‹ Traité de chimie générale comprenant les principales applications de la chimie aux sciences biologiques et aux arts industrielsChapitre 81 sur 138 · W70JO · texte numérisé non relu

W70JO

Proloijdo d»H»le

. (Az».e)s.

- 183 Ifi

BioxTdê d'uote.

, (Ai.O)ff.

— d'Mole

. (Az».e')j.

(Ai* O^J g

bTpcaiotiiue

■ lA.«.e')s.

- *0ÏC0

- Jolic,ue.«hïdre

. (Ai'.e*)!?.

. (Ph* 0' ..

— «nénieui iDbrdre

+ ibi:m

— «reénique iuihydre

. lKs*.Q>],.

OKjde d« earboDC

"aJ^; o)s.

+ SSSOO

Aôdo carboniaiie .,>.«»..

(U-oin

+ ofi!);;o

Acide borique anhydre

. (Ilo* . 0')

— hypocbloraui

— iodique anbydrc

. ii'.e')..

PotaMe hydraléc ■ • .

. (K».6 ll'O)

— hydnit^ensdution. . .

. (K».e'.Aq)<i.

-i- aosiioo

Soude bydraUe

. (Na*. 0.11^0)

— bydniéc rn Miulioii. . . .

. (Na'.e.Aqlrf.

LilliinceD solulion

. ll,L*.O.Aq)./.

+ lOflliOO

lagnfiie bydraléc

Unniine bjdralée

. {Al'. 0». 3 11^0

Pntoiydeilc mangani-se hvdrjli-

. (Mn.O.fl'©)

BlnjdedenungiinJwhïdriLd;. .

. (Mn.e'.Aq)

+ llfi200

Proloxydc de fer bjdralÉ . . . .

. (Fe.O.ll'OÏ

. (Fe».0>.3H«0 + lOI-iOO

Proloijdede nickel hjdnilÉ. . .

. (Ni.O.il'O)

Scsquioiydc de nickel bydtiilé. .

. (M'. OS. 3 il' 0

+ lïOiOO

Oiïde de cobalt hydraté

. (Go.O.II'O)

+ e3ioo

Besquioiyde de cobalt hydralii . .

. (r.t,' , 0» . 3 ii»e

Oijde d-or hydraté

. (Au* . e* . Aqï

thydtde lincnhïdre

hydnté

. (Zn.O.H'O)

OiydedBC«lmiunihydr»lê . . .

. (cd.e.ii'oj

- d«U«liiuin.nhjdr,-. .

. (Tl' , 6)

- de thilUam hydmté . .

. (Tl'.O.ll'O)

CHOIIE GÉNÉRALE.

Protoryde de thallium dissous . • • (Tl* . 6 • Aq) if.

Soiisoxydc de cuiTre anhydre . . . (6u* . 0)

Protoxyde de cuivre anhydre .... (€u . 0)

Sousoxydc de mercure (Hg* . 0)

Protoxyde de mercure (fig . 0)

Oxyde <!* irgent (Ag* . 0)

Protoxyde de platine (^^ • 0)

— de palladium hydraté . . (Pd . 0 . H^O) Bioxydc de palladium hydraté . . . (Pd . 6* . Aq) Chaux anhydre (€a . 6)

— hydratée (Ca . 0 . H«0)

— hydratée dissoute (6a 6 . Aq)</.

Strontiaue anhydre (Sr . 6)

— hydratée (Sr . 0 . H«6^

— hydratée dissoute. . . . (Sr.O.Aq)</.

Baryte anhydre (Ba . 0)

Bioxydc de haryuui (BaO . 0)

Protoxyde d'étain anhydre (Sn . 6)

Bioxydc d'élnin anhydre ^Sn . 6*)

99S00 40600 + 37200 4- 42S00 -f 3OG00 + 6000 + 15000 + 22600 + 36400 + 431400 + 146400 4- 149500 + 131000 + 146200 + 157800

Poids atomique. Équivalent. — Si l'on donne à l'cîau la formule en cquivfilcnts HO en prenant H'.=:l ou en atomes H*0 en prenant 11 = 0,5, Téquivalent et le poids atomique de Toxygène se confondent.

Dans le syslèmc adopté généralement aujourd'hui» le poids atomique de riiydrogèiic est 11=1 et la formule de l'eau s'écrit sous la forme ffO; dans ce cas, 0=: 16 = 2x8 ou deux fois l'équivalent. La valeur nunii" rique de 0 ou de 0 dépend, comme on le voit, uniquement de la comp<>" sition quantitative de Teau, et se trouve établie par la détermination de cette composition. Nous renvoyons à l'article Eau pour les détails de cette analyse.

Beraélius avait adopté comme base de son système de poids atomique» 0 = iOO. Dans ce cas, c'est Téquivalonl et le poids atomique de l'hydrogène qu'on détermine en analysant l'eau.

Usages et rôle de V oxygène, — L'oxygène est l'agent actif des combustions. 11 intervient donc comme acteur principal dans la production artificielle, et à tous les degrés d'intensité, de la chalcor et de la lumière par voie chimique.

Les phénomènes respiratoires sont de véritables combustions, protoquées par l'oxygène absorbé par les poumons.

L'oxygène libre est utilisé dans la production d'une foule de composes oxygénés, tels que les acides sulfureux, sulfurique, phospborique, carbonique, arsénieux, etc., et des oxydes métalliques, ainsi que d'un grand nombre de produits organiques, l'acide acétique, etc.

Analyse et dosage. — On reconnaît l'oxygène libre et gazeux par h diminution de volume qu'éprouve un gaz qui en renferme, sous l'influence d'une foule de réactifs absorbants, susceptibles de se combiner à froid ou à chaud avec ce corps. Ainsi , les solutions de sulfures alcalins, la tournure de cuivre humectée d'ammoniaque, le phosphore humide à

TTiOlSIÈME FAÏILLe. — OXYGÈXE. 411

ju le phosphore chauffé, une soliilion alcaline de pyrogallato de e. une solution dUiydrosullite de soude, enlèvent plus ou moins Mnenl roxvgènc.

. réactifs absorbants que l'on emploie le plus souvent pour les doîsont le pyrogallate alcalin de potasse, Thydrosulfite de soude et \v içhore à froid. Lorsqu'on fait intervenir les réactifs alcalins, it faut »Td éliminer par la potasse et Teau tous les gaz absorbables [)ar derniers liquides, tels que Tacide carbonique, ThydrogcMie sulfuré, idc chlorhydrique, etc. ; alors seulement on agitera le gaz restant, sure dans un tube giT.diié. avec la solution oxydable. Li diminution folume révélera la dose d'oxygène contenue dans le gaz. Lorsqu'il s'agit uniquement de constater la présence de l'oxygène, se sert de bioxyde d'azote, dont on fait passer quelques bulles dans pz à essayer ; la présence de l'oxygène se révèle par la fomiation irapeurs rutilantes, qui deviennent visibles sous une épaisseur sufliie. Une dissolution de carmin d'indigo, décolorée par Taddition d1iy- MulGte de soude non employé en excès, est très-sensible à la moindre iet d'oxygène, qui lui communique une teinte bleue. ly a quelquefois intérêt à doser l'oxygène dissous drns l'eau. Cette pnôre peut s'efTcctuer par plusieurs procédés.

L' !• On élimine par ébullition dans le vide les gaz dissous. Ceux-ci A recueillis dans une éprouvellc ol le g«nz est soumis à l'analyse.

Lorsqu'on dispose d'une pompe |)neumatii|uc à mercure de Geissler M de Sprengel, rien n'est plus facile que d'exécuter celte opération. Un bllon de 250 à 500 centimètres cubes de capacité, muni d'un col de iO à 60 centimètres de longueur, est mis en conniumication avec In KMnpe. On commence par l'aire un vide aussi parfait que [:ossi])le, puis Il laisse pénétrer dans le ballon, au moyen d'une tubulure latérale minie d'un robinet, un volume mesuré du liquide, 50 à 100 centinièlres iibes. On chauffe le ballon au bain-inarie à 40^ environ ; le liquide ntre en ébullition; au moyen de quelques coups de pompe on enlève ont le gaz dissous, qui est refoulé dans une éprouvette (fig. 20'2).

A défaut de pompe à mercure, on introduit l'eau dans un ballon Bde . i 2 litres qu'elle doit remplir complèlemenl. Le ballon est muni d'un ube de dégagement T également plein de la même eau et débouchant nr une cuve à mercure. Ou porte le liquide à l'ébullilion et l'on recueille dans une éprouvette E les gaz qui s'échappent, en maintenant l*éballition assez longtemps pour en expulser la totalité (fig. 203).

Les procédés suivants permettent de doser directement l'oxygène disions, sans l'extraire préalablement à l'état de gaz :

1* Procédé de MM. Schûtzepberger et Gérardin. — Il s'applique ii des dosages approximatifs et peut se faire rapidement sur \ilace^ à la

i19 CHINIE GËKÉIULE.

campagne et en plein air, XTec quelques rcacUrs peu cncoE On prépare de l'hydrosuIGte de soude en agitant pendant ( minutes de h poudre de zinc avec une solution étendue de bis

■oude. contenue dans un Hacou qu'elle remplit presque «itière emploie à cetoITelSO grammes environ de bisulfitcda e

rnOISlÈUE FAWLLE. — OXïCfiNE. il5

■ Baume, 4 à 5 gRinimes de poudre de zinc et 300 grammes d'eau. Pfnide est Jillré cl versé dans un flacon que l'on maintient fermé. B cette Tormc, il se conserve assez bien pour servir aiix essais d'uuc

i. Lorsqu'on veut en faire usage, on l'étend assez pour que 1 litre agitée pmilnblomcnt à l'air et teintée en bleu avec du carmin idigo ou avec du bleu Coupicr, se décolore après une addition de 25

ccnlimctrcs cubes de réactif.

L'analyse n'exige qu'un vase de 1 litre 1/2, à large ouverture, un ipUteur permettant de mélanger les diverses caucbes du liquide sans Wf remuer la surface, une burette de Mohr munie d'un tube effilé à ■■ extrémité, fixé au caoutchouc porte-pince et pouvant cire enfoncé :Mi-hautcur du liquide, enfui un flacon d'un peu plus de 2 litres de ^KÎtc portant un trait qui délimite 1 litre. On introduit i litic de l'eau à essayer dans le bocal ; on teinte avec

■ bteu Coupicr ou avec du carmin d'indigo ; puis, la burette étani pleine iWfdrosulfilc, et sa douille, amorcée préalablement, plongeant jusqu'à PHnnleur dans l'ean du bocal, on laisse couler lentement le réduck, en remuant avec l'agitateur de bas en haut et de haut en bas. pi trop renouveler la surface : on s'arrête au moment oii la décolopiiNi a lieu, et on lit le volume employé.

■ faunédiatement après, on procède au titrage de l'hydrosulfite.exacte- 9t dans les mêmes conditions, en employant 1 litre de la même tod'cauqueccllcqui a servi h l'expérience, mais après l'avoir prca- Iniait agitée pendant quelques minutes avec de l'air dans le grand M. et avoir pris sa température. Do la sorte, que Veau im\ia\« %oA

414 CllIMlË GËiNËRALE.

au-dessus ou au-dessous du terme de saUinition pour Toxygcne arrive toujours à cette limite. II suffit de lire dons la table de solub pour la température de rexpérience, la quantité d'oxygène corre dant à Tunité de volume d'eau et à diviser par 5, puisque luxyiîèi l'air est à 1/5 d'atmosphère. Ou a ainsi deux volumes d'iiydrosi correspondant Tun à 1 litre d'eau saturée dont on connaît la U oxymétrique, l'autre à 1 litre d'eau soumise à l'essai. Une règle de simple donnera l'inconnue du problème.

Exemple. — 1 litre d'eau à essayer exige pour la décoloration l d'hydrosulfîle.

1 litre de la même eau à 10*, agitée avec de l'air, exige 59",6 drosulGte.

D'après la table (p. 396), le coefficient de solubilité de ^^ dans Teau à W est égal à 0,03250. 1 litre d'eau saturée par agi

Qii» 0325 avec de l'air renferme donc — ^^^-^ = 6**,5 d'oxygène.

59",6 hydrosulCte correspondent à 6''^y5 oxygène.

2^ Procédé de MM. Schûtzenberger et Risler. — Ce procédé, plus et plus délicat que le précédent, n'est applicable que dans un labora 11 permet de doser l'oxygène sur un volume d'eau de 50 à 100 ccntin cubes, avec jHie approximation d'au moins 1/20 de centimètre L'expérience se l'ait à l'abri de l'air dans un vase rempli d'hjdro

La ligure 204 représente l'appareil dont on fait usage.

A et B sont deux ballons en verre épais contenant, l'un, A, di grenaille, l'autre, B, de l'acide chlorhydrique étendu de son volume i Les deux vases A et B sont rcliéi par le gros tube en caoutchouc C, ment serré contre les tubulures inférieures. D est un tube laveur; e petit tube à boule pour retenir les projections d'eau ; F est une « vette remplie de fragments de potasse caustique. Le vase B \m\ élevé ou abaissé. Dans k premier cas, le robinet du vase à zinc A ouvert, l'acide chlorhydrique se met en coutact avec le zinc et Tl gène se dégage. Cette portion de l'appareil sert à la production mittcnte de Hiydrogène ; c'est une modification heureuse de l'ap à hydrogène décrit plus haut*.

1. L'emploi de l'eau saturée d'oxygène par agitation à l'air a clé indiqué par M. RmI fesscur de chimie ap))liquée à la faculté de Lyon ; il c::! plus commode que cdui d'wic ammoniacale de suli'utc de cuivre que j'avais d'abonl proposé avec M. Gcraniia*

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