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tuyaux auxiliaires qui ne doivent pas avoir une très grande inclinaison, il y aura lieu, dans certains cas, de modifier la disposition ordinaire. Le terrain peut offrir, par exemple, une grande différence de niveau entre deux parties où sont situés deux collecteurs dépendants Tun de Tautre, ou sur le parcours d'un même collecteur; on construit alors ce qu'on appelle un regard: c'est un puits circulaire avec un revêtement intérieur de maçonnerie, dans lequel viennent déboucher à différentes hauteurs les drains qu'on ne peut faire communiquer autrement , et les eaux s'écoulent par un tuyau situé au niveau du fond du regard.
11 feut avoir soin, quand on fait ouvrir les tranchées, de commencer le travail par la partie la plus basse, et d'aller toujours en remontant, afin que les eaux qui peuvent arriver dans les tranchées s'écoulent constamment et avec facilité.
Il ne reste plus qu'à placer les tuyaux de drainage au fond des tranchées, et cette pose se fait en allant de l'amont à l'aval, afin que les tuyaux ne se remplissent pas d'eaux bourbeuses, qui pourraient les obstruer en partie.
On remplit enfin les tranchées, en y rejetant la terre qu'on a extraite du sol pour les creuser, en ayant soin de la tasser à mesure qu'on la jette dans la tranchée.
Les tuyaux qu'on emploie pour le drainage se fabriquent avec des argiles qu'il faut débarrasser avec soin des graviers et des corps étrangers qui peuvent s'y trouver. Si, par exemple, il s'y rencontrait du carbonate de chaux, la cuisson le transformant en chaux vive , cette chaux, en absorbant l'eau, s'échaufle, se délite et peut occasionner la rupture du tuyau.
Les tuyaux ne doivent pas être trop poreux, car la gelée les ferait éclater; on doit s'assurer qu'ils n'absorbent pas plus de 15 pour 100 de leur poids d'eau en les laissant plongés dans ce liquide pendant dix heures environ ; en outre, au bout de ce temps, l'absorption d'eau ne doit plue augmenter. On emploie quelquefois un autre procédé pour voir si les tuyaux ont une résistance suffisante pour ne pas craindre l'effet de la gelée : on les imbibe d'une dissolution saturée de sulfate de soude, et on les abandonne à l'air. Le tuyau ne doit pas se briser.
On doit choisir la belle saison pour faire les travaux nécessaires à l'établissement d'un système de drainage : on a moins à craindre à cette époque les dégâts qu'occasionneraient des pluies survenant pendant les travaux ; la terre est en outre plus sèche, et l'on peut laisser les tranchées ouvertes pendant quelques jours, ce qui, en chauffant et en aérant le sol, constitue un avantage réel.
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Si Ton emploied'une manière continue une certaine étendue de ter* rain à la même culture, ou voit bientôt les récoltes diminuer de valeur, et Ton reconnaît, au contraire, qu'il est très avantageux de &ire succéder sur un même terrain des cultures différentes. Cette pratique, universellement adoptée aujourd'hui, a reçu le nom d'assolement, et Ton appelle rotation le mouvement cultural qui fait succéder périodiqu^onent sur un même sol une série de récoltes différentes.
En considérant les analyses nombreuses que nous avons donnera des cendres des végétaux, on est conduit, par la diversité môme de leur composition, à conclure que chaque plante épuise le sol d'une manière spéciale, de sorte que, en faisant succéder dans un certain ordre les différentes cultures , on peut conserver plus longtemps le sol produotiL Néanmoins cette influence des assolements serait très faible si Ton opérait sur un sol privé d'engrais, et d'où l'on enlèverait avec soin ce que les diverses cultures peuvent y introduire. C'est que le sol s'enric^t après chacune des phases de la rotation des débris qu'y a laissés le v^étal de cette phase. Aussi Tordre à suivre dans la rotation est très important. Une plante, dont les organes aériens sont très développa, comme la pomme de terre, par exemple, emprunte surtout à l'air atmosphérique les éléments qui lui sont nécessaires ; il sera donc convenable de faire succéder à cette récolte celle du froment, qui emprunte très pea à l'air et presque tout au sol, auquel on a restitué d'ailleurs, par l'enfouissement des fanes de pomme de terre, une partie des éléments que cette plante lui avait enlevés.
En un mot, il faut toujours faire succéder une plante très épuisante i une plante qui l'est fort peu. L'étude approfondie des assolements a fait supprimer dans plusieurs pays la jachère, qui consistait à faire prodi|ire au sol deux récoltes de céréales et à le laisser improductif une troisième année. Pendant cette année de repos, on donnait à la terre plusieurs labours pour enfouir les mauvaises herbes, et Ton fumait pour restaurer les terres épuisées par les récoltes de céréales.
On reproche, avec juste raison, à ce mode de culture, de laisser improductif le tiers des terres arables, lorsque ces mêmes terres peuvent être cultivées utilement , puisqu'elles laissent pousser des plantes de mauvaise qualité. On substitue maintenant quelquefois à la jachère morte une culture de plantes légumineuses, qui comporte des sarclages et qui permet ainsi d'extirper les mauvaises herbes. Toutefois, dans beaucoup de contrées où la terre n'a pas une grande fécondité et où les récoltes sarclées ne paient pas les dépenses qu'elles occasionnent, la jadière est
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encore up ei^^llml moyen de restitueF au sol la fécondité qu'il a perdue et qu'on ne peut lui Fendre par beaucoup de fumier; c'est aussi le moyen le plus économique d'expulser les plantes parasites.
On introduit souvent dans la rotation le trèfle, comme plante améli(H rante; celte plante sert d'abord à la pourriture des bestiaux, el la dernière coupe de Tannée est enfouie dans le sol, afin d'augmenter ainsi la fertilité. Mais, comme nous l'avons dit, en parlant de l'utilité des assolements, si l'on perpétuait sur un sol la culture du trèfle, les récoltes iraient toujours en diminuant : le trèfle agit comme plante améliorante par rapport à une culture difierente qui le suit ; mais il enlève lui-même au sol certains principes minéraux. 11 faut donc y laire suecéder une plante qui n'exige pas ces mômes principes.
Cette considération de la composition des cendres des plantes est gêné* raie dans tous les assolements. Après avoir récolté sur un terrain une plante riche en principes alcalins, il faut y cultiver une plante renfer*» mant une forte proportion de silice (H. Halaguti).
Nous terminerons l'étude des assolements en donnant les formules des rotations suivies aux deux fermes-écoles françaises de Grignon ei de Grand-Jouan.
OAIGNOH.
!• Pommes de terre,
2* Blé de printemps.