h 8. 16 = 135 césium
(Voir aussi Pcttenkofer, Anzeichen der Baîrischen Acad. der sench,^ 1850, n*" 32 et 33.) Des idées analogues ont été émises Gladstone {Philos, mag,, (4), t. V, p. 313) ; Kremer (Pojrj/. Ann.^ t.I( p. 62 et 435; t. C, p. 89, 261, 394: t. CI, p. 459, 153, 274; t. p. 630; t. CXXI, p. 566); Odling (Philos, mag., (4), t. XUI, p. 480) ; Lensscn {Ann, der Cfiem. und Pharm,^ t. GUI, p. 121 ; t p. 177); C. Lea (Silliman's American Journal^ (2), t. XXIX, p. t. XXXIV, p. 387) ; J. A. R. Newland (CAem. News, i. X, p. h9;\.t p. 85, 9i). ' I
Remarquons avec M. Dumas que les corps d*une même famille, fl^ gés suivant les valeurs croissantes de leurs poids atomiques, présenl^ une variation progressive dans leurs caractères physiques et chimiq^l D*un gaz on passe à un corps liquide ou solide. Les points de fwmj d'ébullition s'élèvent avec le poids atomique; les derniers termes A groupe commençant par des corps non métalliques sont doués de T^ pect métallique. Souvent la densité augmente dans la même proporti que le poids atomique ; il en résulte que le quotient du second nomll par le premier reste à peu près constant : ce que Ton exprime en difli que pour des corps similaires les volumes atomiques sont égaux outii rapprochés.
Les considérations qui précèdent s'appliquent particulièrement M éléments d'un même famille naturelle, ou permettent tout au plusd'éb blir une relation numérique entre les termes correspondants de dei familles distinctes.
Depuis le grand travail de M. Dumas, Lothar Meyer d'abord (9 Modernen Thcorien der Chimie^ 1" édition, 1864; 2* édition, 187( puis d'une façon beaucoup plus complète MendelejefT {Russ, Cki Gesellsch.^ t. I, p. 60; Zeilschr. fur Chem.^ 1869, p. 405; Ann.i Chem. und Phann.^ iSll , t. VIII, Supplément, p. 133), ont chercU grouper et à réunir tous les éléments d'après les grandeurs de Im poids atomiques.
MendelejefT a montré que les propriétés des corps simples sont ta tiens des poids atomiques et se reproduisent régulièrement et fèM quement après un certain accroissement de ce poids,
Considéitms les noms ou symboles des corps simplei
CLASSIKIC.VTION tT llKL.MIO.NS DIN CORPS SIMPLKS. 7>^27>
^^^ne continue, suivant Tordre croissant de leurs poids atomiques, en Commençant par rhydrogcne. On verra facilement que les propriétés physiques, ainsi que les aptitudes chimiques, se modifient d'un terme ^ l'autre, et que deux corps ainsi rapproches ne peuvent généralement P^s être réunis dans un groupe naturel ; mais, en poursuivant la lecture ^e cette ligne, nous tombons périodiquement, ' après des intervalles déterminés et assez réguliers, sur ime série de corps qui reproduisent ■Gs caractères de ceux qui précèdent. Si nous coupons la ligne aux points où une période finit, nous pouvons disposer les unes au-dessous des autres les périodes similaires, en nous arrangeant de façon à réunir eu lignes verticales les corps d'une même famille naturelle. On forme sinsi une table à deux entrées : les lignes horizontales renferment les éléments d'une période ; les lignes verticales contiennent les corps similaires des diverses périodes.
Ce dispositif ne réussit en pratique qu'à la condition de laisser dans le cadre un certain nombre de places vides représentant, d'après Menddejeff, des corps simples dont l'existence est probable. La discussion des propriétés physiques et chimiques, aussi bien dans les rangées verticales que dans les rangées horizontales, et les lois de modifications ^ Ton en déduit permettent, dans une certaine mesure, de prévoir les caractères de ces éléments inconnus. Ainsi, MeiidelejeiT a reconnu dans le gallium Tun des corps hypothétiques de son tableau, et Texpé- Hence est Tenue confirmer la densité assignée d'avance. Sans attacher Irop d'importance à une semblable coïncidence, qui peut être fortuite, nous reproduisons le tableau de Mendelejeff. La loi de périodicité qui en ressort nettement est par elle-même assez intéressante et touche à <Ie8 questions d'une valeur philosophique très élevée.
nBL£iU DES FSBlODKS DE 9ENDELEJEFF.
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L'hydrogène a dû être placé dans un rang spéciaU il ne ti voisin nulle part. Dans une même rangée verticale, on rem certain nombre d^éléments ayant des analogies très-marquées ; en rencontre aussi d'autres qui tendent à former un secont naturel, dont les relations avec le premier sont moins acci celles des termes d'un même groupe entre eux.
Ainsi, dans la seconde colonne verticale, le potassium, le le lithium, le rubidium et le césium, c'est-à-dire les métaux constituent une famille ; les différences entre les poids atomiq égales à 16 ou à un multiple de 16 (3.16); le cuivre, l'argei formeraient un second groupe.
En étudiant ce tableau, on reconnaît que la classification c simples, fondée sur l'ordre croissant de leurs poids atomiques périodicité, ne s'applique que péniblement à la totalité de ce même avec le secours de lacunes correspondant à des élément nus. Dans certains cas on est conduit à supposer que le poids a adopté n'est pas exact. Ainsi, pour le tellure et l'iode, si l'oi rester conséquent avec le principe fondamental, l'iode prendr dans la colonne verticale de l'oxygène et le tellure dans celle à On voit aussi que l'analogie chimique ne s'accuse pas uniquemi le sens vertical, mais aussi quelquefois dans les colonnes horia Il en résulte que des cléments dont les poids atomiques difloi les uns des autres peuvent être ou très-dissemblables au point chimique, comme le lithium, le bore, le carbone, l'azote, l'oxy fluor, ou, au contraire, offrir des analogies marquées, co chrome, le manganèse, le fer, le cobalt et le nickel, ou le rutl le rhodium, le palladium. D'un autre côté, en voyant une même verticale contenir des corps aussi voisins que l'oxygène, le se sélénium, séparés par des termes d'une tout autre nature, têh chrome, le molybdène, le didyme et le tungstène, on arrive à la tion qu'ici non plus ne se trouve la base solide d'une classil Il n'en est pas moins vrai que l'alternance et la périodicité fc accentuées. Elle ressort très-nettement au point de comme Ta fait L. M^yer, noua traçons une coaH