‹ Traité de chimie générale: comprenant les applications de cette ..., Volume 6Chapitre 99 sur 206 · ASSIMILATION DBS MATIÈRES INORGANIQUES · texte numérisé non relu

ASSIMILATION DBS MATIÈRES INORGANIQUES

comparativemeiit dans quels végétaux ou dans quelles parties d'un végétal se portent les diverses substances inorganiques qui composent généralement ces cendres, nous avons conservé la disposition adoptée précédemment (tome IV, p. 505 et suiv.).

11 ne faut pas oublier, en consultant ces tableaux, qu'à l'exception des chlorures, des phosphates, des silicates et des sulfates, une partie des substances que renferment les cendres provient de la décomposition des sels organiques qui existent dans les plantes.

C'est ainsi que peuvent se produire les carbonates alcalins ou twreux, ces derniers pouvant abandonner leur base à l'état caustique.

Toutefois ce n'est pas là la seule origine du carbonate de chaux que l'on trouve dans les cendres; on a reconnu en effet que certaines espèces de Chara sécrètent du carbonate de chaux dans les tissus légers, périphériques , disposés en hélice autour de leur organisme tubulaire. De même, les feuilles de figuier, celles des plantes de la famille des urticées, les fruits de plusieurs Celtis, donnent naissance à des concrétions de carbonate calcaire. Aussi , en traitant par Tacide sulfurique étendu les feuilles de ces diverses plantes ou les noyaux de Celtis bien privés de pulpe charnue, on obtient un dégagement abondant d'acide carbonique, et il se forme du chlorure de calcium. Si l'on opère sur un poids connu de matière, et qu'on recueille Tacide carbonique dans une dissolution titrée de potasse caustique, il est facile d'arriver à connaître la proportion de carbonate de chaux préexistant dans la substance végétale.

Quelques déterminations faites avec soin ont donné les résultats suivants :

oA-« i * «1 j, . ( 2»27 pour 100 de carbonate de chaux.

Mûrier noir, feuilles d'automne J * *^ __

Mûrier blanc, feuilles d'automne. . . . } «',c ""

Brousscnetia papyrifera^ feuilles d'au-

j o; Celtis orientalis, noyaux* 60,00

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C'est à la présence de ce carbonate de chaux dans leur tissu que l'on doit attribuer la dureté de ces noyaux. Il suffit en effet de les plonger quelque temps dans une liqueur acide pour les rendre mous au point de pouvoir être entamés par le couteau. L'amande de ces noyaux ne contient pas de carbonate calcaire. (M. Paykn.)

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