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eip.siH* enci» . siiici»
€Cl*.SiCl* eiIP.SiHl»
€*Cl«.Si*Cl« es*. Si S»
Si* 0*11* . fi'ô'H* (acide formique anhydre non isolé).
Les analogies chimiques entre le silicium et le carbone ont été surtout mises en lumière par les belles expériences de M. Friedel, qui a '^alisé la synthèse d'une série de produits représentant divers composés ^^ganiques du carbone, dans lesquels G est en partie ou en totalité remplacé par Si.
Au carbone et au silicium se rattachent quelques éléments métal- ^^ues, tels que le titane, le zirconium, Tétain et probablement le plomb.
Le carbone et le silicium sont des éléments combusUbks.
aux» ÛÉMXMÀLE. U — "^"^
Layoisier montra que Tair fixe, l'acide crayeux, doit être envisagé comme une combinaison d'oiygène avec un corps simple formant la masse principale du charbon de bois; il donna à ce principe élcmcotaire le nom de carbone.
Le carbone se présente sous trois formes distinctes, qui sont :
1* Le diamant, ou carbone transparent, incolore et cristallise;
2^ Le graphite, substance gris-noirâtre, à éclat demi-métallique, opaque et cristallisée dans un autre système que le diamant;
3* Le carbone amorphe, noir et opaque.
Les trois variétés du carbone diffèrent non-seulement par des carao tores physiques tranchés, mais aussi, dans une certaine mesure, par les propriétés cliiniiques ; elles constituent donc de véritables modifications allotropiques d'une seule et même substance.
Nous décrirons d'abord les propriétés des trois modifications dxk ca^ bone, en indiquant leur origine, leurs modes de préparation et les liens de transformations réciproques existant entre elles.
Dans un paragraphe spécial, nous ferons ressoiiir les analogies et les différences qu'elles présentent au point de vue chimique.
Carbone diamaiit (de àcajjia;, invincible). — Le diamant est un produit naturel ; Tart ou la science n'ont pu réussir à le reproduire en partant des autres variétés de carbone. C'est dire que les conditions de sa formation nous échappent, soi t par ignorance, soit parce qu'elles sont j! lacées au-dessus de nos moyens d'action.
Généralement incolores, les diamants naturels présentent quelquefois des teintes jaunes, brunes, noires, bleues, vertes ou roses. Leur celai est très-vif et cîiraetéristique; leur pouvoir réfringent est considérable et produit sur les échantillons taillés ce jeu de lumière auquel on donne le nom de feu.
Pour indiquer qu'un diamant est bien transparent et incolore, on dit qu'il est d'une belle eau.
IjC diamant ne conduit pas l'électricité; il est mauvais conducteur d<^ la chaleur.
La densité du diamant varie de 3,5 à 3,55.
Sa chaleur spécifique, d'après Regnault, est égale à 0,1469 à Si'
D'après IJettendorf et Wùllner, elle est égale à 0,143 à 47*.
Les expériences de Weber tendent à établir que la chaleur spécifiq*^^ du diamant varie dans des limites étendues avec la température. Cep"r sicicn a trouvé au mo^en Aml cîiWwsAVv^ i ç^Wce de Bunsen t
Teinp&iture. Chaleur spécifiqtM.
+ iOO,7 0,il28
imant est le plus dur de tous les corps; il les raye tous et i par aucun; le bore cristallisé lui est seul comparable sous rt. Il est cassant et peut être pulvérisé dans un mortier
liller le diamant, pour y produire des facettes et l'obtenir sous usitée en joaillerie, qui développe le mieux ses précieuses optiques, on est obligé de Tuser au moyen de sa propre pousle-ci se prépare en pulvérisant dans un mortier d*acier les diaipropres à la taille ou les éclats obtenus par le clivage. La élayée dans un peu d'huile d'olive est placée sur un plateau 1 en acier non trempé auquel on imprime un mouvement ra- 3tation, en y appuyant la pierre à tailler ou à polir. Celle-ci est 1 manche avec de l'alliage fusible. Cette industrie se pratiquait presque exclusivement à Amsterdam. Paris possède aujourd'hui ateliei^ importants pour la taille du diamant, •i de l'air ou de l'oxygène, le diamant résiste sans modifica- :unes aux températures les plus élevées de nos feux de forge. c voltaïque il s'illumine d'un éclat insupportable à l'œil ; en mps, il se gonfle, se boursouffle en se divisant en plusieurs $, et se transforme en une masse grise à éclat métallique assez 3 au coke.
istaux naturels appartiennent au système régulier; le dodclomboïdal et l'haxakisocUièdre sont les formes que Ton renplus souvent. Les faces sont fréquemment convexes, nant, chauffé au rouge vif dans l'oxygène, brûle et se transforme nent en acide carbonique. Cette expérience, sur laquelle nous ns, prouve qu'il est constitué par du carbone pur. 11 reste tout uelques millièmes de cendres rougeàtres, formées de silice et le fer. Certains observateurs ont cru remarquer que cet Ire la structure cellulaire des tissus végétaux et ont été tribucr au diamant une origine végétale. îou& le& eSiQii\ft^
jusqu*à ce jour pour amener le charbon ou carbone amorphe sous fcmt de diamant ont échoué.
Cette variété de carbone se rencontre dans les anciens terrains d'alh* vion, aux Indes, en Sibérie, au Brésil, en Bohème, au Cap de Bomx- Espérance. Elle a aussi été trouvée dans des roches (itacolumite);nuis celles-ci paraissant être elles-mêmes des produits secondaires^ on ne peut décider si le diamant a pris naissance en même temps que la rocbe ou s*il préexistait dans les débris dont elle s*est constituée.
Graphite. — La seconde variété cristalline de carbone, le gnphite» diffère essonticllenient du diamant par les caractères physiques et^cU* mique:>, ainsi que par la forme des cristaux.
Le graphite est mou, gris-noiràtre, à éclat demi-métallique, opaqoe; il tache les doigts et le papier ; son toucher est gras.
Sa densité est égale à 2,25-2,26.
La chaleur spécifique du graphite naturel est :
0,174 à -h 56*, Kopp;
0,188 à -+- 46% BettendorfetWûIlner;
0,198 à -+- 57*, Regnault.
Celle du graphite des hauts fourneaux est :
0,165 à 4- 35*, Kopp;
0,186 à -+- 45% BettendorfetWûIlner;
0,197 à -f- 55% Regnault.
D'après W'eber, la chaleur spéciGque du graphite varie nolablcïD^^^' i avec la température :
Températures. Cbalean spèdriq[iics.
— lOo.T 0,1437
-f- îOlo.0 0,2966
-t- OiP.î» 0,4454
A partir de 640^ la variation est moins sensible et la chaleur spéc fique se rapproche de colle du diamant à haute tempci*aturc.
Le graphite est bon conducteur de Télectricité et conduit mieux chaleur que le diamant.
A l'abri de roxygcne, il est inaltérable aux tcmpcraturea ks pi
. Les cristaux de graphite naturel ou artificiel se présentent sous Corcne de tables hexagonales.
JSiat nalurel, — On trouve ce corps dans les terrains anciens, dans granités, le gneiss, les schistes ardoisiers, tantôt en couches et eu filons, tantôt en masses arrondies ou schisteuses.
Le produit naturel renferme environ 5 pour 100 de matières miné- , principatement formées de silice et d'oxyde de fer. Pour enlever impuretés, on fond le graphite avec de la potasse caustique ou avec 'tui mélange de carbonate de soude et de potasse; on lave à Teau pour enlever le silicate alcalin et Ton épuise par Tacide chlorhydrique concentré et bouillant qui dissout le fer; le résidu bien lavé et séché est du graphite à peu près pur et ne laisse plus qu'une ti*ace inappréciable de cendres. Brodie prépare un graphite volumineux et très-divisé au >nojen du procédé suivant. Le graphite naturel, additionné de 1/14 de Son poids de chlorate de potasse, est délayé par petites portions à la fois dans 2 parties d'acide sulfurique concentré; on chauffe ensuite Vers 60* au bain-marie tant qu'il se dégage des gaz chloroxydés. 'A.près cela on lave à l'eau, on sèche et Ton calcine. Sous Tinfluence de J^ chaleur la masse foisonne et se délite en augmentant beaucoup de volume; une lévigation à l'eau permet de séparer le graphite des débris siliceux.
Préparation. — La préparation du graphite artificiel repose sur la Solubilité du carbone amorphe dans la fonte liquéfiée. Par refroidissei^ent lent, une partie du carbone dissous se sépare sous forme de cris- ^ux de graphite, ou plutôt de paillettes cristallines, en tout seni- Uables au produit naturel et restant emprisonnées dans la masse mo- ^llique.
En traitant la fonte solidifiée par un acide, tel que l'acide chlorhydrique, le graphite est mis en évidence. On peut aussi attaquer la fonte pulvérisée par une solution de sulfate de cuivre, dissoudre le cuivre Pi^cipité et mélangé au carbone dans le perchlorure de fer en excès, laver le ^sidu et le traiter par l'acide nitrique concentré et bouillant. Ce réactif <iiS8out le carbone amorphe qui se trouvait combiné au fer et laisse le graphite mélangé à un peu de silice, dont on le débarrasse facilement par ^ traitement à l'acide fluorhydrique.
Le graphite sert, comme matière colorante, pour noircir la tùlc : en ïawoa de sa couleur et de son peu de dureté, il forme la base des crayons 'lamine de plomb. Sa conductibilité électrique permet de l'employer comme enduit pour mélalliser les moules destinés aux reproductions gilfanoplastiques, c'est-à-dire pour les rendre conducteurs du courant. Carbone amorphe, charbon, — On connaît une assez grande variété decirbones amorphes dérivant tous des matières organiques. L(im\:^^\^
518 CHIMIE 6ÊMÉRÀLE.
priétés physiques dépendent du mode d'obtention et de la nature de la substance qui les fournit.
Lorsqu*on fait brûler à Tair des matières organiques riches en ca^ bone, telles que les huiles de houille, de schiste, certaines essences, les corps gras ou résineux, si Tair ou Foxygène n'affluent pas en quantité suÂisante pour donner lieu à une combustion complète, le carbone se sépare en partie sous forme d'une poussière impalpable noire, qui se dépose sur les corps voisins. Ce produit est connu sous le nom de noir de fumée, C*est lui, en effet, qui colore en noir la fumée des foyers où Ton brûle du bois ou de la houille. Dans la flamme du gaz, d'une lampe à huile ou à pétrole, ou dans la flamme d'une bougie, il existe des zones où la combustion est incomplète et qui renferment du carbone libre dans un grand état de division. On s'en assure facilement en mettant ces parties de la flamme en contact avec un corps froid : celui-ci se recouvre aussitôt de noir de fumée. Ainsi, en écrasant la flamme d'une bougie ou d'une petite lampe à gaz avec une capsule de porcelaine pleine d*eau froide, on trouve le fond inférieur tapissé au bout d'un certain temps d'une couche épaisse de noir de fumée. Le pouvoir éclairant des flammes carburées est généralement attribué à ces particules moléculaires de car bone. Elles disparaissent dans les couches ou enveloppes extérieures de la flamme, là où Tair arrive en excès.
Le noir de fumée se prépare pour les besoins de l'industrie ; il sert comme matière colorante noire dans la fabrication des encres d'imprimerie, de l'encre de Chine et dans l'impression des tissus. Une des principales qualités de cette couleur est son inaltérabilité sous l'influence des acides, des alcalis et des agents oxydants, tels que le chlore, qui attaquent plus ou moins énergiquement les encres ordinaires. Le noir de fumée est encore employé pour brasquer les creusets et dans la réduction des oxydes métalliques.
Pour l'obtenir, on brûle dans un foyer des corps gras ou résineux, des huiles essentielles; les gaz de la combustion entraînant beaucoup de noir circulent dans des chambres ou des condensateurs dont les parois sont couvertes de toiles. La poussière charbonneuse s'y dépose et s'y accumule ; on l'enlève de temps en temps en grattant et en battant les parois.
La figure 245 donne une idée d'un appareil servante la préparation du noir de fumée au moyen de la combustion d'un corps gras ou d'une essence.
A, B, C, C, C", lampes à niveau constant avec accessoires.
d, d, tubes avec entonnoirs disposés au-dessus des flammes et amenant les produits de la combustion des diverses lampes dans le conduit commun d\
e, g, i, k, m, o, conduits verticaux en toile, cylindriques et main-
SIXIÈME FAHILLË. — URBONE. 5)9
lus ouTerU par en haut et par en bas par des cercles en tôle. Ces ïècea de tnmbours communiquent les uns avec les autres par les bes en lôlc f, h, j, /, n, disposés allernativcmenl à la parlie supù-
Fig. SIS. — Appireil pour 1i ribrIcaliOD ia noir <le funija.
tQre et à la partie inFcrieure, et ils peuvent être vidés par les ori- -es tf, g\ i', k', m', o', maintenus fermés par des plaques pendant travail.
Les produits de la combustion, après avoir circulé dans les rangées irallèles de tubes disposés en chicane et avoir déposé leur noir de mée contre les parois en toile, sortent par les conduits P, qui les înent k une cheminée. Chacun de ces conduits est muni d'une clef T d'un registre Q R pour augmenter ou diminuer fc (irage.
.%20 CUIIXIE GllfiRALE.
Vonr extraire le noir, il suffit d'ouvrir les orifices €^, g\ f , k\ etc., et de liattre le» Hacs avec des liaguettes en osier.
Le noir du eoinmerce est ordinairement souillé par des produits empyreuniatiquesy [hir des carbures à points d'ébullition élevés. Une caki* nation au rouge dans des creusets le pjrifie, sans le débamsser complètement de tout produit pyrogéné; on réussit mieux en huroectant le noir avec de Tacide sulfuriquc étendu, en séchant et en calcinant modemuent; il se dégage de Teau, de l'acide sulfureux et de l'acide carbonique, et il reste un noir d'une couleur plus pure et qui se mouille liirilenuMit par Teau. Ce traitement est surtout avantageux quand il s'agit d*eniplny<T le noir de fumée pour Timpressiondes tissus. La purification rompléte et réliminatioii de la totalité de l'hydrogène ne réussit que par la ralrination nu rouge dans un courant de chlore.
Certaines substances, telles que le camphre, donnent en brûlant un noir très-beau ai trés-pur. On dit que c'est avec un semblable produit que les Cliiiiois obtiennent leur encre de Chine de première qualité.
Le noir de fumée ne se délaye que difficilement dans l'eau; celle-ci doit être ajoutée petit à petit, en broyant et en remuant; autrement la poudre surnagerait sans se mouiller.
lii*s autres variétés de carbone amorphe prennent toutes uaissanre par la tléconiposition des matières organiques sous riufluence de la chaleur.
Les carbures d*hydrogcne gazeux ou volatils, ainsi que certains composés ternaires lormés de carbone, d'hydrogène et d'oxygène, étant auKMiés à Tctat de vapeur au contact de parois chauffées au rouge, se décomposent en carbone et hydrogène, ou en carbone et composés carbures plus riches en hydrogène. Le carbone qui se sépare se dépose contre les parois en couches dont Tcpaisseur augmente peu a peu et acquiert souvent des dimensions considérables, comme cela s'observe dans les cornu«»s à ga/. après un long usage. Celles-ci se recouvrent intérieurenuMil d*une croûte de plusieui^s centimètres d'épaisseur. Ce charbon, sous rintluence prolongée d'une température élevée, prend un asp<^' demi-mctalli(|ue. devient bon conducteur de la chaleur et de réleclncité, sonore et assez dur pour faire feu au briquet. La chaleur spécifique du charbon de cornue est égale «à 0,2056; sa densité varie de 2.556
Les substances organiques non azotées, telles que le sucre, qui fondent avant de se déconq>oser. donnent sous rinfluence de la chaleur un charbon poreux, boursoufflé, brillant et friable, d'autant plus dense et meilleur conducteur de la chaleur et de réicctricité qu'il a été porté à une tempérnlun^ plus élevée. Si la substance initiale est exempte de maf ioiv nnnèrule, \e c\\avW\ tviï t^VVsîwAn^ <sf\e quelques millièmes d'hy-
SIXIÈME FAMILLE. — GARBOxNE. 521
ène, susceptible d*étre enlevé par calcination dans un courant de Ulore.
On obtient avec le sucre un charbon très-dur, compact et dense en
kirocédant de la manière suivante : La matière organique est calcinée dans
■*ït creuset fermé, puis on verse sur le charbon résultiuit de celte pre-
■^^ière opération un sirop très-épais qui imbibe ses pores, et l'on chauffe
^^ nouveau. En répétant la même série de manipulations un certain
'Nombre de fois, le charbon acquiert assez de dureté pour rayer le verre.
les composés azotés, notamment les substances protéiques de Torga-
'^ïsme vivant, laissent après la décomposition pyrogénée un charbon (jui
Client de l'azote.
les os, qui sont un mélange de 63 parties environ de substance mi-
^^eraie, phosphate et carbonate de chaux, et de 37 pour 100 d*osséino,
Composée de carbone, d'hydrogène, d'azote et d'oxygène, donnent par la
^Icînation à l'abri de l'air un charbon azoté, imprégné d'une grande
Quantité de matière saline. Ce charbon est remarquable par Ténergie
^vec laquelle il absorbe et précipite dans ses pores certaines substances
tenues en dissolution dans un liquide, et notamment les matières colo-
ï^nlcs. Ainsi du vin rouge, de la teinture de tournesol, ou bien encore
Un sirop de sucre coloré en brun, agités avec une quantité suflisanle de
lotr animal^ ou filtrés à travers une couche de ce noir, se décolorent
parfaitement. Dans ces conditions, la matière colorante n'est pas détruite,
comme cela arrive sous l'influence du chlore; elle n'est que retenue par
Une attraction spéciale exercée par les pores du charbon et peut être
ï^mise en évidence : du noir qui a servi à décolorer de la teinture de
tournesol et à travers lequel l'eau pure passe incolore, abandonne le
principe colorant à une eau alciiline,
Dans l'emploi du noir animal, il ne faut pas perdre de vue que cet 3gent peut précipiter et enlever d'une liqueur autre chose que les couleurs brunes qui en souillent la pureté, et que l'on s'expose à des I>erles notables quand on cherche à décolorer certaines solutions pnr ce moyen.
I^ noir du commerce, étant préparé avec des os, contient plus de 60 pour 100 de matières minérales, phosphate et carbonate de chaux, solu- Wesdans les acides; il ne peut donc servir à la purification des liquides î^cides, à moins d'avoir été débarrassé de ces sels. On trouve chez les 'ïiarchands de produits chimiques deux sortes de noir animal. Le noir 'avéest simplement lavé à l'eau. Le noir lavé à l'acide chlorhydrique est privé du phosphate et du carbonate de chaux. Pour l'obtenir, il est bon d'opérer à chaud et d'employer un excès notable d'acide chlorhydrique étendu. Un semblable produit, s'il est bien préparé, ne doit laisser qu'une trace de cendre siliceuse, insoluble dansY«Lç\àft AAw>ky
*\T\t\\\f'. ^>*t à r^Wt^ r.ondition *«ile qu'il poom serrir à b rlariântoo Aei «oliition:! acidp^.
Toiii ks noin du commeire n'ont p» le même pooroir dëcoLanntJ^i If^ fr*^?e, en le« comparanl à un échantilloD type et en dêtcnniamî le volume d'iinr -olution de rardmel. d'ime coocentntion détennnKe.q« \i4'Mi décolorer un poids constant du produit.
On oMient un noir trêW-nergique en éraporant à «ee on mêlant d« «;ing et de enrlionate de Aoude: la masse saline est calcinée et é^*aii«< ensuite par Teau, par Tacide chlorhydriqne et enfin par Tcan.
\j' noir d'os la\é à Tacide et calciné avec du carbonate de potasse, pui.<i l:néâ l'eau, ^a^me notablement en pouToir décolorant.
l>e noir animal trouve sa principale application dans les socreriei. \jt principe de sa fabrication repose sur la décomposition de la organique des o:?, à température élevée et i labri de l'air, c^ dans deH va?-es ou rylindres en fonte à peu près clos, et n*oflEraat qo'n orifice étroit pour réehnr ' ement des gaz et des vapeurs.
l/>r.Hqu*une subdUince oiganiquene fond pas en se décomposant par b clialeur, elle laisse un charbon qui reproduit exactement sa forme et les d>étails intérieurs de sa structure. Le charbon de bois présente la forme extérieure des bûches, des branches ou des fragments employés; on J reconnaît encore les zones et les vestiges du tissu cellulaire végétal.
I^s propriétés [)hy:)i(|ues du charbon de bois varient avec la température à laquelle il a été produit. Il est d'autant plus poreux que la température de formation a été maintenue plus basse; dans cet état il conduit mal la rhaleur et, par conséquent, s'enflamme facilement; sa densité est inférieure à 1,5. Le charbon obtenu à température élevée ou maintenu longtemps au n)u«ro conduit bien la chaleur, s'enflamme avec peine ; sa d(;[isité peut atteindre 2.
L(;s charbons de bois poreux et légers se rapprochent du charbon d'os ou charbon animal par la propriété d'absorber les matières colorantes. lli sont également susceptibles do condenser les gaz en proportions |)lus ou moins notables, suivant la nature du gaz. Les gaz les plussolubles dans l'eau sont aussi ceux qui sont le plus absorbés parle charbon. Ainsi, d'a|)rès do Saussure, le charbon de hêtre absorbe 90 fois son volume de gaz ammoniac, 55 fois son volume d'hydrogène sulfuré, 55 fois son volume d'acide carbonique, 9 fois son volume d'oxygène et 1,75 fois son volume d'hydrogène. Les gaz condenses peuvent être dégagés par la chaleur ou dans le vide.
Les vapeurs odorantes ou autres (vapeur d'eau) sont également condensées au contact du charbon.
La préparation du charbon de bois se fait sur une grande échelle, soit rinns les forêts d'exploitation, soit dans dos usines spéciales.
rprocédéfl Bont usités h cet eflot. Dans celui des meules o
I forme sur une aire circulaire bien ballue une meule composée ■es plaa ou moins grosses, accumulées d'après certaines règles, IperoïKltre un tirage inodéi-à. Le tout est recouvert de menus ;, de Teuilles et enliu d'une euTelo{>i)e de terre, dans laijuetle
des 'iiivcrlure-i iJimt l.i jinsition \ar'w n^cc In innn'he do Au centre de la meule, on a résené une cheminée verlicalj, nulle on enllunime le bois. En dirigeant couvcnablement la com-
d'unc partie du bois, la di.ileur développée détermine la dis-
sêcbc des couches voisines [fv^. 246).
roduits empyreumatiques et volatils et lesgnz s'échappent par les
de lirage. L'opération est terminée quand les fumées blanches de se produire.
stilLition du bois en vase clos se fait dans de grands cylindres verlûle riïée, que l'on rpmplit de bûches; ces cylindres peuvent ulevés hors du fourneau par une chaîne et un palan, pour le nent du bois et le défournement du charbon ; ils portent à \»
tpérieuiv un tube laléral communiquant avec des tubes réfrigélestinés À condenser la vapeur d'eau, le goudron, l'acide aeétiqu';
il méUtylique.
ladeoienl en charbon n'est pas aussi avantageux que dans le pro-
meules; mais cet inconvénient est largement compense par la
>s produits accessoires que l'on recueille.
les substances légères, telles que l'amadou, le liège, on obtient irbons très-légers et d'une grande inflammabilitc , quelquefois lyrophoriques.
olce est une variété de carbone auiorplu' se rapprochant du
de cornue, brillant, demi-métallique, obtenu par la distillation
tu houille ; il renferme les matières minérales de In houille.
les campospB naturels tiérivant d'une ilérompositwn IpwU Apî
SIIIÊMB FAMUiLE. — CARBONE.
Ini^ncine à prendre nais- \em tubes en porcelaine coniies et de diamètres difféont chauffés à la limite de iture où le sulfure de carmd à se former. L'espace re est rempli de coke récemilciné, et Ton y fait an^iver re, tandis que Ton dirige à
le petit tube intérieur un . lent de Tapeur de sulfure de
ces conditions, on constate némcnt la production de sulns respaceextcme, et sa des- I dans l'espace interne. Entre re, le carbone et le sulfure |uilibre, comme dans les exes de dissociation de la ya- 'eau, avec cette différence au et les corps analogues se t à des températures bien ires à celles qui provoquent 'uction partielle. Le sulfure »one, au contraire, ne comà se former que vers la teme de sa décomposition par- (Bcrthelot, Annales de Chide Physique, (4), t. XVIII,
irbone s'unit directement à
gène et donne Tacétylène
la température élevée de
)ltaïque. Lorsqu'on fait écla-
c voltaïque entre deux cônes
rbon dans une atmosphère
)gène que Ton renouvelle
courant régulier de ce gaz,
5tate (juo riiydrogène sortant
ipareil possède la propriété
ipiter en rouge le réactif cui-
cblorure cuivreux dissous