PREMIÈRE FAMILLE. — MÉTAUX ALCALINS
it de Wisbaden, dans l'eau de Hall en Autriche et dans les sources ïiisee, dans les eaux mères des salines d'Ausie. rubidium et le césium ont été découverts dans ces mêmes eaux 8, ainsi que dans certains minéraux lithifères, tels que le lépidode Rosena et le mica de Zinnwald. D'après les recherches de M. Graui (Leçons faites à la Société chimique de Paris, 1863), le rubidium ï césium existent en petites quantités dans le Icpidolithe de Prague, -ctalite d'Utoë. La triphyllinc et le lépidolithc de Ilozena ne rendent que du rubidium et seulement des traces de césium. Les eaux 3ourbonne-les-Bains, de Vichy, du Mont^Dore ont révélé la présence tilUnée du rubidium, du césium et du lithium. Les eaux de Salins le Contrexéville ne contiennent que de la lithine. Ainsi dans les K minérales aussi bien que dans les minéraux eux-mêmes la préte du rubidium et du césium est constamment liée à celle de la Lue, qui est une des substances les plus universellement répandues. 'eau de l'Océan et celle de la mer Morte ne paraissent pas contenir rubidium et de césium en quantités appréciables, lorsqu'on opère un petit nombre de litres. Les eaux mères des salines de l'Est n'ont ni i M. Grandeau aucune trace de rubidium et de césium, taudis 1 y en a, ainsi que du lithium, dans celles provenant du sel gemme ITilleri'anche ; les eaux mères des salines du midi sont exemptes de ium, de rubidium, de césium et même de potassium.
I. Grandeau a trouvé du rubidium, sans traces de césium et de
uom dans les résidus de la raffinerie de salpêtre. Ce métal y est roduit au cours de la fabrication par suite de l'emploi des salins de leraves. Les végétaux, en effet, selon leur espèce choisissent dans le les sels alcalins dont ils ont besoin et opèrent ainsi un véritable
iS betterave assimile le rubidium, le potassium et le sodium, à clnsion du césium et du lithium. Le tabac absorbe à la fois du rubim, du potassium et du lithium en laissant la soude. Le colza choisit oude et la potasse et néglige le lithium et le rubidium. Les fruits caféier et les feuilles de thé renferment du rubidium et pas de ium, tandis que dans les cendres de cacao on n'en trouve pas traces. Tème de tartre contient du rubidium.
e thidlium accompagne d'autres métaux que les précédents. Dans minerais qui le renferment, il est disséminé en si petites quantités il a fallupour l'atteindre non-seulement le secours du spectroscope, s encore le concours de la grande industrie chimique qui le concent inconsciemment dans certains produits accessoires. On le rencontre icié au soufre dans les soufres natifs de Sicile et de Lipari, dans les Tures métalliaues et notamment dans les pyrites de fet. CaW^^ dft
556 CHIMIE GËiNÉRÂL£.
Namur et de Liège en Belgique, d'Alais dans lo Gard, ainsi que certaines pyrites d*Espagne et de Bohême» renferment le métal dans une proportion qui peut être estimée pour quelques-unes à ïôoV«i* "^ ^' lium s*accumule dans les dépôts des chambres de plomb alimentce»par des pyrites thallifères et c'est dans ces dépôts qu'on doit aller k chercher.
Propriétés chimiques des méUnx alcalms.
Les analogies chimiques qui relient les métaux alcalins ressortiront surtout de l'étude comparée des combinaisons plus ou moins complexes dans lesquelles ils entrent. Ils se rapprochent par leur grande oxjdabilité, et en général par la facilité avec laquelle ils s'unissent aux cléments doués d'affinités électronégatives, oxygène, chlore, brome, iode, soufre, etc. Us décomposent l'eau à froid avec dégagement d'hydrogène. Le thallium fait exception et ne décompose pas l'eau, méine à ^00^
Les caractères fortement basiques de leurs protoxydes et déshydrates de ces protoxydes, ainsi que les types communs auxquels se rattacbenl ces combinaisons,
[M«e] MO; [Mlle] MOUO (M = Na, K, Li et Tl),
sont des liens qui s'ajoutent aux précédents pour les constituer en une famille des plus naturelles. Les métaux alcalins sont susceptibles de produire des alliages et des amalgames. Les amalgames de potassium et de sodium se forment avec dégagement de chaleur et de lumière; ces deux derniers métaux absorbent l'hydrogène à chaud et constituent ayec lui de véritables alliages à éclat métallique, KU*,NaIP. Au contact de Tair ou de Toxygène secs et exempts d'acide carbonique les métaux alcalins se conservent mtacts à la température ordinaire, tandis que dans l'air humide ils se ternissent très-vite.
Le rubidium est dans ces conditions plus altérable que le potassium, celui-ci plus que le sodium ; le lithium résiste assez bien à l'air, même à 180* : on peut le fondre et le couler à l'air libre sans qu'il se le^ nissc. La combustibilité à température plus élevée de ces métaux marche dans le même sens; elle est d'autant plus grande que le poids iitomiquc est plus élevé. Le rubidium, le potassium et le sodium chaufles modérément au contact de l'air s'enllamment; le lithium exige uue température rouge.
Le thallium s'altère et s'oxyde très-vite au contact de l'air humide, suiiout à 100^, non parce qu'il .décompose l'eau, mais parce qu'il absorbe l'oxygène de l'air.
PREIIIÈIŒ FAMILLE. — llflTAlX ALCALINS. bol
Projeté sur Teau, le potassium surnage, la décompose avec efTervcssoe d'hydrogène; le métal alcalin fond sous Tinfluence de la chaleur a^gée et presque aussitôt l'hydrogène s'enflamme et brûle avec une Linme pourpre violacée, due à l'influence colorante des vapeurs métalpies. Le sodium donne lieu à des phénomènes analogues, mais l'hydro- ■le ne s*enflamme pas, à moins qu'on n'empêche le tournoiement et
déplacement du globule métallique fondu, en employant un liquide B^queux tel que l'eau de gomme ou en plaçant le fragment de sodium c* un papier à filtre mouillé. Dans ce cas l'ignition spontanée a éga- ■lent lieu et la flamme est jaune, lie lithium ne s'enflamme que sur l'acide sulfurique monohydraté.
Usages.
JLe sodium est le seul métal alcalin qui ait reçu des applicntions. liriqué industriellement, il sert à l'extraction de l'aluminium et dans le foule de réactions de laboratoire que nous trouverons plus tard.
Analyse et délermination de l*équivalent.
La méthode spectrale fournit un moyen trcs-scnsiblc de déceler les ^indres traces de métaux alcalins; elle est applicable, dans les limites U 8a sensibilité, à la recherche des métaux libres ou engagés dans des Wibinaisons diverses, mélangés ou non entre eux ou à d'autres t^dtttances.
Les colorations que ces métaux et leurs combinaisons volatiles corntmniquent à la flamme d'un bec Bunsen fournissent aussi, à défaut du pectroscope, un moyen de les reconnaître. A cet effet on introduit extrémité d'un fil fin en platine, portant la substance à essayer, dans I partie réductrice supérieure d'un bec Bunsen brûlant avec du gaz lélangé à de l'air; la couleur apparaît dans l'espace oxydant supéeur.
Le lithium et ses combinaisons volatiles donnent une coloration d'un îau pourpre; le sodium développe une coloration jaune ; le potassium 18 teinte pourpre violacée qui est masquée par la présence de petites lantités de soude. Dans ce cas, on la saisira encore en examinant la imme à travers un verre coloré en bleu. Le thallium est caractérisé par une belle couleur verte.
L'expérience suivante donne une idée de la sensibilité de ce procédé )ur certains métaux tels que le lithium. Au-dessus d'une flamme d*un ec Bunsen, colorée par l'introduction de quelques milligrammes de sel e lithine fixés à l'extrémité d'un fil de platine, on promène une petite
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• CHAPITRE YIII