‹ Traité de chimie générale: comprenant les applications de cette ..., Volume 6Chapitre 152 sur 206 · TEMPS · texte numérisé non relu

TEMPS

nécessaire pour la

refroidissement.

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FACDLTi

de retenir la dialear.

AbsorptioD des i^ax par le «oi. — De nombreuses observations on^

Erouvé que les terres absorbent les gaz, et en particulier Toxygène de l'air, n des effets du labour est d'aérer le sol. La présence de Toxygène paraît même nécessaire pour que le sol soit fertile ; en effet, on a reconnu que des terres extraites de Tintérieup de mines, ne devenaient fertiles qu'après une longue exposition à Tair. (M. de Humboldt.)

Cette propriété tient non-seulement à la nature physicpie du sol, ainsi que l'ont prouvé les expériences de Saussure sur l'absorption des gaz paf les corps poreux, mais encore à la composition chimique : ainsi on a observé que des argiles blanches, retirées par sondages des couci)e$ inférieures du sol, absorbaient l'oxygène de l'air et devenaient bleues} on a attribué ce phénomène à la suroxydation du fer qui se trouve dans ces argiles. (M. Boussingauh.)

STUPI DU 801^. $St

M. Schùbler a étudié aussi cette propriété, et il a reconnu que l'bumus, après avoir absorbé l'oxygène, le changeait en acide carbonique ; ce fait a été confirmé par des analyses récentes de Vair contenu dans la terre végétale, dont nous parlerons plus loin.

Cette absorption d'oxygène ne se produit que si les terres sont humides i elle parait augmenter avec la température ; elle est presque nulle pen-dant les grands froids. Pour mesurer cette absorption, on a placé un poids connu de terre humide dans un flacon bouché à l'émeri, renversé sur l'eau : le volume primitif de l'air du flacon était connu, on mesurait el Ton analysait cet air au bout d'un certain temps. Yoici les résultats obtenus par M. Schùbler ; la durée de l'expérience a été de trente jours : mwamfBmtfsaieseifssssi =

NATURE DES TERRES

POmS D'OXYOiRE

ab«orb4 par iOO parties delerr^,

Hamas

Î erre de jardin é • erre arable d'Hoffwyll

Argile pure

Terre arable du Jura .....••

Terre argileuse

Argile grasse

Terre calcaire fine

Argile maigre

Sable calcaire

Oypse

6«bl« Siliceux

C^omposItioB de l'air confiné dan» la ferre véfélale. — NouS avons dit que M. Schùbler avait reconnu que l'humus transformait l'oxygèpe absorbé par les terres arables en acide carbonique. Ce phénomène a été étudié récemment par MM. Boussingault et Léwy, qui ont publié à ce sujet un travail remarquable auquel nous empruntons les détails qui §Hivenf.

Il s opère h Vintérieijr du sol une véritable combustion des matines organiques qui constituent Thumus et les engrais; c'est là ce qui déterniiï}e l'app^uvrissen^ent d'une terre, primitivement riche en humps, qiijaqd on n'y renpuvelle pas les engrais. Cette combustion se fait aux dépens de l'oxygène de l'air contenu dans le sol ; les racines des végér taux se trouvent ainsi au milieu d'une atmosphère très riche en acide carbonique et contenant ep oi^tre une petite quantité d'ammopiaque : par conséquent, ces racines sont placées dan$ le$ meilleiires conditioi)^ d'alimentation et dp développement.

L'air confiné dans la terre végétale doit donc avoir une composition différente de celle de Tair ordinaire, et il était important de la déterminer.

Cette recherche présentait de nombreuses difficultés pratiques; car les procédés ordinaires au moyen desquels on recueille une portion de Tair contenu dans un espace quelconque sont ici tout à fait inappUcables. Il follait en outre éviter de remuer la terre sans précaution, pour que l'air extérieur ne vint pas se mélanger à l'air confiné dont on voulait faire l'analyse. MM. Boussingault et Léwy ont prévenu tous les inconvénients qui auraient pu altérer l'exactitude de leurs recherches, par l'emploi d'un appareil que nous allons décrire.

L'air est puisé dans le sol à une profondeur de 0",50 à 0",ûO au moyen d'un tube, terminé par une pomme d'arrosoir cpi'on a remplie de petits cailloux, afin de diminuer sa capacité intérieure : ce tube est enfoui dans le sol vingt-quatre heures au moins avant le commencement de l'expérience, afin que l'air extérieur introduit en creusant le trou dans lequel on place ce tube puisse se mélanger convenablement à l'air confiné ; il communique au moyen d'un robinet avec un petit ballon dans lequel on a fait le vide : à la suite de ce ballon sont placées deux éprouvettes contenant de l'eau de baryte, et enfin un grand flacon rempli d'eau pour servir d'aspirateur. L'écoulement de l'eau de ce flacon s'est toujours fait très lentement; il n'a jamais dépassé un litre d'eau par heure.

L'appareil étant mis en place, on ouvre les robinets de façon à faire arriver l'air dans le ballon vide ; puis on fait écouler l'eau de l'aspirateur : l'acide carbonique est absorbé presque en totalité par l'eau de baryte dans la première éprouvette où se précipite le carbonate de baryte ; l'eau de baryte de la seconde éprouvette est rarement troublée.

Lorsqu'on veut terminer l'expérience, on ferme le petit ballon qui se trouve ainsi rempli d'air contenu dans la terre végétale; on analyse avec soin cet air : dans ce but, après l'avoir fait passer dans un tube gradué, on absorbe l'acide carbonique par la potasse, et l'oxygène par l'acide pyrogallique.

L'eau écoulée du flacon aspirateur donne, en faisant les corrections convenables de température et de pression, la mesure du volume de l'air dont l'acide carbonique a été précipité.

Le carbonate de baryte étant recueilli sur un filtre, lavé avec soin, calciné et pesé, on en déduit la proportion en poids et en volume de l'acide carbonique contenu dans l'air confiné.

Quand on veut doser l'ammoniaque, on remplace l'eau de baryte par une dissolution d'acide chlorhydrique exempte d'anunoniaque et qu'on prépare au moment même : après l'expérience on évapore à l'étuve la liqueur acide. Dans la plupart des recherches faites dans ce but, on n'a

ÉTUDB DU SOL. $53

dMenu que des traces de sel ammoniac, suffisantes pour établir la présence constante de vapeurs ammoniacales dans l'air extrait du sol, mais ne permettant pas d'obtenir un dosage exact.

Les résultats des nombreuses expériences faites par MM. Boussingault et Léwy ont établi que, dans le sol, l'air est constamment chargé d'acide carbonique, car il en renferme en moyenne 22 à 23 fois autant que l'air normal. Cet acide carbonique provient évidemment en grande partie de la combustion du carbone des matières organiques du sol par l'oxygène de l'air, car le gaz acide carbonique trouvé représente à peu près le volume du gaz oxygène disparu. Nous donnons dans la dernière colonne du tableau ci-après la somme des volumes d'oxygène et d'acide carbonique contenus dans 100 volumes d'air extrait du sol : celte somme s'éloigne peu du nombre 20,9 qui représente le volume d'oxygène de l'air atmosphérique : néanmoins la diflTérence qui se présente dans tous les cas permet de croire qu'une portion de l'oxygène est employée à brûler de l'hydrogène appartenant à la matière organique du sol.

La proportion d'air confiné contenu dans un volume donné du terrain est utile à connaître, si l'on veut savoir la quantité de gaz acide carbonique que la combustion lente de l'humus met à la disposition des racmes des plantes. Pour arriver à ce résultat on remplit de terre un vase cylindrique de 34 litres, en opérant autant que possible le tassement toujours d'une manière semblable : on verse alors de l'eau dans ce vase en favorisant la sortie de l'air par l'agitation, jusqu'à ce que le liquide soit sur le point de déborder; l'ouverture du vase est maintenue horizontale. Le volume d'eau qu'il faut employer mesure l'air déplacé. Cette opération se fait très promptement : malheureusement le tassement, qu'il est très difficile de régler, influe beaucoup sur les résultats: il faut les regarder d'ailleurs comme étant un peu faibles, parce que la terre a toujours été plus fortement tassée qu'elle ne l'ast dans les champs.

Nous résumons dans le tableau suivant les résultats principaux des expériences de MM. Boussingault et Léwy.

CfllMlS

?«0»TâlJ.

iÊ^fiÉÈÊÊÊm

NATDBE DES TERRES.

ïerre légère récemment fumée. . .

Terre d'un champ de carottes. . . .

Îerre d'une vigne , sol sablonneux . erre d'une forêt; sol sablonneux, fortement tassé

LoaiHi sout-solde la forêt, fortement tassé

Sable, sous-sol de la forêt, fortement tassé

ferre d'un carré d'asperges ; sol sablonneux

Ter^e très riche en haroas

Terre d'un champ de belte|raves« assez argileuse

terre d'une luzernîère , argileuse et calcaire

Terr^ d'un champ de topinambours, assez argileuse. • . . '

Terre d'une prairie, argileuse , comprimée

Terre d'une serre du Jardin des plantes

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