RESPIRATION
carbone de l'acido carbonique produit et Vhydrogène de l'eau fdrmée. »
» 10* Les quantités d'oxygène consommées par le même animal dans des temps égaux varient beaucoup suivant les diverses périodes de la digestion, Tétat de mouvement, et suivant une foule de circonstances qu'il est impossible de spécifier. Pour les animaux d'une même espèce et à égalité de poids, la consommation d'oxygène est bien plus grande chez les jeunes individus que chez les adultes ; elle est plus grande chez les animaux maigres , mais bien portants, que chez les animaux très gras.
» 11"* La consommation d'oxygène faite dans des temps égaux par des poids égaux d'animaux appartenant à la même classe , varie b^ucoup avec la grosseur absolue. Ainsi elle est 10 fois plus grande chez les petits oiseaux , tels que les moineaux et les verdiers , que chez les poules.
» Comme ces diverses espèces possèdent la même température, et que les plus petites présentent comparativement une surface beaucoup plus grande à l'air ambiant , il faut que les causes de chaleur agissent plus énergiquement et que la respiration soit plus abondante.
» 12'' Les animaux à sang chaud ne dégagent par la respiration que des quantités infiniment petites et presque indéterminables d'ammoniaque et de gaz sulfuré. »
Mammifères hibernants. — - Les mammifères tels que la marmotte absorbent de l'azote, et le rapport de la quantité d'oxygène contenue dans l'acide carbonique dégagé à celle de l'oxygène consommé est beaucoup plus faible , car il ne s'élève quelquefois qu'à 0,6. Il en résulte que ces animaux augmentent de poids par la seule respiration. Mais cette augmentation n'est pas indéfinie, parce que de temps en temps l'animal rend des urines.
« 13" La consommation d'oxygène par les marmottes engourdies est faible ; elle ne s'élève qu'à -^ de celle qu'exigent les marmottes éveillées ; et il est possible que cette consommation soit plus petite, lorsque ces animaux sont exposés à une température beaucoup plus basse qu'ils ne l'ont été dans les expériences.
» 16" Au moment où les marmottes sortent de léthargie, la respiration devient extrêmement active, et, pendant la période de leur réveil , elles consomment plus d'oxygène que lorsqu'elles sont complètement éveillées.
» 15* Les marmottes engourdies peuvent séjourner longtemps, sans en éprouver d'effets fâcheux, dans un air pauvre en oxygène, qui asphyxie en quelques instants une marmotte éveillée. »
Animaux à sang froid. — « 16*» La respiration des reptiles consomme, à poids égal , beaucoup moins d'oxygène que celle des animaux à sang chaud ; mais elle ne diffère pas sensiblement de cette dernière sous le rapport de la nature et de la proportion des gaz absorbés et dégagés. Les expériences ont donné tantôt un dégagement , tantôt une absorption d*azote.
174 CHtUlB AKtMÀLB.
» 17^ Les grenouilles auxquelles on a enlevé les poumons continuent à respirer à peu près avec la même activité que lorsqu'elles étaient intactes ; elles vivent souvent pendant plusieurs jours , et les proportions de ga2 absorbé et dégagé di£^rent peu de celles que Ton remarque sur les grenouilles intactes. Ce fait semble démontrer que la respiration des grenouilles a lieu principalement par la peau. »
La respiration des vers de terre est comparable à celle des gt*enouilles. Mais celle des insectes est plus active ; elle dépense à poids égal à peu près autant d'oxygène que celle des mammifl^es.
Enfin les animaux de diverses classes peuvent respirer normalement dans une atmosphère contenant deux ou trois fois plus d'oxygène que l'air ambiant , ou bien dans Une atmosphère dont une partie de Viitoie est remplacée par de l'hydrogène. Seulement dans ce dernier cas la respiration s'active davantage.
Nous donnerons, en terminant ces généralités sur la respiration, Iw quantités de gas dissoutes dans le sang veineux et le sang al'tériel i
(hMiBtitéf àt fax ejLislant é^n» les écox Miiffs.
Sang artëHel d'tifl cheval i . . 126«« donnent 9,8 de ga«
Sang veineux do même cheval. S06 — 12,3
Même sang ,
Sang artériel d*an cheyal < « « 130 — ie,3
Môme sang * . • 122 — io,2
sang veineux da même cheval. 170 -^ 18,9
Sang artériel de veau 123 ^ 14,^
ileme sang i • . . • l08 —
5j4 adde carbotalque.
,9 oxygène^ 5 aeoie.
8,8 dcide carbonique.
*â oxygène, azote.
10,0 acide carbonique, oxygène, azote.
acide carbonique.
oxygène.
atote.
7,0 adde carbonique.
3|S oxygènei 0 aaote.
12,4 acide carbonique^
,5 oxygène.
4|0 aEoie.
9,4 acide carbonique.
5 oXygène*
6 aaote^
0 adde carboniqtei 0 oxygènei 2^6 axote.
CRINB. 175
rl0,2 acide <iarboniqu(«.
Saog veineux du même veau. lôS""'* donnent 13,3 de gaz| 1,8 oxygtee«
«i«te.
6,i acide eafbdiiique.
Le mtoe i • * lAO — 7j7 — | 1,0 osygène.
fi axote.
(M. MAeiitia.)
UMINB.
La sécrétion urinaire 9*exerce au moyen des reine , qui sépArent du sang un certain nombre de corps.
Un sait que les urines varient, sous le rapport physiologique, suifartt le genre d'alimentation ; aussi a^t*on distingué les urines en urines d'herbivores et en urines de carnivores.
Chez les herbivores, les urines tiennent en suspension dii carbonate! de chaux et du carbonate de magnésie» tandis que, chez les caHiivores, elles sont acides, claires et contiennent beaucoup d'urée.
Toutes les variétés d'urine, considérées au point de vue physiologique, peuvent être ramenées à des conditions de fixité bien détetminées. Chez tous les animaux privés de nourriture ^ les urines sont identiques chimi^ quement et physiquement ; c'est donc l'alimentation qui change la nature des urines. Le rapport de l'urine avec l'alimentation de l'animal est connu depuis longtemps. Des chiens nourris exclusivement avec du sucre rendent des urines semblables à celles des animaux herbivores. Lorsque l'animal est à jeun , on peut le considérer comme Carnivore; car alors il 6e nourrit de sa propre substance et ses urines présentent tous les carac* lères de l'urine des carnivores.
Sous le rapport physique, l'urine se présente sous beaucoup de formes. Chez certains reptiles, les ophidiens, par exemple , l'urine est solide, et ces reptiles rendent des calculs d'acide urique ; chez d'autres, les batraciens , elle est très liquida et contient à peine des traces d'urée^ Chez les oiseaux ei les poissons, il n'y a pas d'appareil particulier pour la sortie de l'urine, qui est évacuée avec les excréments.
La quantité d'urine évacuée ne peut être soumise à aucune appréciation fixe ; elle est peut-être augmentée ou diminuée par un certain nombre de conditions physiologiques. La sécrétion Urinaire augmente quand la transpiration cutanée et pulmonaire diminue, tandis qu'elle diminue quand la transpiration augmente. Ainsi elle augmente en hiver et elle diminue en été. Il en résulte que, chez les individus des pays chauds , les reins fonctionnent peu , tandis que, dans les pays frcûds , les reins fonctiooneDt beaucoup ; aussi les maladies de la peau sont firéqttentes
dans les pays chauds, et les maladies des reins se constatent surtout dans iespays froids.
L'injection d«s substances liquides augmente en général la sécrétion de Turine. Linjection de certaines substances particulières, dites diurétiques , qui accélèrent la circulation , déterminent une augmentation de sécrétion. D'autres diminuent cette sécrétion. Les cantharides diminuent la sécrétion et agissent d'une manière particulière en faisant passer l'albumine dans les urines. Les sels qui sont éliminés pai* les urines activent aussi pour la plupart la sécrétion de ce liquide.
Le minimum d'urine rendu par l'homme en vingt-quatre heures est de 656 grammes et le maximum de 1656 grammes. (M. Rayer.)
L'urine, dans les conditions ordinaires chez l'homme , est un liquide clair, d'une couleur ambrée, dont la densité moyenne est 1,018. L'urine peut varier suivant le moment où elle a été sécrétée. Aussitôt après le repas, elle est plus aqueuse et moins dense. L'urine rendue le matin est moins aqueuse et chargée d'une plus grande quantité de sels.
Chez les enfants, l'urine présente une densité très faible, contient beaucoup d'eau, très peu d'urée et de sels.
Au bout de quelques jours, l'urine, qui d'abord était acide, acquiert une odeur anunoniacale , réagit à la manière des alcalis, se couvre d'une pellicule mucilagineuse , blanche, et laisse déposer de petits cristaux blancs de phosphate ammoniaco-magnésien.
0OMPO8XTXOV CttaUQVZ DX Xi'0BXBnB.
La composition chimique de l'urine à l'état normal a été déteririinée par un grand nombre de chimistes, et, dans ces derniers temps, l'urine de l'homme a été analysée par MM. Lehmann, Lecanu et Becquerel.
ComposIciOB et l*orlne Bormaie et Vhommt^ par M. LeliOMBB.
Eau 986,76 931,61 932,/|l
Matières solides. 63,2â 68,58 67,59
Urée 31,45 32,91 32,90
Acide iirique 1,02 1,07 1,07
Acide lacUqne 1,69 1,55 1,51
Extrait aqueux 1,62 0,59 0,63
Extrait alcoolique 10,06 9,81 10,87
Lactale d'ammoniaque 1,89 1,96 1,73
Chlorure de sodium et sel ammoniac • . 3,64 3,60 3,71^
Sulfates alcalin? 7,31 7,29 7,32
Phosphate de soude 3,76 3,60 3,98
Phosphates de chaux et de magnésie. . . 1,13 1,18 1,10
Mnais 0,11 0,10 0,11
< es
O Cd