V*. à.^^^. ( <***• ta Ptani* réc9liAi« . O»O3d
Acotetontaia < , , , /»/.«**
I dans le sol O.OOi 1
Total 0,0341 0,03/ii
Gain en itott ptadoit la eoltnre 0,0006
VCgiUatloa éUm harlMt miIb penteni troU M«to et étml
àmu oMMnu dans la graine. ...... .^ .. « . •«OSM
. ^ , plante récoltée. . 0,0281
Azote contenu '
{dans la j daus le sol 0,0048
Total 0,0889 0*0339
Perte en azote pendant la culture 0,0010
t«t€aitlMi ée «eu iMirIcou mIas reniant' irolt mola et uie ■caMlM
Ajsote daoa la graine .•,«.*.. 0,0g7g
^ . , ( dans la plante récoltée. . 0,0589
gr.
,05 sol 0,0077
Total. . , Ot0666 0,06(ia
Pine en mm pesdant la cnHnre o^goig
Iln'y a pas eu d'agoto filé pendant la V4
336 CHIMIB YÉGftTALB.
Expérience ayant eu pour résultat de prouver que dans la végétation à l'air libre ^ la présence d'un engrais dans le sol ne détermine pas fcésorption de l'azote de l'air.
Un lupin , contenant en azote 0,0180
Est planté dans de la ponce calcinée , renfermant 0<s05 de cendres mixtes , i gramme de cendres lavées, et comme engrais un lupin dont on ayait détruit la faculté germinatrice, et qui contenait en azote. 0,0175
Total 0,0365
La plante yégète dans la cage pendant un mois : on la soumet à Tanalyse , qui prouve qu'elle renferme en azote. 0,0302
L'azote du sol est recherché ; on en trouve 0,003*i
Toul 0,0334
Si Ton retranche cette somme de celle formée par Tazote de la graine semée et celui de Tengrais. . . 0,0355
On voit qu'il y a une perte en azote égale à 0,0021
La graine morte, en agissant comme engrais, n'a donc pas déterminé l'absorption de l'azote atmosphérique pendant la végétation à l'air libre.
Cinquième série d'expériences^ ayant pour but de faire connattre la ^tfontité d'azote que les plantes peuvent prendre à l'air en végétant à l'abri de la pluie.
Dans cette série d'expériences, rien n'a été changé aux dispositicms adoptées pour le sol et l'eau. Les graines ont été placées dans du saUe ou de la ponce calcinée, et arrosées avec de l'eau pure. On a ensuite introduit les pots, contenant le sol ensemencé, sous une cage vitrée reposant par son bord sur des dés de liège que supportait une table de marbre. Une ouverture ménagée à la partie supérieure de la cage laissait un courant d'air s'établir dans l'intérieur : l'air se renouvelait donc facilement, ce qui rendait les conditions de cette végétation aussi identiques que possible avec celles de la végétation ordinaire, excepté cependant l'accès de l'eau de pluie sur la plante. Pour éviter l'action de l'ammoniaque que dégage le sol, l'appareil a été disposé sur une terrasse élevée de 10 mètres. Chaque soir, ou au moment des pluies d'orage, les dés de liège ont été enlevés, afin que le vent neflt pas tomber les feuilles, ou pour éviter que la pluie ne pénétrât dans la cage.
ASSIMILATION DB l'aZOTE. • 337
Voici les résultats obtenus dans plusieurs végétations :
Téfféuiilon «'un haricot nalo pcstfanl troU mois et ieml.
Axote contenu dans la graine. 0,u3/i9
, ^- plante récoltée. . 0,0321
Azote contenu '
{dans la ] dans le i
Total 0,0380 0,0380
Gain en azote pendant la culture 0,0031
Véf«latloD «*«■ karfeot iagcelec penteoi troto mois.
gr.
Azote contenu dans la graine 0,0213
gr.
( dans la olante récoltée. • 0,0186 Azote contenu { . .*, «' ^^^
( dans le sol 0,0052
Total 0,0238 0,0238
Gain en azote pendant la culture 0,0025
VététailOD et l'avoine penteni troU nolt et demi.
gr
Azote contenu dans la graine. 0,0031
A ^. . f d*"* 1« plante récoltée. . 0,0031
Azote contenu < , . ^. Jnn-«
( dans le sol 0,0010
Total 0,OOA1 0,00^1
Gain en azote pendant la culture 0,0010
YéféiatloB él*iui lupin pentent troln molii.
gr.
Azote contenu dans la graine 0,021 /i
/ dans la plante récoltée. . 0,0205 Azote contenu | dans le sol 0,0030
\ dans le cieuset-pot . • . 0,0021
Total 0,0256 0,0256
Gain en azote pendant la culture. ...«...* 0,0042
Tl. 22
338 ( niMIE VÉCKT.M.E.
IféfféiaClon du froment pcndanl trois moU et demi.
Azote contenu dans la graine 0,006/i
/ dans la plante récoltée. . 0,0056
Azote contenu } dans le sol 0,001à
( dans le creuset-pot . . . 0,0005
Total 0,0075 0,0075
Gain en azote pendant la culture 0,0011
VécéUittOB tf*Wi ImUi 9CB4«Bt tfc«& note «1 iroU MMâlBcs.
çr.
Azote contenu dans la graine 0,0199
, dans la plante récoltée. . 0,0179 Azote contenu '
idans la ' dans le sol 0,0050
Total 0,0229 0,0229
Gain en azote pendant la culture 0,0030
Vétéiatlon tf'm lopin pendant deux moU.
«T. Azote contenu dans la graine. 0,0367
( dans la j ( dans le i
, plante récoltée. . 0,0318
Azote contenu '
sol 0,0069
Total 0,0387 0,0387
Gain en azote pendant la culture 0,0020
¥éfféiaUon é*WÊ karleot nain pendant denx moU et demi.
Azote contenu dans la graine 0,0318
(dans (a j ■ dan9 le )
, . . , ,^ plainte récoltée. • 0,0287
Azote contenu ' ^ *- . -^ .
«oL 0,0063
Total 0,0350 0,0350
Gain en azote pendant la coltare. 0,0032
ASSIMILATION DK L AZOTE. ^Z^
VétiiatlOB ûu ercMon aléBoto pentent «cas ■»!§•
Azote contena dans la graine 0,0259
^ , . , dans la plante récoltée. . 0,0190 Azote contena ' '^
dans le sol 0,0032
Total 0,0272 0,0272
Gain en azote pendant la culture 0,0013
¥CféyiUoB tf 'un haricot Balii peBtfaiii éma moU et tfeml.
Azote contenu dans la graine 0,0203
, , . , dans la plante récoltée. . 0,0233 Aiote contenu ' ^ '
dans le sol 0,0037
Total 0,0270 0,0270
Perte en azote pendant la culture 0,0023
M. Boussingault n'a pas déterminé si l'azote fixé par les plantes dan« ces expériences provient du carbonate d'ammoniaque ou des corpuscules organisés tenus en suspension dans l'atmosphère ; mais en constatant le peu de vigueur de ces plantes, il a cru reconnaître que cette faiblesse dans le développement provient de rinsutfisance de la matière aiotée. Toutes les fois, en etîet, qu'une substance azotée a été introduite dans le sol, soit par le fait d'une graine morte, soit parce qu'on arrosait avec de l'eau contenant encore de l'ammoniaque, les végétaux soumis à l'expérience se sont accrus avec rapidité. Mais puisque , d'après les expériences précédentes, Tazote est fourni aux plantes par les engrais, lorsqu'une graine, d'un poids très faible, lève dans un sol privé de matière azotée, son accroissement ne doit pas tarder à s'arrêter. Si l'on place, en effet, des graines extrêmement petites dans du sable calciné, les tiges des plantes produites atteindront au bout de quelque temps une dimension qui ne variera plus.
a Cet arrêt de tout accroissement ultérieur dans l'organisme, après la germination, quand la graine, privée d'engirais, n'est formée que d'une quantité de matière pour ainsi dire impondérable, oiïre peut-être, dit M. BoussingauU, la preuve la plus frappante, par cela seul qu'elle est plus facile à acquérir, que l'azote qui est à l'état gazeux dans l'atmos* phère n'est pas directement assimilable par les plantes. »
3^0 CHIMIE VÉCJKTALK.
Dans ces derniers temps, M. Bineau a reconnu que Teau de pluie, mise en contact avec les algues, perd rapidement toute son ammoniaque, et que les algues ont même la propriété de décomposer les azotates pour s'assimiler leur azote, soit à Tétat libre, soit après qu*il a été transformé en ammoniaque.
OPimOIl I^B M. KDHLMANN.
D*après M. Kuhlmann, les azotates répandus sur des récoltes augmentent notablement leur produit Ce chimiste pense que l'azote des azotates est ordinairement assimilé par les plantes, après avoir été transformé en ammoniaque par l'action désoxygénante de la fermentation putride.
OPINION DE M. \ILLB.
Dans ces dernières années, M. Ville a entrepris des recherches étendues sur l'origine de l'azote dan3 les végétaux. Les expériences de ce chimiste l'ont conduit à admettre que l'azote des plantes ne provient pas seulement de l'ammoniaque fournie par les engrais, l'atmosphère et les eaux, mais encore de l'azote libre de l'air.
Nous empruntons au rapport remarquable que M. Chevreul a publié sur les travaux de M. Ville quelques-uns des résultats obtenus par ce chimiste dans ses expériences sur l'assimilation de l'azote par les plantes.
Lorsqu'on cultive des végétaux dans une atmosphère stagnante, on reconnaît, comme l'a démontré M. Boussingault, « que la quantité d'azote des récoltes ne représente au plus que l'azote des semences.
» Mais quand on opère le développement des semences dans une cage vitrée plus ou moins grande, où l'air, privé d'ammoniaque, se renouvelle lentement après avoir reçu 2 volumes de gaz acide carbonique environ pour 98 volumes d'air, le résultat diffère tout à fait du précédent, car, dans le premier cas, le poids delà semence étant 1, celui de la récolte séchée est exprimé par 1, ^ ; 3, 1 ; tandis que dans le second il peut l'être par 40 et plus. >^
Voici par quelle expérience M. Ville a été conduit à ces dernières conclusions.
« Une cage de verre de 150 litres de capacité reçut des pots de terre cuite, percés de trous. Le fond de chacun de ces pots était garni de gros fragments de brique recouverts d'une couche de sable d'Etampes, feule de sable de Fontainebleau qui est le plus convenable à l'expérience.
» Dans ce sable, on mit un nombre déterminé de graines de cresson. Les pots étaient placés au-dessus d'une couche d'eau qui, par capillarité, pénétrait le sable. -
w La cage de verre communiquait d'une part avec un aspirateur de 500 litres, et d'une autre part avec l'air de l'atmosphère et un réservoir de
ASSmiLATKlN DE L'aZOTE. 3/|l
gaz acide carbonique. Mais Tair n'arrivait pas directement dans la cage, il passait dans deux flacons remplis d'acide sulfurique concentré , puis dans deux flacons remplis de ponce imprégnée d'acide sulfuriqne concentré, enfin dans deux flacons de carbonate de soude. C'est à sa sortie de ces flacons qu'il recevait 2 volumes de gaz acide carbonique pour 98 volumes d'air.
» L'air en vingt-quatre heures se renouvelait huit fois dans l'appareil.
» L*eau distillée dont le sable était humecté fut essayée avant et après l'expérience.
» Les pots, les fragments de brique et le sable, après avoir été rougis, subirent un examen avant d'être introduits dans la cloche, afin de savoir s'ils contenaient de l'ammoniaque. 60 grammes chauflës avec la chaux sodée n'en donnèrent pas sensiblement à l'acide sulfurique dilué normal. »
Enfin on ajouta au sable des cendres de graines de cresson.
Première eipérlCDce»
U août, — On mit dans la cage vitrée trois pots : un grand, n * 1 , et deux autres petits, w* 2 et 3 .
Len*i, outre les fragments de brique qui étaient au fond, reçut 2000 grammes de sable d'Étampes et 6 gi*ammes de cendres de cresson. On y sema 158 graines de cresson, pesant Ob^SIQ, et représentant 08%0099 d'azote.
Le n** 2, disposé comme le précédent, reçut 500 grammes de sable et 2 graiumes de cendres. On y sema 60 graines de cresson pasant 08%126, et représentant 0«%0038 d'azote.
Le n*» 3, disposé comme les précédents, reçut 500 grammes de sal)le et 2 grammes de cendres. On y sema 60 graines de cresson, pesant Of^HTS et représentant 08%0039 d'azole.
7 août. — Germination d'un grand nombre de grains.
Tous les deux jours environ l'eau de la cage est enlevée, mise à part, et remplacée par de nouvelle eau distillée.
Enfin le 13 septembre, on renouvelle l'eau pour la dixième et dernière fois.
Plantes du n° 1, végétation manquée; — plantes du n° 2, floraison très belle; — plantes du n*» 3, floraison médiocre.
1/i septembre, — Plantes du n» 1, quelques fleurs; — plantes du n" 2, les graines commencent à se former; — plantes du n° 3, floraison assez générale.
8 octobre, — La végétation est à sa fin dans les plantes les mieux venues,
12 octobre, — On met fin à rexpérience.
542 CHIMIE VEGETALE.
Béiolùiu et l'eipérieacc.
Récolte du pot n** i. — Cette récolte était très inégale : une plante avait 1 décimètre de hauteur avec deux graines, tandis que la grandeur des autres plantes n'était que de 2 à 4. centimètres.
Les racines, en s*écliappant dans Teau par les trous du pot, s'y étaient excessivement ramifiées en formant ce qu'on appelle la queue de renard.
La récolte, séchée dans le vide sec, pesait 26%242; elle représentait 08^0097 d'azote.
Or, comme les semences en contenaient 08^0099, on doit en conclure qu'il n'y a pas eu d'azote fixé dans les plantes, sauf celui des semences.
Ce résultat est remarquable en ce que le poids des semences étant 1, celui de la récolte sèche est représenté par 7.
Hécolte du pot n" 2. — Cette récolte était plus uniforme et bien plus belle que la précédente.
Séchée dans le vide, elle pesait 68', 021 ; le poids de la semence étant 1, celui de la récolte sèche était donc 48,5.
La récolte contenait* 0,0530 d'axole.
Et les semences • . 0,0038
Il s'ensuit que les plantes avaient gagné 0^'',04d2 d'azote.
Récolte du fi« 3. — Cette récolte, quoique supérieure à celle du n* 1, était bien inférieure à la récolte du n"* 2. En effet, séchée dans le vide, elle pesait ic%506; conséquemment le poids de la semence étant 1, celui de la récolte était 12.
La récolte contenait 0,0110 d'axote.
Et les semences 0,0039
Il s'ensuit que les plantes avaient gagné 08%0071 d'azote.
Nous rappelons qu'avant l'expérience les pots, les briques et le sable d'Étampes avaient été rougis au feu, et qu'on s'était assuré, avant de les introduire dans la cage vitrée et dans la cloche, qu'ils ne contenaient pas d'ammoniaque, du moins en chauffant 40 grammes de chacune de ces matières dans un tube avec de la chaux sodée et en recevant le produit dans de l'acide sulfurique dilué normal.
Toutes les eaux qui avaient séjourné dans la cage vitrée, réunies, représentaient 60 litres.
On avait mis en réserve une quantité notable de l'eau distillée qui de-
ASSIMILATION DES MATIÈRES INORGANIQUES. %h%
vail servir à l'expérience, afin d'examiner comparativement et en même temps, après Texpérience, ces deux portions d'eau, et de doser Vazôte qui s'y trouvait.
Voici les nombres obtenus dans deux dosages :
Azote de l*eau distillée après rexpérience 0,00130
Azote de Peau distillée avant rexpérience 0«000d6
Excès d'azote dans Peau de la cage vitrée 0,0006lï
Azote de Teau distillée après Texpérience 0,000520
Azote de Teau distillée avant rexpérience 0,000087
Excès d*azote dans Teau de la cage vitrée. . . • « • 0,000633
La récolte se trouvant plus riche en azote que les semences, tt Teau contenant plus d'ammoniaque après qu'avant d'avoir séjourné dans la cage, M. Ville conclut qu'il y a eu absorption de l'azote de l'air.
L'observation suivante, due à M. Cloez, peut du reste exercer une grande influence sur les résultats obtenus dans les expériences précédentes.
Quand, sous Tinfluenee des rayons du soleil, on fait passer de Tair sur des corps poreux et imbibés d'une dissolution de potasse, il se forme de l'acide azotique : il est donc possible que le sable humecté qui sert de support aux plantes de la cage vitrée convertisse l'azote de l'air en acido IzoUque, et que oet acide soit alors absorbé à l'état de combinaison.
ASSXmiiATXOM BU MATliaUUI ZMOBOAmQUSS.
Les plantes ne sont pas formées exclusivement d'éléments organiques. Elles contiennent en outre des matières inorgani((ues qui sont indispensables à leur développement. On sait, en efTet, qu'une plante qu'on brûle laisse toujours une certaine quantité de cendres qui sont formées par des matières inorganiques.
La quantité de cendres n'est pas constante non-seulement pour des Végétaux différents , mais encore pour des végétaux d'une même espèce, et mém% pour les diverses parties d'un même végétal. Ainsi les plantes herbacées donnent plus de cendres que les végétaux ligneux. Deux arbres d'espèce semblable, provenant de sols différents, ne donneront pas la môme quantité de cendres, et, dans un même arbre, le tronc donne plus de cendres que les branches, qui en fournissent moins que les feuilles. (Kirwan et Pertuis.)
CHIMIB VEGETALE.
QiMiBtIié» de cendres latotées par des vétéùiax d*espèees dllléreBles*
Désignation des végétaux. Cendres.
Foin 0,0370 pour 100 de plante sèche.
Luzerne 0,0890
Mûrier. . • . , 0,0023
Pin .... 0,0076
Pommes de terre ( fanes ) • • 0,0300
Vesce à feuilles pictées. . . . 0,ii/iO
Salicornia herbacea. . • , • 0,0094
(M. Berthier.)
Désignation des plantes. Cendrée.
Fève ( plante et graines} 0,066 pour 100 de plante sèche (1).
Fève (plante séparée des graines). 0,115
Pois portant graines 0,081
Maïs séparé des graines 0,084
Tournesol portant graines. .... 0,093
(Th. de Saussure.)
OiHiBtltés de cendres laissées par les diffêrenies parties d*an i