VERRE DE BOHÊME
Pourchasser autant que possible les bulles qui se produisent constammait dans la fabrication du verre, on maintient pendant longtemps à une température très élevée le verre fondu avant de l'employer; on facilite aussi le dégagement des bulles de gaz, en introduisant dans le verre de Facide arsénieux, qui, tout en agissant comme corps oxidant, se volatilise et entraine les bulles qui pourraient rester en suspension dans la masse vitreuse.
Indépendamment des bulles, le verre peut contenir encore des nœuds blancs, des filandres, des stries, des cordes. Les nœuds blancs sont des pelotes de sable non fondu : les stries, les cordes, les filandres proviennent d'un défaut d'homogénéité dans la masse vitreuse, et sont dues à une fusion froide, ou à un mélange incomplet des matières avant leurenfouniemènt.
Certains corps étrangers, contenus dans les sels alcalins employés à la fabrication du verre , peuvent nuire à sa transparence. Tels sont les sulfates qui restent dans la masse vitreuse par suite d'une fusion froide, et forment ce que Ton appelle \efiel de verre ou sel de verre.
Les chlorures, étant volatils, ne donnent pas d'opacité au verre.
Lorsque le sable employé dans la fabrication du verre est fortement ferrugineux , l'oxide de fer se réduit sous l'influence du charbon que Ton ajoute pour décomposer le sulfate de soude , et forme un silicate de protoxide de fer , qui donne au verre une teinte verte très foncée. L'on blanchit ce verre en peroxidant le protoxide de fer, et le transformant eu sesqui-oxide, qui forme un silicate à peine coloré. On emploie dans ce but le peroxide de manganèse , qui porte le nom de savon des verriers.
Le peroxide de manganèse ne doit pas être employé en excès; il don** nerait au verre une teinte violette.
En résumé : pour éviter tous les défauts dans le verre, il faut purifier avec soin les matières premières que Ton emploie dans la fabrication , et surtout produire dans les fours une température aussi élevée que possible. C'est là le seul moyen d'obtenir en verrerie de bons {produits.
Nous examinerons maintenant les principales espèces de verre.
VEBRE D£ BOHÊME.
Ce verre , remarquable par sa légèreté et sa blancheur, est un silicate double de potasse, de chaux ou d'alumine. Les matières sont mêlées dans les proportions suivantes :
Quartz étonné au feu et pulvérisé. • • • iOO Potasse première qualité calcinée. ... 50 à 60
Gbaux calcinée 15 à 20
Acide arsénieux | à \
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La silice employée en Bohême pour la fabrication des verres fins est du
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quartz hyalin, provenant en général de cailloux roulés dans les torrents. On étonne le quartz en le chauiTant dans des fours et le jetant ei^uite dans une grande cuve pleine d'eau.
Le verre de Bohême se fabrique à pots ouverts; la fonte s en fait toujours au bois, qui est abondant dans ce pays, et qui évit^^ la coloration que produirait la fumée de charbon de terre. .. ^'
Dans le verre de Bohême, Toxigène de Tacide est à l'oKigène des bases conmieô : l.Ce verre peut être représenté par le formule suivante : CaO,(Si03)2,KO,(Si03)2.
Le verre de Bohême est très difficilement fusible ; il doit surtout cette propriété à la proportion considérable de silice qu'il contient. On fabrique avec ce verre des tubesjpréférables à tous les autres, pour les analyses organiques , à cause de son peu de fusibilité. Le verre ordinaire peut être fondu dans le verre de Bohême sans le déformer.