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ESSAIS DBS SUBSTANCES AVEC L*AIDE DB RÉACTIFS

Lorsqu'une substance n'a pu être reconnue par la seule action de la chaleur, on la soumet à de nouveaux essais qui nécessitent l'emploi des réactifs.

778 liSAIS AD CaÀLUMIAU.

Gnrtatns oorpt, teUque les tulfurM, lêt aMéniurei métalUqiies, doifeni être complètement convertit en oiide, à Taide d'un grillage sur le charbon» avant d'être sounis auic réactirs.

Griilase de la MikfUact Mtf le cMr|N»a.

Pour opàper sur le charbon le grillage d'une substance qui oontient du soufre ou de Tarsenio, on introduit environ 50 milligrammes de la sub* stance à essayer, préalablement réduite en poudre fine , dans une ea^ vite très peu profonde » que Ton a pratiquée sur un charbon; on convertit à Taide de la pression cette poudre en une couche mince sur laquelle on fait ensuite arriver la partie extrdme de h fiamme d'oxidaticô, de manière à n'atteindre qu'une température d un rouge faible. Le soufre se dégage eo grande partie à l'état d'acide sulfureux» et l'arsenic se volatilise à l'état d'acide arsénieux. Il se forme aussi de l'acide sulfuriqueet de l'acide arsénique qui restent combinés aux oxides. Quand la poudra ne dégage plus de substance odorante par le grilhige, on lait agir h une chaleur peu élevée la tlamipe de réduction qui désoxide en grande partie les sulfates et arséniates formés ; l'arsenic est alors volatilisé pinson rooma complètement, suivant la nature du métal auquel il était combiné. Quand on m remarqua plus d'odeur arsenicale, ou soumet de nouveau la substance il l'action de la flamrna d'oxidatioa qui doune enoore lieu à un dégagement ^*aQ\â^ arvéoieux. On retourne ensuite la substance qui ne doit avoir été qu'agglomérée et non fondue, et on la grille de nouvaaa.

Dana le grillage, le soufra se dégage plus fooilament que l'arsenic ; cependant certains sulfures, tels que ceux de plomb et de cuivra, sont convertis presque complètement en sulfates* Souvent aussi l'arianlo r^te combiné aux métftux h l'état d'arséniates ; c'est ce qui arrive aartom daos le grillage dm minerais de niokel et le cobalt, Comme une gramk partie de l'araenic se dégage dès h première action de la chaleur à rétal d'acide arsénieux, pour se mettre à l'abri de ces vapeurs, on commence par griller la substance dans un tube ouvert aux deux bouts ; l'acide «r* sépieux œ dépose alor» dans l'intérieur du tube. ' 3i la subutance contenait de l'antimoine, une partie de ce métal ae to* latili«erait et se déposerait sur le charbon, h l'état d'oxide d'antimoiii».

BsMl dei tnfeslancet à l*aMe da Ibonii*

Le traitement par le borax se fait de la manière suivante : on chauffe le crochet de platine, et on le plonge ensuite dans de la poudre de borax. On fond ce sel, et pendant qu'il est rouge, on porte de nouveau le crochet dans le borax, jusqu'à ce qu'il en soit rempli. Le fil doit être parfaiteiPent propre, et la perle de borax incolore à diaud et à froid.

ï^u mouillant la perle de borax qui se trouve au bout d'un fil de pta>itine, et en la mettant ensuite en contact avec la substance à aseayar^

RSiAH AU CHALUMtAU. 770

oiUa-ci y adliémi^. On p^ut mm TneUra to perle, quand ell^^t fûadu9, en contact avec la substance.

On chauffe généralement avec le borax un petit morceau de la substance à essayer plutôt que de la poudre, parce qu'il serait difficile de distinguer les parties qui ne se dissolvent pas , si Ton opérait sur la substance réduite en poudre. On observe alors si la substance entre facilement en dissolution dans le borax, si elle se dissout avec ou sans effervescence; si la perle est transparente tant à fk)id qu'à chaud ; si la perle devient, opaque et laiteuse par Vaction de la flamme de réduction, en la chauffant vivement ou par intervalles, et si elle se colore sous Tinfluence des différentes parties de la flamme.

Pour observer les phénomènes de coloration, il ne faut opérer que sur de petites quantités de substances.

En aplatissant la perle avec des pincettes pendant qu'elle est encore molle, on pourra quelquefois mieux apprécier sa couleur.

Après avoir noté tous les phénomènes que présente la perlé pendant te traitement à la flamme d'oxidation, on la soumet à Taetion de la flamme de réduction. Si cette perle paraît ne contenir que des oxides Irréductibles, ou très difficilement réductibles, comme les oxides de cérium , de manganèse, d'uranium, de chrome, des acides titanique, tungstique,etc., elle pourra être soumise à riufluence de la flamme de réduction sur le fil de platine même ; mais si elle contient des oxides facilement réductible , tels que les oxides de zinc, de nickel, de cadmiurp, de plomb, de bis-, muth , de cuivre, d'argent, d'antimoine , dont les métaux peuvent s'al-? lier au ptatine , il faudra opérer le traitement à la flamme de réduction sur le charbon.

Tjorsque le traitement se fait au bout du fil de platine , on observe , .après avoir soufflé pendant environ deux minutes d'une manière continue , les changements de couleurs ou de transparence que la perle peut avoir éprouvés , soit pendant qu'elle est encore chaude , soit par le refroidissement.

Si la perle est traitée sur le charbon , on commence pai^ aoufSer pen* dant quelques minutes , on Taplatit ensuite avec le gros bout des pincettes pendant qu'elle est encore molle, pour qu'elle se refroidisse plus vite et que les métaux réduits u'aient pas le temps de s'oxider. Quand h perle contrent dea métaux réductibles et volatils , on obtient sur le oharbon un dépôt de ee& métaux oxides. Les métaux qui donnent des dépôts sont Tantimome , le sine , le cadmium , le bismuth et le plomb.

Quand la substance traitée au bout du fil de platine par la flamme dt réduction n'a pas éprouvé de changement de couleur, on la soumet a|i même traitement sur le charbon. On ajoute alors presque toujours à ta per*e un petit morceau d'étain qui agit comme désoxidant , et ne donne

7S0 ESSAIS AU CHAIXMEAU.

pas de verre coloré ; le changement de couleur de la perle ne peut alors être observé qu'après le refroidissement.

Eftsal éeH saitotaiices à l'aMe «a sel de pbospliore ( phosplMte éoakie 4e sooie d»MiimoaUi«iic.)

Les essais à Taide du sel de phosphore se font de la même manière qu'avec le borax ; seulement, pour former la perle de sel de phosphore au boutdu filde platine,.on n'opère que sur une petite quantité de cesel; si Ton soumettait à l'influence de la chaleur upe quantité un peu forte de sel de phosphore , il se produirait un dégagement abondant d'eau et d'ammoniaque qui empocherait le résidu de se fixer à l'extrémité du fil.

Dans certains essais , le sel de phosphore doit être préféré au borax, parce que les colorations qu'il produit sont souvent plus nettes* Ce sel présente en outre l'avantage de déterminer l'élimination de quelques acides; ceux qui sont volatils se dégagent , tandis que ceux qui sont fixés se partagent les ba^ avec l'acide phosphorique. C'est ainsi que l'acide silicique est dégagé de ses combinaisons et nage dans la perle fondue , quand od le chaufTe avec le sel de phosphore. Du reste toutes les observations que nous avons faites en parlant du traitement par le borax , sont applicables aux essais par le sel de phosphore.

BsMl d'une saksiaiiee à l'aide du earbonate de loiide.

L'emploi du carbonate de soude comme réactif au chalumeau a pour but de rechercher : 1* si la substance que l'on examine se fond lorsqu'on la traite par le carbonate de soude; 2*» si les oxides que la substance contient sont réductibles ou irréductibles par le carbonate alcalin ; nous examinerons successivement l'action des différents corps sur le carbonate de soude.

aakftancet tasiblet avee le carbonate de tonde.

Les corps qui forment des combinaisons fusibles avec le cart)onate de soude sont peu nombreux ; on cite principalement les acides silidqœ, titanique , tungstique et molybdique.

Les acides silicique et titanique produisent une effervescence avec le carbonate de soude , et forment des perles transparentes à chaud ; la perie qui est produite par le silicate de soude reste transparente après le refroidissement , si le carbonate de soude n'est pas en excès ; tandis que la perle faite avec le titanate de soude devient opaque et cristalline par le relroidissement. L'acide tungstique et l'acide molybdique se combinent aussi avec effervescence à la soude ; mais ces combinaisons sont absorbées par le charbon. Il en est de môme de la barite ^ de la strontiane et de leurs sels.

Si la substance à essayer est pulvérisée , on en mêle une petite qassttité avec du carbonate de soude en poudre , à l'aide de la pointe d'un

ESSAIS AU CaALUUIAU. 781

couteau que Ton a eu soin d*bumecter. Si la substance est solide , et qu'elle ne décrépite pas, on la recouyre d'une couche dé carbonate de soude humide et pâteux.

La substance ainsi préparée est mise sur un charbon l^;èrement creusé ; on la dessèche et on la soumet ensuite à une forte flamme d'oxidation : si elle n'a pas été pulvérisée , le carbonate de soude est absorbé d'abord par le charbon , mats ne tarde pas à réagir ensuite sur la substance si celle-ci est attaquable. Lorsqu'on n'emploie pas une quantité suffisante de carbonate de soude , la substance n'est pas complètement attaquée, et se trouve entourée d'un verre limpide; si le carbonate de soude. est en excès, la perle paraît laiteuse par le refroidissement : on doit donc ajouter le carbonate de soude peu à peu, afin d'observer facilement les différentes réactions qui peuvent se produire. En général les silicates, dont les bases sont infusibles dans le carbonate de soude, donnent un verre qpaque par le refroidissement.

Quand un silicate est décomposable par le carbonate de soude, et que les produits de la décomposition ne se combinent pas au sel alcalin « on voit la substance se gonfler peu à peu et donner une masse qui ne f<Mrme pas de perle.

Si la substance n'est ni décomposable , ni soluble dans le carbonate de soude , elle ne change pas d'aspect » et le carbonate de soude est absorbé complètement par le charbon.

Lorsqu'une substance ne contient pas d'oxides colorants , mais qu'elle renferme du soufre ou de l'acide sulfurique , elle donne » lorsqu'on la chaude sur le charbon avec le carbonate de soude et dans la flanune de réduction , une perle jaune ou d'un brun-jaunàlre ; le verre est absorbé par le charbon , et une lame d'argent polie et recouverte d'eau se tache en brun plus oa moins foncé par le contact du charbon que l'on humecte légèrement. Si la substance s'est dissoute dans le carbonate de soude, on fait rougir la perle qu'elle a produite à la flamme d'oxidation sur la lame de platine, pour reconnaître si cette perle se colore ; ainsi une trace de manganèse la teint en bleu verdâtre ; un mélange de silice et de cobalt donne une perle colorée en bleu.

On reconnaît dans un sel la présence de la barite , de la strontiane ou de la chaux , en le faisant fondre avec du carbonate de soude. La barite et la strontiane donnent des verres transparents , tandis que la chaux, lorsqu'elle se trouve en quantité un peu notable, ne se dissout pas danç le carbonate de soude et produit un verre laiteux.

De la réducUon des oxldct méianMiacs par l€ earkouatc de soude.

Quand des minéraux contiennent de très petites quantités d'oxides métalliques, on reconnaît facilement leur présence en les chauffant avec le carbonate de soude.

782 B68AIH AC CËALVMIAC.

Un certain nombre d'oxides métalltqui» ohaofflte seute sui* lediarbon à h âamme dô réduction , se réduisent facilement ; maiaoette décomposition est rendue difficile et quelquefois même impo8ftibl0 , quand les oxMes 88 trouvent mélangés ou combinés à d'autre otidas» Alors Taddition du carbonate da soude facilite la réduction. Pluateurs oxides ne peuvent même être réduits que sous rinfloeiice du carbonate do sotufe. M. I^lattn«r pense qUe cette propriété réductlve est due au sodium et à Toxide de carbone formés par la réduction du caltotiâte de soude iIkaoi*é par le charbon .

Quand la réduction est difficile, on doit opér^sr, d*ai»«i Gahn, d4 la manière suivante :

La substance finement pulvérisée est mêlée ^ à l'aide de la pointe d'un oouteau, à un peu d*eau et de carbonate de aoude. La pâte est mise m du charbon et chaufGte à la flamme de réduction . Le carbonate de soode est rapidement absorbé; on recommence cette opération juaqtt*à ce qtte le mélange ne soit plus absorbé. Les prranières portions du carbonate de souda servent à réunir la substance qui est étalée suf le cdiartion, et les dernières sont desthtées à a(^e\ er la réduction.

On humecte ensuite avec quelques gouttes d*eau la partio du ebirhÉ Sur laquelle Tessai a été opéré , el on enlève à Talde d'un oouteau tonte la partie imprégnée de carbonate de soode.

Après avoir pulvérisé finement dans ua mortier en agate le cbaitam ^u*on a enlevé, on y ajoute un peu d'eau. On sépare ensuite par la décantation le charbon, des parties métalliques qui sont plus lourdes.

S'il ne reste pas dans le mortier de corps métallique, c'^t qu'il ne s'eet opéré aucune réduction ; dans le cas contraire^ on trouve un résidu métallique qui èb pi^ésente en paillettes brillantes , si le métal réduit eit fusible et malléable. On obtiendra, au Contraire, une poudre métalUqaeii le métal est difficilement fusible ou cassant.

On peut reconnaître par cette méthode un demi-centième d'état n et uae quantité plus faible encore de cuivre. Si la substance contient phisieiirs ôiddes métalliques, on obtient un alliage formé par les métaux rédotls; cependant un mélange de minerai de fer et de cuivre donne les métaux simptement mêlés , que l'on peut séparer l'un de l'autre par des moyens mécaniques.

Les métaux qui peuvent être réduits à l'aide du carbonate de soude sont les métaux nobles et de plus le molybdène, le tongstène, YvoAmoine, le cuivre, le bismuth, l'étain, le pl(unb, le »âOy le cadnnoflif'ie nickel, le cobalt et le fer.

Parmi ces métaux, l'antimoine, le bismuth, le plomb, le zinc et le cadmium sont volatilisés plus ou moins oofnplétemettl, et se dépoeetit ensaite à réiat d'oxide sur le charbon.

L'arsenic et le mercure sont également réduits ; l&aii ils se tdelUiieiit

KïtôAll» AU CttALUMKAi;. 783

.imniéditUeiu«i4 mui» donner do dépôts propres à les faire nMxmiiftiire , à moins que Ton n'opère dans un tube fermé par un bout. Les moniales de nickel ou de cobalt donnent un culol ndéttUique qui est fusible.

EtMds par la soMitleB «e cobalt*

Cet essai dé s^âpptlqtie qu'aot sub^ncés incolores ou qui i\e présentent qu'une teinte légère.

Lorsque la substance peut absorber fa dissolution de cobalt, on en fixe un petit éclat à Textrémité du fil de platine, que Ton chauffe à la flamme d'oxidation, sans produire toutefois la fusion.

Quand 1» matière que Ton essaie est assez compacte pour ne pas absorber de dissolution de cobalt^ on la pulvérise dans le mortier d'agate , on rburiMCte légèrement avec de Teau, et on la eimnïfe ensuite sur le charbon ou Mur les pincettes de plathie après ravoir imbibée de dissohitkm de cobalt.

Les substances qui présOTtent les réactions les plus tranchées arec la dissolution de cobalt sont Tatunine ou ses sels qui se colorent entrtc^;; la magnésie qui prend une ookiratkm rose.

Les oxides métalliques peuvent masquer par leur présence ht eolofà^ tion de l'alumine et de la magnéeie.-

La dissolution de cobalt ne doit être ni trop étendue ni trop concentrée ; dans le pfemiei* cas les colorations seraient à peine visibles ; dans le second» elles devlendraiefit trop foncées et paraîtraient noires. ,

CARACTÈRES QUI l*ÊRllETtENT DE RECO.MVAITHE AU MOYEN DU CHALUMEAU LA NATURE DE L* ACIDE CONTENU DANS UN SRU

Nous devons dire d'une manière générale que pour reconnaître la nature de l'acide contenu dans un sel , la voie humide donne ordinairement des indications plus précises que le chalumeau ; aussi nous conteuterons-nous de présenter les caractères d'un petit nombre de sels.

Chlonires.

Ondiasratde Foiide de enivre dans du sel de phosphore, ef Ton ob-* tient une perle d'une oonkur verte; on y introduit la substance à exa* miner et on la chauffe; si elle contient un chlorure, la perle s'entoure d'une belle flamme bleue tirant sur le poui*pre ; cette coloration est due à la volatilisation du chlorure de cuivre.

Presque tous les dilorures se volatilisent lemfn'on les dkàvffe au «4mh kuneau, en donnant quelquefois à 1» flamme de» teintes earadéristiques.

Le chl<Mrare de potassium adore la fbottAa de» réduction en bleu violacé.

7Hh VS&Atë AU CHàLUMEÀU.

Le chlorure de sodiam colore la flamme de réduction en jaune rougefttre.

Le cblcnrure de lithium colore la flamme de réduction en rouge carmin.

Le chlorure de plomb colore la flamme de réduction en bleu.

Le chlorure de cuivre colore la flamme de réduction &à bleu d*aiu( intense.

Les autres chlorures disparaissent sans donner de coloration.

Flnomret.

Ou mêle le corps à reconnaître avec du sel de phosphore préalablement fondu, on introduit le mélange dans un petit tube de verre coudé, et ouvert à ses deux extrémités ^ et Ton chaufle le mélange de telle sorte qu'une partie de Fair qui alimente la flamme pénètre dans l'intérieur da tube : il se forme alors de Tacide fluorhydrique qui agit sur le verre, le corrode et produit du fluorure de silicium , qui dépose de la silice sur on pq}ier humide que Ton introduit dans le haut du tube. En plaçant à cet endroit une languette de papier de Femambouc, on voit ce papier devenir jaune.

Snltares.

On les chautTe sur le charbon ou dans un tube de verre ouvert à ses deux extrémités , il se dégage une odeur piquante et caractéristique d'acide sulfureux.

Si l'odeur d'acide sulfureux n'est pas appréciable , on met à l'extrémité du tube une bande de papier de Femambouc légèrement humide; une trace d'acide sulfureux suffit pour le décolorer.

Un sulfure fondu avec de la silice et de la soude donne par le refroidissement une perle d'un rouge jaune ; mais ce caractère ne peut senrir que lorsque le sulfure ne contient pas de matières qui puissent colorer le veiTe.

Arténloret.

Chauffés au chalumeau, ils répandent une odeur d'ail caractéristique. Grillés dans un tube ouvert, ils donnent un sublimé d'acide araénieai, qui, examiné au microscope, est formé d'octaèdres réguliers.

Azouces.

Les caractères qui servent à reconnaître les azotates au chalumeau, sont ceux qui ont été indiqués en traitant des généralités sur les azotates; ces sels fusent sur les charbons ; en les chaufiknt dans un tube avec de la tournure de cuivre et du bisulfate de potasse , ils dégagent d^ vapeurs rutilantes, etc.

ESSAIS AU GHALUlteAU. 785

SolfalM.

Chauffés avec du carbonate de soude et du charbon dans la flamme désoxidante, ils se transforment en sulfures qui, humectés légèrement, noircissent une lame d'argent et dégagent, sous Tinfluence de Tacide cblorhydrique, de Vacide sulfiiydrique , reconnaissable à son odeur.

Phospliaiet.

On fond la substance sur le charbon, avec de Tacide borique; on y plonge rapidement un fil de fer doux et très fin , et Ton chauffe la perle pendant longtemps à la flamme désoxidante; Tacide phosphorique se trouve déplacé par Tacide borique; il est réduit par le charbon et donne du phosphore qui, s'unissant au fer, le rend dur et cassant ; on laisse alors refiroidir la perle , on la frappe légèrement pour en retirer le petit fil de fer qui est devenu ti^ès dur, et se brise facilement sous Tenclume.

Borates.

On pulvérise la substance à examiner, et on la mêle avec du bisulfate de potasse et du fluorure de calcium; on chauffe fortement sur le charbon ; il se forme du fluorure de bore qui colore la flamme en vert jaunâtre; cette coloration estasses faible, et ne s'observe facilement que lorsqu'on fait l'expérience dans un lieu peu éclairé.

silicates.

Les silicates fondus avec du sel de phosphore donnent souvent un squelette blanc et opaque de silice, qui nage dans la perle transparente ; quelquefois la perle est transparente lorsqu'elle est fondue, et ne devient opaque que par le refroidissement.

Les silicates chauffés avec cinq ou six fois leur poids de carbonate de soude, donnent un résidu qui, repris par l'eau et traité par l'acide cblorhydrique , laisse un dépôt de silice lorsqu'on a évaporé le résida à sec et qu'on le reprend par l'eau.

CARACTERES QUI PERMETTENT DE RECONNAITRE LES UÉTkVX AU MOYEN DU CHALUMEAU.

Les sels -de potasse sont facilement fusibles, à l'exception des phosphates; ils colorent la flanmie extérieure en violet Lorsque ces sels sont mêlés à une proportion considérable de soude ou de lithine , II. 50

7H^ K^J^I» AU GflJILUIIlJli;.

la flamme prend une couleur jaune ou rouge, la potasse devient alors difficile à reconnaître. Si la potassé n^es( mêlée qu'à quelques centièmes de son poids de soude ou de lithine , la partie de la flamme extérieure la plus rapprochée de la substance est encore assez violette pour indiquer la présence de la potasse.

On peut reconnaître la potasse , même lorsqu'elle est mêlée à beaucoup de soude et de litliine , en colorant en brun très clair une perle de borax à Taide de Voxide de nickel, et en fondant cette perle avec une assez grande quantité de la substance à essayer. Le globule , après le rDfroidiaseiMni , parait d'un bleu trè$ ûlatr.

Le chlorure de potassium , Tazotate et le câif)onate de |)ota$se fMKkAf facilement sar le fil de platine , et colorent la flamme en tiolet pftle.

Sodlnm.

La ^nde caustique, le chlorure de sodium, fazotate , le carbonate et là plupart des autres sels à base de soude, chauffés à l'extrémité d'un fil de pfâtine, colorent le dard de la flamme en jaune légèrement rougeâti*e, et semblent en augmenter le volume.

La prései)ce d'une grande quantité de potasse n'empêche pas la couleur jaune de se produire; seulement la partie de ta flamme la phiâ fft{H procbée de la substance est d'un violet tirant sur le jaime , tandis que ta partie extrême de la flamme est toujours jaune rotigefttre.

La soude mêlée à une petite quantité de Kttafaie donne une cotoratlon jaune plus rougeàtre qjoe la eotide pure.

Les sels de lithine colorent la flamme en rouge. Lorsque la lithine est unie à de l'acide phosphorique , et que le sel ne contient pus de sonde , la eoaleur rouge due à la Irthine) se montre encore d'une flWK dière bien nette et très différente de la conteur tert-MeoÀtfe doe k Tttcide phosphorique.

La aovde tend à masquer les caractères de la lithine r cependant OR a reccnna que, lorsqu'au lieu de fondm à une tenvpératnte étefén le WÊéàmgs de eés àmx e&rp», on le cbaoRe tégèfefnent , la nmMè se colore encore en rouge , môme lorsque la proportion de la li MM est très faible.

La lilkiBe diffère encore de la pétasse et de la seudtf en ee cfn'elie attaque rapidement le platine et laieae autour du point sur lequel elle a été chauffée une trace d'un jaune sombre. Les sels de lithine mêlés à la soude qui élimine la lithine produisent lé méffie effet.

Les sels deba#ile, à l'excepfwn des sïlrcates , colorcrrt ht fl^AMme e3ilé=riewe en vert jaunâtre.

ESSAIS AU CBALUMIAU. 787

Le sulfate de barite pur est très difficilement fusible; lorsqu'il est mêlé à du sulfate de strontiane , il devient beaucoup plu3 facile à fondre. La perle qu'il donne avec le carbonate de soude, sur le fil de platine, est transparente, même en présence du sulfate de strontiane ; le sulfate de obaux rend le globule opaque.

Le inélauge de ces troM sulfates exposé sur uo charbon à Faction prolongée de la flamme de réduction , pixxluit des sulfures de barium et de strontium qui sont absorbés par le charbon et de la chaux qui reste à la surface. L'oxide de fer que le sulfate de barite contient presque toujours, adhère égalemeat au charbon et ne le pénètre pas.

La barite donne un verre limpide avec le borax et le sel de phosphore ; atec Taiotate de cobalt , elle produit une perle qui présente pendaot qu'elle est chaude , une couleur jaune de rouille ou rouge qui disparaît par le refroidissement.

StroDUmi.

La strontiane et ses sels colorent la flamme eu pourpre. Un métoDge de charbon et de sulfate de strontiane chauffé au feu de réduction, donne du sulfure qu'on décompose ensuite par Tacide chlorhydrique dans une petite capsule de porcelaine : on évapore la liqueur à siccité , on traite le résidu pai* l'alcool, qu'on absorbe ensuite par une boulette de coton à laquelle on met le feu : la flamme do l'alcool se colore dors en rouge intense, surtout à la partie extérieure.

La présence de la strontiane empêche de reconnaître la coloration produite par la barite : quand ces deux bases se trouvent mélangées, on doit recourir alors aux caractères ordinaires des sels de barite et de strontiane.

Les sels de chaux et principalement le carbonate répandent un vi éclat quand on les chauffe fortement à l'extrémité de la pouite bleue du' dard. Ils colorent la flamme en rouge, mais ave^ beaucoup moins d'intensité que les sels de strontiane.

Le sulfate de chaux est très difficile à fondre; il produit, avec un excès de carbonate de soude, une perle trouble, et se distingue par cette propriété des sels de strontiane et de barite. Le sulfate de chaux, fondu sur le charbon à la flamme de réduction, n'est pas absorbé comme les sulfates de barite et de strontiane.

La chaux isolée n'éprouve ni fusion, ni altération lorsqu'on la chauffe au chalumeau : le carbonate de chaux donne, avec le sel de phosphore un verre limpide qui conserve sa transparence après le refroidissement.

La ohaux^ traitée par l'azotate de cobalt, produit une maese ooii^, ou d'un gris sombre qui est infusible.

788 ESSAIS lU CHALUHBAU.

Pour reconnaître avec certitude la présence de la chaux , on a recours en général à la voie humide.

ifaiffiiéflaiii.

La magnésie n'éprouve aucune altération lorsqu'on la chauffe au chalumeau. Son carbonate se change facilement en magnésie caustique qui bleuit le papier rouge de tournesol, et verdit le sirop de violettes.

La magnésie forme avec le sel de phosphore un verre limpide qui devient blanc de lait en se refroidissant, lorsqu'il a été saturé de magnésie.

Les sels de magnésie mouillés avec une dissolution d'azotate de cobalt, et chauffés âans la flamme d'oxidation, donnent un verre d'un rose très clair; cette couleur ne se manifeste nettement qu'après le refroidissement.

On est souvent obligé de recourir à la voie humide pour distinguer dans un mélange la présence de la magnésie.

L'alumine est infusible : elle fond difficilement avec le borax, et donne « à la longue un verre clair qui est incolore, si l'alumine n'est pas mêlée à des oxides colorants : elle produit avec le sel de phosphore un verre transparent.

Tous les sels d'alumine mêlés à une dissolution étendue de cobalt, et chauffés dans la flamme oxidante, se colorent en bleu :- si on ajoute trop de sel de cobalt, la coloration devient d'un bleu tellement foncé, qu'elle paraît noire. Toutefois ce caractère, qui est précieux pour reconnaître l'alumine pure, cesse de se manifester sous l'influence d'tm grand nombre de corps. La coloration bleue sert surtout à reconnaître l'alumine dans les silicates infusibles.

Gloclnluiii.

La glucine fond très facilement avec le borax, et donne un verre qui devient d'un blanc de lait en se refroidissant ; elle est infusible dans le sel de phosphore. Chauffée avec l'azotate de cobalt, dans la flamme d'oxidation, elle se colore en bleu grisâtre clair, ou en noir.

YttrflUB.

L'yttria ne change pas d'aspect quand on la chauffe à la flamme du chalumeau. Elle se dissout en grande quantité dans le borax, et donne, comme la glucine, un verre laiteux en se refroidissant. Elle n'est pas co lorée par la solution de cobalt.

TerMmD.

L'oxide de terbium, à l'état de pureté, se comporte au chalumeau comme l'yttria.

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ESSAIS Ar CHALtMEiC. 789

firblan.

L'oxide d'erbium qui est jaupe prend une couleur plus claire , et acquiert une certaine transparence dans la flamme de réduction. Il s^ dissout lentement dans le borax, et dans le sel de phosphore, en donnant un verre transparent, qui devient d'un blanc de lait par le refroidissement. Il ne fond pas dans le carbonate de soude, et n'est pas coloré par Tazotate de cobalt.

ZlreoBliuB (1).

La zircone est infusible, comme la chaux et la magnésie; elle rend la flamme très éclatante.

Elle fond facilement, lorsqu'on la chauffe avec le borax, en donnant un verre qui devient laiteux par le refroidissement, quand il a été saturé de zircone. La zircone fond plus difficilement dans le sel de phosphore, et donne un verre qui devient trouble. Elle ne fond pas avec lé carbonate de soude, et se colore en violet sale par la dissolution de cobalt.

ThoriBtani.

La thorine est infusible ; elle se dissout en petite quantité dans le borax et dans le sel de phosphore; elle ne se dissout pas dans le carbonate de soude, et n'est pas colorée par la dissolution de cobalt.

CCriom et lantliaBC.

Le protoxide de cérium est transformé facilement par la flamme du chalumeau en sesqui-oxide, qui ne s'altère pas dans la flamme de réduction.

L'oxide de cérium fond avec le borax dans la flamme d'oxidation, et donne un verre rouge ou jaune foncé; mais par le refroidissement, la couleur perd de son intensité, et devient jaune pur. A un certain point de saturation, le verre peut devenir opaque : dans la flanune de réduction, sa couleur diminue beaucoup ; et un verre qui ne serait devenu que jaune dans la flamme d'oxidation , deviendrait incolore dans la flamme de réduction. L'oxide de cérium se comporte avec le sel de phosphore dans la flamme d'oxidation comme avec le borax; seulement la couleur disparait complètement par le refroidissement. Dans la flamme de réduction, le verre est incolore à froid conmie à chaud, ce qui distingue l'oxide de cérium de l'oxide de fer; et de plus , le verre reste transparent , môme lorsqu'il est saturé. ChaufTé avec le carbonate de soude, l'oxide de cérium ne se dissout pas ; le fondant est absorbé par le charbon , et le protoxide de cérium reste , avec un aspect t^lanc ou gris. Traité par la solution de cobalt , il ne change pas de couleur.

(I) Selon M. Svenberg. la zircone est toujours accompagnée d'une autre (erre qu'il a appelée iwHne.

790 KSSKS AU CHALUMEAD.

L'oxide de lanthane n'éprouve pas de modification lorsqu'on le chauffe dans les deux flammes. Il forme, avec le borax et le sel de phosphore, un verre qui devient opaque par le refroidissement. Il n'est pas dissous par le carbonate de soude, et ne produit aucune coloration avec l'azotate de cobalt.

L'oxide de didyme ne change pas dans la flamme oxidante, tandis qu'il passe du brun au gris dans la flamme de réduction : il forme, avec le borax et le sel de phosphore, un verre transparent de couleur améthyste. Il ne se dissout pas dans le carbonate de soude, et n'est pas coloré par la dissolution de cobalt.

MaiiffaBèflC.

Les oxides de manganèse ne sont pas fusibles, et deviennent bruns après avoir été calcinés. Fondus avec le borax dans la flamme oxidante, ils donnent un verre de couleur améthyste à chaud, et rouge un peu violacé à froid. Un excès d'oxide produit un verre noir qui ne parait transparent qu'en couches très minces. Ce verre devient incolore dans la flamme d'oxidation, surtout sur le charbon et en présence de l'étain.

Le verre produit avec les oxides de manganèse et le sel de pbofir phore est violet : avec le carbonate de soude, la perle acquiert une couleur d'un bleu vert que la flamme de réduction ne fait pas disparaître.

Quand la proportion d'oxide de manganèse est trop faible pour colorer le verre, il suffit d'ajouter au mélange une petite quantité d'asoiate de potasse. En gén^l, on essaie les oxides de mangaoèse avec la aoude sur une lame de platine. La couleur verte du mélange (caméléon minéral) devient le principal indice de la présence du manganèse. Un dix^milUànœ de cet oxide suffit pour colorer la soude en vert.

Quelques oxides métalliques peuvent masquer ou modifier les caractères du manganèse.

L'oxide de fer tend à ramener an jaune la couleur verte du caméléon ; €t lorsqu'on calcine le mélange dans la flamme de réduction, sur an charbon, en présence d'une petite quantité d'étain, le verre , au lieu de devenir incolore, comme avec les oxides de manganèse purs , conserve une teinté verte due à du protoxide de fer.

Les oxides de manganèse, mêlés à de l'oxide de cobalt et à de la silice, donnent un verre qui parait bleu; avec l'oxide de chrome, la perle est d'un vert plus ou moins jaune.

Lorsque les oxides de manganèse sont mêlés à des sulfureti ou à des •^

séniures, il faut soumettre le mélange au grillage avant de rewajfer m

chalumeau.

Pep.

Le sesqui-oxide de fer ne change pas lorsqu'on le chauffe à la flamme extérieure, mais noircit et devient magnétique dans la flamme întéripure.

I68AIS AU CHALUMSACJ. 791

Au feud'oxidaiion, l'oxide de far donne avec le hcmm un verre dont la couleur rouge-sombre devient jaunâtre et quelqu^ois même disparaît entièrement par le refroidissement. Dans la flamme de réduction , la perle devient d'wn vert-bçateillpou vert-bteuàtw.

Quand rpxide da f&r e$t n^ %^x Qiiài^ d^ plomb, d'étain, àa bismuth , d'antimoin^ , de zinc ^ ^tc. , on le dÎBsout dans le borax à la Mmme de réduction , çt Too obtint u^ varre formé da borala da protoxida de fer et de soude mêlé à d^ crains métalliques qu'on en sépara lorsque la , perle est encore molle. La mi^sse vitreuse chauffée de nouveau au &u ' de réduction, donne une perle d'un vert-bouteille ou d'un vart bWu^tr^. [.a présence de Tétaîu facilite la tran;sforn)atû)ji du sesquH^ûda d^ fisr en protoxide,

Si 1^ fer ^t mêlé à du cobalt, on x&comsài la pré^senca da ee darnier métal à la couleur bleue du verre après le rafroidl^^aoïautf La p^e pbauffée dans la Oamme oxidante est verte , at prisante dei nuances diverses, soit à chaudi i^it après la refroidissement, parca qua la couleur j^ une du 3esqyi-o;2^id^ da fer prpduit du vart av^ la couleur bleua de Toxide de cobalt.

Lorsque le fer ^st uni h dd$ 3ulfures ou 4 das arséniure», il fout griller le mélange avaut de te traitar par te borax au feu d'oi^idatioo* La coulaur jaune du sesqui-pxid^ da fer pautétra alor» facitement racounua- Toutefois; 3i le fer était mêlé ^ du cuivre, te conteur bleue produita par Toxide de cuivre formerait du vert avec la couleur jaune du peroxida d# tar- Quand ca cas se présente, on ebauffo la perle $\xr du cbarbon à la flamme de réduction , jusqu'à ce que tout le cuivre se ^it séparé à Tétat métallique; la perte devient d'un vart-bouteilla, et acqutert plua datnuifparence par sa fusion avec l'étaiu,

Si le fer est mélangé à du manganèse , la couleur qua cet o\iàe donne à la perle doit disparaîtra aur le charbon dana la flamme da r^d^iu^ tion.

Quand Toxide de fer est mêlé à Toxide de chrome, on reconnaît ca darnter oxide en chauffant le mélange avec du salpêtre et de te potasua dans la flamme oxidante. La masse traitée par Teau donne une dis^lution jaune de chromate de potasse , et laisse l'oxide de fer à l'état de poudre insoluble.

Un mélange d'oxidas de fer et d'uranium se reconnaît en fondant Testai avae du bisulfate de potasse ; on dissout la messe dans Teau , et on y ajoute du earbanata de potasse en excès ; l'oxide de fer est précipité, tandis que Toxide d'uranium reste dans la dissolution.

L'oxide de fer, mêlé au tungstène et au titane, donne un verre jaune , quand on le fond dans la flamme oxidante, avec le sel de phosphore , parce que le tungstène et te titane forment eux-mêmes des veires d'un jaune clair dans la flamma ovidanie; mais dans la flamme réduetive, te

792 ESSAIS AU CBALUMIAU.

sel de phosphore forme avec ces métaux une perle d'un rouge de sang plus ou moins foncé.

cairome.

L'oxide de chrome donne avec le borax, dans la flamme d'oxidation, un verre jaune à chaud etvert-bleufttre à froid. Lorsque la proportion d^oxide de chrome ^t considérable, la perle est d'un rouge foncé à chaud, jaune pendant le refroidissement, et d*un beau vert très légèrement bleuâtre à froid. La perle devient verte dans la flamme de réduction , et conserve cette couleur après le refroidissement. L'addition de Tétaîn ne produit aucun changement.

Dans la flamme d'oxidation , Toxide de chrome donne avec le sel de phosphore un verre rougeâtre à chaud , d'un vert sale pendant le refroidissement, et d'un beau vert à froid. Les couleurs sont plus intenses dans la flamme de réduction.

L'oxide de chrome se dissout dans le carbonate de soude et produit, dans la flamme oxidante, un verre brun foncé à chaud, jaune et transparent après le refroidissement. Ce verre devient opaque dans la flanune réductive, et paraît vert à froid.

Les minerais dans lesquels la présence du chrome ne peut être directement constatée par les phénomènes de coloration sont fondus dans la flamme oxidante avec un mélange de poids égaux de carbonate de soude et de nitre. En peu de temps , tout le chrome passe à l'état de chromate de potasse.

On traite la masse par l'eau bouillante ; si la liqueur contient dumanganate de potasse, elle passe rapidement du vert au violet : on fait bouillir cette dissolution avec de l'acide acétique, sans la séparer de la partie insoluble; l'acide permanganique se décompose, et la liqueur devient jaunâtre ; on la décante , et on y ajoute de l'acétate de plomb qui produit un précipité jaune de chromate de plomb, facile à reconnaître.

Si la substance soumise à lexamen contenait du soufre ou du phosphore, le précipité de chromate serait mêlé de sulfate et de phosphate de plomb ; un essai avec le sel de phosphore indiquerait alors facilement la présence du chrome.

zinc et (

Pour reconnaître au moyen du chalumeau la présence du zinc » on se fonde : 1° sur la volatilité de ce métal ; 2*" sur la fixité de son oxide; 3*8ur la couleur jaune que prend l'oxide de zinc lorsqu'il est chaud , et sur la propriété que possède l'oxide de zinc d'être coloré en vert par la solution de cobalt.

Lorsque la substance à examiner contient beaucoup de zinc, on la soumet directement au chalumeau ; mais si la proportion de ce métal est faible, il faut traiter la matière par un fondant composé de 2 parties de

carbonate de soude et d'une partie et demie de boi'ax. Dans les deux cas, on chauffe la substance sur un charbon dans la flamme réductive; le zinc se volatilise, et forme au contact de Tair un oxide qui se dépose sur le charbon; on constate que cet oxide est jaune à chaud, et incolore à froid.

Si le plomb est mêlé au zinc , on remarque que Toxide de zinc se dépose près du corps à essayer, tandis que la plus grande partie de Toxide de plomb semble s*en éloigner.

Pour caractériser nettement le zinc, il est mieux de mouiller légèrement la poudre à essayer avec une dissolution de cobalt et de la chauffer fortement à la flamme d'oxidation ; Toxide de plomb se volatilise cx)mpléterae'nt , et Toxide de zinc se colore en vert après le refroidissement.

L'oxide de zinc est in fusible dans le borax.

Lorsque le zinc est mêlé à du cadmium, ce dernier métal produit d'abord un oxide d*un rouge brun sur lequel Toxide de zinc vient se déposer.

L'oxide de cadmium , chauffé à la flamme de réduction , disparaît en quelques instants en laissant sur le charbon une trace rouge ou jaune orangée. On reconnaît ainsi un ou deux centièmes de cadmium dans le zinc.

Le cadmium étant beaucoup plus volatil que le zinc, le plomb. Tan* timoine et le bismuth, si on chaufTe modérément le cadmium contenant un ou plusieurs de ces métaux , on remarque au bout de peu de temps à côté de Tessai un dépôt rouge brun d'oxide de cadmium.

Le borax dissout une très grande quantité d'oxide de cadmium T et produit un verre transparent dont la couleur jaunâtre disparaît en grande partie par le refroidissement.

Gotelt.

L'oxide de cobalt fond aisément dans le borax , et forme avec ce réactif un verre transparent d'une belle couleur bleue. Il suffit d'une tr^ faible quantité d'oxide de cobalt pour colorer les fondants en bleu ; si la pro* portion était trop grande , le verre paraîtrait noir.

Le fer mêlé au cobalt tend à donner une perle colorée en vert; pour reconnaître alors avec certitude la présence du cobalt , on chauffe l'essai avec du fondant que l'on renouvelle plusieurs fois ; le fer, étant plus oxidable que le cobalt , s'oxide le premier, et entre en dissolution dans le fondant , tandis que le cobalt s'oxide en dernief lieu , et finit par donner une perle d'un bleu pur.

S'il se trouvait dans l'essai une certaine quantité de nickel et de cuivre, ces deux métaux s'oxideraient après le cobalt et altélreraient la teinte bleue de la perle; il suffit de chauffer la perle avec du charbon , à la flamme de réduction , pour faire passer le nickel et le cuivre à l'état métallique ; la perle reprend alors sa teinte d'un bleu pur.

794 BS8AIS AU CHALlîMIAi;.

WcMI.

L'ôftidu da niekel fond facileme»it wec to h&nut , et demnt un wëmt orangé ou rougaàtre qui déviant jaune ou preMpM incolore per le mfroidissement. Une proportion considérable d'oxide de nickel donne pendant la fusion un verre opaque et brun , qui devient rougi aQmbre, et transparent par le refroidissement.

A la flanmie de réduction , le verre devient grisâtre par Tintarpoiltieii de parcelles métalliques de nickel. ,

La soude ne dissout pas ToKide de nickel ; en pFésanee d'une grande quantité de soude, cet oilde est réduit faeilement et donne une poudre métallique blanche , brUlante , qui est attirée paF Taimant.

ÉUUo.

ta protoiide d'étain anhydre ou hydraté brûle oamme de l'amadou en se éUtmi^nt m acide métasttimique. U fond, mais très diffieUemoni avec le borai, et produit un verre transparut. Lm sels d'étaio donnent sur Je ebarbon, avec le carbonate de soude, et plus fiicilement avec le efwnie de potassium , un culot blanc d'étain métallique , très fusible et mailéable. Ce culot, séparé de la soorie qui Teiovfiîoppe, et cbauffii aiur un ebarbon dana la flemme oiidante, se raiîouvre d'uiid cmète blaneba non volatila.

Lorsque Tétain Astmélé avec du fer, on traite U mélaofe à la flemme deTédueilon sur le ebarbon , avec un mélange de horw et deaeude; la aeorie orti^t Vo%iàB de fer, tendia qu'on obtient un grato d'élaûi nidnii.

Le traitement par la soude, au feu de réduetion, pmMt de raeonimtlie 1/200 d'étaiu dans certains minerais de tantale, de titane et d'uranium.

Tllatic*

L'aelde titanique ne change pas d'aspect quand on le chauffe sans fottdents ; mais il donne avec le borax, dans la flamme oxtdante, un verve qui parait jaune à chaud , quand il est diargé d'acide titanique et qui est incolore à froid. Le verre prend, avec un eicès d'acide titanique , l'aspect de l'émail c il devient jaune clair dans la flamme de réduction . s'il contient peu de titane ; mais ^'il en contient beaucoup, il acquiert une couleur d'un jaune foncé. Une sursaturation produirait un émail bleuâtre.

Dans la flamme d'oxidation, l'acide titanique se comporte avec le aei de phasphore comme avec le borax ; mais dans la flamme de réduction, le verre obtenu avec le sel de phosphore paratt jaune à diaud, et en se refroidissant devient d'abord rouge et ensuite d'un beau violet. Un grand excès d'acide titanique rend le verre opaque, mais ne donne pas d'éiiHiU. Loi^sque l'acide tittmique contient du fer, la perle paratt d'un brun Ji

SâSAlS AU CHALUME\U. 705

OU d'un brun rouge après le refh)i(lisseinent ; mais une addition d'étain fait disparaître sa couleur.

L'acide titanique se dissout avec effervescence dans le carbonate de soude en donnant un verre jaune foncé que le charbon n'absorbe pas, et qui devient grisâtre ou blanc après le refroidissement.

Il existe un grand nombre d'oxides qui masquent les caractères du titane avec les fondants ; mais on pourra toujours reconnaître ce métal, fût-il en quantité très petite, par le procédé suivant :

On fond la substance réduite en poudre très fine, avec 0 ou 8 to\s son poids de bi-sulfate de potasse ; la fusion doit avoir lieu en plusieurs fois dans une petite cuillère de platine ; on fait bouillir la masse fondue avec une petite quantité d'eau , et on laisse déposer les matières non dissoutes. La dissolution décantée est sursaturée par quelques gouttes d'acide azotique dans une petite capsule de porcelaine , et portée à l'ébullltion avec 5 ou 6 fois son poids d'eau. L'acide titanique se précipite peu à peu en poudre blanche qu'on recueille sur un petit filtre , et qu'on lave avec quelques gouttes d'acide azotique faible : on examine ensuite les caractères de l'acide titanique par les moyens que nous avons indiqués.

L'oxide d'antimoine se volatilise dans la flamme oxidante, mais il est ramené à 1 état métallique dans la flamme de réduction : il se forme un dépôt d'oxide sur les parties du charbon voisines du métal réduit, et la flamme se colore en bleu verdfttre.

Le borax dissout l'oxide d'antimoine en grande quantité, et produit, dans la flamme oxidante, un verre qui parait jaune pendant qu'il est chaud, et devient presque incolore par le refroidissement. En chauffant la perle pendant très longtemps dans la flamme oxidante, on volatilise tout l'antimoine.

La perle que l'on forme avec le borax dans la flamme d'oxidation, devient grise ou noire et perd sa transparence dans la flamme de réduction. Si on laissait trop longtemps la perle exposée à l'action de cette flamme, tout l'antimoine s'en séparerait.

L'oxide d'antimoine se dissout avec effervescence dans le sel de phosphore en formant une perle jaunâtre à chaud , qui se comporte cottiipe la perle de borax et d'oxide d'antimoine dans la flamme de réduction.

L'oxide d'antimoine est réduit sur le charbon par le carbonate de soude, et se volatilise peu à peu en déposant un anneau d'oxide d'antimoine sur les parties voisines du point chauffé.

L'antimoine se reconnaît dans un alliage, au dépôt qu'il forme quand on le chauffe. Si Talllage contient des métaux volatils, tels que le plomb et le bismuth , ces derniers métaux se déposent à Tétat d'oxides avec

Toxide d*antimo*me ; en soumettant ce dépôt à l'action de Tacide borique , dans la flamme de réduction, à une température peu élevée , on obtient un résidu d'antimoine pur que Ton reconnaît aux caractères ordinaires , et surt4)ut en le dissolvant, à la flamme d'oxidation, dans le sel de phosphore, et en soumettant pendant un instant la perle avec un peu d'étaiu à la flamme de réduction.

Lorsque Tantimoine est allié à une proportion considérable de cuivre, on obtient un verre gris foncé ou noir dont on peut chasser entièrement l'antimoine par une forte chaleur; la coloration due au cuivre apparaît en dernier lieu.

Pour reconnaître un mélange de sulfure d'antimoine et de sulfure d'arsenic, on le chaufTe dans un tube de verre fermé par un bout; ce dernier sulfure se volatilise, et bientôt il ne reste plus qu'une masse noire de sulfure d'antimoine. On coupe la partie inférieure du tube, et on essaie le résidu qu'il contient en le chauffant dans un tube ouvert par les deux bouts. Il se produit un dégagement d'acide sulfureux et un dépôt blanc d'oxide d'antimoine.

Le bismuth chauffé sur un charbon donne un oxide d'une couleur jaune orangé foncé, qui devient jaune citron par le refroidissement , et blanc bleuâtre quand il est en couches très minces.

Une petite quantité d'oxide de bismuth forme, avec le borax, une perle jaune à chaud et incolore à froid.

Si c^t oxide est en excès, il donne une perle rouge-jaunâtre à chaud, qui devient jaune et opaline en se refroidissant. Traité par le borax sur le charbon dans la flamme réductive , ce verre devient d'abord gris et opiilin ; il bout ensuite jusqu'à ce que tout le bismuth se soit volatilisé, et redevient limpide. Cette réaction se détermine plus rapidement par l'addition d'un peu d'étain.

L'oxide de bismuth, mêlé au sel de phosphore, se dissout dans la flamme oxidante, en donnant un verre clair et incolore. Un excès d'oxide de bismuth produit un verre jaune à chaud, qui devient incolore, et se trouble par le refroidissement. Dans la flamme de réduction, ce verre est incolore à chaud; mais à froid , il est d'un gris noir et opaque.

L'oxide de bismuth est presque immédiatement réduit par le carbonate de soude sur le charbon. Il n'est pas coloré par l'azotate de cobalt.

Ptom».

Le plomb se reconnaît en général à la couleur jaune de son protoxtde, et à la propriété que présente cet oxide de former, par la fusion, un vema orangé, qui se réduit sur le charbon en un grain de plomb, dont on constate facilement la mollesse, la malléabilité et la grande fusibilité.

BSSAIS lU CHAI^UBIBAU. 797

L'oxide de plomb donne avec le borax un verre transparent, qui est jaune à chaud et incolore en se refroidissant.

Ce verre ne devient pas globulaire sur le charbon, il s'y étale, pendant que le plomb se réduit en bouillonnant et en coulant vers les bords du charbon.

L*anthnoine et le bismuth augmentent l'intensité de la couleur jaune de Toxide de plomb.

Lorsque le plomb est mêlé à du zinc, ce dernier métal ne s'oppose pas à la coloration de Toxide de plomb, et la flamme extérieure présente encore une teinte d'un bleu d'azur.

Cuivre.

L'oxide de cuivre, exposé au feu d'oxidation, se fond en un globule noir qui s'étend peu à peu sur le charbon. Au feu de réduction, l'oxide de cuivre est réduit et affecte la couleur rouge, brillante qui le caractérise; mais aussitôt que l'insufilation cesse , la surface de ce métal s'oxide' de nouveau, et redevient brune : à une température très élevée, le cuivi'e se réunit , et donne un grain rouge métallique.

Le bi-oxide de cuivre se dissout dans le borax, et lui communique une couleur verte à chaud et bleue à froid. Si la quantité d'oxide de cuivre est grande, la perle est d'un vert si foncé à chaud, qu'elle parait opaque; mais, par le refroidissement, elle redevient transparente et d'un bleu verdàtre. Dans la flamme de réduction , ce verre se décolore d'abord, et prend ensuite une teinte rouge eu devenant opaque. Le cuivre métallique se sépare après une chaleur prolongée, et la perle est incolore.

L'oxide de cuivre se comporte avec le sel de phosphore comme avec le borax ; seulement les colorations sont moins intenses qu'avec ce dernier sel.

Chauffé sur le fil de platine avec le carbonate de soude, l'oxide de cuivre forme une perle limpide et verte qui perd sa couleur, et devient opaque par le refroidissement. Ce verre est réduit sur le charbon, et laisse déposer le cuivre qu'il contient.

Lorsque l'oxide de cuivre est mêlé aux oxîdes d'antimoine, de bismuth et de plomb, la perle ne présente plus avec netteté le caractère distinctif du cuivre ; elle devient d'un gris foncé dans la flamme de réduction.

«Alors il faut soumettre le mélange , sur le charbon , à la flanmie oxidante, pour en éliminer par la volatilisation la plus grande partie de l'antimoine , du bismuth et du plomb. On ajoute un peu d'acide boriqqe au mélange qu'on chauffe dans la flanune de réduction. L'oxide de plomb reste en dissolution dans l'acide borique, tandis que le bismuth et l'antimoine sont volatilisés. Le verre présente ensuite avec le sel de phosphore les cai'actèi'es de l'oxide de cuivre.

Pour reconnaître une très petite quantité de cuivre allié à l'étain , on

79^ l^ëSAIb AU CUàLUM&AL.

obauffe Talliage dau6 la flamme d'oxidatioii avec le set de phosphore sur un charbon. Comme Tétain s*oxide et se dissout le premier, on arrive asseK facilement par des traitements successifs, à obtenir un culot métallique, contenant tout le cuivre de Talliage, et seulement des traces d'étain. Le culot est ensuite traité par le sel de phosphore à la mauiëre ordinaire.

Loi*sque le cuivre se rencontre dans des pyrites martiales ou dans des combinaisons salines en trop petite quantité pour qu'il soit possible de le reconnaître par les procédés qui viennent d*étre indiqués , on mêle la substance préalablement grillé \ avec 2 parties de carbonate de soude, 1 partie de borax , et quelques millièmes de plomb. Ce mélange est soumis à la flamme de réduction ; le cuivre qu'il contient s'allie au plomb , et forme un culot qu'on essaie^ comme on l'a indiqué préoédeminent, par l'acide borique et le sel de phosphore.

Quand le cuivre et le fer se rencontrent ensemble » on tes réduit dans le même essai en particules distinctes , que l'on peut reconnattrei leur couleur, et séparer avec le barreau aimanté.

Les composés de cuivre coloi^nt en vert intense la flamime exlàieure. Quand ils sont mêlés à beaucoup de plomb, la flamme est bleue dans le centre, et verte sur les bords. Lorsque la coloration n'est pas apparente^ il faut réduire la substance à analyser en poudre fine, la mouiller avec de l'acide chlorhydrique, et la porter dans la flamme intérieure qui se colore en bleu d'azur, en bleu verdâtre, et quelquefois en bleu rougeàtre.

Le sesqui-oxide d'uranium se comporte comme Toxide de fer quand on le chauffe avec du borax ; seulement la coloration est plus claira dans la flamme d'oxidation, et plus foncée dans la flamme de réduction.

Chaufié dans cette dernière flamme avec le sel de phosphore, l'oxide d'uranium forme une perle limpide, qui est jaune à chaud , et verte jaunâtre à froid. Celte perle prend, dans la flamme de réduction , une cou leur verte, dont l'intensité augmente par le refroidissement.

L'oxtde d'uranium calciné avec un grand excès de carbonate de soude, pénètre dans l'intérieur du charbon , sans toutefois se réduire à l'état métallique. Il n'est pas coloré par Toxide de cobalt.

Lorsque le sesqui-oxide d'uranium est pur, on le reconnaît facilement en le chauffant avec le sel de phosphore ; mais quand il contient des oxides de fer et de titane , on doit fondre la substance réduite en poudre fine avec du bisulfate de potasse, traiter par l'eau la masse fondue, et y ajouter un excès de carbonate de potasse , qui ne dissout que l'oxide d'uranium.

Si la substance contient du cuivre , on sépare ce métal en chauffant l'essai sur du charbon dans la flanmse de réduction , avec du carbonate

K^.Ud AU CUALLMliAG. 1^

(le soude, du borax et une très petiu* (|uantUé d'argent pur, jusqu'à ce que tout le cuivre soit réduit et allié a laigent. Les scories qui contiennent, (miie l'e^ide d'itraniUra, des oxides non réductibles, sont séparées du ctttoi métallique, et dissoutes dans l'acide azotique ^

Le onrbanate d'ammoniaque ^ yersé dans cette dissolution, dissout Toxide d'unmittm^ el sépHre les atitres oxides.

MaifMèac.

L'acide molybdJqtie fond en scf colorant en bfun , se volatilise ensuite et se condctlse prts du point cRauffé , sotis forme d'une poudre cristalline jautiàt^'e qui dettent blanche après le refroidissement. Si Ton tolatîlise de nouveau le dépdt produit. Il reste ùfie couche nrince d'une poudre d'titi totigé de cttitre foncé et d'un aspect rtiétalliqtie , consistant ed oxide de molybdène. Cet oxide est absorbé à une température élevée pût le charbon dans \H flamme de réduction, et réduit k l'état métalliqtie. £n se Toldttlîsant , l'acîde rtiolybdiquc? cotore la flartnne en vert jaunâtre.

L'adde molybdîque, dîssons dans le borax atr milletï de h flamme d'oxl-» dation , donne un verre transparent et înco'ote s'il ne contient q\i*unê petite qtiantité d'acide molybdîqtie, et qtii paraît jaiïne à chaud et Incolore k ffoid avec une quantité plus grande de cet acide. Un elcès d'acîdë moiybdiqiie donne une perle d'nn rouge foncé à chaud , qui se change par le refroidissement ett un ériiail d'un gris blenàtrè. Ccftf verr^ deviennent brans dans la flamme de réduction.

Sous l'influence de la flanune d'oxidatlon , l'acide molybdiqtre se dls^ sont dans le sel de phosphore en donnant un verre transparent , qui est jaune verdàtre à chaud et presque incolore à froid lorsqu'il contient im excès d'acide molybdiqne. La couleur de ce verre devient plus foncée sur le chaTrt>ott aa fett d'oxidàtîon , et elle prend une teinté verte par le refroidissement. Dai>s la flamme de rédaction , les perles précédentes acquièrent une couleur d'un vert sale à chaud , et d'un vert pur k froid.* Cette teinte est plus foncée en présence de l'étain.

L'acide molybdiqae peut être reconnu facilement par le procédé sui-» vaut :

On fond avec le safpétre fa substjmce réduite en poudre fine ; ondissorut la masse dans l'eau bouillante , on décante la liqueur claire , et après y avoir versé (^uelque^ gouttes d'acide chlorhydrique , on y plonge une petite lame de cuivre Wett décapée. La dissolution acquiert aussitôt une couleur d'uHt Men d'azur due à la formation de Foxide de molybdène (fttdybdâfte de profd/xld* de molybdène).

800 BSSAIS AU CHALUMEAU.

Twiff»tètt€.

L'acide tungstique ne change pas d'aspecl quand on le chauffe à une température modérée dans la flamme d*oxidation; mais il devient noir , sans se fondre , daos la flamme de réduction. Il donne avec le borax , au milieu de la flamme oxidante, un verre incolore et transparent qui est jaune à chaud et devient blanc à froid en prenant Taspect d*un émail ; si la proportion d'acide tungstique est faible , le verre est incolore dans la flamme de réduction; mais avec un excès d'acide tungstique, le verre devient jaune à chaud et brun foncé à froid. Ces couleurs sont plus foncées quand on opère sur le charbon , surtout avec l'addition de l'étaiu.

L'acide tungstique se dissout en grande quantité dans le sel de phosphore , et devient jaune clair dans la flamme oxidaute si la saturation est complète.

Dans la flamme de réduction , le sel de phosphore dissout l'acide tungstique en se colorant en bleu. En présence du fer, le verre refroidi est d'un rouge de sang comme avec le titane ; et suivant les proportions de fer la perle devient bleue ou verte.

L'acide tungstique se dissout avec effervescence dans le carbonate de soude en donnant un verre foncé qui devient cristallin et blanc , ou jau* nâtre par le refroidissement. Si la proportion de tungstène est très faible» il se forme une perle cristalline de tungstite de soude.

L'acide tungstique se réduit lorsqu'on le cbaufTe avec le carbonate de soude dans la flamme désoxidante.

Vaiuidliiiii.

L'acide vanadique est infusible. La partie qui se trouve en contact avec le charbon est absorbée , tandis que le reste passe à l'état de sous-oxide de vanadium et prend la couleur et l'aspect du graphite.

Le borax et le sel de phosphore le dissolvent dans la flamme oxidante en se colorant en jaune plus ou moins foncé. Ce verre devient bleuàtire à chaud dans la flamme de réduction ^ et d'un beau vert de chrome par le refroidissement.

L'acide vanadique fond dans le carbonate de soude, et se trouve ensuite absorbé par le charbon.

Lorsqu'une substance contenant du vanadium est fondue dans une cuillère de platine avec trois fois son poids de nitre , il se forme du vanadate de potasse qui reste mêlé à l'excès de nitre et à de l'azotitede potasse. Si la substance renferme du chrome et du phosphore , ces deux corps passent à l'état de chromateetde phosphate alcalin.

La masse fondue , chauflee avec un excès d'acide acétique , donne une dissolution qu'on mêle avec de l'acétate de plomb ; il se forme un précipité d'un jaune clair qui se rassemble plus facilement quand on le

ESSAIS AU CUALUU£AL'. bOl

cliaufTe, et dans lequel on pourra reconnaître avec les fondants la présence de Tacide vanadique. Si la substance soumise à l'analyse contenait du chrome , le précipité serait d'un jaune plus foncé, tandis qu'au contraire Tacide phosphorique affaiblirait la teinte du précipité. Dans ce dernier cas, on reconnaîtrait encore la présence du vanadium au moyen des fondants.

Tantale , ntoMan et péloplmn.

L'acide tantalique se colore en jaune pâle, quand on le chauffe, et redevient blanc par le refroidissement. Il se dissout facilement dans le borax avec lequel il forme une perle incolore et transparente qui se trouble par le refroidissement, quand elle contient un excès d'acide tantalique.

Cet acide se dissout en grande quantité dans le sel de phosphore; un excès de cet acide donne un verre jaune à chaud et incolore à froid..

L'acide tantaUque se dissout avec effervescence dans le carbonate de soude, et produit, avec un excès de ce sel, une perle qui est absorbée peu à peu par le charbon.

GhauiTé avec l'azotate de cobalt , l'acide tantalique donne un mélange qui est d'un gris clair à chaud, mais qui devient rose en se refroidissant. La présence d'un alcali communique au m j. ange une couleur d'un noir bleuâtre.

L'acide niobique devient jaune verdàtre par la chaleur, et se comporte comme l'acide tantalique, quand on l'expose avec le borax dans la tlanune d'oxidation : seulement , il faut employer une grande quantité d'acide niobique pour obtenir un verre qui se trouble par le refroidissement. Gjt acide se dissout en proportion considérable dans le sel de phosphore, en donnant un verre transpai*ent et incoloi'c qui devient violet dans la flamme de réduction.

L'addition d'un peu de sulfate de pix)toxide de fer produit une coloration d'un rouge de sang; sous l'influence du sesqui-oxide de fer, la perle parait d'un jaune foncé à chaud, et d'un jaune clair après le refroidissement.

L'acide niobique se comporte avec le carbonate de soude connue l'acide tantalique. L'azotate de cobalt le colore en gris à chaud, et en vert sale à froid.

L'adde pélopique est jaune à chaud. Il manifeste avec le borax les mêmes réactions que l'acide tantalique, dans la flamme d'oxidation. Un verre saturé à chaud prend une couleur d'un gris pâle en se refroidissant.

Sous l'influence de la flamme oxidante, l'acide pélopique se dissout en grande quantité dans le sel de phosphore, en formant une perle incolore et transparente qui devient violacée dans la flanune de réduction sur le charbon , si elle a été saturée d'acide pélopique. Le sulfate de protoxide de fer colore cette perle en rouge de sang.

802 ESSAIS kV CUALUMBAU.

L'acide pélopique se comporte avec le carbonate de soude comme Ta* oide tantalique, et devient d'un jaune clair quand on le chauffe avec l'oxide de cobalt dans la flamme oxidante.

En fondant avec du bi-sulfate de potasse le mélange des acides titanique, tantalique, niobique et pélopique, et traitant la masse par l'eau, les trois derniers acides restent sans se dissoudre, tandis que le premier se dissout complètement.

Mercure.

Toutes les combinaisons mercurielles sont réduites, quand on les chauffe avec le carbonate de soude ou la soude caustique. L'essai se fiiit dans un petit tube fermé par un bout.

Le mercure se volatilise et se dépose sur les parties froides du tube en globules qu'il est impossible de confondre avec d'autres métaux. Lorsque la quantité de mercure est très faible, on introduit dans le tube une feuille d'or suspendue à un fil de fer : si la substance contient du mercure, Vor est blanchi par la vapeur de ce métal.

Artenu

L'oxide d'argent est réduit par la chaleur. Lorsqu'on le chauffe avec le borax dans la flamme d'oxidation , sur un fil de platine , une partie de l'oxide d'argent se dissout, tandis que l'autre se réduit. Le verre devient blanc opaque par le refroidissement.

L'argent métallique donne un verre semblable au précédent avec le borax. Ce verre chauffé sur le charbon, dans la flamme réduclive, est d'abord gris, parce qu'il s'en sépare de l'argent métallique très divisé ; mais ce métal se réunit bientôt en un culot, et la perle devient limpide et incolore.

L'argent et l'oxide d'argent se dissolvent dans le sel de phosphore sous l'influence de la flamme oxidante, et donnent un verre jaune opaque, qui parait rougeâtre à la lumière artificielle. Ce verre se comporte, dans la flamme de réduction, comme le verre de borax.

L'oxide d'argent, chauffé avec le carbonate de soude , est réduit presque instantanément.

L'argent, allié à des métaux oxidables ou volatils, se sépare à l'état métallique , quand on calcine l'alliage sur du charbon ou dans des cendres d'os.

L'arsenic se sépare complètement de l'argent par le grillage; mais lorsque ce métal est allié au tellure, il est nécessaire de traiter le mélange sur le charbon, par une grande quantité de plomb, au feu d'oxidation.

Si l'argent est combiné à beaucoup d'or, on traite l'alliage par le sel de phosphore qui dissout l'argent en donnant un veiTe jaune.

Lorsque des métaux fixes et facilement oxidables sont unis à l'argent.

BSSAIS AU CHALUMEAC. 803

on les sépare par le borax dans la flamme oxidante. L'argent reste, tandis qne les oxides étrangers se dissolvent.

Pour reconnaître Targent dans des sulfures, il faut traiter le mélange sur le charbon, dans la flamme de réduction, par le plomb et le borax. On obtient un plomb argentifère qu'on passe ensuite à la coupelle.

Or.

L'oxide d'or est facilement réduit quand on le chauffe seul, ou avec des fondants.

Quand on expose, à une haute température, des alliages d'or ayec des métaux volatils, ces derniers se déposent sur le charbon et l'or reste.

Le plomb est séparé de l'or par la coupellation.

Le cuivre se reconnaît en traitant l'alliage par le sel de phosphore, sur le charbon, dans la flamme d'oxidation : on le sépare de l'or par la oou<pellatioji avec du plomb. L'argent, s'il s'en trouve dans l'alliage, reste uni à l'or. Lorsque le grain est jaune, la proportion d'argent est très faible , et on peut constater sa présence au moyen du sel de phosphore dans la flamme d'oxidation (V. Oxide d'argent). Si le grain métallique est blanc, on le traite par l'acide azotique, qui dissout l'argent et laisse l'or en poudre brune ou noire. Toutefois, si le grain se colore en noir sans devenir pulvérulent , on doit le fondre avec de l'argent avant de le faire bouillir avec l'acide azotique.

Le résidu fondu seul ou avec le borax donne un grain jaune d'or.

PlaUne, palladliiiii, rliodlam, Iridium, mihCnliuii.

Ces métaux sont infusibles et inoxidables. Ils ne se dissolvent pas dans les fondants. Leurs oxides sont facilement réductibles par la chaleur.

Quand on les passe à la coupelle avec du plomb pur , ils entrent d'abord en fusion , mais ils se déposent ensuite sur le bassin de la coupelle en poudre plus ou moins agglomérée , lorsque le plomb s'est entièrement oxidé ; on peut juger jusqu'à un certain point , d'après Taspect de la coupelle, de la nature et de la proportion des métaux oxidables qui se trouvaient dans l'alliage.

Oimhiiii.

L'oxide d'osmium OsO» est converti en acide osmiquedans la flanmie d'oxidation ; il est facilement ramené à l'état métallique dans la flamme de réduction. Lorsqu'on le chauffe; il se change rapidement en acide osmique , qui se volatilise dans la flamme oxidante en produisant une odeur piquante caractéristique.

L'osmium, chauffé dans la flamme oxidante, agrandit la flamme et augmente son éclat.

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