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i78 CHIMIE ANIMALB.
DOSA«E HES MATINEES OOUTKNIIIS HANS L?DUNB.
Pour doser l'urée contenue dans Turine, on fait concentrer cette urine , on la traite par l'alcool , qui dissout Turée et précipite Tacide urique, les urates et les sels inorganiques. Qn fait ensuitq passer Turée à rétat d'azot£|t€; ^t on la dose à cet état. (M. Lecanu.)
L'azotate d'urée étant soluble dans l'acide azotique, les résultats obtenus par cette méthode pe présentent pas une grande exactitud^.
Le procédé de dosage suivant , fondé sur le dédqwblemeq^ en acide carbpnique et en ammoniaque que subit l'urée quand oï\ trait^ ce corps par l'acide sulfurique concentré, est plus certain.
On additionne de 30 gouttes d'acide chlorhydrique f à 8 grammes d'urine récente et refroidie , puis on abandonne ce mélange à lui-même dans» un endroit frais. La totalité de l'acide urique que renferipe l'urine se dépose dans l'espace de vingt-quatre heures. Qn filtre et l'oq recueille la liqueur claire dans un creuset de platine où ('qn ajouta ^suite 6 granunes d'acide sulfqrique. Ce creuset est chauffé doupemept jusqu'à ce qpe le dégagement d'acide carbonique comn^ence à s'opérpr. On le recouvre, à ce moment, d'un verre de montre pour empêcher le^ pertes par projection et l'on continue à élever lentement la température , en ayant soin toutefois de ne pas dépasser ISO^". Lorsque la décomposition de l'urée est achevée , ce qui est indiqué par l'arrêt du dégagement de gaz , on reprend par de l'eau le contenu du creuset, et, après ^yoir filtré la dissolution, on l'évaporé presque à siccité; le résidu sq compose d*acide sulfurique, de sulfate de potasse, de sulfate de soude, de sulfate d'a^^nonia(Iue, de phosphates et de quelque peu de matière qrgi^nique. On yerse successivement sur ce résidu 20 gouttes d'acide chlorjiyçlrique, un ff(ible excès de bichlorure de platine dissous, et de l'alcooj éthérisé : la pqtasse, l'ammoniaque existant normalement dans l'urine e\ celle qui provient de l'urée, se précipitent h l'état de combinaison avec Ip chlorure de pjatine. On jette, six ou l^uit lieyres après, le précipité sur \x^ filtre, on le lave avec de l'alcool chargé d'éther e^ on le calcine dans ^n creusa taré. Le produit de la calpination est ensqite détaché à chaud du creuset au qioyen d'\jqe petite quantité d'acide chlorhydrique étendu, épuisé sur un t^ltre par le même acide e^ introduit avec ce filtre dans le creqset qui a dé|jè( §ervi et qye l'on porte au rouge. Qn obtient ainsi du pjatine métalliflvie qui, déduction faite du poids des cendres du filtre, cprrespond à la quantité de potasse, d'amiponiaque e| d'urée contenue d^ps l'urine.
11 faut maintenant évaluer les proportions de potasse et d'an^oniaque qui se trouvent normalement dî^ns l'urine et que le bichlorure de platine a précipitées dans l'opération précédente. Pour cela, on ajoute dans 1 volume de la même urhie une quantité convenable de bichlorure de
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platine, puis 3 volumes d'alcool et i volunie d*éther. L^ précipité qui se forme est recueilli après huit ou dix heures sur un filtre , calciiié et layé avec de Tacide chlorhydrique bouillant. Qft obtient MPsi un ppids de platine qui, étant soustrait de cplui que Top a déterminé dans la première opératipn , indique la quantité de platinp correspond^iit à Turée. Or, puisque l'urée en se décomposant produit â équivalents d'firanioniaque, comme Tindiaue Téquation ^pivante,
C^H^Az^O» + 2H0 = 2C0» + 2AzH3 ,
et que le chloroplatinate d*ammpniaque contient JHCP,4ïH^,HCl, il ^^ évident que 2 équivalents de platine correspondent à 1 équivalent d'urée. Connaissant le poids de platine, on peut donc, au moyen d'une proportion, déterminer la richesse de l'urine en urée. (M. Hbintz.)
Le dosage de l'urée à l'aide de l'azotite de mercure s exécute de ^ pq^tyèrp suiy^pte : Qn prépare de l'azotite de mercure en dis- §plvsjpt, k Hne teippér^turfi peu élevée, 125 grammes de mercure dans 168 grammes d'acide azotique d'une densité égale à 1,6, puig on étend 1^ UqHpwr de 2 fois son volume d'eau et on renferme dans un flacon. L'azotite de mercure ainsi obtenu peut se conserver longtemps sans perdre de son efficacité. Pour opérer le dosage , on introduit successivement 15 à 2Q gr^n^me^ d'urine et AO à 50 centimètres cubes de la solution fperçviri^lle dans un bal(on de 15Q à 200 centimètres cubes de capacité, et au col duquel on adapte un bouchon traversé par deux tubes : l'un de c^ tubes est fermé à la l^mpe; l'autre communique avec un tube en U rempli dp ponpe sulfurique, et mis lui-même en communication avec un fippareil à boule «|^ Liebig que l'on a pesé après y avoir introduit une dissolution concentrée de potasse. La décomposition, qui commence à froid, q^ige, pour êt^p complète, que l'on fasse bouillir un instant le mélange : elle est achevée loi-sque des vapeurs rutilantes apparaissent dans le ballon. On adapte alors un tube d'aspiration à l'appareil de Liebig, on brise l'extrémité du tube fermé qui traverse le bouchon du ballon, et, en aspifant, on r0mplace l'acide carbonique par de l'air. L'augmentation de ppicjs^qn^ $ubH le tube à potasse pendant l'opération est précisément égale *au pqid§ de l'acide carbonique produit. En multipliant ce poids par 1,781, (1,^^36, M. Qerha^'dt), nn obtient celui de l'urée que contient l'urine. (i|. Millon.)
Pour obtenir l'acide urique, on prend le résidu du traitement de l'urée par l'alcool ; on y ajqutp de l'acide cblorhydrique pur; les sels se dissolvent , ^t l'acide urique reste en suspension ; on filtre. L'acide urique e^\ rçtent} par f^ gltre pt peut ôtre pesé après avoir été desséché.
On peut encore doser l'acide urique en ajoutant de l'acide acétique ou de l'acide pbospliorique dans l'urine, laissant reposer quelque temps
le mélange et recueillant Tacide urique précipité : cet acide est posé après dessiccation.
Ce mode de dosage est très prompt, mais 11 donne en général un poids trop faible, à cause de l'insolubilité impartiaite de Tacide urique. Cependant, comme la perte ne dépasse pas en général 0,09 pour 1000 de Turine employée, on peut avoir recours & cette méthode dans plusieurs cas.
Lorsque l'urine renferme de la bile, la perte en acide urique est plus forte; toutefois elle ne s'élève jamais au-dessus de 0,25 pour 1000 de l'urine employée. (M. Hbintz.)
On obtient les sels de Turine par la calcination dans un creuset de platine, et on les dose ensuite chacun séparément par les méthodes ordinaires.
Nous allons examiner successivement les variations que les principes existants dans l'urine peuvent subir, et les influences sous lesquelles ces variations se produisent.
La quantité d'eau contenue dans les urines est très considérable. L'homme rend en moyenne 1228 grammes d'eau en vingt-quatre heures, et la femme 1337. ( M. Becquerel.)
L'urée et l'acide urique proviennent des matières azotées de l'alimentation des animaux ; ils se forment dans le sang et sont éliminés par les urines.
Une alimentation animale abondante augmente la quantité d'acide urique. Aussi fait-on disparaître l'acide urique dans les urines en donnant à l'homme ou aux animaux des aliments végétaux. Ainsi, dans la gravelle urique, on fait usage constamment d'aliments végétaux.
L'urée existe en très grande proportion chez les animaux à jeun ou nourris avec de la viande. Chez les herbivores, elle est en très faible proportion. Les herbivores contiennent un élément qui n'existe pas chez les carnivores en général : c'est l'acide hippurique.
Lorsqu'on enlève les reins, l'urée ne peut plus trouver issue par les voies urinaires ; alors elle s'échappe de Téconomie par d'autres sécrétions, et surtout par les sécrétions intestinales, sous forme de sels ammoniacaux, et ce n'est que dans les derniers temps de la vie des animaux, lorsque l'urée ne peut plus être évacuée, que ce principe s'accumule dans le sang et peut y être retrouvé.
Les carbonates existent dans les urines alcalines.
Dans les urines des animaux à jeun ou des carnivores, il n'existe pas de carbonates. En général, on fait disparaître les carbonates par des aliments azotés.
Les pho^hates se rencontrent dans Tes urines acides des animaux
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carnivores ; ils y existent à Tétai de phosphate acide et disparaissent de
l'urine sous Tinfluence du régime végétal. L'urine contient de la créatine et de la créatinine. (M. Liebig.) M. Wœhler vient de signaler la présence de TaHantoïne dans Turine
des jeunes veaux.
Le tableau suivant démontre que l'urine humaine peut donner des
dépôts dont la composition est souvent très variable.