QUANTITÉ
d'in-
digotine
pour 400
parties
d'indigo.
DéSISNATION
de l'espèce et de 1« ««alit^ <|ef
I Indigo de Bengale,] Indigo caraque
— caraque
— car^ue
— caraque
— caraque
— caraque
Indigo Guatemala flor
Indigo de Kurpat
>- de Kurpat
{Renfermée dans une roéme
— bleu vioUtre • • • J
— bien foncé . . . . f
— bleu violet . . . . t
— bleu violet foncé. ' indigo de lladras
— de Madras
— de Madras
Idem.
Idem.
Renfennés
dans
Indigo C
de Manille, bleu }
— bleu foncé . . (
— bleu ordinaire |
— bleu tr. foncé, i Indigo \
de Bombay, bleu clair . . |
— bleu terne . . >
— taché (tr. sale) I
— brun noir . . ) Indigo des Philippines. .....
Indigo du polygonum tinctorium .
— du polygonum tinctorium .
— du polygonum tinctorium .
— du polygonum tinctorium .
Idem,
Idfm.
QUAMTRÉ
d'indigotine pour 400
parties d'indigo.
XiÉGUMXVSUUt, TEIFOLlUll {Trèfle).
Le trèfle est uq^ cle§ plantes améliorantes les plus firéquemment, employées en agriculture. Oq s^ çiippelle qu'elle tire de Tatmosphère la
plus grande partie de ses éléments. Toutefois, pour que sa végétation soit vigoureuse, il est indispensable que le sol renferme des substances organiques azotées.
Les feuilles de trètle présentent la composition suivante :
Eau 75
Albumiae
Résine
Acide malique libre
Acétate de potasse
Matière azotée ^
Extractif très amer
Gomme brune
Fécule /
(TrommsdorpO
GASSIA 8BNA {Séné),
Cette plante fournit des feuilles dont la décoction aqueuse ou la poudre sont employées en médecine comme purgatifs. Les feuilles du séné de la palte^ qui provient d'Egypte, sont lancéolées, d'un vert pâle, d'une odeur désagréable et d'une saveur acre et amère. Elles ont donné à l'analyse les principes suivants :
Chlorophylle,
Huile grasse,
Essence,
Albumine,
Matière particulière (cathartine).
Matière colorante jaune.
Acide malique,
Malates et tartrate de chaux,
Acétate de potasse.
Sels inorganiques.
Ije principe amer et actif du séné a reçu le nom de catftartine ; ses propriétés ont été décrites (tome IV, p. 641).
Pour obtenir ce principe, il faut évaporer à sec un extrait alcoolique de feuilles de séné, reprendre le résidu par l'eau, et ajouter de l'acétate de plomb dans la liqueur. Il se forme un précipité blanc, qu'on enlève par filtration ; la liqueur claire est ensuite traitée par l'hydrogène sulfuré qui précipite l'excès de plomb à l'état de sulfure. On filtre, puis on concentre : la cathartine cristallise au bout de peu de temps.
(MM. Lassaicnb et Feneiui.)
Digiti
ÉTUDB DBS PRINaPALBS FBDILLBS. 689
ÉMXOTMtEB.
AftBUTUS VftTA CRSI {Bfisserolê).
Les feuilles de busserolle contiennent d'après Tanalyse :
Acide galliqoe 1,200
Tannin 36,400
Réaine A,/iOO
Matière extractive, malate et citrate de chaux, chlorure de calcium 24,77A
Gomme 15,700
Ligneux « 9,600
Eau 6,000
98,074 (Meissher.)
H. Kawallier a pu extraire des feuilles de busserole un principe amer cristallisable, auquel il a donné le nom A'arbutine. Les propriétés de Tarbutine ont été décrites (tome IV, p. 638).
KHODOBBNBftON.
On a trouvé dans les feuilles desséchées de cette plante :
Chlorophylle résineuse 6,5
Matière amère soluble dans Talcool 37,6
Matière brune insoluble dans ralcool 13,9
Matière extraite par la potasse 22,4
Fibre ligneuse 18,7
Perte 0,9
100,0 (M. Stolze.)
soaoruiABzaniss.
SALTIA OFFICINAL» (Sauge),
Les feuilles de sauge renferment une essence dont voici les propriétés : Cette essence est soluble dans Talcool, et d'une densité égale à 0,864.
Elle est formée par le mélange d*un hydrocarbure avec une huile
probablement oxygénée.
L'acide azotique la convertit, à Tébullition, en une matière cristalline
4M CHIMU Y««iTAUI.
analogue au camphre des Laurinées, et qui a pour formule C^H^^.
(M. Rochleder.)
DIGITALI8 PURPVftBA {Digitale).
La digitale pourprée présente des feuilles ovales, yelues, d'une odeur herbacée, et qui p^ferment i
IHgitallne ^. 8,6
Chlorophylle 6,0
Matières extractives i4,T
Albumine. 6,6
Adde acétique 11,0
Oxyde de fer. 6,7
Potasse. 6,2
Fibre ligneuse. A6,§
99,7 (M. Radig.)
On emploie ces feuilles en médecine. Le principe actif qu'elles contiennent a été nommé digitaline. Ses propriétés ont été décrites (tomelY, p. 642). Pour Tobtenir, il faut épuiser par l'alcool les feuilles pulvérisées de la digitale, et concentrer l'extrait par évaporation. Le résida sirupeux est traité par l'acide ehlorhydrique et décoloré par le noir animal; il contient alors la digitaline à l'état d'acétate. On précipite cette base par le tannin ; le tannate de digitaline est ensuite décomposé par l'oxyde de plomb, qui met la digitaline en liberté. Il suffit alors de décolorer cette base par le noir animal et de la faire cristalliser dans l'éther.
M. Morln a extrait des feuilles de digitale un acide solide et cristallisable, Vacide digitalique^ dont les propriétés ont été indiquées tome IV, p. 347.
On trouve en outre dans les feuilles de digitale un acide fp& nommé acide di^Udéique, (M. Kosmann.)
ATmOPA IBLLADONA (Belladone).
Les feuilles de belladone sont ovales et velues. Elles renfarmont :
are 0,70
Chlorophylle résinolde 5,84
Substance azotée (atropine), sels 16,05
ÉTUDE DIB PRmCIPALM IBUILLBS. Ml
Report. • . 22,59
Matière azotée. « • • «,90
Somme • • 8,88
Amidon » i,tS
Albumine. . • •••••• 19,16
Fibre végétale 18,79
Salliites, azotates, pbotphates, acétates etoxalatesàx base de potasse, de soude, d'ammoniaque, de chaux f
§t de magnésie l **'^*
Chlorure de potassium. /
Eau 25,98
Perte 3,98
1Q9,Q0 Ohandes,}
On emploie en médecine les feuilles de belladone. Le principe actif de cette plante a été nommé atropine. Ses propriétés ont été décrites (tome rv, p. ^55). Pour obtenir ^atropine, on soumet la belladone fraîche à l'action de la presse : le suc qui s'écoule est chauffé à 80' pour coaguler l'albumine ; on le filtre ensuite, puis on l'agite avec .^0 grammes de chloroforme et U grammes de potasse caustique. L'atropine Impure se dissout dans le chloroforme, qui prend une teinte verte. On chauffe la dissolution dans un appareil distillatoire; le chloroforme passe dans \b récipient, tandis que l'atropine reste dans la cornue. Cette substance egt reprise par de l'eau aiguisée d'acide sulfurique; on filtre la dissolution, puis on y verse du carbonate de potasse, qui précipite Tatropine. \\ suffit alors, pour purifier ce principe amer, de le faire cristalliser à plusieurs reprises dans l'alcool. (M. Rabourdin.)
inOOTIANA TABAGUM {Toboc).
La culture de cette plante et ses propriétés ont déjà été décrites. Nous donnerons ici la composition de ses feuilles.
Fibre Ugueuse A,969
Matière extractive faiblement amàre. 2,849
Ciomme mêlée d'uo peu de malate de obaïuu . . , , 1,149
Sub^Qce aoalogue au glut^ , • 1,048
Réatoe , , . 0,261
Albumine végétale y 0,280
Nicotine 0,060
Nicotianine. 0,010
A reporter. . . . 98,668
4M CHIMIB ViOBTALB.
Reparu . . . 98,668
Acide maliqae 0,510
Malate d'ammoniaque 0,120
Salfate de potasse 0,048
Gbiorare de potassium 0,063
Potasse 0,095
Phosphate de chaux. . • , 0,166
Chaux 0,242
Silice 0,088
(MM« POSSELT et RBtMAlIR.)
La substance désignée dans cette analyse sous le nom de nicotine est un poison violent. Nous avons indiqué tome IV, page 423, les principaux caractères, les modes d'extraction et de dosage de ce principe immédiat.
HTOSGTAMUS NIGBft {Jusquiame noire).
Les feuilles de cette plante renferment une substance qui présente la plus grande analogie avec celle que contient la belladone. Cette substance a reçu le nom A'hyoscyamine, Ses propriétés ont été décrites (tome iV, page 456). Pour l'obtenir, il faut comprimer les feuilles de j isquiame, faire bouillir le suc qui en découle, le filtrer et radditionntr de chaux. Ce suc est filtré de nouveau, mélangé avec du carbonate de potasse, puis traité par Téther, qui dissout Thyoscyamine. La dissolution éthéréeest évaporée à sec; elle laisse un résidu qu'on reprend par l'eau. L'extrait aqueux est soumis à la filtration, mélangé avec de Talcool éthérisé, et décoloré enfin par le noir animal. On Tévapore alors dans le vide; il laisse l'hyoscyamlne pure pour résidu.
En général, les feuilles de jusquiame donnent peud'hyoscyamine. Il est préférable, pour obtenir cette substance, d'épuiser la graine de jus(|uiame par l'alcool aiguisé d'acide sulfurique, d'agiter à plusieurs reprises l'extrait alcoolique avec de la chaux vive, et de séparer enfin Textrait de la chaux par décantation. On salure alors la liqueur par l'acide sulfurique, on la filtre, puis on la réduit par évaporation au quart de son volume. Le résidu de cette évaporation est additionné d'une certaine quantité d'eau, neutralisé ensuite par le carbonate de potasse et épuisé par l'élher, qui enlève l'hyoscyamlne. La dissolution éthérée est alors traitée comme nous l'avons dit plus haut; elle donne ordinairement une quantité notable d'hyoscyamine.
ÉTimB DBS PRmCIPALBS FEUILLES. 49S
OOMFOSiXS.
AITHBMISIA ABSINTHim (Absinthe).
L*absinthe présente des feuilles dentelées et recouvertes d*un duvet cotonneux. Ces feuilles renferment : une essence dont les propriétés ont été étudiées tome V, page 268 ; une substance amère (absinthine) ; une autre matière azotée amère; de la chlorophylle; de Talbumine; de la fécule ; de lazotate, du sulfate, du succinate de potasse ; enfin du chlorure de potassium.
L'absinthine est cristallisable, d'une saveur amère, d'une odeur qui rappelle celle de la plante dont on Ta extraite. Elle est peu soluble dans Teau, très soluble dans Talcool. L'éther, Tammoniaque, la potasse et l'Iicide sulfurique la dissolvent en petite quantité : la dissolution sulfurique d'absinthine est d'abord d'un jaune rougeâtre, mais elle prend ensuite une teinte bleue. L'eau en sépare une substance d'un gris verdâtre, et qui ne présente pas d'amertume. L'absinthine se décompose lorsqu'on la chauffe, et répand des vapeurs acres de couleur rousse.
On obtient l'absinthuie en épuisant par l'alcool à 80" les feuilles desséchées de l'absinthe. L'extrait alcoolique est évaporé à consistance sirupeuse, puis agité avec de l'éther qui dissout l'absinthine et une matière résineuse. Pour séparer ces deux corps, on chasse l'éther par évaporation, puis on traite le résidu par l'eau ammoniacale. La résine se dissout, tandis que l'absinthine presque pure reste à l'état insoluble. On achève de la purifier en la lavant avec de l'acide chlorhydrique faible, la dissolvant dans l'alcool, et ajoutant de l'aœtate de plomb dans la liqueur, jusqu'à ce qu'elle cesse de se troubler. Cette liqueur, soumise à la filtration, dépose l'absinthine à mesure qu'elle s'évapore.
AGBILLBA mLLBFOLIDII (Achillée, mille feuille).
Les feuilles d'achillée, récoltées en septembre, présentent la composition suivante :
Eau 85,000
Substances solubles dans Peau 5,960
Substances solubles dans une lessive alcaline caustique. 2,780
Cire, résine et chlorophylle 0,280
Fibre végétale. 5,980
( M. SPRKN6BL«)
AM OHimS ▼ÈVÉTàLBi
100 parties de ces feuilles, soumises à rincinération, laissent 1,62^ pour 100 de cendres formées d« :
Potasse ..••»•» »••••• 0,A25
Soude 0,152
Chaux 0,303
Magnésie ; 0.071
Alomibe 4 » . 0,012
SiUce avec un peu de cbart)on •....* 0,398
Oxyde de fer. « 0,026
Oxyde de manganèse 0,010
Chlore 0,162
Acide sulfarique. 0,028
Acide phosphorique 0,0/i3
i,62A (M. Sprbiigeu)
On trouve dans Tachillée un acide cristallisable, Vacide ackiUéiptt^ dont les principaux caractères ont été indiquées tome IV^ page 347.
Pour obtenir Tacide acbilléique, on précipite par Tacétate de plomb une infusion d'achillée très concentrée. Le précipité est lavé, mis en suspension dans Teau, et décomposé par Tacide sulfhydrique. On filtre peilr séparer le sulfure de plomb, puis on sursature la liqueur bouillante par le carbonate de potasse. 11 se dépose du carbonate de chaux, tandis que Tacide acbilléique reste dans la dissolution, à l'état d'acbilléate de potaMSi On enlève le carbonate de chaux, et après avoir décoloré la liqueur par le charbon animal, on y verse de Tacétate de plomb. L'achilléale de plomb insoluble qui se produit est placé dans Teau et traité par Thydro^ gène sulfuré, qui met l'acide achilléique en liberté. La dissolution de eet acide est filtrée et concentrée au bain-marie jusqu'à ce qu'elle ait une densité égaie à 1,015. On l'abandonne alors à elle-même : elle dépose, au bout de plusieurs jours, des cristaux incolores d'acide achilléique.
(M. ZaHon.)
On donne le nom de fleur à cette partie complexe de la plaAte qui se (Compose des organes sexuels et des enveloppes florales.
Les fleurs ont été peu étudiées au point de yue de leur composition chi** mi(tue ; aussi ne rapporterons-nous que les résultats les plus i04K>rtants el les mieux établis.
GtOGiis ilÂTlTiis {Safran).
Les stigmates de la fleur de cette plante l[X)nBtituent une fhatière d*un beau jaune d'or, connue sous le nom de safran. Le safran est employé en médecine, en parftiWeHe rt datts quelques préparations culinaires : on ne peut s'en servir en teinture à cause de son peu de solidité. Les stigmates du safran coniiéhnetit, ôUtfë des huileâ fixes et volatiles, de k gemme et de Talbumine, 42 pour 100 de cette matière colorante, la sûfranine, que nous avons déjà étudiée (tome V, p. 5ii4).
Pour préparer le safran du commerce, on détache les stigmates de la fleur lorsqu'elle est épanouie ; on les sèche en les exposant au soleil, ou mieux en les plaçant sur des tamis dont le fond est recouvert de papier, et qui sont suspendus au-dessus du feu. Quand le safran est bien sec, on le ramasse ayec soin dans des boites hémétiquement fermées. La consommation de ce produit est fort restreinte.
Le safi^n est souvent falsifié avec la matière colorante du earthame connue sous le nom de safran bâtard.
BAPATiMACÈMM.
MM¥Ul mfl€BA0 ( Coquelicot ).
On a extrait ém fleurs de coquelicot Vacide pofavérique et Vaeide rhéadiifr» (tome IV, p. 348). Ces fleurs sont employées en médecine comme diaphorétiques ; elles renferment :
Blatière colorante rouge 40
Matière grasse jaune • • 12
Gomme. 20
fibre Téféiato. 28
(M. RnrFARo.)
/i96 CHIMIE VÉGÉTALE.
BTFBtiGUM PBRFORATDM (Millepertuis).
Les fleurs de millepertuis contiennent, d'après Buebner, 32 pour 100 d'eau, et 68 pour 100 de principes solides. Ces principes renferment de l'acide pectique, du tannin, et 0,18 d'une résine rouge particulière. Celte résine est insoluble dans l'eau ; elle donne avec Talcool, Téther et les huiles des dissolutions rouges. Elle est fusible au-dessous de 100% et se décompose à une température peu élevée. Elle forme avec les alcalis des combinaisons ordinairement verdâtres, et avec les autres bases et oxydes métalliques, des combinaisons jaunes, solubles dans l'alcool, qu'elles colorent en rouge. (Berzelius.)
MT&TACnÉSS.
GARTOPHTLLIJS AROMATIGUS [Giroflier).
Les fleurs non développées du giroflier, et nommées alors dam de girofle, renferment :
Esisence 18
Tannin impur 17
Résine 6
Eau 18
iOO (M. Tbommsdorf.)
L'huile volatile, qu'on obtient par la distillation des clous de girofle, est incolore, d'une saveur caustique : elle se colore fortement à l'air et à la lumière. 11 existe en outre dans les fleurs du giroflier trois substances particulières nommées acide eugénique^ eugénine et caryophylitne.
Les propriétés de ces substances ont été décrites tome V, page 267.
aosACÉst.
R08A {Rose).
Les pétales des roses blanches servent à préparer Veau de rose, qui, naturellement incolore, doit sa coloration à la cochenille qu'on y introduit.
Les fleurs de la rose pâle {JRosa canind) présentent la composition sui* vante:
Essence de rose (traces) »
Huile grasse 0,065
Ore. 0,050
Résiae. 1,880
Taania 0,260
Gomme 25,000
Sucre incristallisable 30,000
Acide citrique 2,950
Acide malique impur 7,760
Fibre végétale. 1/1,000
Épidenne /ï,552
Eau, divers sels minéraux et organiques, perte. . . 13,/i83