

Coloration verte produite par l'acide tellureux. — L'acide tellureux se volatilise après sa fusion en colorant la flamme extérieure en vert, qui parait bleuâtre, lorsque le tellure contient du sélénium.

Coloration verte produite par l'acide phosphorique. — L'acide phosphorique , les phosphates et tous les minéraux qui contiennent de l'acide phosphorique, chauffés seuls, ou avec de l'acide sulfurique], colorent la flamme extérieure en bleu-verdâtre. Cette réaction est si sensible , que l'on peut , avec les précautions nécessaires, reconnaître les plus petites quantités d'acide phosphorique dans un minerai . Quand la substance con-

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tient de l'eau, il faut oommenoer par la déshydrater avant de la traiter par Tacide sulfurique. La soude ne s'oppose point à la coloration.

Au moment où l'acide phosphorique est mis en liberté , il colore la flamme extérieure en bleu-vert qui passe rapidement au jaune- rougeàtre ; on doit donc observer la flamme d'oxidation dès que la substance est mise dans la flamme bleue. Les substances qui contiennent en môme temps du plomb et de l'acide phospbbrique donnent une flamme bleue bordée de vert.

Coloration verte produite par V acide borique* — Cet acide colore la flamme en vert très intense, légèrement teinté de jaune; les observations qui ont été présentées pour l'acide phosphorique et ses combinaisons s'appliquent à l'acide borique et aux borates.

Coloration bleue, — Les corps qui colorent la flamme en bleu sont l'arsenic, l'antimoine, le plomb, le sélénium , le chlorure et le bromure de cuivre.

Coloration bleue produite par Var^enic, — * L'arsenic colore la flamme extérieure en bleu-clair. Cette réaction peut être obtenue en opérant avec les pincettes de platine , ou bien avec un charbon. L'arsenic masque les colorations qui sont produites par certaines bases.

Coloration bleue produite par Vantirmine. -^ L'antimoine métallique, diaufEé dans la flamme intérieure sur le charbon, colorela flanomeextérieure en bleu à peine visible; mais si on porte de Foxide d'antimoine dans la flamme bleue, on voit cette flamme se colorer en bleu verdàtre.

Coloration bleue produite par le plomb, — Le plomb chauffé sur le charbon , dans la flanmie de réduction , colore la flamme extérieure en bleu d'azur, en donnant un dépôt d'oxide de plomb qui, soumis à la flamme de réduction, se volatilise en colorant la flamme extérieure en bleu d'azur. Les sels de plomb jouissent également de cette propriété, à moins toutefois que la coloration de l'acide ne masque celle du plomb.

Coloration bleue produite par le sélénium, — Le sélénium se volatilise en colorant la flamme extérieure en bleu-azur très intense.

Coloration bleue produite par le chlorure de cuivre. — Le chlorure de cuivre colore la flamme extérieure, d'abord en bleu d'azur intense, et ensuite en vert, parce qu'il se forme en dernier lieu de l'oxide de cuivre.

Traité comme le chlorure de cuivre dans la flanome extérieure, le bromure de cuivre se colore d'abord en bleu-verdàtre et ensuite en vert.

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