CLASSIFICATION £T RELATIONS DES CORPS SIMPLES
^ées les volumes spécifiques solides ou les quotients des poids atomiques par les densités solides et pour abscisses les poids atomiques. Cette tourbe offre une série de maxima et de minima entre lesquels viennent ^ placer les corps simples. Les maxima correspondent aux métaux alcalins. Deux corps simples dont les volumes spécifiques sont égaux ^U voisins présentent généralement des analogies lorsqu'ils correspondant tous deux soit à une partie ascendante, soit à une partie descendante de la courbe. S'ils tombent au contraire de deux côtés différents ^*Un maximum, leurs propriétés sont dissemblables (planche IV).
Ainsi le chlore, le brome et l'iode ont des ordonnées égales, coupant ^ courbe dans trois portions ascendantes distinctes. Le chlore et le Calcium, dont les volumes atomiques sont égaux ou à peu près, occupent deux positions inverses par rapport à l'ordonnée maximum du |>otassium.
U en résulte que les analogies seront plus marquées entre des corps simples correspondant tous à des branches dirigées dans le même sens (soit ascendantes, soit descendantes) qu'entre des éléments correspondant à des branches dirigées en sens contraires.
Dans le premier cas.il y aura, en outre, divers degrés de ressemblance Commandés par la valeur absolue du volume atomique ou spécifique. Comme l'a fait depuis longtemps remarquer M. Dumas, les éléments les plus similaires ont généralement des volumes atomiques égaux ou à peu près*
Cette considération avait permis à M. Dumas de calculer d'avance la densité de l'oxygène liquide, déterminée récemment par M. Pictet. En
^ffet, le volume atomique du soufre étant —=: 16, celui de l'oxygène
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ferait aussi près de 16, et par conséquent la densité de l'oxygène liquide
1 jg] ne doit pas s'éloigner beaucoup de l'unité. Le procédé employé
par M. Pictet pour déterminer la densité de l'oxygène liquéfié n'est certainement pas rigoureux; mais il tend à vérifier approximativement cette prévision {Comptes rendus^ t. LXXXVI, p. 57).
La concordance de propriétés entre les éléments dont les ordonnées (volumes atomiques) aboutissent aux branches de la courbe dirigées dans le même sens, s'accuse au point de vue chimique par ce fait qu'aux parties supérieures des branches ascendantes répondent généralement des corps simples électronégatifs, tandis que les parties supérieures des branches descendantes sont le domaine des corps électropositifs. Les • minima sont également électropositifs et sont quelquefois séparés par one région électronégative des portions éleclropositivcs descendantes et vjisines des maxima.
ClilNIË GÉNÉRALE.
Au point de vue physique, les élcmeitls gazeui, liquides ou facile^: mcnl fusibles et volntils corresiMiiidetit aux branches ascendantes, lem-^^ (^Ipinents solides, fixes cl rcfraetiiiiva se li-ouvenl dims le voisinage liet»^ ' miniina de la courbe et de ses poiiions descendantes.
Dans l'ordre d'étude des élénients, nous voudrions |WUVoir uniquement tenir compte de ceriains principes fondes sur les considérations qui précèdent; nous réunirions, par exemple, les corps simples en groupes de même capacité de saturation el de même équivalence par rapport à l'hydrogène ou au chlore, en commenr,in[ par ceux qui ont le premier degré d'équivalence. Dans chaque groupe on établirait des sousdivisions en s'appuyant sur les fonctions des composés.
Nous aurions ainsi : en tète, l'hydrogène, terme unique de comparaison; puis les éléments à tendances monuvjilcnles accusées, les uns électronégatifs, comme le Huor, le chlore, le brome et l'Iode: les autres électropositifs, comme le potassium, le sodium, le lithium, le rubidium, le césium, le cuivre, l'argent et l'or.
Le second groupe comprendrait les éléments à tendcinces bivalenleïi; ceux-.ci se partageraient en deux familles :
1" Éléments éleclronégatil's : Oxygène, soufre, gélcnium. tellure;
^ Éléments bivalents positifs : Métaux alcali no-terreux ; métaux de la série magnésienne, etc.; et ainsi de suite.
Cette manière de procéder, qui semble méthodique et rationnelle, présente plusieurs diflicnltés pr.itiques qui noua engagent à y renoncer.
En premier lieu, il existe encore beaucoup d'incertitudes sur la Tcritable place et le degré d'atomicité qu'il conviendrait d'assigner î\ un certain nombre de corps simples métalliques; les raisons qui plaident en faveur d'une décision prise à ce sujet ne pourraient trouver leur place qu'à la suite de l'histoire chimique complète de ces corps. Nous avons vu aussi que les caractères fondés sur l'atomicité n'ont |iaa le degré de stabilité absolue qui permettrait d'en taire la base unique d'une classilïcatton.
D'un autre côté, nous serions amené à rejeter assez loin, dans le cadre de notre classification, des corps qui, comme l'oxygi-nc et le soufre, jouent un ri)le prépondérant dans les phénomènes chimiques. Enfin, nous romprions d'une façon tmp radicale avec les traditions de l'enseignement classique.
Voici l'ordre que nous adoptons, sans nous dissimuler qu'il n'est et i cire à l'abri de toute critique, puisqu'il est fondé sur des cooinV mconciliatiles d'une façon complète.
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