ALUN. M
Lorsque la caloination est complète, le tas a diminué environ de moitié; il est devenu très poreux à l'intérieur, et Tair peut facilement y pénétrer pour oxider les sulfures qui ne sont pas encore sulfatisés.
La masse étant une fois refroidie, on la traite par Veau dans des réservoirs construits en pierre ; les eaux sont ensuite évaporées dans des chaudières en cuivre. Lorsque les liqueurs contiennent une grande quantité de sulfate de fer, on doit séparer une partie de ce sel par cristallisation ; les dissolutions sont évaporées jusqu'à ce qu'elles aient atteint une densité de 1,4; on les verse ensuite dans un cristallisoir en pierre. Quand le sulfate de fer $*est déposé , on décante la liqueur, et on la mêle avec un sel de potasse qui , en s'unissant au sulfate d'alumine , forme l'alun ; cette opération porte le nom de brevetage. Le chlonu'e de potassium doit être préféré au sulfate, parce qu'il change les sulfates de prototide et de sesqui-oxide de fer en protochlorure et en sesqui-chlorure de fer, qui sont très solubles.
L'alun qui se précipite est coloré en brun verd&tre par la présence des sels de fer ; on le lave à l'eau froide ou on le laisse égoutter , puis on le fait dissoudre dans de l'eau bouillante; cette dissolution se fait dans une cuve en plomb ; quand l'eau est saturée d'alun , on la coule datii des cristaUisoirs en bois que Ton nomme masses, qui sont construits avec de fortes douves en bois bien ajustées les unes contre les autres et main* toiues par des cercles en fer. La dissolution d'ahm forme en se refroidissant une croûte cristalline qui se dépose contre les parois du cristal- Ksoir. Après huit ou dix jours, on enlève les cercles en fer et les douves, et l'on trouve une masto d'alun ayant la forme du cristallisoir : on perce cette masse avec un pic , afin de laisser écouler l'eau-mère.
n existe dans quelques contrées des schistes assez riches en matières organiques pour être employées comme combustibles, et qui laissent une cendre avec laquelle on peut préparer de l'alun sans qu'il soit utile d'y ajouter un sel de potasse.
EaSilésie, on se sert de cendres de houilles alumineuses pour faire de l'ahm.
iWMaitlMi «• l'alwi ft¥ee icf artOct.
On fabrique quelquefois l'ahm en traitant par l'acide sulfîirique l'argile préalablement calcinée. Cette calcination a pour but de peroxider le fer qui se trouve dans l'argile et de le rendre moins soluble dans l'acide sulfurique.
Le sulfate d'alumine ainsi obtenu est précipité par le sulfate de potasse; il se forme de l'alun brut que Ton purifie par la niéme^^méthode que l'ahm produit avec les schistes alumineux^