‹ Traité de chimie générale: comprenant les applications de cette ..., Volume 6Chapitre 37 sur 206 · I. II. m · texte numérisé non relu

I. II. m

Eau 940,670 928,000 916,000

Graisse 1,186 10,010 0,900

Albumine 42,717 46,430 60,530

Fibrine • . 0,440 0,805 0,900

Hématosine 0,674 traces 5,691

Matières extractives et ptyaline • . • 8,300 5,320 5,265 Cblorliydrate et lactate de soude avec

traces de sels de chaux — 7,300 6»700

Sulfate et phosphate de chaux avec

traces d'oxyde de fer. • — 1,100 0,850

Analyse eu chyle et chlea et «e cheml , par Macalre et llareei«

Hydrogène 6,6 6,7

Azote 11,0 11,0

Oxygène 27,2 27,3

Nasse donne , pour l'analyse du chyle du chat :

Eau 905,7

Principes solides. 94,3

Fibrine 1,3

Matière grasse. 32,7

Albumine , globules semblables à ceux du sang et

matière extractive. • 48,9

Chlorure de sodium • • 7,1

Autres sels solubles 2,3

Fer • . • • • traces

Sels terreux. • 2,0

LYUFHB.

La lymphe est le liquide contenu dans les vaisseaux lymphatiques ; elle a un grand rapport avec le chyle. Ces deux liquides contiennent do Talbumine et de la fibrine à l'état de dissolution; mais la lymphe paraît contenir une quantité de graisse bien moins considérable.

Rees a donné Tanalyse comparative du chyle et do la lymphe d'un jeune âne qui avait été nourri de haVicots et d'avoine :

Eau, •,•••, 90,237 «6.536

Albumtoe , 3,516 i,200

Fibrine , 0,370 0,120

Extrait soluble dans Tcau el l'alcool. . 0,332 1,310

Extrait soluble dans Teau seulement . 1,233 0,2àO

Graisse. . , , 3,601 traces

Sels et traces d'oxyde dp fer. 0,711 0,585

MM. Marchand et Colbergont analysé la lymphe de rhpn^mp; ils y ont trouvé :

Eau 96,926

Hbrine 0,520

Albumine O^lxZfi

Osmazôme 0,312

Huile grasse

Graisse cristalline

Chlorure de sodium

Chlorure de potassium V i,5M

Carbonates et lactates alcalins

Sulfate de cli^ui

Phosphates de chaux et oxyde alcalin .«,,,.

99,786 AZSFmATIOBT.

La respiration a pour objet de donner ai) sang Toxygèoe qui est utile au phénofp^ne de l'assimilation et en même tamps d'enlever au sang l'acide carbonique dont il est chargé.

Chez les mammifères et les oiseaux , le sang , revenant de toutes les parties du corps, rentre dans Toreillette et le ventricule droits; puis il est

^sspmATioir. 167

lancé du ventricule droit dans Tartère pulmonaire, et do là dans le poumon, où il subit des changements chimiques qui constituent la respiration ou rbématosa ; annuité il est emporté par len veiqes pulmonaires, qui le reportant dans las cavités gauches du cœur, d'où il retourna dans toutes les parties du corps.

Le sang des cavité^ droites, ou sang veineux , et le sang des cavités gauches , ou »ang artériel , diflerent l'un de l'autre par suite des changements que l'acte respiratoire a produits sur certains éléments du sang au moment de son passage dans le poumon.

Les phénomènes chimiques de la respiration doivent être étudiés dans les modifications que la sang subit en traversant le poumon et dans les modifications que l'air éprouve par son contact avec le sang.

On sait que les cellules pulmonaires permettent l'endosmose des gaz, et par suite de l'oxygène de l'air, qui, en se dissolvant dans le sang, expulse l'acide carbonique qua le sang contient.

Les animaux peuvent agir sur l'air par les poumons ou par la peau ; aussi connait-on deux espèces da respirations : la respiration pulmonaire at la respiration cutanée,

Pour las animaux à sang chaud , la respiration puhnonaire est beaucoup plus activa que l'autre respiration- En enfermant pendant plusieurs jours un animal dans un sac imparméabla rempli d'air et m faisant en sorte que la téta soit en dehors du sac, on a reconnu qua la composition de l'air n'était pas sensiblement modifiée.

Cheti las animaux à sang froid , la respiration cutanée est au contraire très active et peut même quelquefois remplacer 1^ respiration pulmonaire. Ainsi les grenouillas vivent plusieurs jours après qu'on leur a anlevéles poumons. Des salamandres vivent das mois entiers après qu'on leur a coupé la tète.

L'ansambla des fonctions cutanâas at pulmonftiras a été appelé pfr^pi^ ration.

Les expériences les plus simples démontrent que dans Tacte da la respiration il se dégage de Tacida carbonique : ainsi l'air ordinaire con*tient environ j^^^ d'acide carbonique , tandis que Vair provenant de l'expiration peut en contenir jusqu'à q-J^. On a pensé pendant longtemps, d'après les idées de Laplace et de Lavoisier, qua c'était dans le poumon môme que se produisait cette espèce da combustion, c'est-à-dire la transformation d'une partie de l'oxygène de l'air en acide carbonique. On admet maintenant que dans le poumon Tair antre seulement en dissolution dans le sang et déplace l'acide carbonique qui s'y trouvait ; et que c'est ensuite dans la circulation et par l'effet des phénomènes d'assimilation que l'oxygène de l'air se change en acide carbonique.

Nous allons , du reste , faire connaître les différentes théories qui ont été ànises successivement sur la respiration, et nous arriverons ensuite

168 CHIMIE ÀNJIIALE.

au travail si important qui a été publié sur ce sujet, dans ces derniers temps, par MM. Regnault et Reiset.

Au XYii* siècle , R. Boyle soutient que la respiration a pour but de purifier le sang et de lui enlever dans les poumons une matière excrémentitielle. Dans des expériences très nombreuses faites sur des mammifères , des reptiles , des oiseaux, des poissons , il démontre que Tair est utile à la respiration ; ses expériences se font au moyen de la machine pneumatique.

A la même époque, J. Mayow fait également des expériences très intéressantes sur la respiration des animaux. Il place des souris dans une cloche fermée par une membrane humide et voit cette membrane se déprimer intérieurement ; il dit qu'un animal fait disparaître en respirant une partie de Tair contenu dans la cloche et qu'il remplace ainsi une bougie dans l'application d'une venft^use : il compare donc la respiration à une combustion ; il dit que les particules aériennes absorbées par la respiration changent le sang noir veineux en sang artériel.

Malheureusement une mort prématurée vint enlever à la science J. Mayow, qui se trouvait sur la voie de toutes les découvertes qui , un siècle plus tard , ont illustré avec tant de raison Lavoisier. (M. Hœfer.) Enfin Lavoisier, tantôt seul, tantôt en compagnie de Laplace et de Seguin , publie sur la respiration des travaux d'une haute importance. Nous croyons devoir reproduire ici quelques-unes des opinions de Lavoisier.

i" L'air introduit dans le poumon brûle une partie du carbone du sang pour faire de l'acide carbonique.

2* Il ne se fait pas seulement dans le poumon une combustion de carbone, mais encore une combustion d'hydrogène et une formation d'eau.

V" La proportion d'azote contenue dans l'air ne varie pas sensiblement dans l'acte de la respiration.

&* La consommation d'oxygène, la production d'acide carbonique varient pour le même individu : la quantité d'acide carbonique est plus grande pendant la digestion ; elle augmente dans l'état de mouvement et d'agitation.

Pour Lavoisier, la machine animale est gouvernée par trois régulateurs principaux : la respiration^ qui consomme de l'hydrogène et du carbone et qui produit de la chaleur; la transpiration, qui augmente ou diminue cette chaleur, qui la régularise; la digestion, qui rend au sang ce qu'il perd par la transpiration , la respiration et les phénomènes d'assimilation.

Toutes les recherches qui ont été entreprises dans ces dernières années sur la respiration ont confirmé les vues profondes de Lavoisier. Cependant plusieurs questions relatives à la respiration restaient encore à résoudre.

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