SO
532 CHIMIE 6ÉNÉRALB.
Ainsi pour l*eaii la valeur du coefficient de solubilité ne se modi pas avec la temi>ératui'e.
En raison de sa faible densité, l'hydrogène est celui de tous les qui se diffuse le plus rapidement à travers des cloisons poreuses des orifices étroits percés en mince paroi.
Les vitesses de passage des gaz à travers un orifice en mince sont, en eiTet, en raison inverse de la racine carrée de leurs densi elles sont donc pour Fair et l'hydrogène dans le rapport de^0,0()92 : Si , au lieu d'orifices en mince paroi, on fait usage de cloisons reuses en plâtre, en argile cuite, on constate encore le passage pi rapide de Thydrogcne ; mais, comme nous l'avons dit à propos de diffusion, le phénomène ne peut pas tout à fait être assimilé à récon* lement dans le vide d'un gaz par un orifice en mince paroi. Les vitesses respectives dépendent des différences de pression que supporte chaque gnz des deux côtés de la cloison et d'un coefficient spécial varianl avec la nature du gaz et celle de la cloison.
Ces coefficients pour l'air et l'hydrogène sont tels, avec une même cloison poreuse en plâtre, que dans ses expériences Graham a pu trouver des vitesses vérifiant à peu près le rapport inverse des racines car* rées des densités, ce qui assimilerait les tubes capillaires d'une cloison poreuse à un système d'orifices percés en mince paroi.
Les expériences de diffusion décrites plus haut réussissent toutes très-bien avec l'hydrogène, et c'est ordinairement avec ce gaz qu'on les exécute dans un cours. C'est également avec l'hydrogène que MM. Deville, Troost et Cailletet ont établi la perméabilité de certains métaux pour les gaz, à de hautes températures. Voici d'autres formes que celles déjà décrites, que l'on peut donner à ces démonstrations expérimentales.
On prend deux tubes concentriques dont le plus petit, le tube intérieur, est en platine et le tube extérieur en porcelaine. On dirige de l'air dans le tube en plaline et de l'hydrogène dans l'espace annulaire externe. A la température ordinaire il ne se fait pas d'échange; mais à 1100 degrés on voit diminuer l'oxygène dans l'air central par suite de l'arrivée d'une certaine quantité d'hydrogène qui forme de l'eau. Si l'on élève la température encore plus haut, le passage du gaz léger a travers les porcs du platine incandescent sera assez rapide pour amener la disparition totale de l'oxygène et l'apparition d'hydrogène mélangé à de l'azote dans l'espace central.
L'appareil suivant (fig. 168) de MM. Deville et Troost permet de démontrer la perméabilité du fer pour l'hydrogène à haute température. Un tube en acier fondu T, assez peu riche en carbone pour ne plus subir de modifications par la trempe, est étiré à froid de façon à lui laisser
S à 4 inillimclres d'épûsMur de parois: à $i>$ vsliviiiit>>5 on «iiiilt' ,i Targent deux lubes «i cuÎTre de petit diamt-tiw U- tout est înlroduil 4m9 un manchon ouveri en porcelaine. Par des joints niaslitjuô^. on Tait csnminniquer Tintcnenr du tube en acier fnne part xtcc un içparûl à hydrogène.
: f antre part avec un tibe en Tcrre rourlté i angle droit dont la kanche vertirate M* 1 ajint 80 centimètres | de long, plonge à son alrémité dans une - "
curette à mercure. Ou cbaufTe le tube au nage vif et l'on fait jasser un courant d'hydn^ne pur. puis n ferme la communication R avec l'appaml d'hydrogène. On a ainsi un vase â parois mclalliqucs en
ter rempli d'hydrogène et formé par du morciu-o, Aussili'it on vnil le mercure s'élever dans le tube voilicnl et niiiiili-r à imo tiiiiitcnr «le 74 centimètres : c'cst-à-dirc que le vide sv fait ù jirn pivs l'iiiiijiIMomcDt dans l'intérieur de l'appareil rouge. giAou au piiâM:)^!! ili> l'iiydrogène & travers les parois cliaudc!<, mal;;»' In |iivi<siiin aluinsplu'-lique extérieure. Ces parois fonclioiincut pour ainsi diii' coiinni' i:iie pompe parfaite, capable de refouler l'bydi'ogéue jusqu'à b suiTace vxiv- Ticore du tube.
Un tube de fer aplati et fermé à ses deux cxlréniifés, (lotit les piunid avaieot une épaisseur de 2 millimètres, cliiiun'O daiiit un feu de rluiibon de bois et isolé du foyer jtar un tube en l'er, u i-e|)i'i» s;) fiiriiK! première sous une pression de 0">,34 de iiicicnir. Le gaz qui priiètie im ce tube est de l'hydrogène. Avec une ('piiisseiir ilc parois de ^i millimètres, la forme du tube n'est pa» inodiiiée. Sous une pivAsinn •leO.fiS de mercure, l'alisoqition de l'hydmgéne cesse de se piodiiiie, A froid et jusqu'à 210 dcgiûs, l'iiydrnffi'ne ne traverse pas une lame de 'vde l'épaisseur de un Ims de millimètre. U* expériences de Graham démontrent également te passage do
rhydrogène à travei-s les parois métalliques incandescentes. Un creux en platine à parois de 1 millimètre d*épaisseur, de 8i mètres de longueur et d*un diamètre intérieur de 12 millimètn à une extrémité, est mis en communication par l'autre aTCC u» de Sprengel. Ce cylindre est placé dans un tube en porcelai lequel circule le gaz sur lequel on veut expérimenter. Le y» fait dans Tintérieur du réservoir en platine, on constate qu le vide se maintient et que, par conséquent, il n*y a pas di Au rouge blanc, Thydrogène passe abondamment. En expéri avec d'autres gaz dans les mêmes conditions, on observe que sance de passage de Thydrogène est à celle d'autres gaz, tels qc gène, Tazote, comme 211 est à 0,2.
M. Deville admet quelle passage est dû à la porosité du Graham, sans rejeter cette explication, suppose en outre que gène change momentanément d'état en traversant les paroii liqiios.
C'est également ainsi qu'il explique les phénomènes qui se au contact du caoutchouc. On sait depuis longtemps qu'un b< caoutchouc, gonflé avec de l'hydrogène, perd peu à peu son g dégonfle.
Les lois du passage des gaz à travers une membrane en cao ne sont pas les mêmes que pour les cloisons poreuses. Les vite lieu d'être en raison inverse des racines carrées des densités, s dépendre de la tendance à la liquéfaction. Ainsi l'acide carboi diiîuse à travers le caoutchouc 13,5 fois plus vite que l'azot fois plus vite que l'oxygène, et cependant sa densité est 1,5 f grande que celle de ces deux gaz. L'hydrogène prend rang enti gène et l'acide carbonique.
Avec les parois métalliques rougies, les vitesses ne sont pas ii en relation avec les densités, et c'est précisément poiu* expli<; exceptions aux lois générales du passage des gaz à travers les poreuses que Graham suppose une liquéfaction du gaz, une ^ dissolution provoquée pîir des causes analogues à celles qui déte la solution des gaz dans les liquides.
Les masses vitreuses en fusion paraissent susceptibles de di de l'hydrogène, en le dégageant de nouveau lorsqu'elles se sol en passant par l'étal pâteux.
Les expériences de MM. Troosletllautefeuille établissent que gène se dissout en proportion assez forte dans la fonte* l'acier i à une température élevée.
La fonte poiléc à une haute tenq)érature dans une nacdle i bon éprouve dans le gaz hydrogène une fusion tranquille ;
Et à diminuer rapidement la pression de l'hydrogène, il se produit lif dégagement du gaz absorbé, et si Ton refroidit en même temps, bgot devient rugueux par suite d'un véritable rochage. piibnte et Tacier chaufTés à une température élevée, mais inférieure Itor point de fusion, à 800*, dans une atmosphère d'hydrogène, jouis- Ide la propriété de fixer le gaz en proportion assez notable, comme fcjdrogène se dissolvait dans le métal rougi ou se liquéfiait à son Ainsi un cylindre de fonte de 500 grammes, chauffé à 800^ 48 heures dans une atmosphère d'hydrogène, abandonne dans sec, à la même température, 46^,6 de gaz contenant 94,42 d'hydrogène ; Tacier n'a fourni dans les mêmes conditions que contenant 82,05 p. 100 d'hydrogène.
fonte ordinaire des usines métallurgiques, ou fonte en gueuse, Il toujours des gaz, parmi lesquels domine l'hydrogène. Ainsi Igrammcs de fonte chauffés pendant 190 heui*es à 800^ ont iuurni \7 de gaz, renfermant :
74,07 d'hydrogène,
16,76 d'oxyde de carbone,