‹ Traité de chimie générale comprenant les principales applications de la chimie aux sciences biologiques et aux arts industrielsChapitre 67 sur 138 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

■jdrogéae. — II = 1.

hydrogène (de uS(î)p, eau; ^ewio), j*engciidre) occupe une place ù qui ne permet pas de le ranger franchement du côté des raciales ou du côté des métaux.

A gaz inflammable connu sous le nom d'hydrogène a été préparé onsciemment longtemps avant qu'on sût le distinguer comme une ^ gazeuse spéciale.

Les anciens alchimistes avaient appris à dissoudre le fer dans l'acide Afunque (huile de vitriol) , mais jusqu'au quinzième siècle il n'est tt bit mention dans leurs écrits du gaz qui se développe pendant Ktte dissolution, ïaracelse. dans le siècle suivant, est le premier auteur qui signale Tippariiion d*un gaz qui s'échappe comme un souffle lorsqu'on traite «fer par Tacide sulfurique étendu.

^tt commencement du dix-septième siècle, Turquet de Mayerne signale

^ w Pharmacopée l'inflammabilité et l'odeur désagréable du gaz

'***^ dans ces circonstances. Boyle en parle également (1672-1692).

' »^-ft»rg ic chymiCy 1700) s'exprime ainsi : « J'ai mis dans

ine capacikv cl dont le cou avait été coupis Vrov%

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onces de bon esprit de vitriol et douze onces d'eau commune: j*i un peu chauffer le mélange, et j*y ai jeté à plusieurs reprises une ou une once et demie de limaille de fer ; il s'est fait une ébul des vapeurs blanches ; j'ai présente une bougie allumée à l'em] du matras ; cette vapeur a pris feu , et en même temps a fait mination violente et éclatante ; j'en ai encore approché la bougiej roée plusieurs fois, et il s'est fait des fulminations semblaUcii première, pendant lesquelles le matras s'est trouvé assez souvent d'une flamme qui a pénétré et circulé jusqu'au fond de la quelquefois la flamme a duré un espace de temps assez consi^ cou du matras. »

Cavendish, auqifel on attribue généralement la découverte do drogène, recueillit et isola le premier le gaz formé sous l'infli acides étendus et du fer ou du zinc. U reconnut que ce gaz est tiellement distinct par ses principaux caractères de ceux jusqu'alors et lui donna le nom d'air inflammable.

Les partisans de la théorie de Stahl crurent reconnaître dans inflammable de Cavendish le phlogistique lui-même. Ce ne fat suite des travaux de Lavoisier sur la composition de Teau que k Cavendish prit le nom à'hydrogtiie.

Propriétés physiques. — L'hydrogène pur est un gaz incolore, dore et sans saveur. L'odeur nauséabonde que présente ce corps qu'il est préparé avec le fer ou le zinc du commerce dérive de étrangers, formés en même temps que lui aux dépens des impi contenues dans ces métaux. On doit l'attribuer à des carbures dli! gène gazeux ou volatils, ainsi qu'aux hydrogènes silice, ph( arsenic et sulfuré. Si l'on fait usage d'acides et de métaux purs, l'i est nulle ; il en est de même du gaz formé par l'électrolyse de Xi

Jnsqu*à ces derniers temps, l'hydrogène était regardé comme OA, permanent. M. Caillclet a observé des indices très-nets de liqui ou de solidification au moment de la détente du gaz fortement primé.

A une pression de 600 atmosphères et à — 140* de tempénlU M. Pictet a obtenu Thydrogène liquide, et l'a même solidifié au mojoi rolVoidissemcnt produit par la détente.

Tout porte à croire que l'hydrogène présente sous cette forme caractères physiques des métaux. Le jet sortant de l'appareil offrait i coulour gris de fer et l'on entendait un bruit strident semblable à a que produiraient dans leur chute de véritables globules métaliiquei l(Ui('liniit le sol en pierre du laboratoire.

lia densité du gaz hydrogène, par rapport à l'air, est éga.e i O.O60 Il est 14.45 fois plus léger que l'air.

litre d^iiydrogène pèse O^'yOSQS.

e faible pesanteur spécifique permet de transvaser facilement le une éprouTette dans une autre remplie d*air et dont on tient se dirigé vers le sol» tandis que l'éprouvette contenant Thydroest renversée avec son orifice relevé.

ioulevant simultanément au-dessus la cuve à eau deux cprou- I de mêmes dimensions remplies d^hydrogène, et en tenant Tune renversée avec son orifice dirigé en haut, tandis que Tautre est lue dans le sens opposé, on constate qu'au bout de très-peu d'inik première ne contient plus que de Tair, tandis que la seconde encore longtemps son gaz inflammable. On peut donc utilipropriété pour remplir un vase d'hydrogène sans le secours cuve pneumatique, en renversant le flacon et en faisant arrigaz par un tube adducteur qui pénètre jusqu'au fond. lication la plus intéressante qu'on ait faite de cette propriété gonflement des ballons. L'hydrogène étant 14,5 fois plus loger ^Tair et le moins dense de tous les gaz connus, c'est avec lui que [•btient le maximum de force ascensionnelle. 9 bit peut être mis en évidence en gonflant des bulles de savon au fBD d*une vessie remplie d'hydrogène et munie d'un robinet et d'un I de dégagement. Les bulles s'élèvent rapidement dans Tair, dès ies ont acquis un volume suffisant.

I chaleur spécifique à volume constant et en poids de riiydrogène ^2,41.

i chaleur spécifique en volume et à pression constante est égale a339.

tiadice de réfraction est 1,000,158.

ft expériences de Magnus établissent que, tandis que les autres opposent au passage de la chaleur une résistance sensible qui (Mnte avec la pression, l'hydrogène favorise au contraire ce passage, rii d'autant mieux qu'il est plus comprimé. Ces résultats tendent à fc attribuer à l'hydrogène une conductibilité propre pour la elialeur, littctibîlité comparable à celle des métaux. 11 en est de nicinc poui Wricilé, que l'hydrogène laisse passer mieux que ifimporte quel gaz, Hydrogène est très-peu soluble dans l'eau et dans Talcool.

TiKJE DES COEFFICIENTS DE SOLUBILITÉ DR l'hYDROGÈNE DE 5 EN 5 DEGRÉS.

Coefllcinnts de solubilité CoelUcients de solubilité T«ap«ntam. dans l'eau. dans ralcool-

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