‹ Traité de chimie générale comprenant les principales applications de la chimie aux sciences biologiques et aux arts industrielsChapitre 19 sur 138 · Y(II · texte numérisé non relu

Y(II

Le ballon est mis en communication avec une machine pneumatique ; on fait alternativement le vide, que Ton remplace par de Tair sec à V degrés et à une pression barométrique H' pouvant être différente de H ; enfin on prend le poids F du ballon plein d'air.

On a évidemment

pour le poids du gaz occupant le volume Y^. La densité par rapport à Fair sera

et la densité par rapport à l'hydrogène

Méthode de Bunsen, — Lorsqu'on ne dispose que de quelques dizaines de centimètres cubes d'un gaz, on peut obtenir des résultats suffisamment exacts au moyen d'un procédé indiqué par Bunsen et fondé sur les vitesses d'écoulement des gaz par des orifices très-petits, percés en mince pai*oi. Les poids spécifiques de deux gaz sont entre eux comme les carrés des durées d'écoulement d'un même volume, à travers le même orifice et sous la même pression. Si l'un des gaz est l'air, dont la densité est égale à 1 , le rapport des carrés des temps représente la densité cherchée.

L'appareil qui sert à ces déterminations se compose d'une cloche en verre (fig. 109 et 110) d'environ 70 centimètres cubes de capacité. Sur cette cloche, dont le col porte un robinet en verre, se trouve rodé à i'émeri un petit ajutage en verre, dont l'extrémité supérieure est fermée par une mince lame de platine dans laquelle est pratiqué l'orifice d'écoulement.

On place dans la cloche un flotteur en verre mince et léger qui porte trois repères bien visibles 0, ^^ et p*, le premier à la partie supérieure, les deux autres à la partie inférieure. Sur la cloche est marqué un trait r au tiei*s environ de sa hauteur, à partir du robinet.

Pour opérer, on introduit le gaz, le robinet étant fermé ; puis on enfonce la cloche dans une cuve profonde, jusqu'à ce que le trait r vienne affleurer au niveau extérieur du mercure, et l'on maintient cette position dans laquelle le flotteur reste invisible. En ouvrant le robinet, le gaz s'écoule par l'orifice ; le flotteur supporté par la colonne mercurielle intérieure, s'élève graduellement. Dès que le premier repère vient

aUCTËRES PHYSIQUES DBS CORPS. 100

se placer dans le champ de la lunette d'observation , on commence à BHnpler le temps avec uu chronomètre à sccoudcs, el l'on tcimine

Fl|. lfl> H lin. — Ippirril d« Buown pour meiunr U dfluiili do g>i.

rexpérienee h rapparition du troisième ^*. Deux déterminations, l'une aTec le gaz, l'autre svec de Tair, sufBsent.

Les nombres suivants donnent une idée du degré d'approximation que l'on peut espérer d'obtenir par ce procédé :

Air r =102.7. V^(5292-

Acide carbonique . . t, = 127, f > - •

Hjdngèiie (,= 29,5, f "•""'

Densité des Yapeurs.

Méthodes de Gay-Lussàc et Ilofmann. — Gay-Lussac détermine la densité des vapeurs en cherchant le volume occupé par la vapeur fournie par un poids connu de substance, à une température et à une pression connues. La méthode de Gay-Lussac a étémodiCéc avantageusement par Â. Ilofmann, au point de vue des dispositions pratiques et de la simplicité de manipulation. On tube fermé par un bout (fig. 111), de 1 mètre de haut et de 2 centimètres de diamètre, divisé dans toute sa hauteur en millimètres et en centimètres cubes, est entouré d'uu manchon fixé par un bouchon à quelques centimètres au-dessus de son orifice. Le manchon dépasse Texlrémilé fermée. On peut y faire circuler une vapeur émise par un corps liquide à point d'ébullition connu, tel que Feau, Talcool amylique, l'aniline. Le tube étant rempli de mercure et placé verticalement sur une petite cuve à mercure, on y mtroduit la matière volatile pesée, et contenue dans de petites ampoules fermées à Témeri, en ayant soin d'incliner fortement le tube pendant l'ascension, afin d'éviter que l'ampoule ne s'ouvre trop tôt et que le mercure ne soit projeté violemment contre l'extrémité. 11 ne reste plus qu'à chauffer par le

^' f; dVteiiûnE"^^^^ courant ascendant de vapeur. Lorsque la co-

vapeur. louue mcrcuriellc a pris une position fixe,

on note :

1** La hauteur h de la colonne de mercure soulevée au-dessus du niveau extérieur ; 2® Le volume apparent occupé par la vapeur ; Z^ La pression atmosphérique.

On n'a pas à se préoccuper de la température, qui est fournie par le point d'ébuUition du liquide employé.

Soient :

P le poids de la matière ;

V le volume apparent occupé par la vapeur, en centimèti'es cubes; K i 0,0000276 de 0 à 100" 1 le coefficient de dilatation cubique ^^ 0,0000284 de 0 à 150" du verre;

T la température de la vapeur employée pour chaufTcr ; h la hauteur de la colonne mercurielle soulevée ; II' cette même hauteur réduite à zéro :

ftx5550 5550 -+-T'

H la hauteur barométnque réduite à zéro. Le volume apparent V déterminé à zéro est en réalité à V égal i V (1 -hKT) ; par conséquent

représente le poids d*un volume d'air égal à celui de la vapeur dans

les mêmes conditions. La densité cherchée est ^r-

Lorsque la température dépasse 100^, la tension de la vapeur de mercure n'est plus négligeable, et il convient d'en tenir compte dans les corrections.

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