‹ Traité de chimie générale comprenant les principales applications de la chimie aux sciences biologiques et aux arts industrielsChapitre 76 sur 138 · TROISIÈME FAMILLE. — OXYGÈNE · texte numérisé non relu

TROISIÈME FAMILLE. — OXYGÈNE

■|M qai absorbe l'ozygèDe de l'air au rouge sombre pour former un SWid oxyde plus riche en oxygène (bioiyde de baryum), décomposablc . rouge vif «D oxygcue et eu baryte. On comprend qu'en alternant les m températures de combinaison et de décomposition, et en faisant ^MT i travers la baryte pendant la première phase un courantd'air, que

Tig. tSS. — Appareil pour It dtcompoti

'oo interrompt pendant la seconde pour recueillir l'oxygène mis en lileitê, on puissepréparer théoriquement des quantités indclîniesd'oxygùnc air avec une proportion restreinte de baryte. En pratique, il arrive qu'au wut d'un certain nombre d'opérations successives la baryte s'est frittcu m point de ne plus pouvoir absorber l'oxygi'ne de l'air, les surfaces dn natact demeurant très-peu étendues. On diminue cet inconvénient eu nébngeant la baryte avec des corps réfractaires, tels que In chaux, h Da^'ucsie. L'expérience se fait dans des lubes ou cylindres en fer ou en unie, placés dans un four dont on peut régler la température et (jui son', lutéâ intérieurement et exlcricurcnient. L'air que l'on fait passer à Ur.' "ers la baryte contenue dans le cylindre doit être humide, mais priié d'acide carbonique. Ce dernier gaz s'accumulerait peu à peu sur la baryte, avec laquelle il forme un composé indécomposable |>ar la chaleur (cai^Htnate de baryte). Avec ces précautions, le pmeédé de M. Bousûngault peut devenir industriel.

MM. Tessié du Motay et Maréchal remplacent la baryte par un mélange iW loude caustique et d'oxyde noir de manganèse. Ce mélange chaulTé 'waSSO'et traversé par un courant d'air absorbe l'oxygène et se convertit en manganale vert de soude :

[Mn 0« + Na'OIl'e -H 0 = Mu«' Na' 0 -!- Il' 0]. MnO' + NaOIIO + 0=.MnO'HaO-f-l!0.

La manganatc de soude formé se décompose, sous l'iiiDucnce d'un cou- "•t de vapeur d'eau surchauffée à cnvii-on 45(>', en oxygène, sonde ■Wiqae et bioxyde de manganèse : les deux deriiiera cor\« resVenl mt ■

furUni^

40S cfiniE ce>tiuLE.

Les pn>rétlé$ de préparatioD de Toiygêne les plus usités et les ) commodes dan* les laboratoires sont foDilés sur remploi de e«* composés oxvj^i-ncs. naturels ou artificiels, dccomposable? par ladd seule ou par la chaleur aidée du concours d'autres substances. On plus pavliculii'n'nicnl usage du biosfde de mangnnèse ou \imva minerai ai^z aboudant, ou d'un sel préparc artilîciellement, le cl' de [lotass.*.

Le |H>i-o\yde di> m.inj;;anèse, réduit en poudre et chaulTc fui Ters 500°. pei-d le tiers de soa oxyi^nc et se change eu oxjJe n»! indécoui)H)sablo jtiir la chaleur :

[5Moe* = Mn»0' + e'|.

5MnO' = Mn'0' + 0'.

.V cause de la tem[>cRtture élevée nécessaire pour provoquer U i

coniposî.ion. reijiérîcnco se fuit dans une cornue réfrartnirc en ff

.,, dans laquelle on d

l'oxyde noir; elle i

placée dans un foor

réverbère.

On adapte au col de I cornue un tube de ièff geinent. qu'il est bon i munir d'un tube de sûrel contenant du mcrcun - - - iitin d'éviter les abioqi

,„ . , , , ■ . - , lions. Le gaz estrecueîH

pr le liioijde de miug iBtw. SUr la CUVC à CaU OU SVtl

cuvcàmereure((i{r.l9T}

Comme te peroxyde naturel contienldes calcaires se dccomposut (i acide cinboniqno et en chaux, il convient de laver l'oxygène obteM avec une lessive de potasse, pour enlever le gaz acide carbonique, SOtout abondant dans les premières portions.

On a |iroposc de cIinuiTer au range un mélange de peroxyde et à silice jKiur aiignieritcr les rendements en oxygène.

Un kilogramme de peroxyde de manganèse du commerce (impur l'ournit par la chaleur rouge 60 à 65 litres de gaz. selon sa riclKM eu |)croxyde réel. Le peroxyde pur doit et peut en donner 85 liln»-

La pivsonce de l'acide sulfurique concentré facilite la décompositio de l'oxyde noir et permet de l'opérer dans un ballon en yem chioB au bain do snble avec précaution; la quantité d'oxygène fournie pir« même poids d'oxyde est aussi plus grande que tout k l'heure; elle*' égale à Ja moitié de l'oxygène total de l'oxyde. Ea effet, oa «blM

TItUiSItUË t'AUlLLi:.-

«Tgùnc, une coinbin.

econtei)atitniaitiê u

) manganèse) :

[SO»n'0-t SCllO-

■MaO» =

1 d'acidi) sulfiirûiuc avec un oxyde di; s d'oiygèue que !n sutislance primitivo

= SO'MnÔ-HO + n'0|.

-SO=MnO + 0 + IIO.

3 86 fait daiB I',ipp3reil représenté jiar la ligLira 198.

[Fis. tB. — \pjjf(il |J»ur II pTf'psn

J'acKIe luiTuriiliH) muiu

avient d'employer le peroxyde en poudi'e fine et d'ajouter, eu jnl bien, asse£ dV-ide sulfurique pour fonncr une bouillie épaisse Ugitic; si une partie de la puudre restait sèche et adhérente aus * 1 ballon, il pourrait y avoir suichaufTe et rupture du verre.

B de potasse Tournit l'oxygène le plus pur, et cela avec une ^ bcilitè; aussi s'en sert-on presque exclusivement dans les Inborar remplir les gazomètres de provision, si utiles dans une foule ices.

iduit artifii'îel ol commercial, chaul'fé au-dessus de son point da I (400*). se décompose en oxygène et en un sel très-voisin par ses Ht^ du sel marin, leclilorure de potassium. I obtient, quand l'expérience est coraplùlc, 39 parties eu poids I pour 100 de chlorate. Pour atteindre celte limite de rcnde- |il ut nécessaire d'élever la température Hua le jusqu'au ramolitdo verre. La dôcoitiposition s'opère en deux temps. Au com- , elle débute dès ipic le chlorate est Tondu; la lic^ueur lUlloniio et [ait clXenoscciice, plus m moins vivcmcul, suivanV i^iû

iOS CBUie GÉttfiRALE.

Les procédés de préparation de l'oxygène les plus usités el 1 commodes dans les laboratoires sont fondes sur l'emplui de i composés oxygénés, naturels ou artificiels, décomposables par la seule DU par la chaleur aidée du concours d'autres substances, plus particulièrement usage du bioxyde de manganèse ou pyi minerai assez abondant, ou d'un sel préparé artiliciellement, le de poUiss:^

Le (tcroxydc de manganèse, réduit en poudre et chauiTé Tt vers 500°, ]>erd le tiers de son oxygène et se change eu oxvdi indécomposable par la chaleur :

[3Mne' = MH'0» + e'I.

SMnO' = Mn*0* + 0'.

A, cause de la température élevée nécessaire pour provoque composilion, l' expérience se fait daus une cornue réfraclairc lu dans laquelle

"^ l'oxyde noir; i

placée dans un réverbère.

On adapte au comue uo tube < gement, qu'il esl munir d'un tube < contenant du n nfni d'éviter les

Fis, 197- A|>[,n„.il p^r 1. prépm.io» do Fo.ysèae ''""*■ 1^ ga« ^sl I

pir le bioïjJe Je insng«B*»e. sur la CUve à eau<

cuvcàmercure(li

Comme le peroxyde naturel contientdes calcaires se dccoinp< acide carbonique et en chaux, il convient de laver l'oxygène avec inie lessive de potasse, pour enlever le gaz acide carboiiiqi tout abondant dans les premières portions.

Un a (iroposé de chauffer au raugê un mélange de peroxyd' silice pour angnientcr les lendementa on oxygène.

Un kilogramme de ])eroxydc de manganèse du commerce fournil par la chaleur rouge 60 à G5 litres de gaz, selon sa en peroxyde i-écl. Le peroxyde pur doit et peut en donner 85 I

La pivsence de l'acide suifurique concentré facilite la décom de l'oxyde noir et permet de l'opérer dans un ballon en verre au bain de sable avec piécaution ; la quantité d'oxygène founù môme poids d'oxyde est aussi plus grande que tout à l'heure; égale à la moitié de l'oxygène total de l'oxyde. En effet, «a

■roxygËne, une cuinljiniiisou d'acide suiruiiijue avoc un oxyde du ■ e contenant moillé moins d'uxygone que la substance pi-iinitivu \ de manganèse) :

SO*110-hMnO* =

se'Mno + e-

:SO'MuO + Oh

-ÏPOI.

uo.

bll>ériei]ce se Tait dans l'appareil repriisenlc par la liguro 198.

U convient d'employer le peroxyde en poudre fine et d'jijouter, c[i icmuant bien, assez d'acide sulfurique pour former une bouillie épaisse Mhninogéiie; si une partie de la poudre reslaîl sèclie et adhércnle aux ilMnts du ballon, il pourrait y avoir sun^haulTc et rupture du verre.

Leddui-ate dépotasse fournit l'oxygène le plus pur, et cela avec une ^tandc facilité: aussi s'en sert-on presque exclusivement dans les laboral«re8 [lour rcuiplir les gazomètres de provision, si utiles dans une l'ouïe Cexptïr innées.

Ce produit artificiel et commercial, cliaulTé au-dessus de son point du fctîoii (400°). se décompose en oxygène et en un sel très-voisin par ses |^[iriéit'-s du sel marin, le chlorure de potassium. Un ubtîent, quand I>xpéricncc est complète, 59 parties eu poids fMjgène iH)Hr 100 de chlorate. Pour atteindre cette limite de rendeftnt. il est nécessaire d'élever la température linale jusqu'au ramol- ■OKiui^tdu verre. La décomposition s'opère en deux temps. Au com- "flicauent, clic di<bute dès que le clilorate est Fondu; la Ht^ueur wnillonue cl fait cUervosccaco, plus oii imim vivcuienV, 6m\an\. (\vi»i

CHUIE GËKÉRALB.

Les procédés de préparation de l'oxygène les plus usités et I commodes dans les laboratoires sont fondes sur l'emploi de composés oxygénés, naturels ou artîGciels, décomposables par la seule ou par la chaleur aidée du concours d'autres substances, plus particulièrement usage du bioxyde de manganèse ou ]iyi minorai assez abondant, ou d'un sel préparé artificiellement, \e de [tuta.'s:*.

Lo peroxyde de manganèse, réduit en poudre et chauiïé fi vers 500°, pci'd le tiers de son oxygène et se chaugc en osjJi indécom[>osablc par la chaleur :

laMne-^Mn^e'+e'!.

SMnO' = Mn»0' + 0'.

\ cause de la température élevée nécessaire pour provoque composilion, l'expérience se fail daus une cornue réfractaire dans laquelle l'oxyde noir; < placiée dans un réveri>ère.

On adapte au cornue un tube i gement, qu'il esl nmnird'unUibei contenant du u afin d'éviter les

Fis- IBl- Ap,.-oil p.ur 1. prfpm.io. d« Loi^gèu. ''*"'^- ^ 8=» "»*■ '

par le bioijJe de mansmi*». SUr la CUve à eaU (

cuïeàmercure(fi

Comme le peroxyde naturel contient des calcaires se décomp< acide carbonique et en chaux, il convient de laver l'oxygène avec une lessive de potasse, pour enlever le gaa acide carboniqi tout abondant dans les premières [)ortîons.

Un a pro|)osé de chauiïer au rougê un mélange de peroxyd silice pour augmenter les rendements en oxygène.

Un kilogramme de pei-oxyde de manganèse du commerce l'ourniL par la chaleur rouge 60 à 65 litres de gaz, selon sa en peroxyde réel. I.e peroxyde pur doit et peut en donner 85 1

La pnwencc de l'acide sulfurique concentré facilite la décom de l'oxyde noir et permet de l'opérer dans un ballon en verre au bain de sable avec |>récaution ; la quantité d'oxygène fournie même poids d'oxyde est aussi plus grande que tout à l'heure; égale à la moitié de l'oxygène total de l'oxyde. En e0et, «D

IXïgÈne, nrie combinaison d'aciOe suirurique avec iiti oxyde ûle coalcnant raoilié inoiiia d'oxyijéne que 1.1 substance priinitivu I de manganèse) :

Page 1