AIR
coniaé dans 1 mètre
cab« de lerro végét.
lit.
leo paut. o'aiii niiirciitffiiiT
Aoi4e cwboBiqae.
Ha poidl.
là, 18
Oxygène et mdéb
car^aiqve.
En volume.
fit«29
Après avoir terminé Texamen des propriétés physiques des sols, nous devons faire remarquer que de nombreuses causes peuvent modifier ces propriétés; et les résultats obteuus ne peuvent être utiles qu'à la condition d*étudier avec soin toutes les circonstances particulières qui acconfipagnent le phénomène que Ton observe. Ainsi, la forme et la dimension des particules ont de l'influence sur la densité, rhygroscopicité et la ténacité des terres ; car on a trouvé des différences en cherchant à évaluer ces propriétés sur divers lots d'un même terrain. (M. de Gasparin.)
L'inclinaison du sol par rapport au plan horizontal est également importante à considérer : on conçoit en effet que réchauffement du sol dépend directement de cette inclinaison ; elle influe en outre sur la stabilité des terres et sur la facilité de la culture. Le travail de la charrue ne peut s'effectuer si l'inclinaison du sol dépasse 6^.
La fraîcheur d'une terre, qualité si utile à connaître, ne peut ^re appréciée avec certitude en mesurant, par les méthodes exp(»ées pré-
ÉTUM 9U 80L. 155
eédemment, les diverses propriétés physiques. I^es redierches du laboratoire doivent toujours être complétées par une étude faite sur !• terrain lui-même; car un terrain peu hygroscopique, mais dont le sol a peu d'épaisseur, dont le sous-sol eët imperméable, et Tinclinaison nulle^ sera toujours humide. De même, un terrain très coloré et paraissant devoir s'échauffer facilement, restera néanmoins froid, s'il est indiné au nord ou abrité du soleil, ou toujours humide*
ahaltsb ohimique des sols arables.
tJne analyse complète d'une terre n'est pas toujours aussi utile qu'uti simple dosage des quelques principes qui constitueiit les sols arables, c'est-à-dire le sable, l'argile, le calcaire et l'humus. Cette dernière recherche est toujours très importante.
On commence d'abord par déterminer l'eau que peut contenir la terre, ce qui se fiait en maintenant dans une éluve chauffée de 120* à 150* un poids connu de terre humide jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de perte de poids : on débarrasse en général la terre, par un criblage préalable, des graviers et de quelques débris organiques qui ne doivent pas être considérés comme ftisant partie du sol arable. On peut cependant déterminer leur rapport avec la terre réelle en les pesant, puis les calcinant afin de détruire la matière organique : le résidu fait connaître la proportion de graviers, et par une simple différence on a le poids des débris organiques.
La terre, une fois desséchée, est conservée dans un flacon, afin qu'elle n'attu'e pas l'humidité de l'air et qu'elle puisse servir aux opérations analytiques que nous allons indiquer.
Si l'on désire seulement connaître les proportions d'argile et de sable renfermées dans la terre à analyser, ce qui est souvent pour l'agriculteur un renseignement plus utile qu'une analyse complète, il suffit d'opérer par lévigation.
Dans ce but, on introduit un poids connu de terre desséchée dans urt matras où l'on verse de l'eau chaude pour enlever les matières solubles î en agitant vivement et en laissant reposer quelques instants, le sable se rétinit au fond du vase et une grande partie de l'argile reste en suspension dans l'eau, de sorte qu'en décantant et réitérant cette opération jusqu'à ce que l'eau s'éclaircisse promptement après l'agitation, il ne reste dans le matras que le sable qu'il est facile de dessécher et de peser. D'un autre côté, en réunissant et en filtrant les eaux de lavage qui retiennent l'argile en suspension, celte substance reste sur le filtre et on l'en sépare après dessicx^ation ; il faut dessécher cette argile à une température de 160** à 150*», avant de la peser, pour la débarrasser complètement de l'eau qu'elle peut retenir.
L'argile et le sable ainsi séparés l'un de l'autre renferment encore la partie insoluble de Thumus : il sutBt de les chauffer au rouge dans un creuset pour faire disparaître cette matière organique avec laquelle ils sont mélangés. La différence de poids avant et après la calcination fait connaître approximativement la proportion de substance organique contenue dans la terre.
On reconnaît la présence du calcaire dans un sol en le traitant par un acide; on peut même doser d'une manière assez exacte ce calcaire par une méthode tout à fait semblable à celle que nous avons indiquée pour le dosage de l'acide carbonique des os. On met sur le plateau de la balance un matras contenant la terre et un flacon renfermant l'acide ; versant ensuite l'acide sur la terre, on pèse de nouveau quand le dégagement a tout à fait cessé : la perte de poids donne l'acide carbonique dégagé, et Ton en déduit la quantité de carbonate de chaux contenue dans le sol à analyser.
On constate la présence de l'humus dans un soi en le traitant par une lessive alcaline ; si la liqueur brunit, c'est que le sol contient de l'humus. La méthode suivie pendant longtemps pour doser l'humus consistait à calciner un certain poids de terre bien desséchée ; la perte de poids indiquait la quantité d'humus. Mais l'argile pouvant perdre par la calcination une certaine quantité d'eau, le nombre trouvé est toujours trop fort.
Il vaut mieux soumettre la terre à l'analyse élémentaire en insistant surtout sur la détermination de l'azote; la plus forte proportion d'azote indique avec une certaine probabilité les terres les plus riches en principes organiques. (M. Boussingault.) ,
Dans l'analyse chimi(jue complète d'un sol arable, on sait à Tavance qu'on ne doit y rencontrer que des oxydes alcalins et terreux, du fer et quelquefois du manganèse, de la silice, et des acides carbonique, phosphorique, sulfurique et chlorhydrique ; on doit suivre les procédés de dosage que nous avons fait connaître précédemmwit pour ces divers corps, en faisant les modificîitions que nécessite la présence simultanée des diverses substances qu'il faut doser séparément : les notions de chimie analytique exposées dans cet ouvrage pourront guider dans ces recherches , nous ne donnerons ici que peu de détails.
Pour la partie soluble, il sufQt, après avoir pesé la quantité de sels solubles, d'en faire l'analyse qualitative.
L'analyse de la partie insoluble est plus importante ; voici comment on procède :
Pour déterminer la quantité de carbonates calcaires et magnésiens, on fait bouillir avec de l'acide acétique ou de l'acide azotique faible un poids connu de terre, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de dégagement d'acide carbonique. Ayant précipité l'alumine et les oxydes métalliques, en ver-
iTGDB DU SOL. 557
sant de rammoniaque dans la liqueur filtrée, il est facile, par une addition d'oxalate d'ammoniaque, après une nouvelle filtration, de doser la chaux à l'état d'oxalate.
La magnésie est restée dans la liqueur à l'état d'acétate ou d'azotate ; en évaporant à siccité et calcinant au rouge obscur, le sel de magnésie est décomposé, de sorte qu'en traitant le résidu par l'eau et filtrant, il ne reste sur le filtre que la magnésie, que l'on peut alors calciner et peser.
L'alumine est séparée des oxydes métalliques avec lesquels elle s'est précipitée lors de l'addition de l'ammoniaque, en faisant bouillir ce précipité avec une dissolution de potasse ,- il ne reste plus alors qu'à séparer les oxydes de fer et de manganèse par les méthodes indiquées précédemment.
Pour doser le sulfate de chaux qui existe souvent, comme nous l'avons vu, dans les sols arables, on emploie avec avantage le procédée suivant : 100 grammes de terre préalablement grillée pour la débarrasser de l'humus, sont maintenus en ébullition avec un demi-litre d'eau distillée, en ayant soin d'agiter et de remplacer l'eau qui s'évapore ; au bout de quelque temps, après avoir filtré, lavé la terre, on réduit par l'évaporation la liqueur à un ou deux décilitres : ajoutant alors un égal volume d'alcool, le sulfate de chaux'se précipite ; ce sel est recueilli sur un filtre, lavé avec de l'alcool faible et pesé après calcination. (M. Boussingault.)
On trouve presque toujours des phosphates dans le sol ; leur présence paraît même indispensable à la fertilité. Il est donc très important pour l'agriculteur de doser la quantité de phosphates que contient un sol, afin de voir s'il est nécessaire d'y introduire ou non un engrais phosphaté. Ce dosage se fait par la méthode suivante : On traite 20 grammes environ de terre epierréepar l'acide azotique qui enlève tout ce qui est soluble dans cet acide, et par conséquent les phosphates ; ayant fait bouillir avec l'acide, on étend d'eau et l'on filtre; la liqueur est évaporée à siccité, et le résidu est traité par de l'alcool additionné de quelques gouttes d'acide azotique. On emploie l'alcool afin de séparer le sulfate de chaux qui peut avou» été dissous : en versant dans la dissolution alcoolique filtrée de l'acétate de plomb, l'acide phosphorique se précipite à l'état de phosphate de plomb et peut être dosé. (M. Malaguti.)
Si l'on veut doser la silice, il faut traiter, dans un creuset d'argent, une certaine quantité de terre bien pulvérisée, par trois fois son poids de potasse, et chauffer le mélange jusqu'à ce qu'il forme une pâte liquide ; on reprend par l'acide chlorhydrique faible qui dissout le contenu du creuset; on évapore à sec pour chasser l'excès d'acide, et l'on traite par l'eau qui dissout les chlorures en laissant la silice isolée. Cette substance peut alors être recueillie sur un filtre, desséchée et pesée.
Nous donnerons ici les résultats d'analyses de sols arables, en indi-
558 CHIMIE ¥Br.BT4LI.
quant en général leur provenance, et la dénomination usuelle que
le6 agriculteurs emploient.
BOLS SABLOlflIBini.
Terres à seigie.
Sable 90
Argile 9
Humus i
(MM. Thaer et ËINHOPF.)
Terres d'Angleterre.
Sable siliceux et gravier . . . 60,0
Silice 12,8
Alumine li,6
Carbonate de chaux li,2
Oxyde de fer »
Sels et milières organiques. . U^k
Worcesshire
Tiviot.
16,Zi
(HUMPHRY DAVT.)
Terres à lin de Belgique.
Etcamoffles. Htmmwoy.
Sable 8A,06 86,80
Argile ^ 9,28 5,76
Acide suUurique 0,02 0,01
Acide phospborique 0,15 , 0,06
Potasse 0,12 0,07
Chaux 0,23 0,/i8
Magnésie 0,15 0,14
Oxydes de fer et de manganèse 0,66 1,20
Chlorure de sodium 0,08 0,07
Matières organiques et eau non dégagée
(M. R. KàJXt.)
ÉTBVt M SOL.
Smâ MilW»-inllMiA.
Terres à orge. Têrm à aooine. ferré é seigle*
i'*d«a«. S*claese. 3* classe.
Sable. . . 60 65 70
Argile . . 38 33 28
lfe,5
Humus. .222
(MM. Thaer et Einhoff.)
Terre arable des bords du Nil,
Silke ..,,.. A7,W
Alumine 32,10
Carbonate »( crénate de chanx. 2,02
Peroxyde de fer. *..;.... 11,20
Matières végétales 6,90
99,6â (MM. GiRARDIN et Du Breuil.)
Terre de Lieuvain {haute Normandie).
Sable siliceux très fin ; 50,0
Gbaux â2,ë
Sels, fibres végétales . 7,0
Humus. . . • SyS
ftu . : 12.0
100,0 (MM. GiRARDIN et Du Breuil.)
Terres du Sénégal,
haweï. Doukït.
Sable siliceux et silice . . . 87,0 72,0
Alumine 3,6
Carboaate de chaux .... 3,â
Oxyde de fer traces
Humas €t eau • « < • • » . k^k Perte. 1,6
Dia^e.
Roso. N'Dick.
traces
traces 0,5
(M. Laugier.)
560 CHIMII viciTALi.
Terre d'Ormesson*
Sable quartzeux à gros grains. . . 16,0 ^ ^^
Sable quarlzeux 1res fin Al,5 j * ' ^*^
I Argile. . 31,6
Silice combinée 21,0
Alumine. 10,6
Carbonate de chaux 0,5
Oxyde de fer tith
Matières organiques et eaa .... 6,3
Terre de Saint-Germain de Laxis.
Sable quartzeux à gros grains. . . 10,0 ^ , . . « «
Sable quartzeux très fin, 67,3 j ' * * '
Silice combinée 10,0 ) .« ^- ^
Al . c \. J Argile. • 16,0
Alumme 5,0 j **
Carbonate de chaux 0,5
Oxyde de fer 3,6
Matières organiques et eau .... 3,6
Alluvion de la Loire»
( M. Bbrthikr.)
Sable siliceux 32
ArgUe 31
Sable calcaire • 11
Carbonate de chaux 19
Débris de végétaux • 7
(MM. GfRARDm et Do Breuil.)
Terre du Jura.
Sable siliceux 63,0
Argile 33,3
Sable calcaire 1,2
Terre, humus. • 1,2
Perte • 1,3
(M. SCHUBLIR.}
ÉTUDB DU SOL.
Sols MiMo-liniiiIffèrct*
Terre de prairies. Biche terre à orge.
Sab]e 49
Humus 27
Argile 14
Calcaire 10
Sable « 67
Humus 10
Argile , . . 20
Calcaire 3
( MM. THAER et EiNHOFF.)
Terres de bruyère.
Courtins. Palaisetn.
Sable et argile 89 ' 80
Matières organiques , 10 20
Eau- 1 »
( M. BCftTHlIB.)
S0L8 ABOILBDX.
Terre d'Ormesson.
Argile 75
Sable quartzeux. ... 17
Oxyde de fer 5
Terres du Puiseauœ^
Argile 64 67
Sable quartzeux • • 11 26
Carbonate de chaux* 15 4
Oxyde de fer. • • • 6 6
Eau. , 14 8
100 100 ( M. Berthieji.)
Riches terres à froment
ArgUe 74,0
Sable 10,0
Calcaire 4,0
Humus, . . • , il,5
(MM. Thaer et EiiiHOFF, }
Vt.
lit CHIIIIB ViOÉTAU.
Terre végétale des marais de la Charente-Inférieure,
Argile 77,7 73,8
Carbooate de chaux • 5,0 9,0
Oxyde de fer 5,5 6,6
Eaa- et matières organiques 11,8 11,7
iÔO,0 100,0
( M. BERTHI£R.) Sols arirllo-rcmiflnenx.
Terre d'une ik de la Seine en mmont de Rouen.
Argile 3A,60
S^ble , , iS,06
Peroxyde de fer ,,,,,, 46,02
Calcaire et carl)ODate de magnésie i9tl8
Garl)onate, dilorure, sulfate alcalins |
Sels de magnésie , humus soluble. ) '
Humas insoluble 17,30
Débris organiques 1,00
100,00 (MM. GlRARDIN et DU Breuil.)
Terre franche de ClamarU
Argile sablonneuse* , 67,0
Argile fipe. * . * • « 83,0
Gros sable siliceux. . • . , 7,à
Grayiers calcaires 1,0
Carbonate de chaux divisé. • • . ^ 0,6
Débris de végétaux. 0,5
Terreaii o,5
(M. BOUSSIHGADLT.)
Terre de Cuba.
Alumine 17,0 j ^^^ ^'*
Carbonate de chaux. . 8,0
Oxyde de fer Ii3i,0
Oxyde de manganèse i,o
Eau et matières organiques 25,0
( M. BBRTHmu)
ITDDI DU 8ÛL.
8«lt aViilA-MlMMIl
Loam^ terre riche.
Argile .
Sable. .
Calcaire Hamus.
Terrei à froment.
Argile. ... 60 àS 61 ."^able .... 38 50 30
Humus ... 2 2 2 100 100 100
(MM. THABR et ËINHOFF.)
Terre farte des environs de Bemay (Eure)»
Argile (un peu ferrugineuse)
Sable ,
Calcaire. . . . i
Oxyde de fer ....,,, .
Débris de végétaux
Ban
3li
(MM. OlRARDIN et DU Breuil.)
Tirre frumehê très fertile de la vallée d'A%tge (Caltiados).
Argile (an peu magnésienne) A0,0
Sable 26,0
Obaux et humus 12,5
Oxyde de fer
Débris de végétaux
Eau 20,0
100,0 ( MM. GiRARDiN et DU Breuil.)
Terres à garance.
Argile. .
Sable .
Calcaire.
^l^DU8•
Bonne.
Mauvaise.
(M. DK Gaspariw.)
CHIMIB VÉGÉTALK.
Terre pourrie des environs de Melun.
Argile M,û
Sable 39,S
Carbonate de chaux , 1^5
Oxyde de fer ii,7
Matières organiques 6,0
Eau 3,6
100,0 (M. Berthier.)
Terre de jardin.
Argile 52,4
Sable 36,6
Sable calcaire. .... 1,8
Terre calcaire .... 2,0
Humus. 7,3
Terre d'HoffwylL
Argile 51,2
Sable û2,7
Sable calcaire 0,4
Terre calcaire .... 2,3
Humus 3,A
100,0 (M. SCHUBLIR.)
Self arillo-ealealres.
Limon du Nil.
Argile. 48
Silice ù
Carbonate de chaux ... 18
Carbonate de magnésie . n*
Oxyde de fer 6
Terreau 9
Eau H
(M. Regnault. )
Terre de Marmaroêeh (Hongrie)*
ArgUe 46,5
Chaux 21,0
Oxyde de fer. • . . , 1,0
Acide chlorhydriquc . 1,0
Acide fluorhydrique . 28,5
Acide phosphorique . 1,0
Eau 1,0
( I^LLETIER.)
Terre de Parigny {Nièvie).
Argile 60,8
Calcaire 18,0
Carbonate de magnésie n
Oxyde de fer 4,0
Sable • 5,0
Eau 11,0
Argiles marneuses.
100 iOO 100
(MM. GîRARDTif et oa Bmmu}
ETOM DU SOL.
MS
Terre de Puiseaux (Loiret)»
Carbonate de chaux 37,0
Oxyde de Xer 2,0
Eau et matières organiques 6,3
( M. Berthiir.)
SOLS GALCAIIBS.
Terres à blé.
Bonne.
Calcaire 50,0
Argile 48,0
Sable 2,0
Humus . • . • 0,6
Médiocra.
MasfiiM.